Les albums

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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Fidèle à lui-même, le claveciniste Jean Rondeau nous offre encore un brûlot musical. De sa lecture de cette quinzaine de Sonates de Scarlatti se dégage une sauvagerie de tous les instants, sauvagerie poétique, comme s’il venait de les inventer en même temps qu’il les enregistrait – or, non, non, ce sont bien les exactes sonates de l’exact Scarlatti ! Par contre, ce qui est facétieusement apocryphe, c’est – dans le livret d’accompagnement – la lettre de Domenico à la reine doña Marie-Barbara de Bragança, qui fut son élève dès 1720 et qu’il suivit lors de son mariage royal à la cour espagnole ; c’est, semble-t-il, pour elle qu’il écrivit ses quelque cinq-cent-cinquante-cinq sonates, c’est dire qu’il avait trouvé une élève digne de son génie. Apocryphe aussi la farce de la neuvième piste, que Rondeau propose au titre de respiration entre les deux « parties » de son programme : c’est là une rigolote petite improvisation de fausses notes, de clusters, bref, de quoi nettoyer les oreilles entre deux scarlattismes. L’instrument lui-même qu’il utilise ne manquera pas d’étonner ; il s’agit d’un clavecin « d’après des modèles allemands », sans plus de précision, construit en 2006 par Jonte Knif & Arno Pelto ; sonorité richissime, d’une couleur assez inhabituelle, qui donne à penser qu’il ne suffit pas simplement d’appuyer sur les touches d’un clavecin pour les faire sonner. Et Rondeau, avec sa technique si personnelle, rend son clavecin réellement unique, tout en donnant la sensation que c’est là de la musique hyper-moderne d’un compositeur qui se serait amusé à fabriquer du faux baroque ! © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 28 septembre 2018 | ARTALINNA

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Considéré comme l’un des pianistes les plus inspirés de sa génération, Severin von Eckardstein explore dans le cadre de ce premier album sous label Artalinna trois cycles majeurs de la musique française des années 1900, associant les deux Livres d’Images – révolutionnaires – de Claude Debussy (1904-1907) à La Maison dans les dunes (1907-1909) de Gabriel Dupont : cette suite de dix pièces aux atmosphères mémorables, emplie de couleurs lumineuses et de mélodies entêtantes, sonnera pour beaucoup comme une révélation ! © Artalinna « C'est au spectacle d'une nature vivifiante que nous invite, en 1909, un jeune compositeur tuberculeux. Merveille sous les mains d'un pianiste allemand discret mais plein de tact.» (Diapason, octobre 2018)
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Musique de chambre - Paru le 31 août 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Il n’existe pas à proprement parler de suites prédéfinies de Louis Couperin (1626-1661), dont on rappellera ici qu’il fut l’oncle de François Couperin « Le Grand ». Notre Louis, de sa courte vie, écrivit quelque cent trente pièces de clavecin dans diverses tonalités, mais appartenant quand même chacune à un genre de danses de cour ou de préludes qu’on a l’habitude de rassembler en suites. Libre à chacun, ensuite, de faire son propre assemblage. D’où le titre « Nouvelles suites » de cet album, qui pourrait laisser accroire qu’il en existe d’anciennes, bien définies : que nenni. C’est ici Christophe Rousset qui a élaboré ses assemblages, comme un maître de chais, en quelque sorte ; les Suites suivent ici dans l’ensemble l’architecture de « l’ordre » à la française, respectant bien sûr l’unité de tonalité pour chacune. Rousset joue sur un instrument historique de grande beauté, le Ioannes Couchet de 1652 – instrument flamand à la base, donc – dont on sait qu’il a été « ravalé » en France vers 1701 par un facteur qui n’a pas laissé sa signature. Le ravalement, pour les clavecins, consistait à garder la caisse mais à remplacer ou modifier grand nombre d’aspects : nombre de claviers, étendue, ajout de cordes, couplages de claviers, jeux et registres. La pratique fut très répandue au XVIIIe siècle à Paris où l’on se saisissait d’instruments flamands – réputés pour leur sonorité et leur architecture – pour les mettre au goût parisien d’alors. Les résultats étaient divers et variés, mais dans le cas de ce Couchet dorénavant conservé au Musée de la Musique à Paris, c’est une superbe réussite. © SM/Qobuz « Christophe Rousset aura pris tout son temps pour graver un nouveau double album Louis Couperin, neuf ans après celui que fêtait un Diapason d’or de l’année. [...] De cette magnificence jusque dans l’intimité des sarabandes, une leçon de clavecin nous éblouit plus encore qu’elle nous instruit. Une adéquation exceptionnelle entre l’instrument, le compositeur et son chantre. » (Diapason, octobre 2018 / Philippe Ramin)
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Trios - Paru le 20 juillet 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Un « Gassenhauer » est, à proprement parler, une scie, un tube, une rengaine, qui se chante dans les ruelles – en allemand : Gasse –, tant que possible en pleine nuit pour mieux embêter le brave bourgeois. L’un des trios de Beethoven porte le surnom de « Gassenhauer Trio » car le troisième mouvement est une série de variations sur un de ces thèmes, tiré en l’occurrence d’un opéra de Weigl alors très, très populaire. Écrit pour violon ou clarinette, violoncelle et piano, il nous est ici donné dans la formation la plus fréquemment jouée, avec clarinette donc, puisque les clarinettistes n’ont pas tant de musique de chambre de cette époque à se mettre sous la dent, du moins pas autant que les violonistes. Et lorsqu’il s’agit d’un clarinettiste de la trempe de Paul Meyer, on ne peut que s’en réjouir. Rappelons que l’ouvrage, de 1797, appartient à la première grande période du compositeur, mais on l’y reconnaît déjà dès les premières notes, et ce jusqu’à l’accord final de la série de variations qui a donné son appellation à l’ouvrage. Pour compléter ce programme, Paul Meyer, Eric Le Sage et Claudio Bohórquez nous proposent la propre réécriture pour trio qu’a réalisée Beethoven en 1802 de son Septuor de 1799-1800, réécriture sans doute destinée au florissant marché des instrumentistes amateurs – plus aisément réunis en trio qu’en septuor, il faut le dire ! L’œuvrer se présente un peu comme une sérénade, avec ses sept mouvements. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 22 juin 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
C’est sur un ample piano Fazioli, et enregistré en concert public en décembre 2017, que Vadym Kholodenko – qui remporta la Médaille d’or du prestigieux Concours Van Cliburn – nous propose un voyage à travers le monde fascinant, parfois inquiétant, toujours rutilant, de Scriabine. Le programme, du moins tel qu’il est présenté sur le CD, suit la chronologie de composition : on commence par des œuvres harmoniquement presque « sages », encore empreintes de Chopin et d Rachmaninov, pour s’acheminer peu à peu vers la libération totale de toute tonalité perceptible que représente Vers la flamme de 1914 – l’une des toutes dernières pièces de Scriabine –, un effrayant feu d’artifice pianistique construit sur un inexorable crescendo quasi orgasmique. Entre ces deux pôles, Kholodenko offre quelques séries de Préludes et d’Études, deux Sonates – la 4e de 1903 et la 5e de 1907, représentant la charnière dans le style d’écriture du compositeur – et des pièces isolées aux titres évocateurs que sont le Poème tragique et le Poème satanique. Un beau voyage à l’issue duquel l’auditeur sera à la fois comblé et vidé ! © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 1 juin 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« Cette intégrale de l'œuvre pour violon de Stravinsky, la plus complète jamais publiée, s'avère aussi l'une des plus imaginatives et des plus abouties. Présentée en deux volumes, [...] elle démontre la sincère passion des interprètes à livrer les saveurs savamment épicées de ce répertoire. Stravinsky, après avoir longtemps répété son aversion pour le mariage du violon et du piano, aux sonorités "incompatibles", allait revoir sa position au contact de Samuel Dushkin. [...] La dynamique, la complicité et l'inspiration foisonnante d'Ilya Gringolts et Peter Laul font merveille dans les deux volumes. [...] Gringolts, dont nous avons souvent reconnu la virtuosité et l'originalité, démontre encore une fois son audace dans le concerto. Soutenu par un orchestre coloré et un chef réactif, son jeu séduit de bout en bout [...] Une somme épatante et sans équivalent.» (Diapason, novembre 2018 / Jean-Michel Molkhou)
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Quatuors - Paru le 28 mai 2018 | Les Indispensables de Diapason

Distinctions Diapason d'or
« [...] Voilà aujourd'hui plus de trente ans que le Quatuor Amadeus s'est définitivement tu, trente ans au cours desquels on a pu mesurer à quel point leur art avait influencé les générations suivantes dans l'approche des classiques viennois. En octobre 1987 la disparition brutale de l'altiste Peter Schidlof mettait un terme à quatre décennies d'une carrière scellée par la promesse de ne jamais remplacer un des leurs. Quitte à choisir quelques "indispensables" au sein de leur discographie, nous avons décidé de réunir ici des perles de jeunesse issues de bandes radio récemment découvertes. En restant centrés sur leur répertoire de prédilection, tout en évitant les chevaux de bataille cent fois réédités, nous avons opté pour deux partitions particulièrement chères à leur cœur (Schubert, Mozart) mais aussi pour une page absente de leur discographie commerciale (Haydn). [...] En guise de bis, leur seule et trop brève incursion officielle dans l'univers mendelssohnien avec le Caprice et fugue de l'Opus 81, pur miracle.» (Diapason, juin 2018 / Jean-Pierre Molkhou)
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Piano solo - Paru le 25 mai 2018 | Evidence

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Pour son premier disque le jeune pianiste française Clément Lefebvre a choisi Couperin et Rameau qu’il présente sous la forme très originale d’un parcours expressif couvrant une journée complète, du lever au coucher. En passant ainsi d’un compositeur à l’autre et en jouant malicieusement de leurs titres suggestifs, il souligne ce qui les unit autant que ce qui les séparent avec une intelligence subtile. Clément Lefebvre montre très jeune un vif intérêt pour la musique. À quatre ans il commence le piano, avant de découvrir les percussions. Après l’étude et l’obtention des prix de ces deux instruments au Conservatoire de Lille, c’est au piano qu’il décide de se consacrer pleinement. Hortense Cartier-Bresson le reçoit dans sa classe au Conservatoire de Boulogne-Billancourt et le prépare au concours d’entrée du Conservatoire de Paris (CNSMD). Clément Lefebvre intègre la prestigieuse institution en 2010 et se forme alors auprès de Roger Muraro, Isabelle Dubuis, Claire Désert, Pierre-Laurent Aimard, et Alain Planès. Il bénéficie également des masterclasses de Philippe Bianconi, Xu Zhong, Michael Lewin, Christian Ivaldi, Emmanuel Strosser ainsi que des membres du Trio Wanderer. Clément Lefebvre remporte en 2016 le Premier Prix, ainsi que le Prix du Public, du concours international de piano James Mottram de Manchester. Soliste, il aime aussi pratiquer la musique de chambre, soit avec le Quatuor avec piano Alban Berg qu’il a fondé avec quelques amis ou en duo avec le pianiste Alexandre Leroy. © François Hudry/Qobuz « Un funambule, gymnique et aérien, enjambe les pièges du piano éléphant dans un clavecin de porcelaine. Rameau et Couperin l'inspirent autant. Grand Siècle et grand cœur. Il parle bien cette langue délicate. [...] » (Diapason, novembre 2018 / Ivan A. Alexandre)
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Musique de chambre - Paru le 4 mai 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le projet du flûtiste-star Emmanuel Pahud consiste ici à confronter les douze Fantaisies pour flûte seule de Telemann à une sélection d’autant d’œuvres non pas exclusivement contemporaines, mais au moins de ce qu’il est convenu d’appeler l’ère moderne de la flûte, s’ouvrant avec son renouveau au début du siècle dernier. Bien que comprenant diverses pages maîtresses, les pièces choisies ne cherchent pas à rassembler le plus possible de chefs-d’œuvre planétaires (il y en a, quand même !) mais plutôt à constituer une illustration représentative de la variété d’écriture et d’expression qui a construit dans une certaine dialectique la flûte d’aujourd’hui – des séquelles romantiques de Karg-Elert (qui n’hésite pas à appeler sa pièce Sonata Appasionata !) jusqu’à la virtuosité la plus explosive de Berio ou Pintscher. Intercaler entre chacune d’elles une Fantaisie de Telemann permet de bénéficier d’un ancrage homogène, l’auditeur pouvant alors apprécier dans les meilleures conditions les distances entre les univers musicaux et les liens conscients ou inconscients qu’il pourra y déceler. Un des autres pôles de l’album sont les Trois Pièces pour flûte seule de Pierre-Octave Ferroud, conçues dans un style « oriental » ― un si prometteur compositeur qui hélas mourut à l’âge de trente-six ans dans un accident d’automobile, ne nous laissant qu’un répertoire bien trop réduit. Deux Takemitsu, un Varèse, quelques œuvres de compositeurs contemporains divers et variés, puis Pahud referme avec Marin Marais. Un magnifique voyage, joué à la perfection. © SM/Qobuz « En deux heures trente, l'après-midi rêvé d'un faune... qui boude Debussy pour mieux zigzaguer entre le siècle de Telemann (avec les douze fantaisies) et le bel aujourd'hui. [...] Porté par l'amour de son instrument, des partitions et des maîtres qui ont contribué à le guider, Emmanuel Pahud excelle dans cette solitude aventureuse de l'artiste face au miroir. » (Diapason, juillet-août 2018 / Bertrand Hainaut)
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Piano solo - Paru le 27 avril 2018 | Fondamenta

Livret Distinctions Diapason d'or
« C'est en 1981, après un récital à Amsterdam, qu'Emil Gilels (1916-1985) fut victime d'une sévère attaque cardiaque qui devait le laisser fortement diminué. L'histoire avec le Concertgebouw était pourtant belle jusque-là, invitations régulières et public conquis, comme en témoigne le présent coffret glanant le meilleur des concerts donnés par Gilels aux Pays-Bas dans la seconde moitié des années 1970. [...] Tout cela est joué avec un art consommé, sur un instrument superbe [...] Le dernier Gilels, épris de quintessence et orfèvre du clavier, rayonne dans six heures d'archives inédites, aux prises de son splendides. [...] (Diapason, juillet-août 2018 / Laurent Muraro)
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Piano solo - Paru le 13 avril 2018 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prises de son d'exception
Parmi les nombreux jeunes talents qui naissent sur la scène musicale, il en est quelques-uns dont le petit plus nous captive. C’est le cas de Florian Noack dont la générosité et le rayonnement solaire illuminent dès la première rencontre. Sa vivacité et sa curiosité sont enthousiasmantes. Ses "vingt-cinq" doigts galopant sur le clavier émerveillent. Et surtout… surtout, sa sincérité et son humilité remplissent de respect. Voyager au cœur des folklores des nations, partager la saveur unique de leurs musiques virtuoses ou pudiques, offrir parfois ses propres arrangements en première mondiale… Voici l’étonnante aventure sonore à laquelle nous convie le pianiste Florian Noack pour son premier enregistrement réalisé pour La Dolce Volta, après plusieurs albums pour Ars Produktion et Artalinna. Florian Noack propose un album autour de la danse : Brahms, Grieg, Schubert, Rachmaninov, Szymanowski, Komitas, Janáček, Nín, Martucci, Grainger, pour un parcours virtuose, poétique, intime. Il faut la palette extrêmement variée du talent de Florian Noack pour nous offrir la quintessence de ces pièces qui, sous d’autres doigts, regagneraient le répertoire de salon. Un album plein de charme, qui ne vous laissera pas indifférent, pour sûr ! © La Dolce Volta « Des rythmes jubilatoires de Molly on the Shore selon Grainger à une Danza iberica de Nin, Florian Noack nous scotche une fois encore par son art du toucher et de la transcription. » (Diapason, mai 2018)
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Musique de chambre - Paru le 6 avril 2018 | ATMA Classique

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« [...] Vincent Lauzer, [...] s’avère en tout point transcendant – à condition d’apprécier dans ces concertos un effectif instrumental aussi fourni, aux basses gonflées par une reverbération d’église. Transcendant, disions-nous : pour la technique, le timbre, le phrasé, la créativité. Et l’Arion Orchestre Baroque, tout en rondeur, investit chacun des espaces que lui concède le feu d’artifice soliste. Ses échanges avec Lauzer nous émerveillent : toute l’ambiguïté du concerto vivaldien, de cette complexe relation entre individu et groupe, est là. [...] Une référence. » (Diapason, octobre 2018 / Louis Fourés)
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Musique de chambre - Paru le 6 avril 2018 | Chandos

Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Depuis quelques années, la musique de la compositrice polonaise Grażyna Bacewicz (1909-1969) commence vraiment à se tailler une place majeure dans le répertoire discographique et concertant ; et ce n’est en rien une simple manœuvre de nationalisme musical en provenance de Pologne, car de nombreux ensembles, solistes et orchestres de la planète entière jouent dorénavant ses œuvres. Outre ses sept quatuors à cordes désormais ancrés dans le répertoire de tout quatuor qui se respecte, Bacewicz a également écrit deux Quintettes avec piano de format traditionnel – piano et quatuor à cordes – que voici enregistrés par le Quatuor de Silésie et Wojciech Świtała au piano : des œuvres plutôt sombres, de la dernière période de la compositrice (respectivement 1952 et 1965), dans lesquelles les idiomes populaires polonais sont transfigurés dans une écriture des plus rigoureuses et toujours très moderne. Le Second Quintette a ceci de particulier que le piano sert parfois d’accompagnement au quatuor qui fait alors office de concertino solo, et parfois le quatuor sert d’accompagnement quasi-orchestral à un piano devenu soliste. L’album se referme sur deux œuvres plutôt inclassables : un quatuor exclusivement composé de violons – officiellement dédié aux « étudiants des conservatoires », ce qui en fait de facto une pièce didactique, même si le propos musical dépasse de loin ce simple aspect. Et on finit avec un quatuor de 1963… pour quatre violoncelles, absolument pas didactique mais plutôt tourné vers l’avant-garde européenne de ce temps qui avait enfin le droit de faire quelques timides apparitions derrière l’infâme rideau de fer. Il est fascinant de voir ce que Bacewicz « apprit » de l’avant-garde importée, et ce qu’elle développa elle-même de son côté en restant obstinément dans un langage de beauté et d’émotion. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 29 mars 2018 | Les Indispensables de Diapason

Distinctions Diapason d'or
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Musique de chambre - Paru le 16 mars 2018 | Haenssler Classic

Distinctions Diapason d'or
« L'intégrale à douze mains, gravée en 2000, partagée entre instruments modernes et anciens, revient à prix cassé. On n'a pas fait mieux pour avoir d'un bloc toute l'œuvre pour clavier de Bach [...] excepté L'Art de la fugue qu'avait enregistré Robert Hill pour cette série. Oubli fâcheux, passons, et fêtons un ensemble incontournable tel quel : sans équivalent pour son exhaustivité scrupuleuse comme par l'éventail des instruments convoqués d'une œuvre à l'autre (piano moderne, pianoforte, clavicorde, luth-clavecin...). Robert Hill, avec neuf CD à lui seul, se taille malgré tout la part du lion dans ce monument. [...] Les textes de présentation ont passé à la trappe, et le misérable nouveau livret ne prend pas la peine d'identifier les instruments. Diapason d'or ? Car la valeur de l'ensemble dépasse, selon l'expresssion consacrée, la somme de ses parties.» (Diapason, avril 2018 / Gaëtan Naulleau)
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Quatuors - Paru le 2 mars 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Faire précéder deux quatuors de Schubert par les lieder qui les ont inspirés est une idée excellente qui allie d’une manière ludique la musique à la musicologie. Transcrits par l’altiste sud-africain Xandi van Dijk, par ailleurs membre du quatuor, ces lieder évoquent le sentiment d’un aus der Ferne, un pays lointain et inaccessible que le Wanderer (en français, le voyageur) n’atteindra jamais. Problématique inhérente, pour ne pas dire itinérante, au romantisme allemand en quête d’absolu. Écrit en quelques jours seulement, le Quatuor en si bémol majeur, D. 112 est l’œuvre d’un Schubert heureux qui indique très fièrement au bas du manuscrit du premier mouvement : « Achevé en 4 heures ½ » ! Il a vingt-deux ans, encore plein d’illusions et se libère peu à peu de ses modèles pour trouver sa propre langue. Changement total de ton avec le Quatuor en la mineur, D. 804 datant de la maturité de Schubert, en 1824. La tonalité mineure donne immédiatement l’atmosphère particulière de ce fameux quatuor dont l’écriture est nourrie d’œuvres antérieures, dont le fameux entracte de la musique de scène de Rosamonde, Princesse de Chypre. Basé à Cologne, en Allemagne, le Quatuor Signum, dont c’est le premier album pour le label Pentatone, nous livre un Schubert serein, presque transparent, d’une très belle beauté instrumentale. Peu de vibrato (qui n’est, comme à l’origine, qu’un moyen expressif parmi d’autres et jamais systématique), une expression tournée vers l’intérieur, mais qui sait être violemment traversée des fulgurances propres à l’âme tourmentée de Schubert et de son infinie mélancolie. © François Hudry / Qobuz, fév. 2018
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Piano solo - Paru le 16 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Non-da, aimable lecteur, il n’existe pas de cycle des « 24 Préludes » de Rachmaninov ; par contre, il existe bien vingt-quatre Préludes : un recueil de dix Op. 23 de 1903, un autre de treize Op. 32 de 1910, et un Prélude isolé faisant partie des Cinq morceaux de fantaisie Op. 3 de 1893. Total : 24 Préludes, et un simple décompte permettra de constater que, comme Chopin et Bach bien sûr, Rachmaninov a illustré toutes les tonalités majeures et mineures. Hasard délibéré ou involontaire volonté de créer malgré tout un cycle raisonnablement cohérent ? À la différence de ses deux illustres prédécesseurs, Rachmaninov n’a pas rangé ses Préludes selon un plan tonal particulier : la fantaisie du musicien se développe au fur et à mesure. Nikolaï Lugansky, décrit par le célèbre magazine Gramophone comme « l’interprète le plus novateur et le plus brillant de tous » (merci pour les autres…), pianiste effectivement d’une profondeur et d’une polyvalence extraordinaires, a choisi de présenter les Préludes dans l’ordre prescrit par les partitions, plutôt que de tenter de ré-échafauder une hypothétique logique tonale dont on ne sait pas si Rachmaninov l’aurait préconisée, ou l’a même envisagée, d’autant que l’alternance entre les diverses humeurs, indépendante de toute aspect tonal, confère à l’ensemble une impression de parfaite cohérence. Enfin, précisons que Lugansky donne de cette somptueuse musique une lecture très « nouvelle », qui pourra donner à certains auditeurs l’impression de redécouverte. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 9 février 2018 | JB Recordings

Hi-Res Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
[...] diversité fabuleuse du toucher. Tendu comme un arc, le Beethoven de Jonathan Biss repose sur une fine observation des indications de dynamique et de tempo du compositeur [...] La façon dynamique, vive comme l'éclair, dont Jonathan Biss organise l'Opus 109 trouve son accomplissement dans un troisième mouvement qui se déploie sans rupture [...] On applaudit à tout rompre la mal aimée Sonate Op. 10 n° 2 qui a la fraîcheur, les surprises d'un Haydn, et un finale libéré de toute entrave ! [...] (Diapason, juin 2018 / Alain Lompech)
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Musique de chambre - Paru le 9 février 2018 | Musique en Wallonie

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Laurent de Saint-Luc vit le jour en 1669 dans une famille de musiciens. La réputation de son père, le luthiste Jacques de Saint-Luc, avait franchi les frontières des Pays-Bas espagnols : il était connu jusqu’à Paris – où, en 1647, il s’était fait entendre comme théorbiste à la chapelle royale. Alors que Saint-Luc père fut attaché à la chapelle royale de Bruxelles de 1639 à 1683, Laurent n’apparaît jamais parmi les musiciens de la cour. Peut-être convient-il d’en déduire que dès 1691, le fiston ne séjournait déjà plus aux Pays-Bas méridionaux. Outre l’absence de poste à la cour, la situation politique pouvait l’avoir incité à quitter Bruxelles, puisque la guerre de la Ligue d’Augsbourg avait transformé la région en champ de bataille – en 1695, un bombardement détruisit les deux tiers de Bruxelles. Bien que la France fût alors ennemie, Saint-Luc a pu prendre la direction de Paris un certain temps, l’intitulé de quelques pièces tendant à y confirmer sa présence à cette époque : L’Arioste moderne renvoie à un ouvrage de Mme Gillot de Beaucour de 1685, La Belle au bois dormant au conte de Perrault de 1696. C’est à Amsterdam que paraissent ses Suites pour le luth avec un dessus et une basse ad libitum, 1709 pour le Livre premier, 1710 pour leLivre second, mais rien ne permet d’établir avec certitude que le compositeur vivait toujours à ces dates. L’événement historique le plus tardif auquel réfèrent ses compositions (souvent descriptives : La Defaitte des François par les Allemands devant Turin, La prise de Barcellonne, etc.) est la prise de Lille, en octobre 1708. Ensuite… mystère. Le compositeur s’en tient généralement à la forme traditionnelle de la suite, qu’il sait cependant renouveler, tantôt en faisant précéder ses allemandes non seulement du prélude attendu, mais d’une ouverture ou même d’une marche, tantôt aussi en substituant aux sarabande et gigue des pièces de caractère comme Pour endormir l’enfant ou Pastorelle. Un compositeur ancien tout beau tout neuf donc, dont la luthiste argentine Evangelina Mascardi donne une lecture d’une intense tendresse. © SM/Qobuz « Chaconne en majesté, solo "pour endormir l'enfant", écho de bataille, et partout ce toucher divin d'Evangelina Mascardi, qui rend ses lettres de noblesse à un luthiste voyageur du Grand Siècle. » (Diapason, avril 2018)
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Piano solo - Paru le 9 février 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Record of the Month - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
Oh que non, il ne s’agit absolument pas d’une réédition de l’un des nombreux enregistrements que Murray Perahia a pu réaliser de Beethoven dans les décennies passées. C’est ici une tout nouvelle lecture, réalisée en 2016 et 2017, de deux sonates radicalement opposées : la Quatorzième de 1801, à laquelle Rellstab a donné le surnom de « Clair de lune » en 1832 alors que Beethoven n’a inscrit que Quasi una fantasia, et la Vingt-neuvième de 1819, Große Sonate für das Hammerklavier, écrite après des années de quasi-stérilité. Perahia aurait-il ici, consciemment ou pas, couplé deux ouvrages, l’un « d’avant », l’autre « d’après », lui qui a aussi connu de bien trop nombreuses années à vide à la suite d’un accident à la main qui l’a éloigné des scènes de 1990 à 2005 ? On serait tenté de l’imaginer, à tort ou à raison… Toujours est-il que, comme Beethoven, Perahia est revenu en grande force, ainsi qu’en témoigne cette lecture récente dans laquelle la vigueur alterne avec des moments d’intense introspection, toujours dans son phrasé et son articulation impeccables et si profondément musicaux. Les années pendant lesquelles il s’est astreint à un régime consistant presque exclusivement en l’œuvre de Bach en attendant la guérison auront été d’une immense richesse après tout. © SM/Qobuz « [...] "Voilà une sonate qui donnera de la besogne aux pianistes lorsqu'on la jouera dans cinquante ans !" aurait dit Beethoven à son éditeur en lui en confiant le manuscrit. [...] D'une complexité hors norme, cette œuvre inspire la circonspection même aux plus grands pianistes. Murray Perahia la dompte. Et la transcende. [...] Il fait montre d'une inventivité et d'une inspiration peu communes. [...] Le souci du détail, omniprésent chez Perahia, est intégré dans une fascinante conception formelle. Il transcende les obstacles techniques de cette grande "Hammerklavier" tout en parvenant à respecter le tempo quasiment impossible de 144 à la noire, qu'exige l'allegro risoluto indiqué par Beethoven. [...] La grâce et l'esprit du Beethoven de Murray Perahia restent uniques.» (Classica, mars 2018 / Aurélie Moreau)

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