Les albums

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Classique - Paru le 1 janvier 2006 | Universal Music Division Decca Records France

Livret
Cette sélection des 100 chefs-d’œuvre de la musique classique est l’illustration «sonore» de l’histoire de la Deutsche Grammophon. Elle propose, en 5 CDs, un panorama de cinquante années d’enregistrements, de 1955 à nos jours. Mais si elle reflète un passé prestigieux, cette sélection est avant tout l’image du présent et de l’avenir. Il est proposé ici au mélomane un choix des plus grands moments de la musique enregistrée, avec les meilleurs artistes qui ont établi et continuent d’assurer le renom du fameux logo jaune.
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Piano solo - Paru le 7 septembre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Après un premier album somptueux qu’il avait consacré en 2016 chez Deutsche Grammophon aux œuvres pour piano de Philip Glass, voici que le pianiste islandais Víkingur Ólafsson, né en 1984, revient sous l’étiquette jaune avec un album sobrement intitulé « Johann Sebastian Bach ». Sous les doigts précis et vigoureux de Víkingur Ólafsson, Bach prend un coup de jeune qui met sa perruque tout de travers. Ce Bach-là swingue et danse avec une joie prodigieuse, mais il sait aussi se gorger de mélancolie dans les Préludes de choral. Le programme, fort original, propose en trente-cinq pistes des extraits du Clavier bien tempéré, mais aussi des Inventions et des Sinfonias, des transcriptions signées Rachmaninov, Busoni, Siloti et Wilhelm Kempff et les rares Variations à la manière italienne, BWV 989, d’une virtuosité haute en couleurs et qui permettent au pianiste d’utiliser pleinement la variété d’un toucher à la fois très articulé, toujours bien timbré et profondément dans le clavier. Ce pianiste singulier a grandi à Reykjavík en commençant l’étude du piano très jeune sous la direction de sa mère, professeur de piano. Il a ensuite travaillé à la Juilliard School de New York avant de revenir dans son pays pour donner des concerts avec Philip Glass et Björk pour la Télévision Islandaise. Féru de musique contemporaine, Víkingur Ólafsson a créé en outre six concertos pour piano de compositeurs islandais, ainsi que plusieurs compositions pour piano seul ou de musique de chambre. Avant de signer un contrat exclusif avec Deutsche Grammophon en 2016, Ólafsson a sorti trois albums sous son propre label Dirrindí. La musicalité passionnée et la curiosité intellectuelle de Víkingur Ólafsson lui ont valu de nombreux prix d’interprétation en Islande dont celui de « Musicien de l’année », ainsi que le « Prix de l’optimisme » islandais. Un optimisme qu’il met ici au service de la musique de Bach avec une gourmandise évidente. © François Hudry/Qobuz
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Piano solo - Paru le 11 septembre 2015 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | Arts & Crafts Productions Inc.

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Canadien âgé de trente-et-un ans, Jean-Michel Blais n’est pas un inconnu de la scène contemporaine néo-classique. Après un premier album sobrement intitulé II, il propose ici une collection de titres d’un irrépressible lyrisme. De son piano transformé en boîte à musiques, il voyage au gré du zéphyr, sur des rivages où le conduit son insatiable créativité. Au centre, Blind, le titre le plus séduisant des quarante-cinq minutes peut-être (encore que sourdine…), nous plonge dans l’idéal d’une musique mêlant l’acoustique et les machines, apaisante et velouteuse. god(s) nous transportera ailleurs, à l’église peut-être, mais le retour des nappes indique que les vrais dieux de Jean-Michel Blais ne sont peut-être pas ceux que l’on a cru. igloo aurait pu être un titre spatial et tout à fait panthéiste, mais Blais, qui sait être caustique, y est bien urbain : l’ « igloo » en question, ce sont ces villes contemporaines, pleine de « cavernes », où tout se superpose. Le nom de Blais saura désormais évoquer chez vous des saveurs sonores singulières. Il y a quelque chose de cette mélancolie âpre, fraternelle, douce et sensuelle pourtant, qui traverse une grande part de la création musicale nord-américaine, celle-là même qui imprègne aussi bien les grands espaces sonores d’un Copland (Quiet City) ou d’un Bernard Herrmann (Les Neiges du Kilimandjaro) que les figures obstinées d’un Steve Reich (The Four Sections) ou les volutes aériennes d’un des représentants les plus imaginatifs de la scène pop canadienne comme Patrick Watson ― on pense à Lighthouse de ce dernier, où l’on retrouve cette même vision de l’instrument, comme débarrassé de ses marteaux. Jean-Michel Blais suspend son temps, d’une manière discrète qui, sous le masque de l’élégance, sait être tenace : ses citations (de l’envoûtante mélodie du mouvement lent du Second Concerto de Rachmaninov par exemple, dans le titre roses) ouvrent sur de salutaires et apaisantes échappés. Blais vous tend la main. La courtoisie vous incite à ne pas refuser l’invitation. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Musique concertante - Paru le 11 mai 2018 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Les concertos pour viole d’amour représentent un corpus plutôt hors norme dans l’œuvre de Vivaldi, et il fut probablement le premier compositeur à inscrire pour cet instrument dans le panorama du concerto soliste. La viole d’amour était certes appréciée pour sa sonorité douce, suggestive, évocatrice d’effets et de climats orientalisants, grâce, en particulier, aux cordes sympathiques qui vibrent avec celles que frotte l’archet ; mais il était peu utilisé à cause de la complexité de l’accordage et des difficultés objectives liées à son jeu. En effet, selon la tonalité de l’œuvre jouée, l’instrument était accordé différemment – la fameuse scordatura, si épineuse pour les instrumentistes – et l’on pense que Vivaldi les écrivit spécifiquement pour l’une des musiciennes de la Pietá de Venise, la fameuse Anna-Maria. Autre particularité de ces concertos pour viole d’amour, les mouvements rapides en sont autrement plus amples et longs que ce que Vivaldi écrivait souvent, comme par exemple dans les sept concertos pour cordes présentés en première partie de programme – autant de miniatures destinées à faire démonstration du talent du plus grand nombre de solistes lors des concerts publics de la Pietá. Curiosité, le très original concerto La conca RV163 dont les accents thématiques miment à merveille le son de la « conca », sorte de grand coquillage – la conque marine – utilisé comme instrument de musique dès la Préhistoire ; l’enregistrement le fait d’ailleurs entendre en début du premier mouvement pour expliquer le pourquoi du comment. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 5 janvier 2018 | Warner Classics

Livret Distinctions 4F de Télérama
NOTE DE L'ÉDITEUR : Cette intégrale réunit l’ensemble des œuvres connues de Debussy. Seule la version orchestrale d’un Intermezzo datant de juin 1882 reste pour le moment inaccessible. On peut toutefois en avoir une idée grâce à la version pour piano à quatre mains du compositeur. Parmi les œuvres enregistrées pour la première fois figurent : — la Chanson des brises pour soprano solo, chœur de femmes et piano à quatre mains de 1882, dont le manuscrit complet a été découvert récemment ; — la première version de 1898 des deux Chansons de Charles d’Orléans ; — Diane au bois, comédie lyrique pour soprano, ténor et piano de 1885-1887 ; — le début de La Chute de la maison Usher, tel que Debussy l’a laissé en 1916 ; À cet ensemble, on a joint également les réductions de piano de Khamma, dont l’orchestration est principalement due à Koechlin, et de Jeux, celles-ci donnant une idée sur la manière dont les danseurs ont conçu leur chorégraphie. Par ailleurs, certaines des transcriptions réalisées par Debussy dans les années 1890 n’avaient jamais été enregistrées : — À la fontaine, op. 85 de Robert Schumann, transcrite pour piano deux mains ; — l’Humoresque en forme de valse, op. 159 de Joachim Raff, transcrite pour piano deux mains ; — la Symphonie n° 2 et les Airs d’Étienne Marcel de Camille Saint-Saëns, transcrits pour deux pianos, quatre mains. Ont été ajoutés plusieurs arrangements d’œuvres de Debussy émanant de compositeurs avec lesquels il entretenait des relations amicales. Ainsi, tous ceux d’André Caplet (piano seul, deux pianos, et orchestrations), même lorsqu’ils ont été réalisés après la mort de Debussy, ont été inclus dans cette intégrale, notamment celui des deux Ariettes oubliées enregistrées pour la première fois. Debussy a approuvé la plupart d’entre eux, en dirigeant à plusieurs reprises l’orchestration du Children’s Corner ou en jouant Ibéria dans la version à deux pianos. Il en est de même pour ceux de Jean Roger-Ducasse, Henri Büsser, Désiré-Émile Inghelbrecht ou Bernardino Molinari. Quant aux transcriptions et orchestrations de Maurice Ravel, elles témoignent de l’admiration qu’il avait pour Debussy. Signalons par ailleurs que Debussy s’était lié d’amitié avec le violoniste Arthur Hartmann et avait transcrit pour lui l’un de ses Préludes pour piano, Minstrels. Il les joua en concert le 5 février 1914 avec les deux autres arrangements qu’Hartmann avait conçus avec son assentiment, l’un extrait d’un des Préludes, La fille aux cheveux de lin et l’autre d’Il pleure dans mon cœur, la deuxième des Ariettes oubliées. Enfin, figurent en complément le seul enregistrement acoustique connu de Debussy, accompagnant Mary Garden et réalisé en février 1904 pour la Compagnie Française du Gramophone, ainsi que les rouleaux des quatorze pièces pour piano notés avec le système Welte-Mignon, que Debussy enregistra vraisemblablement en novembre 1913. Denis Herlin © 2017 Warner Classics
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Classique - Paru le 7 octobre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - Gramophone Record of the Month - Le Choix de France Musique
Murray Perahia revient avec une nouvelle livraison d’œuvres de Bach, les Suites françaises, enregistrées en studio à la Radio de Berlin en 2013. C’était là le retour du pianiste à Bach, dont il avait déjà enregistré les Suites anglaises en 1998 et 99, puis les monumentales Variations Goldberg en l’an 2000, les concertos peu après et les Partitas en 2008 et 2009. C’est après le bête accident qui lui coûta tant de souffrances et d’efforts en 1992 que Perahia avait approfondi son approche du répertoire pour clavier du Cantor, toujours dans sa vision hautement poétique et chantante des œuvres : il fait appel à toutes les possibilités du piano, sans jamais aucune rudesse mais avec ce qu’il faut de percussivité dans les mouvements plus anguleux – menuets, gigues – et avec une infinie tendresse dans les mouvements plus lents et réfléchis, sarabandes en tête. © SM/Qobuz « La danse, chez Perahia, rime avec la quintessence. Et la puissance tranquille de son geste, équilibré tout au long des Suites françaises, captive. [...] Perahia continue de charmer par le parfait modelé de ses phrasés, le fondant de ses légatos, la plénitude du chant, l'enthousiasme de ses élans.» (Diapason, novembre 2016 / Jérôme Bastianelli)
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 1 décembre 2017 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Cet album « In excelcis Deo », avec deux œuvres sacrées écrites au temps de la Guerre de Succession d’Espagne, présente « en miroir » la Missa Scala Aretina à quatre chœurs du compositeur catalan Francesc Valls (1671-1747) d’une part, et la Messe à deux chœurs et deux orchestres du compositeur français Henry Desmarest (1661-1741). Ces deux chefs-d’œuvre exceptionnels sont étroitement connectés dans le temps, puisque l’un date de 1701, l’autre de 1704. Pour mémoire, la Guerre de Succession d’Espagne sévit de 1701 à 1714, et ce fut l’ultime guerre d’ampleur que mena Louis XIV ; cet effroyable conflit européen avait pour enjeu la succession au trône d'Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II (épileptique, syphilitique de naissance par sa mère [si, si, ça existe…], stérile) et, à travers lui, la domination politique et commerciale en Europe. En fin de compte, l’Espagne y perdra plus ou moins toutes ses possessions européennes – en Italie, aux Pays-Bas, en Sardaigne, et même chez elle puisque Gibraltar passera sous contrôle britannique –, les Bourbon seront installés sur le trône espagnol (et y sont encore) tandis que Barcelone est « reprise » – la Catalogne avait précédemment embrassé la cause de l’Autriche et ses Habsbourg… Un sac de nœuds dont certaines retombées ne sont pas encore retombées ! Le présent album, musicalement très œcuménique grâce au talent de Jordi Savall, juxtapose des œuvres de musiciens de pays alors ennemis, dont les messes furent données l’une à Barcelone, l’autre à Versailles. À l’auditeur de se faire sa propre opinion quant à savoir si entre les très catholiques Français et les très catholiques Catalans, la musique est si différente ! © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 6 octobre 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Coloriste sophistiqué, virtuose cérébral, Nelson Goerner met pourtant à nu les failles, les flottements, les foudres des passions dans le labyrinthe de Chopin » écrivait Diapason à l’occasion de la sortie des Préludes en 2015 (Diapason d’Or & Choc de Classica). Sérénité, équilibre, clarté, respiration jalonnent les chroniques des disques et des concerts du pianiste argentin qui signe ici son cinquième enregistrement solo chez Alpha. Il embarque pour une intégrale des Nocturnes, sommet de la poésie chopinienne. Ces 21 miniatures accompagnent Chopin pendant une bonne partie de sa vie puisqu’il les compose entre 1827 et 1848. Hommages au Belcanto italien, les Nocturnes expriment la rêverie mais aussi la complexité des sentiments et une profondeur qui va bien au-delà de la simplicité apparente de ces pièces. Le sens de la mélodie et du tempo de Nelson Goerner fait merveille dans ces pages qu’il a enregistrées dans le cadre idéal de la Salle de Musique de La Chaux de Fonds en Suisse. © Alpha « [...] Version d’esthète, sans aucun doute, sculptée dans les résonances autant que chantée. Mais dans cette catégorie, Nelson Goerner s’incline devant Claudio Arrau au zénith [...] (Diapason, novembre 2017 / Bertrand Boissard)
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Piano solo - Paru le 21 septembre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
On a pu décrire la musique comme un moyen de sauver ce qui a été perdu – une idée simple mais forte dont se nourrit la manière dont Hélène Grimaud définit l’expression artistique. Son nouvel album Memory traite du pouvoir qu’a la musique de faire revivre des images du passé dans le moment présent, de susciter des évocations vives et pénétrantes d’une époque et d’un lieu. Il explore l’essence du souvenir à travers une série de miniatures pour piano pleines de raffinement. Le choix du répertoire est vaste et varié, depuis les rêveries de Chopin et Debussy jusqu’aux mélodies intemporelles, de caractère folklorique, de Valentin Silvestrov. © Universal
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Classique - Paru le 29 septembre 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret
L'album tranche clairement avec les Tribute To qui fleurissent partout, par la finesse musicale d'Alexandre Tharaud, du soin méticuleux qu'il a mis dans la réalisation de chaque chanson et par la grâce du travail qu'il a réalisé avec chaque interprète. Le problème des reprises est que souvent les repreneurs "glissent" sur les chansons. Les interprètes jadis savaient faire, la jeune génération des auteurs-compositeurs-interprètes beaucoup moins. Il y a là essentiellement des réussites remarquables, avec Dominique A. (Cet enfant-là), Juliette (Mes hommes), Vanessa Paradis (Du bout des lèvres), Jean-Louis Aubert (Vivant poème), Albin de la Simone (C'est trop tard), Jane Birkin (Là-bas), Rokia Traore (Saint-Amand), Juliette Binoche (Vienne), Hindi Zahra (Dis, quand reviendras-tu, en anglais), Guillaume Gallienne (Les Amis de Monsieur), Luz Casal (Attends que ma joie revienne). Seuls Benabar (Y'aura du monde) et Radio-Elvis nous semblent tomber au champ d'honneur. Cette belle brochette d'artistes bénéficie d'arrangements merveilleux, qui puisent de manière experte aux sources même de la musique de Barbara. Et quelle musique ! Quelles harmonies subtiles, que Tharaud sollicite savamment. À celà il faut ajouter un featuring 5 étoiles. On y voit Roland Romanelli au sens où on le retrouve tel qu'il fut. Michel Portal revient aussi, qui fut le génial partenaire de la version originale de Pierre et reprend ici la chanson avec Tharaud en version instrumentale. Et puis Hervé Joulain au cor, brillant, avec Albin de la Simone (C'est trop tard), Renaud Capuçon... On le voit, le montage de cet album a certainement fait beaucoup travailler le logiciel de carnet d'adresses de Tharaud et celui de sa maison de disques ! Pour une réussite émouvante et enthousiasmante. A dire vrai, on redoutait. À la fin, la pochette seule nous paraît douteuse : la manière avec laquelle Alexandre Tharaud y enlace post-mortem sa muse pourra être perçue comme une étreinte certes affectueuse mais aussi, possiblement, irrespectueuse, maladroite, abusive. Faire chanter les morts comporte de grands risques déjà, pas besoin de solliciter à ce point les images... Nous avons ici le second disque magnifique de l'année Barbara, dans un genre différent de celui de Depardieu, mais qui pareillement touche le cœur de l'œuvre et celui de son inspiratrice. © Hannah Krooz/Qobuz Commentaire technique de Qobuz sur la prise de son : On est rapidement séduit par le naturel avec lequel les instruments s’expriment à travers cette prise de son. Grâce à une dynamique finement maîtrisée mais pas trop écrasée, l’accompagnement peut vivre et donner aux subtilités des arrangements le loisir de s’exprimer pleinement. Le choix de donner à entendre sans compromis la richesse spectrale du Yamaha CFX est un parti pris qui contraste fortement avec le son de piano bastringue auquel la chanson française nous a habitués, et pour autant, la voix parvient à se poser délicatement sur cet accompagnement sans que l’on ne perde l’intelligibilité du texte. En somme, le pari réussi de faire cohabiter des voix mixées dans la tradition chanson française avec des instruments acoustiques sans entamer leur spectre et leur dynamique. © SB/Qobuz
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Piano solo - Paru le 16 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Non-da, aimable lecteur, il n’existe pas de cycle des « 24 Préludes » de Rachmaninov ; par contre, il existe bien vingt-quatre Préludes : un recueil de dix Op. 23 de 1903, un autre de treize Op. 32 de 1910, et un Prélude isolé faisant partie des Cinq morceaux de fantaisie Op. 3 de 1893. Total : 24 Préludes, et un simple décompte permettra de constater que, comme Chopin et Bach bien sûr, Rachmaninov a illustré toutes les tonalités majeures et mineures. Hasard délibéré ou involontaire volonté de créer malgré tout un cycle raisonnablement cohérent ? À la différence de ses deux illustres prédécesseurs, Rachmaninov n’a pas rangé ses Préludes selon un plan tonal particulier : la fantaisie du musicien se développe au fur et à mesure. Nikolaï Lugansky, décrit par le célèbre magazine Gramophone comme « l’interprète le plus novateur et le plus brillant de tous » (merci pour les autres…), pianiste effectivement d’une profondeur et d’une polyvalence extraordinaires, a choisi de présenter les Préludes dans l’ordre prescrit par les partitions, plutôt que de tenter de ré-échafauder une hypothétique logique tonale dont on ne sait pas si Rachmaninov l’aurait préconisée, ou l’a même envisagée, d’autant que l’alternance entre les diverses humeurs, indépendante de toute aspect tonal, confère à l’ensemble une impression de parfaite cohérence. Enfin, précisons que Lugansky donne de cette somptueuse musique une lecture très « nouvelle », qui pourra donner à certains auditeurs l’impression de redécouverte. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 janvier 2018 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
700-1797, voilà la durée de vie de la Sérénissime indépendante, de ses débuts dans le flou jusqu’au traité de Campo-Formio en 1797 qui rattachait la République de Venise à l’Italie. C’est ce millénaire qu’a choisi d’illustrer Jordi Savall, entouré bien sûr de ses propres troupes de Hespèrion XXI, de la Capella Reial de Catalunya et du Concert des Nations, mais aussi de nombreuses guest stars venues des confins du monde méditerranéen – car on sait que Venise rayonna tour à tour commercialement, politiquement et militairement, ou se retrouva encerclée de forces hostiles allant de l’Empire ottoman, la France, l’Espagne à la Maison d’Autriche. On entendra donc aussi l’Ensemble vocal orthodoxe de Thessalonique, le chantre juif Lior Elmaleh pour l’apport judaïque, les Musiciens d'Orient pour toutes les influences arabes, maures, ottomanes, Haïg Sarikouyoumdjian pour l’Arménie entre autres, pour un tour d’horizon d’une ampleur réellement extraordinaire. Les œuvres vont donc des chants byzantins jusqu’à une assez cocasse adaptation signée Luigi Bordese pour chœur d’hommes à quatre voix et orgue sur un texte d’Adolphe Joly, d’après la musique de Beethoven. En passant par Mozart dont La Marche turque est délicieusement réécrite par Savall, ou encore Monteverdi, Vivaldi, les musiques classiques ottomanes, Rosenmüller qui travailla longtemps à Venise (après avoir fui Leipzig pour une sombre histoire de jeunes garçons… on était un brin moins regardant à Venise à ce sujet, semble-t-il), Janequin illustrant Marignan, Dufay et sa Prise de Constantinople, les Croisades et leurs âpres chants, bref, tout ce qui peut s’imaginer. Un somptueux livret explique les tenants et les aboutissants de toute l’affaire. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 août 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res
Alors que les intelligences artificielles lancées ces dernières années dans la composition musicale n’aboutissent à rien de très poignant, l’Islandais Ólafur Arnalds inaugure une nouvelle relation homme/machines avec cet album. Il a travaillé ces deux dernières années sur un logiciel nommé Stratus, qui permet à deux pianos de jouer automatiquement une musique générée par ordinateur. Comment ça marche ? Arnalds est installé comme dans son salon au piano, équipé du Moog Piano Bar, un appareil qui transforme les pianos acoustiques en contrôleurs MIDI. Quand il presse une note sur son piano, le logiciel génère une séquence sur les deux autres pianos installés dans le studio. “Je joue du piano, mais j’ai créé un instrument différent à partir du piano”, décryptait-il dans une vidéo début 2018 sur sa chaîne YouTube. “Et souvent, il réagit de manière surprenante. Par exemple, quand je joue un do, les autres pianos vont jouer des notes auxquelles je ne m’attends pas forcément. Donc je réagis différemment. Cette méthode challenge mon processus créatif et elle permet de trouver des idées que je n’aurais jamais eu autrement.” Il déploie cette méthode révolutionnaire tout au long du disque, mêlant ses pianos à des sections de cordes éthérées, des percussions live et des beats coproduits par Bngrboy, avec notamment cet addictif morceau-titre, en ouverture, qui ressemble à un futur classique. Et surtout, rien ne sonne forcé, tout coule avec une légèreté olympienne. En utilisant les machines pour repousser la créativité humaine, Ólafur Arnalds montre la voie à toute l’avant-garde de la musique mondiale. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Opéra - Paru le 1 décembre 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Dorilla in Tempe, créé à Venise en 1726, dégage une délicieuse ambiance agreste. Le livret propose une intrigue pastorale ayant pour cadre une vallée de Thessalie. Entre péripéties amoureuses et sacrifice monstrueux, les mésaventures de cette Dorilla offrent à Vivaldi l’occasion de déployer une palette lumineuse où les cors de chasse et les flûtes soutiennent souvent chœurs et solistes. Il reprendra l’œuvre en 1728, toujours à Venise, puis en 1732 à Prague, et une dernière fois, en 1734, à « son » théâtre Sant’Angelo. Seule cette version de 1734 nous est parvenue, et elle sert donc de base au présent enregistrement. Il s’agit d’un « pasticcio », pour lequel Vivaldi a eu recours à différents compositeurs – en l’occurrence Hasse, Giacomelli, Sarri et Leo – dont les airs remplacent certains de ses propres airs ; environ un tiers des airs sont empruntés aux collègues. Loin de Vivaldi l’idée de pratiquer du recyclage en douce ou de faire dans la facilité : le principe du « pasticcio » était des plus répandus alors, et fort goûté du public. On remarquera l’effectif vocal particulièrement rare : presque exclusivement des voix graves, dont trois mezzos, un baryton et – du moins à l’époque de Vivaldi – deux castrats graves, remplacés de nos jours par des contraltos, nettement plus faciles à dégoter. Toute la partition dégage une énergie folle ; une délicieuse particularité vient orner l’une des parties de l’ouverture, dans laquelle Vivaldi a repris l’un des mouvements de ses Quatre saisons, avec ajout de chœur – preuve que cette musique, pourtant si riche à la base, pouvait encore être enrichie, pour peu que l’on s’appelle Vivaldi et qu’on soit un génie. Diego Fasolis et son ensemble I Barrochisti nous donnent l’une des très, trop rares interprétations discographiques de ce chef-d’œuvre négligé. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 mars 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret
Organiste (il a travaillé avec Gaston Litaize à Paris), chef de chœur, chef d’orchestre, Diego Fasolis est une des personnalités aujourd’hui incontournables de la scène baroque. En 1995, il fonde l’ensemble Vanitas à Lugano, puis I Barocchisti (littéralement « Les Baroqueux » ou les « Baroquistes »), qui est la refonte de la fameuse Società Cameristica di Lugano fondée par Edwin Loehrer en 1961 à laquelle nous sommes redevables des premiers grands enregistrements des Madrigaux de Claudio Monteverdi. Sous cette nouvelle dénomination, l’ensemble prend un essor considérable sous la direction de Fasolis. Les nombreux enregistrements des Barocchisti sont régulièrement couronnés de récompenses et de grands solistes internationaux viennent collaborer avec eux, Philippe Jaroussky, Maurice Steger, Max Emanuel Cencic et, depuis ces dernières années, Cecilia Bartoli avec laquelle s’instaure une étroite collaboration. Avec la soprano russe Julia Lezhneva et le contre-ténor argentin Franco Fagioli, I Barocchisti nous proposent une vision particulièrement joyeuse de deux chefs-d’œuvre vocaux de Vivaldi, nimbée d’un angélisme un peu naïf qui est aussi celui des madones de la peinture vénitienne que l’on peut voir dans toutes les églises de la ville. Le motet Nulla in mundo pax (« Nulle paix sincère dans le monde »), pour soprano et continuo, complète ce disque vivaldien radieux, image d’un monde idéal vivant dans une bulle réconfortante. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 10 novembre 2017 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est un bien tendre duel qui « oppose » ici Cecilia Bartoli et la violoncelliste Sol Gabetta, si l’on peut même parler d’opposition. Car les deux stars ont choisi de choisir, dans le répertoire baroque, quelques-uns de ces airs dans lesquels les compositeurs ont inclus une partie obligée de violoncelle, les deux lignes s’entrelaçant amoureusement sur le tapis du continuo ou de l’orchestre. Albinoni, Caldara, Haendel et tant d’autres ont souvent marié la voix grave du violoncelle et celle, aérienne, de la soprano, en jeux de miroirs, de contrastes, de je-t’aime-moi-non-plus… Ce programme hautement original bénéficie ici, outre le talent évident des deux duellistes, de la complicité des témoins que sont la Capella Gabetta menés par le violoniste Andrés Gabetta – certes, il n’était pas d’usage lors des duels du temps passé que les témoins fussent de la famille, mais dans le cas précis, ils sont d’une équité parfaite. Il est vrai qu’il n’y a pas mort d’homme, ni de femme ! Cet album, hautement original, est une des très belles surprises de la rentrée. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
On se dit d’abord : « bon… encoooore un n-ième enregistrement des deux concertos de Chopin », puis on lit « première discographique mondiale ». Étonnant, non ? Et pourtant, c’est là la stricte vérité puisque ladite première mondiale est celle des orchestrations toutes neuves réalisées par Mikhaïl Pletnev. Ces réorchestrations font la part belle à l’aspect bien plus chambriste de l’accompagnement, dont il est vrai qu’il est un peu pâlot et convenu dans la version que l’on connaît depuis presque deux siècles. Pletnev a « boisé » le discours, dégraissé certaines épaisseurs, tout en ne changeant pas une note au discours : la partie de piano reste inchangée, et dans l’orchestre rien n’est changé si ce n’est l’attribution instrumentale. En complément de ces deux concertos rehaussés en couleur, le pianiste Daniil Trifonov nous offre une belle poignée d’hommages rendus à Chopin par ses contemporains et successeurs : Schumann, dont l’admiration pour le compositeur polonais n’était pourtant pas réciproque, Grieg, Barber et Tchaïkovski, puis surtout la superbe série de variations sur un thème de Chopin de Mompou. Du neuf avec du vieux, comme disent les cruciverbistes, mais toujours pour le mieux, serait-on tenté de préciser. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | Alia Vox

Hi-Res Livret
Dans ce nouvel opus discographique, le propos de Jordi Savall est de faire une sorte de grand tour d’Europe entre 1500 et 1700. On part des danses vénitiennes du XVIe siècle, anonymes et d’essence populaire ; on reste à Venise mais du côté des musiciens connus, à savoir Grillo (un disciple de Monteverdi et de Gabrieli) et Gabrieli, précisément, aux alentours de la fin du XVIe siècle. Quelques 375 lieues et trente ans plus tard au Nord-ouest, nos musiciens explorent ensuite le monde élisabéthain et jacobéen de Londres aux alentours de 1610, Dowland et Gibbons en vedette. Deux jours de brick plus à l’est – ou une heure d’avion, mais on est en vers 1640… – Samuel Scheidt émerveillait ses contemporains avec ses Ludi Musici, dont Savall et ses comparses ont choisi quelques numéros les plus saillants. La France, bien sûr, n’est pas oubliée, avec le grand Charpentier des années 1680. Et après ce périple, c’est le retour dans la sphère ibérique du tournant du XVIIIe siècle avec Cabanilles et consort. Jordi Savall, Philippe Pierlot, Sergi Casademunt et Lorenz Duftschmid se partagent les quatre parties de gambes, et sont accompagnés au continuo par l’archiluth, le théorbe ou la guitare baroque, avec quelques discrètes percussions dans certains numéros, dont un adorable jeu de cloches dans un rare exemplaire de Musica nova signée Hieronimus Parabosco en 1640. © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 12 janvier 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Les six Sonates pour violon et clavecin obligé BWV 1014-1019 (« obligé » signifiant que la partie de clavier est entièrement écrite, à la différence d’une basse continue où seule est notée la basse, le reste étant à la discrétion de l’accompagnateur qui improvise) font partie de ces œuvres de Bach que le compositeur n’a jamais cessé de remettre sur le métier. La plus ancienne source qui nous soit parvenue – vers 1725, de la main d’un neveu – souligne déjà une évidente volonté de faire évoluer ces compositions en les affinant par des retouches successives. L’œuvre fait l’objet d’une nouvelle révision dans le manuscrit d’Agricola datant de 1741 environ, tandis que la copie réalisée aux alentours de 1750 par Altnickol révèle un troisième état du cycle. Une observation notée par l’avant-dernier fils du musicien, Johann Christoph Friedrich Bach – « Ces trios, il les a composés avant sa fin » – semble devoir être interprétée comme la preuve que Bach travaillait encore à ces sonates durant la dernière période de son existence. Ce nouvel enregistrement signé Isabelle Faust, une grande spécialiste de l’interprétation « à la baroque », avec Kristian Bezuidenhout au clavecin, souligne en toute discrétion l’extraordinaire richesse d’écriture à trois voix de ces œuvres, qui s’apparentent en réalité au format de la sonate en trio. © SM/Qobuz

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