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Les albums

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Classique - Paru le 6 avril 2015 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Excellent titre que celui de ce CD consacré par Vladimir Ashkenazy à l’évolution des œuvres pour piano de Scriabine, de ses tout premiers succès chopino-rachmaninoviens à ses ultimes recherches, toujours plus atonales, toujours plus ramassées, plus concentrées, plus incompréhensibles aussi – non seulement pour le public d’alors mais encore et toujours par bien des auditeurs de nos jours qui se perdent dans les infinies enharmonies et les périlleux glissements d’accords instables et énigmatiques. On s’aperçoit qu’au fur et à mesure de son évolution, Scriabine raccourcit de plus en plus son propos, comme une sorte de Webern avant l’heure – ou comme le très tardif Beethoven des Bagatelles, estimant qu’il avait tout dit en deux voire une minute(s). Et plus on avance, plus l’on sent que le compositeur s’approche de la flamme… celle à laquelle il se brûlera à l’âge de 42 ans. Et l’incandescence finale vient de l’ultime piste du CD, un court prélude de Scriabine – Julian Scriabine, le fils du compositeur, écrit à l’âge de dix ans en 1918 – un an avant sa propre disparition tragique. Extravagante réussite pour un enfant qui sut incorporer le langage de son père tout en se gardant de n’être qu’un clone. Jusqu’où Julian Scriabine serait-il allé s’il ne s’était pas assez mystérieusement noyé dans le Dniepr le 22 juin 1919… Bon, de mauvaises langues affirmeraient-elles qu’une musique si aboutie ne pouvait pas être celle d’un gamin de dix printemps, mais qu’en savons-nous. Admettons que ce prélude est bien de lui. © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 3 février 2015 | BIS

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ah, une paire de concertos qui ne sont ni de Chopin, ni de Liszt, ni de Rachmaninov, ni des autres compositeurs rebattus ! Voici deux œuvres respectivement assez rare pour l’une, très très rare pour l’autre : le concerto de Scriabine, et le troisième concerto de Nikolaï Medtner. Scriabine écrivit son unique concerto dans les premières années de sa maturité, 1896 ; mais si d’aucuns ont été le considérer comme le « troisième concerto de Chopin », ils ont dû fumer des choses pas licites, à moins que ce ne soit Chopin qui ait été sous influence d’hallucinogènes pour écrire ce concerto de Scriabine. S’il faut chercher des parallélismes, mieux vaut les imaginer du côté de Rachmaninov, mais l’atmosphère en constant mouvement, les modulations frisant l’hystérie, la thématique torturée, l’harmonie déjà fuyante, tout démontre que l’on a affaire à Scriabine. Quel dommage qu’il n’ait eu le temps d’écrire qu’un seul concerto… à moins que l’on ne considère comme un quasi-concerto Prométhée, dans lequel le piano tient une part assez soliste. Deuxième œuvre au programme, le troisième concerto de Nikolaï Medtner, un compositeur négligé, voire oblitéré, dans l’horizon musical français. Lui reprocherait-on d’avoir quelques décennies de retard ? Il faudrait le reprocher, de la même manière, à un Sibelius qui jusqu’à l’entre-deux-guerres écrivait encore comme en 1890. Medtner, lui aussi, mérite sa place au soleil, et pas seulement sous les doigts de pianistes russes. Son troisième concerto de 1940 vous ravira par sa concision de moyens pour un effet des plus brillants et réussis. Le pianiste russe Evgueni Sudbin, l’un des plus prometteurs talents du début de ce siècle, rend pleinement justice à cette musique raffinée et élégiaque. « Pourquoi ne joue-t-on pas Medtner ? », demandait Horowitz. Excellente question. Des réponses, quelqu’un ? © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 2013 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles de Classica - Hi-Res Audio
Catapulté en tant que "légende" après son unique récital donné en 2013 au célèbre Carnegie Hall de New York, à l'âge de 22 ans, le jeune prodige Daniil Trifonov possède, il est vrai, bien des atouts. Son jeu, dans la pure tradition romantique russe, est d'une très grande puissance expressive et ses moyens semblent illimités. Mais on peut légitimement se demander si cette opération de marketing n'est pas un peu prématurée. Laissons-le un peu vieillir et mûrir tout en appréciant une réelle personnalité qu'il faudra suivre avec intérêt. FH
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Classique - Paru le 2 janvier 2015 | Sony Classical

Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Ces enregistrements s'adressent d'abord aux richterophiles puisqu'une grande partie d'entre eux — réalisés en live en 1960 lors de la tournée américaine de Richter alors au tout début de sa carrière — sont dépourvus de la qualité sonore qu'aurait méritée l'interprétation sidérante du pianiste russe dont on ne perçoit pas assez la réelle profondeur du jeu. Mais les nombreux inédits proposés ne manqueront pas de capter l'intérêt des collectionneurs.

Le genre

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