Les albums

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Musique de chambre - Paru le 7 septembre 2018 | NEOS Music

Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik
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Intégrales d'opéra - Paru le 31 août 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Voilà de quoi définitivement ridiculiser la stupide jalousie que l’on colle sur le dos du pauvre Salieri vis-à-vis de Mozart. À l’écoute de son opéra Les Horaces de 1786 – l’année des Noces de Figaro – on conçoit que Salieri suit le sillage de Gluck, et non point de son excellent ami et collègue. En cette époque le compositeur n’en est certes pas à son coup d’essai sur la scène lyrique française. Deux ans plus tôt, l’Académie Royale avait créé Les Danaïdes avec grand succès. Salieri y avait révélé non seulement un tempérament dramatique et une audace d’écriture musicale vraiment avant-gardistes, mais surtout une capacité extraordinaire à se plier aux règles de l’opéra français. La déclamation, l’orchestration, la composition des chœurs et des ballets, tout y dénotait une parfaite connaissance des us et coutumes parisiens. Les Horaces sont donc attendus avec impatience, mais la création, prévue à Fontainebleau en novembre 1786, devant toute la Cour, n’eut pas lieu. Selon les Mémoires secrets dits « de Bachaumont » de cette année, la dernière répétition « avait tellement déplu que la reine n’en avait pas voulu ». L’opéra est finalement représenté devant la Cour un mois plus tard à Versailles, mais sans succès, les Mémoires secrets assurant que « l’on ne [pouvait] guère éprouver un sort plus humiliant pour une tragédie de ce genre, qui, au lieu de faire pleurer la cour, l’a fait rire ». Les Horaces, sous cette même forme, sont pourtant représentés à l’Académie Royale de Musique quelques jours plus tard. L’échec est plus cuisant encore : la musique est à peine écoutée, et le poème excite « des réclamations vives de la part du parterre. Lorsque la toile a été baissée, il s’est même élevé des huées générales assez soutenues », toujours selon les Mémoires secrets. L’ouvrage est immédiatement retiré de l’affiche pour permettre de remanier les passages les plus décriés. Toujours sans succès... Une troisième représentation a encore lieu, cette fois dans une indifférence polie : l’œuvre quitte définitivement l’affiche et n’est pas même imprimée. Aujourd’hui, seuls des manuscrits permettent un accès à l’ouvrage. Outre les cabales qui agitaient alors le milieu parisien, la raison du mauvais accueil des Horaces est à chercher du côté du (fort tarabiscoté et fade) livret d’après Racine, et non pas de la musique qui est d’excellente tenue : fresques chorales, récitatifs tendus, accents pathétiques, jamais Salieri ne peut être pris en défaut d’originalité ou d’inspiration. Saluons donc l’entreprise des Talens Lyriques de Christophe Rousset de nous servir, en première discographique mondiale, ce superbe opéra. © SM/Qobuz« [...] À peine une heure et demie de musique : d’une concentration remarquable, l’œuvre ne trahit pas le moindre temps mort. Par sa puissance dramatique, elle annonce Cherubini ou Spontini, Salieri exploitant avec maestria toutes les ressources de l’orchestre. C’est bien ainsi que la conçoit Christophe Rousset, incendiaire comme on ne l’entend pas toujours, qui nous tient en haleine [...] Distribution de haut vol [...] L’orchestre et le chœur sont au sommet. » (Diapason, octobre 2018 / Didier Van Moere)
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Classique - Paru le 31 août 2018 | CAvi-music

Hi-Res Livret Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik
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Symphonies - Paru le 24 août 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik - 5 étoiles de Classica
La Deuxième Symphonie de Leonard Bernstein, « The Age of Anxiety », d’après le poème éponyme de W. H. Auden, est une œuvre de la relative jeunesse du compositeur-chef-d’orchestre, puisqu’elle date des années 1948-1949 – tout juste la trentaine donc. La symphonie se présente comme une suite de variations, mais non pas des variations à partir d’un thème initial. Non : chacune des variations reprend des éléments de la variation précédente, la varie à son tour, et ainsi de suite. On pourrait donc parler d’une forme de métamorphose ininterrompue. Comme on peut se l’imaginer, Bernstein mêle des éléments symphoniques classiques avec des éléments de jazz, en particulier dans la partie de piano solo – ici tenue par Krystian Zimerman, qui eut la chance de se produire maintes fois avec Bernstein. C’est à sa manière une sorte d’hommage pour le centenaire de la naissance du compositeur, d’autant que, selon ce qu’indique Zimerman dans le livret, Bernstein lui aurait demandé « s’il voulait bien jouer cette symphonie avec lui pour ses cent ans ». Promesse presque tenue, si ce n’est que l’orchestre est le Philharmonique de Berlin, le chef Sir Simon Rattle. © SM/Qobuz« Trente ans après l'avoir donnée avec Bernstein, Zimerman magnifie avec Rattle cette symphonie concertante, déambulation existentielle et nocturne trouée de silences. » (Diapason, décembre 2018)
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Classique - Paru le 24 août 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Ce bel album consacré à Debussy sous le titre de Harmonie du soir (c’est maintenant devenu une mode que de donner un titre aux publications classiques) présente un florilège de mélodies consacrées pour la plupart aux sortilèges nocturnes dont Debussy était si friand. Le romantisme avait ouvert la voie avec les Nocturnes de John Field, puis ceux de Chopin et de Fauré, sans parler de toutes les pièces qui n’en portent pas expressément le nom. Le programme est un régal pour l’esprit, avec ce « je ne sais quoi » de préciosité allié à un art consommé de l’articulation et de la diction chez Sophie Karthäuser comme chez Stéphane Degout qui sont tous deux dans la plénitude d’une maturité artistique rayonnante. Le piano évocateur, tendre, chatoyant et liquide d’Alain Planès et d’Eugène Asti donne à ce chant idéal la respiration du grand large et des rêves inaboutis. C’est une très subtile alchimie qui se dégage de ces mélodies grâce des interprètes qui possèdent une profonde connaissance de l’univers si particulier de la mélodie française que Debussy renouvelle par la nouveauté de ses harmonies et par un choix souvent très exigeant des textes, Baudelaire, Mallarmé, qu’il veut mettre en musique. Voilà réellement une très belle contribution de plus à l’actif d’harmonia mundi pour l’année Debussy (probablement l’une des belles de l’année Debussy), révélatrice de lectures modernes formant un nouvel étalon d’écoute et de style pour les années à venir. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 24 août 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Livret Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik
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Piano solo - Paru le 29 juin 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Paru dans le cadre des neuf nouveaux albums consacrés par harmonia mundi à Debussy à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur, ce volume propose le Deuxième Livre des Préludes par Alexander Melnikov jouant sur un piano Erard. L’univers pianistique de Debussy repose tellement sur le timbre que les pianistes comme les éditeurs choisissent souvent de mettre en valeur telle ou telle facture instrumentale pour mieux cerner les spécificités de cette musique. Alexander Melnikov fait partie des rares artistes russes à s’intéresser aux instruments anciens. Cet élève de Sviatoslav Richter s’est très vite intéressé à ce genre de pratique, collaborant avec Andreas Staier ou Alexei Lubimov et jouant avec des ensembles spécialisés comme le Concerto Köln ou l’Akademie für Alte Musik de Berlin. Son interprétation des Préludes de Debussy au Wigmore Hall de Londres a été particulièrement appréciée par la critique qui a qualifié le pianiste russe de « sorcier » mettant en valeur une musique jugée « ravissante » autant que « violente » et « effrayante ». Chef-d’œuvre orchestral aux mille irisations, La Mer est difficilement réductible pour piano à quatre main, et Debussy avait désavoué sa propre transcription, laissant à André Caplet le soin d’en préparer une autre pour deux pianos (toujours à quatre mains). Alexandre Melnikov et Olga Pashchenko ont relevé le défi pour prouver que la transcription de l’auteur n’est en rien « injouable ». © François Hudry/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 29 juin 2018 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
« On connaît l'objet du livret de Peter Sellars : les premiers essais nucléaires menés en 1945 dans le désert de Los Alamos. [...] C'est toute une série de questions éthiques qui sont soulevées au cours de l'opéra [...] qui continue à faire débat : beaucoup le jugent plus faible que Nixon in China et The Death of Klinghoffer [...] Néanmoins, on a affaire à une version d'exception qui exalte le meilleur de l'œuvre. [...] (Classica, septembre 2018 / Sarah Léon)
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Classique - Paru le 29 juin 2018 | Nonesuch

Livret Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik
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Musique vocale sacrée - Paru le 8 juin 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Preis der deutschen Schallplattenkritik
En 1668, Dietrich Buxtehude, alors âgé de trente et un ans, accéda au poste fort convoité d’organiste titulaire de l’église Sainte-Marie de Lübeck, alors une métropole hanséatique de considérable importance ; l’organiste occupait une position sociale des plus enviables. Il y fit bientôt sensation par les concerts d’église qu’il organisait en dehors du cadre des services religieux et qui avaient lieu chaque année, en fin d’après-midi, lors des cinq dimanches précédant Noël. Au cours de ces « Abendmusiken » (musiques vespérales), ainsi qu’on les appelait, étaient parfois interprétées de grandes œuvres relevant du genre de l’oratorio, mais on y jouait plus souvent un mélange de pièces instrumentales, d’airs d’église, d’arrangements de psaumes et d’œuvres apparentées à des cantates. Dès les années 1700, ces séries de concerts étaient devenues un événement culturel majeur de la ville. Déchargé du soin routinier de la musique religieuse dont s’occupait le Cantor de l’église Sainte-Marie – comme il était alors souvent habituel en Allemagne du Nord –, Buxtehude ne composa ses œuvres vocales que de sa propre initiative et parvint ainsi à leur donner un niveau de qualité sensiblement plus élevé que le Cantor, par exemple, obligé de composer des œuvres à la chaîne, d’un dimanche à l’autre. Les cantates enregistrées ici témoignent des hautes ambitions artistiques de ces œuvres vocales : elles s’éloignent souvent des conventions stylistiques et génériques de leur temps et répondent aux tâches qu’imposent les textes par des solutions musicales hardies, aventureuses et tout à fait splendides. Les sonates de Buxtehude qui complètent le programme vocal de ce disque se caractérisent elles aussi par leur caractère expérimental nettement marqué. L’Ensemble Masques d’Olivier Fortin – flûte à bec, cordes, orgue positif – et Vox Luminis de Lionel Meunier rassemblent leurs forces pour nous offrir ces beautés du tournant du XVIIIe siècle nord-allemand, des beautés telles que le jeune Bach n’hésita pas, en 1705, à faire le voyage à pied d’Arnstadt – 100 lieues par trajet – pour venir écouter Buxtehude, son jeu d’orgue et sans doute ses célèbres Abendmusiken. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 8 juin 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik
Depuis la saison 2015-2016, Giovanni Antonini est « principal guest conductor » (principal chef invité) de l’Orchestre de Chambre de Bâle (Kammerorchester Basel recréé en 1984 dans l’esprit du premier Basler Kammerorchester fondé par le mécène et chef suisse Paul Sacher) avec lequel il développe d’importants projets discographiques, comme l’intégrale en cours des Symphonies de Beethoven (Sony Classical) qui emporte déjà un vif succès auprès de la presse et du public et le projet « Haydn 2032 » prévoyant l’intégrale des cent sept symphonies de Joseph Haydn pour les trois cent ans de sa naissance (en 2032). Commencé en 2014, cet audacieux projet entièrement organisé, produit et financé par la Fondation Joseph Haydn de Bâle, se propose de mélanger disques et dix-neuf saisons de concerts dans toute l’Europe. Il est réalisé en coopération avec Il Giardino Armonico, ensemble bien connu dont Giovanni Antonini est un des membres fondateurs. Les deux orchestres se partagent les enregistrements qui paraissent sous le label Alpha Classics dans un ordre thématique, et non chronologique, avec d’autres symphonies de compositeurs gravitant autour de l’univers de Haydn, tels Gluck, Porpora, C.P.E. Bach, Mozart, Beethoven, Michael Haydn, Stamitz, Pleyel ou Salieri. Ces prochaines années s’annoncent donc tout à fait passionnantes sur le plan éditorial. Ce sixième volume propose trois symphonies dotées d’une expression dense et quasi spirituelle datant de l’époque « Sturm und Drang » de Haydn, couplées avec une œuvre de Joseph Martin Kraus, cet exact contemporain de Wolfgang Amadeus dont le génie n’a pas à rougir du voisinage de Haydn ni de celui de Mozart. C’est plutôt l’histoire qui a été injuste avec ce compositeur visionnaire qui a émigré en Suède où il n’est pas parvenu à s’imposer, malgré la protection du roi Gustave III. Sa musique, fortement expressive, est elle-aussi influencée par le mouvement « Sturm und Drang » qui dramatisait le discours musical précipitant l’avènement du romantisme. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 juin 2018 | Arcana

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Entre 1580 et l’année de sa mort, 1599, Luca Marenzio publia dix-huit livres de madrigaux, allant de quatre à six voix – quelque cinq cent chefs-d’œuvre qui nous sont parvenus, attestant de la fulgurante évolution du langage de Marenzio au cours de ces quelques années. Au fur et à mesure de l’avancée, il développa des atmosphères toujours plus sombres, toujours plus torturées et chromatiques, et seul un Gesualdo reprendra le flambeau de telles errances harmoniques quelques années plus tard. Les deux derniers madrigaux proposés sur cet album par l’ensemble Rossoporpora, tirés du Neuvième et dernier Livre de madrigaux, à cinq voix de 1599, en sont un exemple frappant : c’est à peine si l’on a le temps de saisir un enchaînement, Marenzio le détruit déjà avec une dissonance, une insaisissable enharmonie, un chromatisme périlleux. Le titre de l’album en dit long : on passe en effet de l’« amoroso » au « crudo » – de l’amoureux au cruel – au cours de ces dix-huit années d’écriture ; avec des textes empruntés aux poésies amoureuses ou pastorales, Marenzio s’éloigne de toute tentation religieuse, lui qui d’ailleurs n’a écrit que relativement peu d’œuvres sacrées. Disons que son grand art réside dans l’aspect le plus humain de la musique et du chant. À travers un vaste panorama allant du Premier Livre au Neuvième, en passant par diverses publications à quatre et six parties, Walter Testolin réussit à condenser en un album la richesse de l'œuvre du compositeur. © SM/Qobuz« [...] Walter Testolin [...] a réuni pour cet ambitieux projet sept chanteurs (avec d'admirables sopranos, sensuelles et charmeuses, et des voix masculines hélas moins séduisantes) et deux excellents luthistes. [...] On ne peut que saluer la pertinence des choix et l'intelligence de la direction de Walter Testolin : intonation impeccable, parfaite intelligibilité des poèmes et de la polyphonie, dissonances subtilement mises en évidence, conduite des voix souple et dynamique. Aussi subtile que rigoureuse, cette anthologie fait espérer de plus ambitieux prolongements.» (Diapason, septembre 2018 / Denis Morrier)
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Musique vocale sacrée - Paru le 23 février 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Preis der deutschen Schallplattenkritik - 5 étoiles de Classica
Fascinant travail d’assemblage qu’a réalisé là Simon-Pierre Bestion, comme pour créer un grand cru à partir de sources déjà sublimes. D’une part, il s’est saisi de L’Histoire de la Résurrection de Heinrich Schütz, donnée en entier – mais « entrecoupée » d’une dizaine des merveilleux madrigaux tirés de Israelsbrünnlein de Johann Hermann Schein. Si l’on sait que les deux ouvrages datent de 1623, que Schütz et Schein étaient grands amis, l’un né en 1585, l’autre en 86, l’alignement des étoiles est donc parfait. Mais la particularité de l’enregistrement est que pour L’Histoire de Schütz, ce n’est pas un chanteur « normal » qui officie dans le rôle de l’évangéliste, mais le chantre byzantin Georges Abdallah, dont la voix spécifique, l’élocution, le magnifique art de l’ornementation et des micro-déviations apporte à cette partition, délibérément conçue à l’archaïque, une richesse insoupçonnée. Du côté d’Israelsbrünnlein, Bestion a sélectionné neuf madrigaux sur les vingt-six que compte le recueil, et les a donc intercalés entre les divers numéros de L’Histoire de la Résurrection, créant ainsi une sorte de nouvel ouvrage cosigné Schütz et Schein. Ajoutons qu’il a redistribué l’instrumentation chez Schütz, initialement conçue pour quatre violes mais qui bénéficie grandement de l’apport des cornets et sacqueboutes – pour un subtil jeu d’échanges de sonorités, d’une cellule musicale à l’autre. Chez Schein, la partition est originalement conçue pour les voix, sans indication d’instrumentation, mais en plein accord avec les usages de l’époque, rien n’empêchait d’affecter telle ou telle ligne, partie, cellule, à un instrument ou groupe instrumental, échangeant avec les voix selon la fantaisie des interprètes. Certains madrigaux sont donnés exclusivement à l’ensemble orchestral – qui devient un véritable orchestre à la Gabrieli –, d’autres dans un mélange des sonorités entre instruments et voix. L’auditeur l’aura compris, voilà un album réellement enthousiasmant, certes très inhabituel et original, mais extraordinairement réussi. Précisons que l’acoustique exceptionnelle de la Chapelle royale du château de Versailles ajoute encore au mystère sonore de l’enregistrement. © SM/Qobuz« [...] Une fois passées quelques minutes d'adaptation à l'allemand peu idiomatique du récitant, force est de constater que la magie opère : les chœurs des Fontaines d'Israël placés entre les récits évangéliques de la Résurrection agissent comme les chorals d'une Passion. Quant à la prestation du chanteur libanais Georges Abdallah, elle envoûte par son sens du sacré et de l'ornementation. Bien qu'inscrites dans la mouvance de la Réforme luthérienne, ces partitions accusent une forte influence italienne [...] La ferveur communicative de La Tempête nous emporte dans son tourbillon pour ne plus vous lâcher ! » (Classica, septembre 2018 / Jérémie Bigorie)
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Classique - Paru le 23 février 2018 | Audax

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Au XVIIIe français, nombre de nouveaux compositeurs développèrent plus largement la « musique pure » et non plus seulement la musique vocale, sacrée d’une part, lyrique de l’autre. Ces nouvelles œuvres s’adressaient en premier lieu aux grands amateurs, plus particulièrement les clavecinistes en salon. D’où donc ces titres de « pièces de clavecin avec accompagnement de violon », car en effet on peut à la rigueur se passer de la partie de violon, qui par ailleurs n’est pas d’une véritable difficulté virtuose. Il en résulte bien sûr que la partie de clavecin n’est pas un simple continuo mais bel et bien écrite comme une pièce de clavecin, elle, plus proche du virtuose – mais un claveciniste amateur de niveau moyen s’en tirera toujours, là où un violoniste amateur de niveau équivalent tirerait seulement d’affreux miaulements de son instrument ! Tous les compositeurs ici présentés sont nés entre 1705 et 1720, et morts entre 1770 et 1799 – certains donc bien après Mozart. Lorsqu’il publia en 1740 ses Pièces de clavecin en sonates avec accompagnement de violon, Mondonville faisait office de précurseur – même les Pièces de clavecin en concert de Rameau, pourtant largement son aîné, datent de l’année suivante. En 1742, Corrette suivait avec ses propres pièces Sonates pour le clavecin avec accompagnement de violon, l’année suivante Clément publiait ses Sonates en trio pour un clavecin et un violon – la partie de violon y est plus développée sans doute que chez ses prédécesseurs. En 1745, Guillemain montait la difficulté de plusieurs degrés avec ses Pièces de clavecin avec accompagnement de violon où le violon, très italianisant, devient indispensable et n’a d’ailleurs rien d’un simple accompagnement – « truc » d’éditeur pour rendre la partition plus attirante auprès des amateurs ? – tandis que le clavecin devient quasiment virtuose. En 1747, c’est au tour de Marchand avec ses Pièces de clavecin avec accompagnement de violon, hautbois, violoncelle ou viole : le compositeur ratisse large ! En 1748, c’est au tour de Balbastre d’entrer dans la ronde des chambristes, comme quoi la mode était désormais solidement ancrée. Le dernier de notre liste est Duphly qui dans son Troisième livre de clavecin offrait la possibilité d’ajouter une partie de violon, sans doute plus adaptée aux amateurs de niveaux divers. Le claveciniste Philippe Grisvard est un habitué du Poème Harmonique, du Chamber Orchestra of Europe, des Nouveaux Caractères et de tant d’autres grands ensembles baroques et classique à travers la planète ; tandis que le violoniste Johannes Pramsohler a fondé en 2008 l’Ensemble Diderot, et exerce ses talents en tant que violon solo du King’s Consort, du Concert d’Astrée ou de l’ensemble baroque Concerto Melante qui en est issu. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 2 février 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Preis der deutschen Schallplattenkritik
Andrew Manze a commencé sa carrière musicale comme violoniste baroque, avec l’Amsterdam Baroque Orchestra puis l’Academy of Ancient Music et le English Concert. Ce n’est que plus tard qu’il s’est penché sur les répertoires moins anciens, du romantisme jusqu’aux partitions modernes, à la tête d’orchestres classiques non-baroques. À la tête de l’Orchestre de la radio Hanovre, il nous offre une lecture tout en délicatesse, en transparence et avec un souci de respect de la partition de Mendelssohn qui fait ressortir mille et un détails. L’auditeur aura sans doute la sensation d’entendre pour la première fois l’Italienne de Mendelssohn, ou au moins de découvrir une version originale oubliée : que nenni, c’est exactement la partition que l’on connaît, ou que l’on croyait connaître. Quant à la Symphonie « Réformation », elle est ici conçue non pas comme un indigeste mammouth réformé mais comme une fine trame orchestrale de toute beauté. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 2 février 2018 | Genuin

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
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Concertos pour clavier - Paru le 26 janvier 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
« Voici un couplage original qui associe deux œuvres dissemblables que cinq années séparent. D'un côté, le volubile et héroïque Concerto n° 25 (1786) à la solide charpente symphonique, de l'autre le Concerto n° 27 (1791) au climat serein, surligné par une orchestration légère. Après quelques enregistrements mozartiens, notamment les remarquables Concertos n° 21 et n° 24 avec le Sinfonia Varsovia, le pianiste polonais confirme avec ce nouvel album qu'il appartient à la lignée des grands musiciens capables de maîtriser l'art du clavier et de la direction d'orchestre. [...] Ces interprétations éblouissantes renouvellent notre écoute de ces œuvres pourtant si connues et se placent au côté des grands témoignages, comme ceux d'Anda (DG), Brendel (Philips)... [...] » (Classica, février 2018 / Jean-Noël Coucoureux)
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Extraits d'opéra - Paru le 12 janvier 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Preis der deutschen Schallplattenkritik - 5 étoiles de Classica
Bon, cet album s’adresse non seulement aux amateurs de voix de contre-ténor – Franco Fagioli étant, en la matière, l’une des stars sur le marché – mais également aux amateurs d’airs d’opéras de Haendel et aux inconditionnels d’orchestres baroques, en l’occurrence l’ensemble Il Pomo d’Oro. Toutes ces conditions étant réunies, l’enregistrement lui procurera alors tous les frissons que promettent de grands tubes comme Ombra mai fu de Serse ou Cara sposa de Rinaldo, mais aussi nombre de raretés non moins intéressantes mais qui auront la vertu d’explorer des moments moins rebattus du « Caro Sassone ». Car Ariodante, Partenope, Imeneo ou Oreste (l’album couvre systématiquement toute la période créatrice lyrique du compositeur) ont eux aussi leurs très grands moments, des airs d’une totale originalité – souvent chargés de surprises instrumentales comme Haendel savait si bien les ménager. Amateurs, si les trois conditions sont remplies – ou si avez quelque curiosité quant à des choses très bien faites –, foncez. © SM/Qobuz« [...] Franco Fagioli fait rapidement tomber toute résistance pour marquer de sa griffe personnelle ces pages comptant parmi les plus rebattues grâce à une technique d'acier et un timbre voluptueux. On ne sait qu'admirer en premier, du galbe de la ligne ("Ombra mai fu" superbement tenu) à l'articulation congrue des vocalises où s'immisce l'expression des affects ("Agitato da fiere tempeste", de Oreste), du large éventail dynamique (pianissimos aux limites de l'audible, forte héroïque) [...] Puisse le disque nous donner prochainement à entendre cette fine équipe dans un opéra intégral ! » (Classica, février 2018 / Jérémie Bigorie)
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Intégrales d'opéra - Paru le 12 janvier 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles de Classica - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Jusque récemment, Germanico in Germania de Porpora est resté caché dans les sous-sols de poussiéreuses bibliothèques, hormis pour une petite poignée d’arias que l’on donnait de-ci, de là. Pourtant, de son vivant, Porpora était aussi renommé comme professeur de chant (l’un de ses disciples n’est autre que Farinelli) que comme compositeur, de sorte que l’on ne s’étonnera pas que cette partition soit un véritable festival de feux d’artifice vocal, tout à fait digne d’être ressuscité. En tant que compositeur, sa réputation se répandit rapidement à travers l’Italie, en particulier à Venise où il fut maestro delle figlie at the Ospedale degli Incurabili – maître des filles de l’Hôpital des Incurables – de 1726 à 1733, puis à Rome où il créa Germanico in Germania en février 1732. Dans la Ville éternelle, sur ordre papal, les opéras ne devaient être chantés que par des hommes ; et sa distribution d’alors fut un événement de stars du gosier. Selon toute évidence, le compositeur aimait à solliciter ses chanteurs à l’extrême de leurs capacités virtuoses, de sorte qu’il utilisa tous les trucs, toutes les vacheries vocales possibles et imaginables. Le rôle de Germanico était chanté par le très expérimenté castrat Domenico Annibali, tandis que les rôles travestis (qui chantaient les rôles féminins) étaient confiés à des chanteurs plus jeunes en début de carrière. Pour cet enregistrement, bien sûr, point de castrats ni de travestis. La vedette Max Emanuel Cencic prend le rôle de contre-ténor, tandis que les rôles de dames sont tenus par des dames, dans une éblouissante distribution, accompagnée par l’exemplaire Capella Cracoviensis que mène Jan Tomasz Adamus. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | belvedere edition

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