Les albums

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Symphonies - Paru le 27 octobre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Record of the Month - Diapason d'or / Arte - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Un album, une symphonie : on se croirait revenu au temps du Long Play, à l’époque des Mravinsky, Doráti, Markevitch, Karajan et de nombreux autres interprètes ayant marqué la discographie de la dernière symphonie de Piotr Ilitch Tchaikovski. La couverture semble aussi le confirmer, elle rappelle d’anciennes couvertures RCA des années cinquante et soixante. Sony Classical, soutenant à fond le chef gréco-russe dans ses volontés artistiques, n’hésite pas à publier un album d’environ quarante-cinq minutes – ils avaient fait mieux avec le précédent Sacre du printemps (2015), qui avait reçu les lauriers de la presse. Ici, Teodor Currentzis poursuit donc son exploration du monde tchaïkovskien, avec la Pathétique, en accusant les contrastes dynamiques, par des moyens parfois naturels ou parfois plus techniques (Adagio lamentoso), pratiquant ainsi des méthodes plus spécifiques aux productions pop. Il exploite le caractère volontiers sombre de l’œuvre, et avant même l’énergie rythmique, cherche à créer des atmosphères qui ne sont pas loin d’être le plus souvent morbides. Pour les discophiles, cette parution est une belle occasion de réviser sa discographie, et pour tous les autres ardents utilisateurs de Qobuz une opportunité de redécouvrir ce véritable emblème du répertoire orchestral. © TG/Qobuz« Le chef grec Teodor Currentzis donne une lecture puissante mais détaillée de la Pathétique. La quintessence du drame.» (Classica, février 2018 / Philippe Venturini)
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Mélodies - Paru le 28 avril 2015 | Melodia

Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Discothèque Idéale Qobuz
Cent trois romances (l’équivalent russe de la mélodie française ou du Lied allemand), voilà ce que composa Tchaikovsky tout au long de son existence, de ses premiers chefs-d’œuvre de 1869 – dont Non, seul celui qui connaît qui referme l’Op. 6 – jusqu’à l’ultime et déchirant Op. 73 de la tout fin de sa vie. Certaines de ces romances trahissent le style « de salon », d’autres sont d’intimes confessions de la plus belle écriture lyrique et mélodique tchaikovskienne. Cette intégrale, concoctée par le label Melodiya, rassemble une belle phalange de chanteurs russes, parmi lesquels beaucoup de célébrités telles que Elena Obrastzova, et d’autres qu’il convient de découvrir. Tchaikovsky indispensable. © SM/Qobuz" [...] Pour le cent soixante-quinzième anniversaire de la naissance du compositeur, Melodiya a puisé dans son fonds et composé une intégrale parfaitement cohérente. [...] Les enregistrements s'étalant sur presque trente ans, on entend ici deux, voire trois générations de voix russes [...], bien soutenues par les pianistes. [...] Les grands sont donc là, qui savent s'affiner comme Elena Obraztsova, capable aussi de chanter piano même si elle aime dramatiser, avec un Non, seul celui qui connaît de Mignon très nuancé en conclusion de l'Opus 6, la plus subtile Irina Arkhipova, magnifique dans Déception de l'Opus 65, irrésistible dans Le Coucou des Enfantines. [...] Et il faut redécouvrir Tamara Milachkina, qu'éclipsa une certaine Vichnievskaïa : écoutez le timbre, la ligne, dans Le premier rendez-vous de l'Opus 63. [...] Un seul regret [...] à l'écoute de cette somme, la référence des Romances de Tchaikovsky : l'absence des textes [...]. (Diapason, décembre 2015 / Didier Van Moere)« [...] C'est une plongée fascinante dans un univers de souffrance et de détresse, où les élans de confiance sont vite étouffés dans la torture du doute ou le pathos du désespoir. Une autre raison de nous précipiter sur ces disques est que Melodiya a réuni les enregistrements historiques effectués par les plus grands chanteurs des meilleures années du Bolchoï. Ne manque que Galina Vichnevskaïa, exclue de l'URSS en 1974. Mais les autres artistes ! Quelles voix merveilleuses aussi ! On aura la révélation des sopranos Milachkina, Fomina, Issakova, Tougarinova, voix qui s'épanchent somptueusement, voix confinées en URSS par la guerre froide et qui viennent tardivement nous enflammer. Du côté des hommes, même abondance de talents [...], surtout le ténor Lissovski à qui sont dévolus le plus grand nombre de romances. L'immense ténor Sergueï Lemechev, le meilleur Lenski jamais entendu, excelle dans le sublime Nuits folles, Op. 60. Aucune de ces œuvres, malgré leur brièveté, n'est secondaire. Chacune est un microcosme où Tchaïkovski condense ce qui pèse sur son cœur. » (Classica, février 2016 / Dominique Fernandez)
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Classique - Paru le 1 janvier 2015 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Pourquoi l’ultime opéra de Tchaikovsky, Iolanta, n’est-il pas aussi célèbre que Eugène Oneguine ou La Dame de Pique ou La Pucelle d’Orléans ? C’est pourtant du plus sublime Tchaikovsky, celui de la toute dernière période – 1892, en l’occurrence –, avec des airs à tomber à la renverse, une orchestration somptueuse et des scènes à couper le souffle. Serait-ce par hasard le livret, un peu moins puissant sans doute que celui des autres œuvres citées ? On pardonne pourtant à Verdi l’ânerie du livret du Trouvère ou à Puccini la gnangnantise de celui de Madame Butterfly. Mais peut-être, trop habitué aux féroces drames à la Pouchkine, trouve-t-on que le livret de Iolanta, concocté par le frère de Tchaikovsky, est un peu fleur bleue ; en effet, l’œuvre se termine sur un véritable happy end digne d’un ballet de Noël : la princesse, aveugle de naissance, retrouve la vue, les mariages de convenance arrangés par le roi René, bien qu’ils n’arrangent pas du tout les héros, sont annulés à la faveur de mariages d’amour, bref, pour une fois c’est le bonheur auquel Tchaikovsky ne nous avait pas habitué. Or la musique de Tchaikovsky à l’opéra, on l’aime dans la veine de la Sixième symphonie ; pathétique, ample, terrible, tragique, désespérée, épique. Certes, cette veine tchaikovskienne est sublime, mais Iolanta n’en est pas moins un chef-d’œuvre totalement superbe qu’il serait bien dommage de laisser passer à la trappe. Détail amusant, l’opéra fut créé lors d’un spectacle dont la première partie était Casse-noisette du même Tchaikovsky... ballet de Noël ! Véritable faire-valoir, la voix et l'interprétation d’Anna Netrebko sauront convaincre les éventuels esprits rétifs. Considérée comme la plus grande soprano lyrique actuelle, elle semble avoir trouvé le rôle de sa vie avec Iolanta dont on dit qu'il serait son préféré et dont elle sait traduire tous les sentiments. (SM)

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