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Les albums

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Classique - Paru le 1 janvier 2012 | Deutsche Grammophon (DG)

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 1971 | Decca Music Group Ltd.

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Voici, sous la baguette experte de feu Lorin Maazel, un « vrai » poème symphonique, un poème symphonique de nature pianistique-concertante, et un vrai concerto pour piano, le tout de Scriabine. Le « vrai » poème symphonique, bien sûr, c’est le phénoménal et explosif Poème de l’extase de 1908, une œuvre sinueuse, fuyante, et dans laquelle les dernières minutes sont ce qui s’approche sans doute le plus d’un orgasme dans le répertoire symphonique… Non moins orgiaque est le poème symphonique avec piano solo Poème du feu de 1910, ou Prométhée dans lequel Scriabine pousse encore plus loin la fuite harmonique et les recherches sonores orchestrales. L’ouvrage principal de ce CD est pourtant le Concerto pour piano de 1896 qui, lui, appartient encore à la période postromantique du compositeur, dans la lointaine mais évidente lignée de Chopin, et dans celle plus proche de Tchaïkovski. Scriabine n’avait que vingt-quatre ans lorsqu’il écrivit ce chef-d’œuvre mais les fondations de son langage harmonique s’y entendent déjà au détour de bien des tournures. Au piano, Vladimir Ashkenazy, grand défenseur de l’œuvre pour piano de Scriabine au même titre que celle de Rachmaninov. En réalité, le pianiste russe commençait son immersion « discographique » chez Scriabine en participant les 26 et 27 avril 1971 aux côtés du London Philharmonic Orchestra et Lorin Maazel à l’enregistrement du Concerto et Prométhée. Il proposera par ailleurs une belle intégrale des dix Sonates dont l’enregistrement s’est étalé sur douze ans, entre le 29 novembre 1972 (Sonates Nos. 3, 4, 5 & 9) et le 17 septembre 1984 (Sonate No. 1). C’est en mai 1978 que Lorin Maazel réalisa à Cleveland sa gravure flamboyante du Poème de l’extase. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 2010 | Melodia

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
On peut considérer que Scriabine a écrit douze sonates et non pas dix, si l’on tient compte de deux œuvres de jeunesse numérotées à titre posthume ; mais les puristes ne comptent qu’à partir de la première sonate officielle de 1892, publiée du vivant du compositeur. Voici donc une intégrale des dix sonates officielles, dans l’interprétation de l’immense Igor Zhukov (* 1936), malheureusement trop peu connu dans nos contrée occidentales – de superbes enregistrements réalisés en 1971 pour la très soviétique firme Melodiya. Zhukov est une sorte d’électron libre dans la sphère très particulière de l’école russe/soviétique de piano, et sa vision de ces dix confessions pianistiques est du plus haut intérêt. Les trois premières sonates évoluent encore dans une atmosphère postromantique, mais à partir de la quatrième Scriabine s’enfuit déjà dans son monde personnel si particulier, avec des formes de plus en plus ramassées : la quatrième sonate ne dure que sept minutes, tandis que toutes les suivantes se ramassent en un seul mouvement – et toujours plus atonales et insaisissables – avant de finir dans le relatif apaisement de la Dixième en 1913, d’une aveuglante clarté quand la neuvième, de la même année, porte bien son nom de « Messe noire »… Ce titre ne semble pas d’ailleurs de Scriabine (il l’a cependant approuvé) – au contraire de celui de « Messe blanche » pour la Septième, qui est de Scriabine lui-même. © SM/Qobuz

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