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Jazz vocal - Paru le 28 septembre 2018 | Mack Avenue Records

Hi-Res Distinctions Grammy Awards
Révélée au grand public en 2013 avec le somptueux WomanChild, Cécile McLorin Salvant avait haussé le ton, deux ans plus tard, avec For One to Love, un disque encore plus maîtrisé, plus complet et sur lequel sa voix faisait davantage de miracles, et également sur le plus classique Dreams & Dagger enregistré en concert au Village Vanguard et au DiMenna Center avec son fidèle trio, le Quatuor Catalyst et le pianiste Sullivan Fortner. C’est ce dernier, et juste ce dernier, qu’elle a choisi pour sa cuvée 2018 baptisée The Window. Celle qui vit le jour le 28 août 1989 à Miami en Floride et étudia le droit français, le baroque et le jazz vocal à Aix-en-Provence avant de remporter le Concours international Thelonious Monk en 2010 (à seulement 20 ans devant un jury composé d’Al Jarreau, Dee Dee Bridgewater, Patti Austin, Dianne Reeves et Kurt Elling !) opte ici pour le duo voix/piano. Une sacrée épreuve du feu, sans fard, ni artifice, pour mettre encore plus en exergue son organe renversant. Un disque aussi en forme de méditation sur la nature complexe de l’amour, à travers des reprises de chansons signées Richard Rodgers, Cole Porter, Leonard Bernstein ou bien Stevie Wonder. Une nouvelle preuve que Cécile McLorin Salvant est tout sauf le cliché de la chanteuse jazz lambda car comme l’a dit un jour le trompettiste Wynton Marsalis, « des chanteuses comme ça, vous en avez une par génération ou toutes les deux générations… » © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 25 septembre 2015 | RPM Records - Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica - Grammy Awards
Considéré dans un premier temps comme le vice-président des crooners – le président étant évidemment Franky – Tony Bennett a imposé son style, sa griffe et sa voix depuis belles lurettes. Et c’est dans le cadre épuré du simple piano/voix, qu’il est devenu l’un des plus grands. Ses fans ne chérissent pas pour rien les deux disques qu’il enregistra en duo avec le pianiste Bill Evans au milieu des années 70… C’est dans un cadre également épuré (solo et trio) qu’il signe ce sublime The Silver Lining avec Bill Charlap (épaulé par sa femme Renee Rosnes sur les quatre titres à deux pianos) et la rythmique composé du contrebassiste Peter Washington et du batteur Kenny Washington. Sur le pupitre, les partitions de Jerome Kern qui signa, durant la première moitié du XXe siècle, des merveilles telles que All The Things You Are et The Way You Look Tonight. A 89 ans tout de même, Tony Bennett revient à des affaires sérieuses après d’amusantes parenthèses avec Amy Winehouse et Lady Gaga. Et quel retour ! A quelques heures d’entrer dans sa neuvième décennie, sa voix est évidemment différente et c’est armé de la sorte qu’il aborde ce récital. Croonant juste comme il faut, swingant comme personne, sachant faire sobre quand nécessaire et revisitant avec une classe folle ces standards tant de fois enregistrés, le New-yorkais joue ici la carte de la nostalgie sans forcer le trait et en visant droit au cœur. Touché ! © CM/Qobuz « Tony Bennett a bien de la chance : après Lady Gaga pour un album surprenant mais charmant, c'est en compagnie du trio de Bill Charlap qu'il chante les classiques de Jerome Kern ! L'expérience et l'assurance de son chant y trouvent l'écrin le plus sophistiqué et le plus brillant qu'un chanteur puisse espérer. Bien des artistes d'une génération plus récente pourront y trouver une admirable leçon et tout mélomane déguster avec délices ce récital de grande classe.» (Classica, novembre 2015 / Jean-Pierre Jackson)

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