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Musiques du monde - Paru le 14 septembre 2018 | Cobalt

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Au sujet de cette jeune artiste réunionnaise, il y a d’abord eu une rumeur d’excellence, propagée par quelques habitants de son île, dont son producteur et homme de confiance Philippe Conrath, artisan du destin professionnel de son presque homonyme Waro Danyel, artiste gigantesque de cette province française. Il y eut aussi un concert discret sur Paris fin 2017 où l’on put découvrir cette mutine chanteuse habitée. Enfin arrive cet album intimiste, sur lequel le chant plane puis plonge en plein cœur comme un aigle fond sur sa proie. Elle délivre ces chansons créoles aux textes profonds sur des ambiances délicates, modulées par d’autres voix et des souffles (flûte, euphonium ou trompette) et rythmées par le tambour rouleur, le kayanm ou le bob, les attributs percussifs du maloya.Mais il serait exagéré de ranger Ann O’aro dans cette seule musique. Bien sûr, il y a de la transe de l’océan Indien dans sa musique, mais il y a surtout une présence unique entre cris et chuchotements, un charme troublé par un passé compliqué – il est question dans les textes de père meurtrier et d’inceste – un fil onirique qui a sûrement aidé l’ancienne danseuse à arriver jusqu’à nous debout et émouvante. Il est aussi permis de penser à une autre figure abîmée de la Réunion, Alain Péters, poète maudit qui fit école après son envol pour des contrées interdites aux vivants. Mais là ou Péters vivait ses peines Ann O’aro semble les avoir évacuées. Il y a de l’urgence dans ce premier album, beaucoup de poésie, mais aussi une grande douceur. On sent la force profonde qui a transformé les traumas en musique unique propre à nous porter, à nous nourrir et nous marquer pour longtemps. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 11 mai 2018 | Strut

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Elève du pianiste free-jazz Cecil Taylor, le très polyvalent saxophoniste Idris Ackamoor a formé son groupe The Pyramids dans les années 70. Il peaufine alors sa vision musicale et militante,  voisine de celle du futuriste Sun Ra, suite à ses voyages en Afrique, celle du highlife ghanéen ou de l’afrobeat nigérian, la terre promise et sacrée, le berceau de l’humanité et de tous les rythmes.  Après une dissolution en 1977 suivent trente-cinq ans de silence discographique, brisé par la réédition de son œuvre par le label allemand Disko B, ce qui a entraîné la reformation des Pyramids en 2012. Cette nouvelle vie a réanimé une actualité discographique dont An Angel Fell est le troisième volume. Cette « chute angélique » est polymorphe. Le jazz y est libre et le saxophone mène la danse, l’afrobeat accueillant (Tinoge), les effluves psychédéliques fréquents ou accentués (An Angel Fell), les grooves latinos sont élégants (Papyrus), le dub inattendu (Land of Ra) la gravité militante est affirmée (Soliloquy for Michael Brown) et l’ensemble compte d’incessants franchissements clandestins de frontières stylistiques. Foisonnant sans étourdir, réjouissant sans effets secondaires indésirables, ce manifeste d’un vieux groupe sonne plus frais que beaucoup de productions de jeunes pousses. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Zouk & Antilles - Paru le 22 juin 2018 | Bongo Joe

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Forme de chants de commentaires sociaux ou politiques, le plus souvent improvisés, le calypso est associé aux îles de Trinité-et-Tobago, où il est né au début du XXe siècle. Mais cette musique s’est aussi répandue dans d’autres coins des Caraïbes. A l’est du Costa Rica, dans la région de Limón, vit et chante le roi du calypso Limonense : Walter Gavitt Ferguson. Né en 1918, il chante depuis ses 20 ans et fut indétrônable dans les compétitions régionales. Dans les années 60, il fit fructifier sa réputation à la tête de son groupe The Miserables, mais cessa toute activité scénique à partir de la décennie suivante. Comme l’industrie phonographique du Costa Rica est quasi inexistante et qu’il n’a jamais voulu quitter sa région où sa famille et son exploitation de cacao l’ont retenu, il n’existe que très peu de disques de Walter Gavitt Ferguson. En 1976, il acquiert un magnétophone et prend l’habitude de s’enregistrer et de vendre ces cassettes uniques à ses visiteurs. Consciente de la valeur de ce patrimoine, sa famille, aidée par l’équipe de Rootsprovisionah Production, s’est lancée dans une chasse aux cassettes. Cet album présente 15 calypsos inédits retrouvés et restaurés où Ferguson s’accompagne à la guitare. Il délivre ses airs enlevés et ses récits haut en couleur dans son environnement familier. Parfois, un chien semble lui répondre, ailleurs une voiture ponctue son phrasé souple. Mais le son est clair et restitue fidèlement la verve, l’entrain et le velours de la voix de ce roi. Le charme est total © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 18 novembre 2016 | Accords Croisés

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
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Musiques du monde - Paru le 2 novembre 2018 | Hors Cadres

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Musiques du monde - Paru le 23 septembre 2016 | Nomades Kultur

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Afrique - Paru le 27 novembre 2015 | Analog Africa

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Asie - Paru le 8 décembre 2017 | Shreds Records

Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Peemaï (bonne année en lao) propose une expérience inédite à la croisée des mondes. Il y a une belle dose de jazz, expérience commune de ces quatre musiciens, de la musique improvisée, des touches prog rock et électro et surtout une lecture libre et contemporaine du molam laotien, d’où proviennent David et Alfred Vilayleck, respectivement guitariste et bassiste. A leur côté, on retrouve le saxophoniste et clavier Hughes Mayot, dont l’impressionnant parcours (André Minvielle, Magma, l’Orchestre National de Jazz, Orlando Poleo ou Catherine Ringer) dénote d’une ouverture exceptionnelle dont on peut aussi qualifier la trajectoire du batteur Franck Vaillant (Lo Jo, D’ de Kabal, Arthur H ou Magic Malik). Au sein de Peemaï, chacun apporte une contribution de même importance. Tous compositeurs, ils se sont partagés les arrangements à part égale. Une fois le répertoire affiné, ils ont donné leur premier concert à Vientiane, capitale du Laos. Pour l’enregistrement, ils ont aussi complété leurs efforts par l’intervention d’un producteur et de musiciens laotiens (chant masculin et féminin, orgue à bouche khène et percussions). Tous ces ingrédients, auxquels s’ajoutent des paysages sonores laotiens, sont harmonieusement maîtrisés et offrent un voyage des plus stimulants. © BM/Qobuz

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Musiques du monde dans le magazine