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Les albums

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Duos - Paru le 19 janvier 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
On ne peut vraiment pas dire qu’Edgar Moreau et David Kadouch ont fait dans la facilité en sélectionnant le programme de cet album, qui commence avec l’ample et impressionnante Grand sonate dramatique « Titus et Bérénice » de Rita Strohl (1865-1941), pseudonyme de Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette, compositrice française dans la mouvance de Franck ou Saint-Saëns. Rita Strohl est entrée dans l’Histoire comme un étonnant personnage : n’a-t-elle pas caressé l’idée de créer une sorte de petit Bayreuth français, La Grange à… Bièvres ! avec le soutien d’Odilon Redon et de nombre d’artistes de son temps ; il était question d’y jouer les opéras de Rita – des monuments qui n’ont rien à envier aux plus énormes excès de Scriabine : un cycle chrétien, un cycle celtique en cinq journées, un cycle hindou en sept journées. Les projets se heurtèrent à leur propre immensité, sans compter le déclenchement de la Guerre de 14-18 et d’autres soucis personnels de Strohl. Toujours est-il que cette sonate dévoile une personnalité bourrée de talent et d’idées, que Moreau et Kadouch servent avec un dévouement de tous les instants. Suit la Sonate de Poulenc pour violoncelle et piano, que l’on n’entend guère ; un délicieux moment dans la veine « légère », presque salonnière, de Poulenc. L’autre grand moment de l’album est la Sonate de Franck, dans la réécriture qu’en avait fait Jules Delsart encore du vivant du compositeur. On entendra également une petite rareté de Fernand de La Tombelle, l’un des membres fondateurs de la Schola Cantorum, et dont l’écriture s’apparente à celle d’un Reynaldo Hahn. L’ample album se referme sur un inédit discographique de Poulenc (car cela existe encore !), Souvenirs. En fait de souvenir, la partie de piano semble se souvenir (ou préfigurer) les drames des Dialogues alors que le violoncelle, qui n’intervient qu’épisodiquement, chante le Poulenc de salon ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 27 octobre 2017 | B Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
C’est avec un émouvant document que s’ouvre cet album consacré, pour bonne partie, aux poèmes d’Apollinaire mis en musique par Poulenc : le poète lisant lui-même Le Pont Mirabeau lors d’une soirée au Théâtre de l’Athénée en 1911. C’est précisément dans ce même théâtre que le baryton Stéphane Degout, accompagné au piano par Cédric Tiberghien – auxquels se joignent le flûtiste Matteo Cesari et le violoncelliste Alexis Descharmes pour les Chansons madécasses de Ravel – nous donnent une belle poignée de cycles de mélodies de Poulenc, à savoir Le Bestiaire, Calligrammes, Banalités et Quatre poèmes, le sommet de l’art du compositeur dans ce domaine. L’album se referme avec Ravel, et ses Histoires naturelles. Degout et Tiberghien connaissent bien évidemment les enregistrements réalisés par Poulenc lui-même au piano avec Pierre Bernac, mais ils ont rapidement saisi que les indications du compositeur sur ses propres partitions – qui sont souvent d’une pointilleuse précision – ne reflètent guère ce qu’il se permettait lui-même ; d’où leur propre vision très libre, une véritable prise de possession de la partition, qui apporte une lecture radicalement nouvelle. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 28 avril 2011 | Zig-Zag Territoires

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Hi-Res Audio
Après avoir exploré l'univers ravélien, Anima Eterna poursuit sa découverte de la musique moderne française avec Poulenc. Ici, Jos van Immerseel regroupe des partitions influencées par la tradition instrumentale française des XVIe (Suite Française pour orchestre d'après Claude Gervaise) et XVIIIe siècles (Concert champêtre pour clavecin et orchestre), où se distingue particulièrement la créativité orchestrale du compositeur. Un projet bienvenu et revigorant !
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Musique de chambre - Paru le 20 septembre 2010 | Indésens

Livret Distinctions 4F de Télérama
Ce sont les solistes de l’Orchestre de Paris, auxquels se joignent les pianistes Claire Désert et Emmanuel Strosser, qui nous offrent l’intégrale de la musique de chambre pour – avec – vents de Francis Poulenc. Le seul regret que l’on peut avoir, c’est qu’il n’y en ait pas plus ! Car ce répertoire se limite hélas à une dizaine d’ouvrage. On peut les « ranger » dans deux périodes : trois sonates écrites entre 1918 et 1922 (Sonate pour deux clarinettes, Sonate pour clarinette et basson, Sonate pour cor, trompette et trombone) et trois autres conçues à la fin de la vie du compositeur : la célébrissime Sonate pour flûte et piano de 1957, puis en 1962 celle pour hautbois et piano et celle pour clarinette et piano. Entre ces deux pôles, quatre pièces seulement, dont le tout court Trio pour piano, hautbois et basson de 1926, et le très ample Sextuor pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor de 1932 – remanié en 39 –, une véritable symphonie pour piano et quintette à vents. On précisera que la Sonate pour hautbois fut créée quelques mois après la mort de Poulenc, par Pierre Pierlot et Jacques Février, celle pour clarinette également, créée par Benny Goodman et Leonard Bernstein. Enfin, l’album propose également deux raretés, l’Elégie pour cor et piano écrite à la mémoire de Dennis Brain récemment disparu, et Le Joueur de flûte berce les ruines pour flûte solo de 1942, redécouvert voici quelques années dans la bibliothèque de Yale, et donnée ici en première mondiale discographique. © SM/Qobuz

Le genre

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