Les albums

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Musiques du monde - Paru le 8 mars 2019 | tôt Ou tard

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
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Asie - Paru le 18 janvier 2019 | Glitterbeat Records

Livret Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Ce très bel album nous rappelle qu’il fut un temps où le Pakistan était terre indienne, que les croyances religieuses, aussi différentes soient-elles, pouvaient se rejoindre au sein d’un même chant d’extase, une même description sonore du ciel. L’Inde du Nord, qui a subi des invasions de puissances arabes, turques entre le VIIIe et le XVIIIe siècles, a connu un âge d’or d’osmose culturelle, de tolérance religieuse et un enrichissement de ses musiques durant la période de l’empire moghol (1527-1707). Le chant khyal que pratique Naseeruddin Saami, tout en lui apportant une touche très personnelle, a émergé à la fin de cette ère. Dans la musique classique hindoustanie, mot qui s’oppose à celui de carnatique, qui qualifie la musique classique du Sud de l’Inde, le chant khyal est devenu le style dominant. Il est cependant rare aujourd’hui de l’entendre interprété au Pakistan. Le terme honorifique arabe Ustad, qui indique que celui qui le porte est un maître reconnu de son art, va à Naseeruddin Saami comme une couronne sur mesure. Son chant acrobatique, soutenu par des harmoniums et entraîné par des percussions pakhawaj, ne se dépare jamais d’une juste expression émotionnelle. Les différents chants anciens de God Is a Terrorist ont été enregistrés lors d’une session qui a duré six heures sans interruption ; il reste à espérer que le producteur Ian Brennan, lauréat d’un Grammy Award en 2011 avec Tinariwen, réussisse, comme il le souhaite, à nous délivrer la totalité de cette performance dans les mois qui viennent. En attendant, ce disque est une jolie initiation qui permet de percevoir la force d’enchantement musical de cette grande voix.© Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 16 novembre 2018 | Piranha

Distinctions Songlines Five-star review
Région anciennement indépendante et située au nord du Soudan et au sud de l’Egypte, la Nubie a connu dès les années 50, à l’instar de l’Ethiopie avec l’éthio-jazz ; l’Algérie et son raï ou le Ghana avec le highlife, une modernisation de sa musique populaire. L’ajout d’instruments occidentaux (guitare, basse, cuivres, claviers ou accordéon) et le recyclage de gimmicks empruntés au jazz ou à la soul ont offert une cure de jouvence à cette musique pentatonique et ancestrale. Acteur déterminant de cette révolution, le clarinettiste et chanteur Ali Hassan Kuban, disparu en 2001, était l’un des musiciens de mariage les plus recherchés de la communauté nubienne, avant de devenir une star nationale avec les hits Sukkar, Sukkar, Sukkar et Amira. Emportées par les tambours traditionnels haletants en osmose avec une basse veloutée, des mélodies imparables et ses contrepoints cuivrés poussent inexorablement vers une danse frénétique. Initialement paru en 1980, From Nubia to Cairo, qui contient ses plus grands succès, l’a peu à peu conduit vers les scènes internationales lors de la décennie suivante. Enregistré à l’aide d’un seul micro, cet album, devenu rare et mythique, conserve aujourd’hui sa magie joyeuse. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 16 novembre 2018 | Olindo Records

Distinctions Songlines Five-star review
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Afrique - Paru le 9 novembre 2018 | Sterns Africa

Distinctions Songlines Five-star review
Comme s’ils cherchaient à réduire la distance qui les éloigne de la source de leur art et mieux en transmettre la beauté à un public étranger, on trouve souvent dans l’expression des musiciens traditionnels exilés une intensité particulière. I Met Her by the River, le morceau qui inaugure et donne son nom à cet album, possède une plénitude teintée de nostalgie qui ne peut laisser insensible. Dawda Jobarteh, jouer gambien de harpe mandingue, vit au Danemark. Son jeu de kora est limpide et sensible, en solitaire, comme sur cette introduction, l’élégant (Take My Hand and Let's Go to) The Red Desert ou l’étonnante reprise du Hello d’Adele qui referme l’album. Il est tout aussi précis et inspiré lorsqu’il électrifie son instrument et en filtre le son à travers une pédale d’effets pour réinterpréter le Afro Blue du Cubain Mongo Santamaria, en compagnie de son groupe qui mixe compatriotes et musiciens nordiques. Dawda Jobarteh sait faire renaître avec majesté la musicalité de sa terre natale, mais exprime aussi sans détour l’amour qu’il porte à son pays d’adoption avec Jeg Gik Mig Ud En Sommerdag, un air scandinave qui aujourd’hui encore symbolise l’été pour tous les Danois. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 26 octobre 2018 | Hot Casa Records

Distinctions Songlines Five-star review
Enregistré à Lomé dans le mythique studio Otodi, celui de l’Office togolais du disque, fermé depuis des lustres, le second album de Vaudou Game réveille la flamme d’une époque glorieuse où les guitares pactisaient avec les esprits du vaudou. Ceux-ci étaient seulement endormis et illuminent les 12 plages de cet album diablement funky. Le groupe franco-togolais de Peter Solo distille, tout au long de ce bijou vintage, une bonne humeur contagieuse qui prend tour à tour des accents afrobeat (Anniversaire, Tata fatiguée, Soleil capricieux…), disco (La Chose, Pas la peine…) ou funk sur Not Guilty, Something Is Wrong, deux morceaux qui accueillent le « James Brown de Lomé » Roger Damawuzan). Les guitares de Bassa Bassa rappellent celles des grands orchestres maliens des années 70 (Super Rail Band ou Ambassadeurs du Motel) et le Tassi final penche vers les grooves downtempo de l’ethio-jazz. Les textes, pour la plupart en français, retracent d’amusantes scènes de vie à l’africaine, qui ne manqueront pas de vous faire sourire alors que votre corps sera entièrement engagé dans une danse frénétique. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 26 octobre 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
Cet album, le troisième de Gaye Su Akyol, prône les vertus du « rêve cohérent ». Son titre peut se traduire par « la fantaisie consistante est réalité ». A une époque où les sociétés de plus en plus conservatrices, particulièrement en Turquie, s’organisent pour le profit de quelques-uns en instrumentalisant l’individu, la chanteuse, compositrice et productrice souligne que les rêves peuvent constituer la base sur laquelle chacun est à même de construire et affirmer son identité. Ce message est porté par une musique des plus actuelles qui trouve ses racines dans les traditions anatoliennes et incorpore l’héritage des pionniers du rock psychédélique turc tel Baris Manco, dont la reprise de Hemşerim Memleket Nire est le seul morceau de l’album qui ne soit pas signé par Gaye Su Akyol. On y retrouve aussi l’influence de la surf music (les guitares de Şahmeran ou de Halimiz İtten Beter) ; il faut ici se rappeler que le classique surf Misirlou interprété par Dick Dale sur la BO du film Pulp Fiction, était à l’origine un morceau de rebetiko, culture commune aux Grecs et aux Turcs. Aux instruments locaux, luths oud, cumbus (proche du banjo) et saz électrifié ou tambour davul s’ajoutent guitares, violons, basse, batterie, cuivres et claviers le plus souvent vintage. Sur des rythmes marqués et des arrangements planants et héroïques s’élève le chant majestueux orné d’élégants mélismes de Gaye Su Akyol. Sa voix est à la croisée de celles de Natacha Atlas ou de sa célèbre compatriote Sezen Aksu. Moderne et combative, féminine et féministe, Gaye Su Akyol possède de sérieux atouts pour devenir l’égérie de la nouvelle génération orientale. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Afrique - Paru le 12 octobre 2018 | Sterns Music

Hi-Res Distinctions Songlines Five-star review
Chanteuse d’origine soudanaise, née en Italie et établie à Londres, Amira Kheir puise dans chaque étape de son parcours les éléments de son identité musicale, Accompagnée par des musiciens venus de chacun de ces horizons, ses mélopées du désert se lovent dans des ambiances de jazz oriental. La clarinette, le oud, la marimba, les guitares, la basse et les percussions s’unissent pour rapprocher dans un même paysage les immensités désertiques de la terre de ses ancêtres et l’intimité des clubs de jazz de Soho et les notes bleues se teintent du feu du soleil. Le point culminant de cette danse mystique se situe aux deux tiers de l’album avec la succession de deux duos : Zol (Guy) sur fond de tambours traditionnels et Nasaim Allel (Night Breezes) qui témoigne de la rencontre entre Amira Kheir et le poète spoken word sud-africain Leeto Thale. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 14 septembre 2018 | Analog Africa

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Musiques du monde - Paru le 7 septembre 2018 | World Circuit

Hi-Res Distinctions Songlines Five-star review
La Havane, mars 1996. Nous sommes à la veille d’un hold-up international. Dans les studios Egrem, des musiciens cubains basés au pays ou venus du continent américain se sont rassemblés pour réveiller une musique qui connut son âge d’or dans les années 50. Le chef du gang va réaliser un vieux rêve. Fils d’un chanteur autodidacte, compagnon de route du légendaire Arsenio Rodriguez, Juan de Marcos González a grandi au son de ces somptueux orchestres cubains qui habillaient les danses locales de précieuses étoffes afro-jazzifiées. A la demande du commanditaire anglais Nick Gold, patron du label World Circuit, le leader de Sierra Maestra a réuni un groupe composé d’amis de son père, les soneros Manuel “Puntillita” Licea, Pio Leyva, Raúl Planas et des légendes de la musique cubaine, les chanteurs Ibrahim Ferrer et Felix Baloy, le pianiste Rubén González, le bassiste Orlando “Cachaito” Lopez, ou le trompettiste Manuel “El Guajiro” Mirabal. A cette réunion de papis fringants, Juan de Marcos González a ajouté des prodiges de sa génération, tel le chanteur de Sierra Maestra, Jose Antonio “Maceíto” Rodríguez ou de jeunes virtuoses comme le percussionniste Miguel “Anga” Díaz, le père du duo Ibeyi. Parties de piano magistrales, rythmiques implacables, cuivres étincelants et voix taillées dans du diamant habitent des classiques délicatement rafraîchis ou des instrumentaux originaux respectueux de esprit. En moins de sept jours, le miracle s’est accompli etla splendeur des grandes heures de La Havane a rejailli, comme après un bain de jouvence, mise au jour avec cette superbe édition remasterisée. Au lendemain de cette hallucinante résurrection, deux autres disques allaient entrer directement dans l’histoire : Buena Vista Social Club et Introducing…Rubén González. En matière de musique cubaine, il ne s’agissait de rien d’autre que du casse du siècle. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 7 septembre 2018 | Asphalt Tango Records

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Musiques du monde - Paru le 29 juin 2018 | Strut

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Issu d’une famille libanaise installée en Guadeloupe à la fin du XIXe siècle, Henri Debs fut d’abord musicien et marchand de disques avant de devenir un producteur éclairé qui fera fortune en accompagnant dans les années 70 l’essor du zouk dans les Antilles. Mais avant de lancer les carrières de Francky Vincent, Tanya Saint-Val ou Zouk Machine, Henri Debs a permis le développement de nombreux musiciens et ambianceurs des Caraïbes. Ce premier volume, consacré à ses archives, retrace la bande-son régionale de 1960 à 1972. Bonne humeur swing et légèreté dominent cette sélection qui fait la part belle aux artistes guadeloupéens tels les emblématiques adeptes du gwoka Guy Conquette (Assez fait cancan), Sydney Lérémon (You You Matayango) ou le maître tambour Vélo qui accompagne le crooner Paul Blamar sur Lovency du poète Casimir Létang, également présent via son Colliè et Zanno, chanté par Georges Tinedor et Manuela Pioche et en tant qu’interprète de son Travail Zènfants! Chantez après!. On retrouve aussi les populaires Aiglons et leur méringue arrangé et baptisé kadans (Les Aiglons Ka Satisfait) ou bien sûr les formations du maître de maison : Henri Debs Quintet (Douce Kombass) et Henri Debs Sextet (Moin Çé On Maléré). Assumant toute la palette des rythmes alors en vogue, cha-cha-cha, biguine ou boléro, le label accueillait bien volontiers des artistes des autres îles comme le Martiniquais Henri Guédon et les Contesta (Van Van), les Tutus de la Guyane (Nanao Nanao), les Shupa Shupa d’Haïti (Batterie Shupa) ou encore le Trinidadien Cyril Diaz (Feeling Happy). Henri Debs a aussi ouvert les portes de son studio aux Congolais de Ry-Co Jazz (Si I Bon Di I Bon) dont les rythmes bantous liés à la biguine ont enfanté du tumbélé qui, dit-on, serait une des sources du zouk qui allait tout rafler dans les années suivantes. Une évolution dont les volumes 2 et 3 de cette série de compilation devraient se faire l’écho. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Musique indienne - Paru le 29 juin 2018 | Seyir Muzik

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Reggae - Paru le 15 juin 2018 | Trojan Records

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Musiques du monde - Paru le 1 juin 2018 | Vertical records

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Fado - Paru le 25 mai 2018 | Parlophone Portugal

Distinctions Songlines Five-star review
En dix-sept années de carrière, la fadiste platine est devenue immensément populaire au Portugal, et au-delà, devenant une icône alternative à la reine Amalia Rodrigues. Mariza a fait ses preuves dans le fado, auquel elle a apporté une légèreté glamour tout en conservant ses attributs les plus visibles : mélodies et textes soignés, orchestrations acoustiques dans lesquelles domine le son de cristal de l’emblématique guitare portugaise. Comme Amalia Rodrigues, Mariza a élargi la grammaire et le vocabulaire de cet art national, parfois austère, souvent teinté du parfum du drame. Ce septième album sobrement intitulé Mariza poursuit cette ouverture. Par touche légère, cette Lisboète métisse – sa mère est Mozambicaine – a toujours œuvré à faire ressortir les ingrédients africains et extra-européens du fado. Sur Semente Viva, elle invite à nouveau le violoncelliste et arrangeur brésilien, proche de Tom Jobim et Caetano Veloso, Jaques Morelenbaum et conclut Amor Perfeito sur des percussions samba. Son premier single Quem Me Dera est signé de l’Angolais Matias Damasio, la basse d’E Mentira semble échappée d’une coladeira cap-verdienne et les percussions introductives de Verde Limão auraient pu être enregistrées au Sénégal. Si les compositeurs les plus emblématiques du fado contemporain (Jorge Fernando, Mário Pacheco, Custodio Castelo) ont contribué à cet album, agréablement varié et partiellement produit par l’Espagnol Javier Limon (Bebo Valdes & Diego El Cigala, Buika, Paco de Lucia…), Mariza se promène dans une élégante esthétique pop acoustique avant de dévoiler sa nature fadiste. Celle-ci n’est vraiment distincte que dans son dernier tiers. Comme s’il était question d’un retour de voyage, lors duquel ses amis portugais se presseraient pour la saluer et chanter avec elle. On y retrouve un panel de la chanson portugaise, de la doyenne Maria da Fé (née en 1945) en duo sur Fado Errado, à la benjamine Carolina Deslandes (née en 1991) qui apparaît sur le Trigueirinha final en même temps que Mafalda Veiga, Marisa Liz ou Ricardo Ribeiro. C’est donc en très bonne compagnie que Mariza achève ce nouveau trajet qui confirme son statut populaire, son talent et son bon goût. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 11 mai 2018 | World Circuit

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
“Il y a dans sa voix quelque chose qui fait voyager à travers le Burkina Faso, le Niger et le Mali”, estimait Youssou N’Dour, qui a produit ce premier album de Cheikh Lô en 1995. Il faut dire que le chanteur, guitariste et percussionniste, curieux et voyageur, a vécu au Burkina, à la frontière du Mali, au Sénégal et s’est passionné pour les musiques locales comme pour celles du Cameroun ou du Congo, ce qui inclut les influences cubaines de la rumba zaïroise. Cheikh Lô a su synthétiser ces ingrédients pour développer son propre style. Sur Né La Thiass, Youssou N’Dour prête sa voix et a apporté une partie des musiciens de son Super Etoile de Dakar. Vingt-deux ans après l’avoir distribué à travers les continents, le label World Circuit en propose une version remasterisée rutilante. Les affaires vont bon train : les tambours sabar, propres au mbalax sénégalais, et le loquace tama (tambour d’aisselle) nous cueillent dès le premier morceau Boul Di Tagale dans lequel se distingue également une lyrique flûte peule. Le second titre Né la Thias, laisse transparaître des inflexions latines et ensoleillées dans la voix de Cheikh Lô qui s’harmonise à merveille avec celle de Youssou sur le morceau Set, qui, à l’époque, lança ce disque dans tout le Sénégal via son utilisation lors d’une campagne nationale du ministère de la Santé. Cheikh Lô rend ensuite hommage à Cheikh Ibrahima Fall, fondateur des Baye Fall, division de la confrérie islamiste mouride à laquelle il appartient. Sur le Guiss Guiss final, également cosigné par Youssou N’Dour, le rythme se pose un peu et le morceau se rapproche d’une autre spécialité locale : un folk boisé solaire et sensuel. Une jolie façon de clore un album qui reste aussi frais et stimulant qu’il l’était à sa sortie. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 4 mai 2018 | Café de la Danse - LA Café

Distinctions Songlines Five-star review
Avec Miziki, la fille de Boni Gnahoré, maître percussionniste du village Ki-yi M'bock d’Abidjan, véritable université de la culture panafricaine, offre son cinquième album et le plus convaincant depuis ses débuts internationaux, il y a quinze ans. En 2010, le Grammy Award pour le Best Urban/Alternative Performance décroché par sa chanson Palea, reprise en duo avec l’américaine India Arie, était déjà un signe pour le moins encourageant. Dobet Gnahoré n’avait pas encore réuni tous les ingrédients d’un grand disque solo, c’est désormais chose faite. Grâce à la production de Nicolas Repac (Arthur H, Mamani Keita), la bête de scène et chanteuse d’exception trouve son équilibre. Les chansons, en français et en bété, alternent douceur et furie contagieuse et les arrangements concilient l’Afrique éternelle, plénitude acoustique et fièvre électronique. Cette production affirmée mais subtile permet à l’Ivoirienne de briller des mille feux qu’on ne faisait souvent que deviner. Miziki est une étape décisive pour sa carrière, comme sans doute pour la musique d’Afrique de l’Ouest. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 27 avril 2018 | bendigedig

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
Cinq années et une centaine de concerts après Clychau Dibon, leur premier compagnonnage enregistré, les deux maîtres des harpes Catrin Finch et Seckou Keita ont gagné de l’assurance, musclé leurs intuitions et affiné leur inspiration commune. Leur nouvelle rencontre en studio est un envol vertigineux (Soar). C’est un rapace pêcheur, nommé Clarach, un balbuzard fidèle en amour et voyageur, qui les a inspirés. Son vol puissant et majestueux peut être observé au-dessus des lacs du pays de Galles comme au bord des rives ensoleillées du Sénégal. Et l’on entend les cordes de la kora et de la harpe celte pourfendre les nuages, danser dans les courants ascendants, retomber en planant au-dessus d’une source claire pour en recueillir le chant. La Galloise a déjà beaucoup prouvé : des premiers prix de harpe, des récompenses prestigieuses, l’honneur d’avoir été harpiste royale du prince de Galles pendant quatre ans. Avec Salif Keita, Youssou N’Dour ou Miriam Makeba, Seckou Keïta a aussi accompagné des têtes couronnées ; auprès de Damon Albarn et d’un orchestre syrien ou du pianiste cubain Omar Sosa, il a déployé sa souplesse et développé son ouverture. Leurs deux techniques sont irréprochables, leurs swings à toute épreuve et leurs intuitions lumineuses. Celle qui les lie est d’une grande intensité. Elle leur donne l’audace de réinventer leurs deux traditions, d’y trouver des harmonies inédites, des rythmes intrépides et des défis à relever. Bach to Baïsso relie, en une même pièce, une adaptation pour les 22 cordes de la kora d’un aria extrait des Variations de Golberg avec l’un des airs les plus anciens et respectés du répertoire de la région du Sénégal et de la Gambie. Le mariage est heureux, limpide et évident. Mais ils ne succombent pas à une vision naïve du monde. Le morceau 1677 réveille le souvenir funeste de la prise de Gorée par les hommes de Louis XIV, l’île au large de Dakar devenant alors le plus grand centre de la traite d’esclaves d’Afrique de l’Ouest. Et dans une frêle embarcation, dont ils épousent les remous, ils s’accordent à faire jaillir leur blues qui trouve son équilibre entre l’eau, l’air et la terre. Le bucolique Listen to the Grass Grow possède un charme immédiat. Enfin capturé, leur morceau fétiche Hinna-Djulo (l’âme des cordes), qui les accompagne depuis leurs débuts, révèle une patine remarquable. En wolof, mandinka ou fulani, le Sénégalais de Casamance mêle à intervalle régulier son élégant chant séculaire au langage libéré des cordes cristallines. Comme sur le final Cofiwch Dryweryn, qui évoque un autre fait historique : la lutte vaine, en 1965, des habitants de Tryweryn contre l’inondation volontaire de leur vallée, qui allait provoquer la colère, la misère et le recul de la culture gaélique. Un constat local qui, par le dialogue de leurs langues et de leurs cultures, se transforme en un symbole universel de résistance. La musique, juste et sereine de Catrin Finch et Seckou Keita est une arme de combat pacifiant. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 16 mars 2018 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Sans s’appuyer sur aucune tradition précise, le collectif de Soweto, BCUC (pour Bantu Continua Uhuru Consciousness, traduisible par “l’homme en quête de sa liberté de conscience”) pratique une musique tribale et hybride, à la fois moderne et inspirée par les ancêtres zoulous, mais sans passéisme ni ajout électronique. Des percussions soutenues, des voix positivement énergiques et une basse agile et profonde sont le cœur de leurs longs morceaux qui, tout en apportant un regard éclairé et critique sur la société sud-africaine, mène l’auditeur vers la transe et la joie. Emakhosini n’est que le second album en quinze années de carrière de cet impressionnant groupe de scène. Il porte le nom du lieu où les ancêtres se reposent et propose deux longues improvisations extatiques et stimulantes Moya (l’esprit) et Insimbi (l’acier) et une adaptation désacralisée du Nobody Knows, tiré du répertoire gospel. Assister à une prestation de BCUC est une expérience inoubliable, à laquelle ce disque, quasi thérapeutique, prépare de la meilleure des façons. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz

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