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Les albums

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Musiques du monde - Paru le 8 mars 2019 | tôt Ou tard

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
En plongeant dans ses racines, le Camerounais Blick Bassy donne un meilleur éclairage de notre époque. En contant un moment clé de son pays de naissance, il s’adresse à la terre entière. En insufflant cette force identitaire dans sa musique, il touche le plus grand monde. Son troisième album, 1958, souligne la date de la fin d’un rêve, celui d’un homme éclairé, le syndicaliste humaniste Ruben Um Nyobé dit Mpodol, qui voulait mener son pays à l’indépendance. Il fut assassiné par les militaires du colon français pour enrayer le mécanisme de libération stimulé par ce brillant orateur. Un héros caché que ses ennemis ont essayé d’enfouir le plus profondément possible afin que son exemple ne soit pas suivi.Pour raconter cette histoire et les vérités sociales et philosophiques qu’elle contient, Blick Bassy met sa musique à nu. Orchestrations largement acoustiques relevées ici et là de fines touches électroniques, les arrangements justes et dépouillés permettent à ses mélodies subtiles et à son chant inspiré d’aller à l’essentiel. Puisant tout autant dans les rythmes assiko, bolobo ou hongo qui battent la mesure du cœur du Cameroun que dans l’exemple des grands musiciens de son panthéon personnel (Marvin Gaye, Skip James…), Blick Bassy affirme sa propre voix et livre une œuvre originale et fascinante. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 2 février 2018 | NO FORMAT

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Entre 1915 et 1934, l’île d’Haïti, qui venait d’accéder à l’indépendance, est occupée par les Américains. Le peuple insoumis se retrouve autour de chants traditionnels ou nouvellement composés, qui affirment son identité créole et marquent sa résistance. C’est dans ce répertoire déterminé et hanté par les figures du vaudou que Mélissa Laveaux a puisé la matière première de son troisième album. En s’appropriant cette part d’intimité nationale, la chanteuse d’origine haïtienne, née au Canada et installée en France, trouve une belle façon de fouler symboliquement la terre de ses ancêtres. A l’exception du morceau Jolibwa, qui raconte l’histoire d’un journaliste tué en prison, elle s’est déchargée de l’obligation d’être à la fois l’auteur et l’interprète de chansons souvent fraîchement écrites au moment de leur mise en boîte.Elle se saisit de ce patrimoine avec une liberté qui n’a d’égale que sa compréhension instinctive et profonde des émotions initialement exprimées. En confiance avec ces brillants complices du collectif A.L.B.E.R.T. (les Jazzbastards Vincent Taurelle, Ludovic Bruni et Vincent Taege), qui ont récemment assuré la production du dernier Oumou Sangaré et étaient déjà aux commandes de son album Dying Is a Wild Night, Melissa Laveaux est allée au bout de sa quête d’identité. Elle s’est inspirée des chanteuses pionnières traditionnelles Martha Jean-Claude ou Emerante de Pradines, elle a fouillé dans de vieux documents, rapproché des bribes de chansons qui étaient faites pour s’entendre et s’est libérée du poids des conventions. Elle s’est inventé une liberté tant poétique que musicale, dans laquelle ces airs traditionnels de troubadours gagnent une nouvelle jeunesse teintée de soul profonde ou de pop rock élégante. Le programme sensible et passionnant de sa Radyo Siwèl mérite de battre des records d’audience. © BM/Qobuz
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Reggae - Paru le 26 mai 2017 | Soul Jazz Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Songlines Five-star review
On ne vantera jamais assez le splendide travail de réédition qu’effectue le label londonien Soul Jazz avec le catalogue de Studio One, le label le plus important de l’histoire du reggae, légué par son fondateur Coxsone Dodd. Remarqué dans les sphères du genre via les excellentes compiles 100 % Dynamite à la fin des 90’s, Soul Jazz a hérité des droits du label jamaïcain au tournant du millénaire, peu avant la mort de Coxsone en 2004. Pour la petite histoire, Coxsone, notoirement intraitable dès qu’il était question de business (il employait des avocats pour surveiller les violations de ses droits d’auteur – de l’argent perdu puisque toute la Jamaïque considère Studio One comme du domaine public), a été convaincu en écoutant les compilations jazz de Soul Jazz Records…Après une cinquantaine de références, la série se penche sur le groupe fondateur de la musique jamaïcaine moderne, les Skatalites, le house band de Studio One. Mené par le génial  tromboniste Don Drummond, la bande a backé les plus grands chanteurs de l'époque et comptait dans ses rangs les instrumentistes les plus doués du pays (Tommy McCook, Jackie Mittoo, Ernest Ranglin, Johnny “Dizzy” Moore, Lloyd Knibbs, Lloyd Brevett, Roland Alphonso…) et donnait le tempo des tendances musicales. Après avoir mis le ska sur le devant de la scène de 1963 à 1965, les Skatalites sont rentrées de tournée avec l'idée de ralentir le tempo, ce qui engendra le rocksteady. En 1965, le groupe se sépare après l’incarcération de Don Drummond pour le meurtre de sa femme. Les Skatalites s’éparpilleront par la suite mais l’essentiel était fait. Il est regroupé dans cette compilation avec les grands tubes du groupe, du Guns of Navarone à El Pussy Cat, ainsi que le Tell Them Lord des Wailers, trio vocal novice mené par le jeune Robert Marley, qui squattait souvent le canapé de Coxsone quand il ne savait pas où dormir… © Smaël Bouaici/Qobuz
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Asie - Paru le 18 janvier 2019 | Glitterbeat Records

Livret Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Ce très bel album nous rappelle qu’il fut un temps où le Pakistan était terre indienne, que les croyances religieuses, aussi différentes soient-elles, pouvaient se rejoindre au sein d’un même chant d’extase, une même description sonore du ciel. L’Inde du Nord, qui a subi des invasions de puissances arabes, turques entre le VIIIe et le XVIIIe siècles, a connu un âge d’or d’osmose culturelle, de tolérance religieuse et un enrichissement de ses musiques durant la période de l’empire moghol (1527-1707). Le chant khyal que pratique Naseeruddin Saami, tout en lui apportant une touche très personnelle, a émergé à la fin de cette ère. Dans la musique classique hindoustanie, mot qui s’oppose à celui de carnatique, qui qualifie la musique classique du Sud de l’Inde, le chant khyal est devenu le style dominant. Il est cependant rare aujourd’hui de l’entendre interprété au Pakistan. Le terme honorifique arabe Ustad, qui indique que celui qui le porte est un maître reconnu de son art, va à Naseeruddin Saami comme une couronne sur mesure. Son chant acrobatique, soutenu par des harmoniums et entraîné par des percussions pakhawaj, ne se dépare jamais d’une juste expression émotionnelle. Les différents chants anciens de God Is Not a Terrorist ont été enregistrés lors d’une session qui a duré six heures sans interruption ; il reste à espérer que le producteur Ian Brennan, lauréat d’un Grammy Award en 2011 avec Tinariwen, réussisse, comme il le souhaite, à nous délivrer la totalité de cette performance dans les mois qui viennent. En attendant, ce disque est une jolie initiation qui permet de percevoir la force d’enchantement musical de cette grande voix.© Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Europe - Paru le 15 septembre 2017 | Hubro

Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz - Songlines Five-star review
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Afrique - Paru le 16 mars 2018 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Sans s’appuyer sur aucune tradition précise, le collectif de Soweto, BCUC (pour Bantu Continua Uhuru Consciousness, traduisible par “l’homme en quête de sa liberté de conscience”) pratique une musique tribale et hybride, à la fois moderne et inspirée par les ancêtres zoulous, mais sans passéisme ni ajout électronique. Des percussions soutenues, des voix positivement énergiques et une basse agile et profonde sont le cœur de leurs longs morceaux qui, tout en apportant un regard éclairé et critique sur la société sud-africaine, mène l’auditeur vers la transe et la joie. Emakhosini n’est que le second album en quinze années de carrière de cet impressionnant groupe de scène. Il porte le nom du lieu où les ancêtres se reposent et propose deux longues improvisations extatiques et stimulantes Moya (l’esprit) et Insimbi (l’acier) et une adaptation désacralisée du Nobody Knows, tiré du répertoire gospel. Assister à une prestation de BCUC est une expérience inoubliable, à laquelle ce disque, quasi thérapeutique, prépare de la meilleure des façons. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 28 octobre 2016 | Numero Group

Distinctions Best New Reissue - Songlines Five-star review
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Asie - Paru le 20 janvier 2017 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
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Europe - Paru le 23 février 2018 | Monsieur Doumani

Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik - Songlines Five-star review
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Musiques du monde - Paru le 26 octobre 2018 | Hot Casa Records

Distinctions Songlines Five-star review
Enregistré à Lomé dans le mythique studio Otodi, celui de l’Office togolais du disque, fermé depuis des lustres, le second album de Vaudou Game réveille la flamme d’une époque glorieuse où les guitares pactisaient avec les esprits du vaudou. Ceux-ci étaient seulement endormis et illuminent les 12 plages de cet album diablement funky. Le groupe franco-togolais de Peter Solo distille, tout au long de ce bijou vintage, une bonne humeur contagieuse qui prend tour à tour des accents afrobeat (Anniversaire, Tata fatiguée, Soleil capricieux…), disco (La Chose, Pas la peine…) ou funk sur Not Guilty, Something Is Wrong, deux morceaux qui accueillent le « James Brown de Lomé » Roger Damawuzan). Les guitares de Bassa Bassa rappellent celles des grands orchestres maliens des années 70 (Super Rail Band ou Ambassadeurs du Motel) et le Tassi final penche vers les grooves downtempo de l’ethio-jazz. Les textes, pour la plupart en français, retracent d’amusantes scènes de vie à l’africaine, qui ne manqueront pas de vous faire sourire alors que votre corps sera entièrement engagé dans une danse frénétique. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 12 juillet 2019 | Africa Express

Distinctions Songlines Five-star review
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Musiques du monde - Paru le 26 octobre 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
Cet album, le troisième de Gaye Su Akyol, prône les vertus du « rêve cohérent ». Son titre peut se traduire par « la fantaisie consistante est réalité ». A une époque où les sociétés de plus en plus conservatrices, particulièrement en Turquie, s’organisent pour le profit de quelques-uns en instrumentalisant l’individu, la chanteuse, compositrice et productrice souligne que les rêves peuvent constituer la base sur laquelle chacun est à même de construire et affirmer son identité. Ce message est porté par une musique des plus actuelles qui trouve ses racines dans les traditions anatoliennes et incorpore l’héritage des pionniers du rock psychédélique turc tel Baris Manco, dont la reprise de Hemşerim Memleket Nire est le seul morceau de l’album qui ne soit pas signé par Gaye Su Akyol.On y retrouve aussi l’influence de la surf music (les guitares de Şahmeran ou de Halimiz İtten Beter) ; il faut ici se rappeler que le classique surf Misirlou interprété par Dick Dale sur la BO du film Pulp Fiction, était à l’origine un morceau de rebetiko, culture commune aux Grecs et aux Turcs. Aux instruments locaux, luths oud, cumbus (proche du banjo) et saz électrifié ou tambour davul s’ajoutent guitares, violons, basse, batterie, cuivres et claviers le plus souvent vintage. Sur des rythmes marqués et des arrangements planants et héroïques s’élève le chant majestueux orné d’élégants mélismes de Gaye Su Akyol. Sa voix est à la croisée de celles de Natacha Atlas ou de sa célèbre compatriote Sezen Aksu. Moderne et combative, féminine et féministe, Gaye Su Akyol possède de sérieux atouts pour devenir l’égérie de la nouvelle génération orientale. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 22 mars 2019 | X-Ray Production

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Issue du mouvement cumbia digital, qui, au milieu des années 2000 a modernisé un style populaire apparu en Colombie il y a plus de cent ans, la chanteuse argentine Mariana Yegros s’est imposée comme sa figure féminine la plus emblématique, voire sa reine. Physique accorte, écriture sensible et chant suave et nuancé, La Yegros sait aussi bien s’entourer. Sur son troisième album Suelta, qui signifie le lâcher-prise, son efficace équipe habituelle, formée autour du producteur Gaby Kerpel alias King Coya et du compositeur Daniel Martín, est complétée par deux autres producteurs : le Portoricain Eduardo Cabra, moitié du duo engagé et remarqué Calle 13, et le Néerlandais Jori Collignon, pivot du gang électropical Skip&Die. Tout est mis en œuvre pour exalter les compositions de la jeune diva qui puisent leur inspiration dans un riche nuancier de traditions latines. Huayno péruvien et chamarrera du Venezuela, comme carnavalito et chamamé argentins sont plongés dans le même bain de jouvence digital. Ces musiques festives sont aussi un prétexte pour exprimer les indignations et convictions sociales de la chanteuse, notamment sur Tenemos Voz, où elle invite la MC écossaise Soom T à amplifier ses prises de position féministes, ou sur Nada Parece, qui fustige la récession imposée par le gouvernement argentin qui ne change rien à la condition du peuple. Il y a tout ce qu’il faut dans Suelta pour ajouter du sens et de la diversité sur le dancefloor. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 25 janvier 2019 | Ma Case Records

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Musiques du monde - Paru le 22 février 2019 | Real World Records

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Fado - Paru le 25 mai 2018 | Parlophone Portugal

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En dix-sept années de carrière, la fadiste platine est devenue immensément populaire au Portugal, et au-delà, devenant une icône alternative à la reine Amalia Rodrigues. Mariza a fait ses preuves dans le fado, auquel elle a apporté une légèreté glamour tout en conservant ses attributs les plus visibles : mélodies et textes soignés, orchestrations acoustiques dans lesquelles domine le son de cristal de l’emblématique guitare portugaise. Comme Amalia Rodrigues, Mariza a élargi la grammaire et le vocabulaire de cet art national, parfois austère, souvent teinté du parfum du drame. Ce septième album sobrement intitulé Mariza poursuit cette ouverture. Par touche légère, cette Lisboète métisse – sa mère est Mozambicaine – a toujours œuvré à faire ressortir les ingrédients africains et extra-européens du fado. Sur Semente Viva, elle invite à nouveau le violoncelliste et arrangeur brésilien, proche de Tom Jobim et Caetano Veloso, Jaques Morelenbaum et conclut Amor Perfeito sur des percussions samba. Son premier single Quem Me Dera est signé de l’Angolais Matias Damasio, la basse d’E Mentira semble échappée d’une coladeira cap-verdienne et les percussions introductives de Verde Limão auraient pu être enregistrées au Sénégal. Si les compositeurs les plus emblématiques du fado contemporain (Jorge Fernando, Mário Pacheco, Custodio Castelo) ont contribué à cet album, agréablement varié et partiellement produit par l’Espagnol Javier Limon (Bebo Valdes & Diego El Cigala, Buika, Paco de Lucia…), Mariza se promène dans une élégante esthétique pop acoustique avant de dévoiler sa nature fadiste. Celle-ci n’est vraiment distincte que dans son dernier tiers. Comme s’il était question d’un retour de voyage, lors duquel ses amis portugais se presseraient pour la saluer et chanter avec elle. On y retrouve un panel de la chanson portugaise, de la doyenne Maria da Fé (née en 1945) en duo sur Fado Errado, à la benjamine Carolina Deslandes (née en 1991) qui apparaît sur le Trigueirinha final en même temps que Mafalda Veiga, Marisa Liz ou Ricardo Ribeiro. C’est donc en très bonne compagnie que Mariza achève ce nouveau trajet qui confirme son statut populaire, son talent et son bon goût. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 12 octobre 2018 | Sterns Music

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Chanteuse d’origine soudanaise, née en Italie et établie à Londres, Amira Kheir puise dans chaque étape de son parcours les éléments de son identité musicale, Accompagnée par des musiciens venus de chacun de ces horizons, ses mélopées du désert se lovent dans des ambiances de jazz oriental. La clarinette, le oud, la marimba, les guitares, la basse et les percussions s’unissent pour rapprocher dans un même paysage les immensités désertiques de la terre de ses ancêtres et l’intimité des clubs de jazz de Soho et les notes bleues se teintent du feu du soleil. Le point culminant de cette danse mystique se situe aux deux tiers de l’album avec la succession de deux duos : Zol (Guy) sur fond de tambours traditionnels et Nasaim Allel (Night Breezes) qui témoigne de la rencontre entre Amira Kheir et le poète spoken word sud-africain Leeto Thale. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 27 avril 2018 | bendigedig

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Cinq années et une centaine de concerts après Clychau Dibon, leur premier compagnonnage enregistré, les deux maîtres des harpes Catrin Finch et Seckou Keita ont gagné de l’assurance, musclé leurs intuitions et affiné leur inspiration commune. Leur nouvelle rencontre en studio est un envol vertigineux (Soar). C’est un rapace pêcheur, nommé Clarach, un balbuzard fidèle en amour et voyageur, qui les a inspirés. Son vol puissant et majestueux peut être observé au-dessus des lacs du pays de Galles comme au bord des rives ensoleillées du Sénégal. Et l’on entend les cordes de la kora et de la harpe celte pourfendre les nuages, danser dans les courants ascendants, retomber en planant au-dessus d’une source claire pour en recueillir le chant.La Galloise a déjà beaucoup prouvé : des premiers prix de harpe, des récompenses prestigieuses, l’honneur d’avoir été harpiste royale du prince de Galles pendant quatre ans. Avec Salif Keita, Youssou N’Dour ou Miriam Makeba, Seckou Keïta a aussi accompagné des têtes couronnées ; auprès de Damon Albarn et d’un orchestre syrien ou du pianiste cubain Omar Sosa, il a déployé sa souplesse et développé son ouverture. Leurs deux techniques sont irréprochables, leurs swings à toute épreuve et leurs intuitions lumineuses. Celle qui les lie est d’une grande intensité. Elle leur donne l’audace de réinventer leurs deux traditions, d’y trouver des harmonies inédites, des rythmes intrépides et des défis à relever. Bach to Baïsso relie, en une même pièce, une adaptation pour les 22 cordes de la kora d’un aria extrait des Variations de Golberg avec l’un des airs les plus anciens et respectés du répertoire de la région du Sénégal et de la Gambie. Le mariage est heureux, limpide et évident.Mais ils ne succombent pas à une vision naïve du monde. Le morceau 1677 réveille le souvenir funeste de la prise de Gorée par les hommes de Louis XIV, l’île au large de Dakar devenant alors le plus grand centre de la traite d’esclaves d’Afrique de l’Ouest. Et dans une frêle embarcation, dont ils épousent les remous, ils s’accordent à faire jaillir leur blues qui trouve son équilibre entre l’eau, l’air et la terre. Le bucolique Listen to the Grass Grow possède un charme immédiat. Enfin capturé, leur morceau fétiche Hinna-Djulo (l’âme des cordes), qui les accompagne depuis leurs débuts, révèle une patine remarquable. En wolof, mandinka ou fulani, le Sénégalais de Casamance mêle à intervalle régulier son élégant chant séculaire au langage libéré des cordes cristallines. Comme sur le final Cofiwch Dryweryn, qui évoque un autre fait historique : la lutte vaine, en 1965, des habitants de Tryweryn contre l’inondation volontaire de leur vallée, qui allait provoquer la colère, la misère et le recul de la culture gaélique. Un constat local qui, par le dialogue de leurs langues et de leurs cultures, se transforme en un symbole universel de résistance. La musique, juste et sereine de Catrin Finch et Seckou Keita est une arme de combat pacifiant. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 9 novembre 2018 | Sterns Africa

Distinctions Songlines Five-star review
Comme s’ils cherchaient à réduire la distance qui les éloigne de la source de leur art et mieux en transmettre la beauté à un public étranger, on trouve souvent dans l’expression des musiciens traditionnels exilés une intensité particulière. I Met Her by the River, le morceau qui inaugure et donne son nom à cet album, possède une plénitude teintée de nostalgie qui ne peut laisser insensible. Dawda Jobarteh, jouer gambien de harpe mandingue, vit au Danemark. Son jeu de kora est limpide et sensible, en solitaire, comme sur cette introduction, l’élégant (Take My Hand and Let's Go to) The Red Desert ou l’étonnante reprise du Hello d’Adele qui referme l’album. Il est tout aussi précis et inspiré lorsqu’il électrifie son instrument et en filtre le son à travers une pédale d’effets pour réinterpréter le Afro Blue du Cubain Mongo Santamaria, en compagnie de son groupe qui mixe compatriotes et musiciens nordiques. Dawda Jobarteh sait faire renaître avec majesté la musicalité de sa terre natale, mais exprime aussi sans détour l’amour qu’il porte à son pays d’adoption avec Jeg Gik Mig Ud En Sommerdag, un air scandinave qui aujourd’hui encore symbolise l’été pour tous les Danois. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Reggae - Paru le 19 mai 2017 | VP Records

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