Étant connecté à Facebook, l'article que vous êtes en train de lire est susceptible d'être partagé au bout de 10 secondes de lecture. Vous pouvez configurer ceci dans vos paramètres de services externes.
Bonne lecture!

Bertignac, bête de scène

Un copieux album live pour l'ex-guitariste de Téléphone...

Par Nicolas Magenham | Vidéo du jour | 8 mai 2018
Réagir
Qobuz

Que ce soit au sein de feu Téléphone ou bien aux manettes de ses projets solo, Louis Bertignac ne semble animé que par une seule chose : la passion du rock. En 2014, il publie un album (Suis-moi) qui l’amène à parcourir la France pour une série de concerts dont Premier rang, qui paraît ces jours-ci, est le reflet fidèle. C’est avec la chaleur et la simplicité qui le caractérisent que le compositeur-interprète clame son amour pour les riffs endiablés, face à un public comblé avec lequel il parvient à créer une intimité particulière. Cet hommage à la musique est particulièrement évident dans des morceaux dont le sujet concerne son instrument de prédilection, la guitare. On retiendra notamment les solos magistraux de Vas-y guitare et les accords rock classiques mais efficaces de Qui a vu ma guitare ? Plus rarement, Bertignac ressort des tiroirs des morceaux donnant autant d’importance à la musique qu’aux paroles. C’est le cas du (relativement) contestataire Pouvoir de dire non, écrit par Frédéric Zeitoun : « Tant de gens hochent la tête/Tant de gens n’ont pas le choix/Tant et tant d’idéaux se soumettent/A défaut de combat. »

Outre Flipper (tiré du premier album éponyme de Téléphone en 1977) couplé à un classique de Jimi Hendrix (Voodoo Child), cet album live comprend une poignée de reprises comme le fameux Knockin’ On Heaven’s Door de Bob Dylan, ou bien Have You Ever Loved a Woman (un blues popularisé par Freddie King puis Eric Clapton). Dans cette dernière chanson, la voix de Bertignac abandonne les inflexions post-adolescentes qui caractérisent ses morceaux en français pour se tourner vers un chant plus mûr, moins nonchalant.

Mais ce sont naturellement les reprises des grands tubes de Téléphone qui remportent la mise auprès du public, lequel entre alors en communion quasiment religieuse avec le chanteur. Dès les premières mesures de Cendrillon, New York avec toi ou bien Ça c’est vraiment toi, Louis Bertignac emmène ses aficionados dans un trip nostalgique hors-norme, qui prouve que derrière sa simplicité et son humilité, nous avons indéniablement affaire à une légende du rock à la française.



ECOUTEZ PREMIER RANG DE LOUIS BERTIGNAC SUR QOBUZ


Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

À découvrir autour de l'article

Votre avis

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters