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Les albums

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Messes, Passions, Requiems - Paru le 5 avril 2019 | Rondeau

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Evangéliste majeur depuis ses années auprès de Karl Richter, Peter Schreier prit le parti dès 1988 de chanter et diriger tout à la fois la Passion selon saint Jean. L’enregistrement réalisé alors pour Philips est un sommet de la discographie, distingué par un Diapason d’or glorieux. [...] Que reste-t-il trente ans plus tard de cette fièvre ? [...] La tension du discours, la projection visionnaire, voire horrifique, et la ferveur poignante qui soude la nouvelle équipe suivent le chemin périlleux tracé en 1988, mais parcouru avec un peu moins de charisme cette fois. D’abord parce que Schreier ne chante pas. [...] Tableau mitigé mais toujours saisissant et cohérent pour ce live de février 2018 à Saint-Thomas. [...] » (Diapason, juillet-août 2019 / Jean-Luc Macia)
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Musique de chambre - Paru le 29 mars 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La recette est sans faille. Prenez les meilleurs instrumentistes français à vent d’aujourd’hui. Mélangez-les avec cet inlassable curieux qu’est leur ami pianiste Eric Le Sage et vous obtiendrez cet album splendide, dont l’un des principaux mérites est de nous donner une interprétation très subtile et engagée de l’admirable Quintette pour piano et vents Op. 8 qu’Albéric Magnard composa en 1894 et qui fut créé à Bruxelles l’année suivante. C’est une pièce pleine d’un irrésistible charme juvénile. Même si l’écriture n’est pas encore aussi complexe et achevée que dans les œuvres suivantes (notamment dans les Symphonies No. 3 & No. 4), on ne peut qu’être conquis par la transparence du traitement instrumental et par le singulier mélange de joie et de mélancolie qui s’en dégage. Le reste du programme, passionnant, pose la question de la modernité d’une oeuvre face à son temps. À celle fin de siècle de Magnard est confronté le langage du jeune Darius Milhaud (grand admirateur de Magnard) pour la génération suivante, comparé lui-même au style d’André Jolivet. Notre époque n’est pas en reste avec deux compositeurs aussi différents dans leur style que Philippe Hersant et Thierry Escaich, qui répondent ici à la commande des musiciens de cet enregistrement qui sont aussi les protagonistes du festival « Musique à l’Empéri », un rendez-vous estival, autant que musical et amical, bien connu dans le Sud de la France. À ces compositeurs français, les cinq brillants musiciens à vent que sont Emmanuel Pahud à la flûte, François Leleux au hautbois, Paul Meyer à la clarinette, Radovan Vlatkovic, au cor et Gilbert Audin au basson tendent un miroir au Danois Carl Nielsen dont le beau Quintette Op. 43, composé en 1922, est depuis bien longtemps au répertoire des quintettes à vent du monde entier. © François Hudry/Qobuz
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Chœurs sacrés - Paru le 21 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Excellente idée que voilà : présenter des œuvres chorales sacrées du XXe siècle français, précédées des antiennes ou répons grégoriens qui leur ont servi de base, de près ou de loin. Duruflé et Poulenc, tous deux profondément impliqués dans la vie et/ou la musique religieuse à divers titres, ont confié quelques-unes de leurs pièces les plus émouvantes au chœur a capella ; on entendra donc les Quatre motets sur des thèmes grégoriens (1960) de Duruflé, un ouvrage qui ne peut que faire regretter que le compositeur nous ait légué si peu d’œuvres. Ce sont ensuite les Quatre motets pour un temps de pénitence de Poulenc (1939), datant du début de sa veine religieuse et sacrée – après les Litanies de la vierge noire et la Messe, un retour au « sérieux » pour ce compositeur longtemps plongé dans les orgies (sonores, s’entend) de la frénésie de l’entre-deux-guerres et qui, comme tout un chacun, sentait sans doute les noirs et bruns nuages s’amonceler sur l’Europe. L’alternance entre grégorien et XXe siècle français offre à chaque fois une sorte de « remise à zéro » de l’oreille, tout à fait bienvenue. L’album se referme avec Messiaen, en l’occurrence O sacrul convivium de 1937, une des trop rares œuvres chorales a capella du compositeur qui, après 1950, ne recourut plus jamais au format de chœur sans accompagnement. Dommage… L’ensemble estonien Vox Clamantis, formé initialement au chant grégorien, évolue désormais dans toutes les sphères chorales, avec une excellence qui se confirme d’album en album. © SM/Qobuz
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Récitals vocaux - Paru le 14 septembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
"Trouver du plaisir dans la méditation même de ce qui cause ses peines" : ainsi pourrait se définir la thématique de cet album à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Madrigaux italiens et anglais y côtoient motets ou répons des Ténèbres… Dans l’ancienne théorie des passions, l’humeur mélancolique présidait à la spéculation intellectuelle et à la création artistique. Cette poésie mélancolique a nourri inlassablement la création musicale de la fin de la Renaissance, que Geoffroy Jourdain nous livre à la faveur de ce premier enregistrement pour harmonia mundi. © harmonia mundi« [...] Les Cris de Paris sont répartis au fil des plages en différents groupes de madrigalistes, alternant parfois avec un petit ensemble de violes. [...] Passionnante, l’anthologie mêle des compositions polyphoniques de la fin de la Renaissance, tant profanes que sacrées, italiennes qu’anglaises, sur des poèmes d’inspiration atrabilaire et au langage musical hardi. [...] Jourdain sait assortir harmonieusement, dans la trame contrapuntique, des voix aux couleurs très différenciées, cristallines ou plus ténébreuses, au vibrato plus ou mois marqué. Et toujours il imprime une forte direction au discours et aux mots [...]. Le programme est malicieusement ponctué par des interludes instrumentaux aux sonorités mystérieuses, mêlant violes, cornet et serpent : une séduisante diversité sonore intelligemment mise au service d’un répertoire aussi exigeant que fascinant. » (Diapason, novembre 2018 / Denis Morrier)
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Violon solo - Paru le 25 mai 2018 | LSO Live

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Une fois n'est pas coutume, le violon solo d'un grand orchestre symphonique signe une intégrale des Caprices. Si certains virtuoses privilégient le spectacle pyrotechnique, d'autres préfèrent souligner les beautés mélodiques. Roman Simovic, leader très apprécié du LSO, trouve un équilibre original entre les deux tendances. Sa vision repose sur une intonation immaculée et une formidable autorité du bras droit. Il prend son temps en faisant pleinement chanter chaque thème. [...] Crépitement du staccato, justesse absolue des octaves comme des dixièmes, pureté des harmoniques, puissance des doubles cordes, tout démontre ici une maîtrise de très haut vol. [...] Simovic signe [...] la version sans doute la plus lyrique de l'histoire de ces Caprices. [...] » (Diapason, septembre 2018 / Jean-Michel Molkhou)
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Piano solo - Paru le 27 avril 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Longtemps délaissée, la musique de Sergeï Lyapunov semble susciter un regain d’intérêt, même chez les pianistes non Russes. Contrairement à Stravinski et Prokofiev qui s’ouvrirent immédiatement aux nouveautés musicales de l’Occident, en particulier à celles de Debussy et de Ravel, Lyapunov, comme Rachmaninov et Arensky, a conservé un romantisme national sans trop se soucier des nouvelles tendances prises par la musique. Écrites entre 1897 et 1905 avant son exil parisien à la suite de la Révolution d’octobre, les 12 Études d’exécution transcendante représentent non seulement un hommage à Franz Liszt mais la continuation-même du projet lisztien qui prévoyait d’en composer vingt-quatre, en choisissant les tonalités selon le cycle des quintes. Il ne s’agit nullement d’un pastiche, car Lyapunov écrit une œuvre très personnelle, d’une redoutable virtuosité héritée à la fois de Liszt et de Balakirev, tout en utilisant des formules mélodiques tirées du folklore russe et même de certains de ses confères comme Borodine (Étude n° 10). Pour faire vivre ces pièces au-delà de la pure virtuosité qu’elles requièrent, il faut des interprètes imaginatifs, ce qui est le cas de l’excellente pianiste japonaise Etsuko Hirose. Munie d’un enseignement qui lui permet de jouer le Concerto n° 26 de Mozart à l’âge de six ans, elle vient ensuite travailler en France avec Germaine Mounier, Bruno Rigutto et Nicholas Angelich. Elle bénéficie plus tard des conseils d’Alfred Brendel. Nelson Freire comme Martha Argerich sont éblouis par la puissance de son jeu et sa personnalité de feu. Ce nouvel album pour le label Mirare, avec qui elle collabore depuis plusieurs années maintenant, confirme les affinités de Etskuko Hirose avec la musique de piano russe, après un premier album (déjà chez Mirare) comprenant des œuvres de Glinka et Balakirev ainsi que le très beau programme à quatre mains et deux pianos réalisé avec Cyprien Katsakis pour Piano21, où ils défendaient ensemble d’ébouriffantes transcriptions de ballets russes. © François Hudry/Qobuz
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Symphonies - Paru le 20 avril 2018 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les quatre symphonies de Pärt s’étalent sur une période de quelque quarante-cinq ans, entre 1964 et 1966 respectivement pour les deux premières, 1971 pour la troisième et carrément 2008 pour la quatrième. Ses premiers pas dans le monde de la symphonie restaient teintés de dodécaphonisme, même si Pärt ne refusait pas les éventuelles apparitions de pôles de tonalité au « hasard » des rencontres entre notes et des harmonies consonantes qui en résulteraient ; mais le propos reste encore très attaché à un principe moderniste, tout en explorant au passage les formes anciennes du prélude et fugue, ou encore de la polyphonie. Avec la Deuxième se refermait la période avant-gardiste de Pärt. À partir des années 1970, Pärt révisa entièrement son langage, se pencha sur la musique médiévale et religieuse, de sorte que sa Troisième Symphonie jette aux oubliettes le dodécaphonisme et toutes ses théories, développant à la place un idiome tonal, mélodique, modal surtout (les anciens modes d’église, en l’occurrence). Enfin, dans le sillage de cette révolution personnelle, Pärt se lança dans le « tintinnabulum » dont procède la Quatrième Symphonie, conçue pour cordes, harpe et percussion : un ample monde de méditation, planant, irréel, impalpable, fondamentalement tonal, dans lequel les évolutions d’un phénomène à l’autre se font dans une intense lenteur qui permet à l’auditeur de goûter chaque moment. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 mars 2018 | Challenge Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Suite et fin de la belle intégrale des symphonies de Prokofiev sous la direction du chef américain James Gaffigan. Elles sont sept, et même huit, puisque ce dernier album nous gratifie de la seconde version de la Quatrième Symphonie dans sa rédaction de 1947. Ce n’est que justice, car, en reprenant en 1947 sa brève symphonie de 1930 écrite pour l’Orchestre Symphonique de Boston, Prokofiev compose pratiquement une œuvre nouvelle, même s’il utilise dans les deux rédactions des matériaux thématiques provenant de son ballet Le Fils prodigue écrit pour Diaghilev qui avait refusé certaines parties de la partition. C’est après le succès de sa Cinquième Symphonie que l’auteur entreprit de réviser la Quatrième qui n’avait guère eu de succès en Union Soviétique. Se prenant au jeu, il réécrit une nouvelle œuvre, de trente-cinq minutes plus longue, en lui donnant un nouveau numéro d’opus, créant ainsi la confusion, car il eût été plus simple et logique de lui donner un autre numéro. Mais c’était compter sans la politique et les jalousies, car Prokofiev est banni des salles de concert sous les accusations fallacieuses de « formalisme ». L’œuvre révisée ne sera pas jouée en Union Soviétique avant 1957, bien après la mort de l’infortuné compositeur qui était pourtant revenu vivre dans son pays en 1936 par pure idéalisme. Ce n’est que très récemment, avec Neeme Järvi et Valery Gergiev, que les deux versions de la Quatrième Symphonie font désormais partie du corpus complet. Comme pour le reste de son intégrale, James Gaffigan donne des 2e et 4e (Op. 112) Symphonies, une vision puissante mettant en valeur la richesse de timbres et la précision de l’Orchestre Philharmonique de la Radio néerlandaise dont il est le directeur musical. L’énergie débordante des célèbres rythmes motoriques de Prokofiev n’exclue pas un certain mystère et de réels moments de rêverie. © François Hudry/QOBUZ/mars. 2018
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Piano solo - Paru le 23 février 2018 | Fuga Libera

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Pour son quatrième opus sur le label Fuga Libera, le pianiste et pianofortiste Piet Kuijken, professeur au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles et au Conservatoire d’Anvers, propose un programme autour de Ludwig van Beethoven. La genèse de ce double album part d’une démarche artistique à la fois pédagogique et musicale : quand le premier disque dévoile une interprétation de pièces telles que la Sonate « Pathétique » ou la Sonate, op. 110 sur piano historique (un Tomkison original de 1808), le deuxième vous invite au jeu de la comparaison sur piano moderne de pièces de même ampleur – la Sonate No. 23, « Appassionata » ou l’imposante Op. 111 parmi d’autres. Un texte signé de la main de Piet Kuijken vous invite à suivre sa démarche dans un répertoire face à deux instruments différents. Un album sensible et intéressant pour vous faire découvrir l’artiste sous toutes ses facettes ! © Fuga Libera/Outhere
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Musique de chambre - Paru le 13 février 2018 | Melodiya

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Musique de chambre - Paru le 12 janvier 2018 | Challenge Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« […] Aucune épice de jazz, aucune licence rythmique dans l’album de Raaf Hekkema. […] Le chemin « long, venteux et fascinant » qu’il a suivi jusqu’à cet arrangement des six Suites fut guidé par les conseils du violoncelliste (baroque) Roel Dieltens. […] Hekkema jubile, sur le terrain de jeu conquis par ses retouches ingénieuses et ses doigts gourmands de détails. Les relances et les réponses de cette polyphonie en trompe-l’œil se dessinent moins dans les nuances dynamiques que dans celles du phrasé, plus vif, plus laxe. « The Cello Suites played on historic saxophones », la formule a du piquant. Le velouté clair d’un Conn ténor de 1922 (BWV 1007) est un bonheur en soi […] Le grain plus complexe d’un Sax de 1932 sert les humeurs de la BWV 1008. Un soprano Elimona de 1991, un alto Conn de 1928, un Buescher de 1927 […], enfin un alto plus canaille de Buffet-Crampon, 1985, prennent la relève dans cette aventure musicale […] » (Diapason, février 2019 / Gaëtan Naulleau)
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Duos - Paru le 20 octobre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Voici une intégrale Beethoven, passionnante et déroutante, portée par le plus improbable des duos. Lui, c'est le violoncelliste autrichien Valentin Erben, soixante-douze ans, cofondateur du Quatuor Berg au sein duquel il joua trente-huit ans, fit dix fois le tour du monde et enregistra tout le répertoire pour quatuor ; elle, c'est la pianiste monégasque d'origine sri-lankaise, Shani Diluka, quarante et un ans, héritière de Martha Argerich, Maria-Joao Pires et Murray Perahia par la beauté de son jeu, son engagement et son brio [...]. On aurait voulu découvrir l'album à l'aveugle pour éprouver innocemment l'impression que provoque le duo, avec un piano tout en couleurs, vif, précis et d'une frémissante sensibilité, et un violoncelle intègre, fermement conduit et, de prime abord, passablement terrien. Beethoven façon La Belle et la Bête. Le contraste interpelle et fait tendre l'oreille. [...] (Diapason, janvier 2018 / Martine D. Mergeay)
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Piano solo - Paru le 13 octobre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
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Musique concertante - Paru le 1 septembre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
La précédente livraison du Festival de Lugano 2015 était particulièrement riche, avec nombre de moments choisis particulièrement exaltants (Trio de Brahms, Sonate à deux pianos de Poulenc). Le Festival 2016 verrait quant à lui un grand moment, l'immense Martha avait décidé de jouer sur scène, pour la première fois depuis plus de trente ans, Gaspard de la nuit de Ravel. Elle angoissait à l'idée de se mesurer à sa propre réussite d'il y a quarante ans - elle avait enregistré en 1974 pour Deutsche Grammophon un LP Ravel regroupant Gaspard, la Sonatine et les Valses nobles et sentimentales, resté dans toutes les mémoires, même s'il bénéficiait d'une prise de son décevante. Sur le vif, c'est évidemment toute la magie d'une sonorité qui se dévoile pleinement, et la permanence d'une vision. Le ton véritablement hanté du Gibet marque durablement, l'esprit feux follets de Skarbo éclate littéralement, quand Ondine, totalement lumineuse, crie ses réminiscences lisztiennes et se souvient tout autant d'Une barque sur l'océan écrite quelques années auparavant. La suite des témoignages de ce Festival de Lugano 2016 est tout aussi variée à qu'à l'habitude. On commencera par la rareté de répertoire que demeure le Concerto pour violon de Busoni, en ré majeur (comme ceux de Beethoven, Brahms, Tchaikovsky), portant lui aussi le numéro d'opus 35 (comme ceux de Tchaikovsky, Korngold) sous l'archet engagé de Renaud Capuçon. Côté deux pianos, un classique du répertoire Argerich, la Sonate pour deux pianos K. 448 de Mozart qu'elle aime régulièrement jouer avec ses amis depuis quelques années, ici avec Sergey Babayan. Sans oublier le très sincère Trio avec cor de Brahms avec le trio Capuçon, Angelich & Guerrier (en 2015, une version sans cor était inoubliable), ou surtout la Sonate de Bach par Martha Argerich et Tedi Papavrami, qui pourrait nous faire oublier de ne pas avoir par ce duo les cinq autres oeuvres écrites de Bach pour la même formation. On ne pourra pas une fois de plus passer sur le moment trop court du duo Tiempo & Lechner, toujours aussi excitant, ici dans deux danses de Falla. Durant cette édition 2016, Argerich jouait également le Concerto en sol majeur de Ravel. Peut-être pas sa version la plus extraordinaire, mais écouter ses phrasés, ses accents, ses nuances si personnelles dans l'Adagio assai demeure toujours une source d'émotion rare. Puisse ce festival de Lugano ressusciter dans quelques années avec la participation de généreux mécènes nostalgiques de tous ces moments incomparables. © PYL
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Concertos pour clavier - Paru le 11 août 2017 | audite Musikproduktion

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
On trouvera ici Nelson Freire en 1966, âgé de vingt-deux ans pour ses « débuts » radiophoniques allemands (en l’occurrence la RIAS de Berlin), dans un répertoire quelque peu inhabituel : les Pièces lyriques de Grieg, assez éloignées de toute notion de virtuosité, puis quelques moments de Liszt parmi les plus éclatants – la Rhapsodie hongroise n° 5 que le compositeur avait lui-même appelée « Héroïde-élégiaque », et celle qui circule sous le nom légèrement plus sobre de Preludio. Vingt ans plus tard, toujours à Berlin mais en 1986, le même Freire donnait le Second Concerto de Saint-Saëns, accompagné du Radio-Sinfonieorchester Berlin devenu entre-temps le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, que dirigeait Ádám Fischer ; il s’agit d’un concert radiophonique capté en public et diffusé en direct, donc aucune tricherie possible – non pas que Freire, d’ailleurs, soit un grand adepte du traficoton. Ce sont là de fascinantes archives qui montrent le pianiste brésilien déjà en pleine possession de ses phénoménaux moyens à vingt-deux ans, et en belle maturité pourtant toujours juvénile et enjouée dans Saint-Saëns. © SM/Qobuz
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Opérette - Paru le 9 juin 2017 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Ah, voilà qui change radicalement des sempiternelles « redécouvertes » d’un n-ième navet de bel canto : il s’agit ici un bijou absolu signé Louis Beydts pour la musique, Sacha Guitry pour le livret, intitulé rien moins que La Société Anonyme des Messieurs Prudents (S.A.D.M.P.). Nous sommes le 3 novembre 1931, Sacha Guitry a concocté à l’adresse de son épouse Yvonne Printemps une immense fantaisie théâtrale comprenant rien moins que « six pièces et un opéra-bouffe », car en ces temps on n’avait pas peur de soirées longues, très longues ! Le couronnement de l’événement est l’opéra-bouffe de Beydts et Guitry, La S.A.D.M.P. qui met en scène quatre messieurs d’âges très divers qui se rencontrent sur le palier d’une dame dont ils croyaient jusque là être les seuls à bénéficier des faveurs. La dame – chantée par Yvonne Printemps – finit par se mettre aux enchères et l’arrangement final est que les messieurs se partageront la dame selon un prorata hebdomadaire, dans le cadre d’une Société anonyme… celle des messieurs prudents. Une musique truculente, tirée à quatre épingles, orchestrée à merveille, bourrée d’ensembles d’une extraordinaire tenue polyphonique, sert d’écrin au texte osé de Guitry qui, peut-être, a voulu ainsi faire comprendre à la belle Yvonne qu’il n’ignorait pas qu’elle avait déjà une affaire en cours avec Pierre Fresnay, rencontré quelques mois plus tôt, et avec qui elle finirait par s’échapper. Cela dit, l’une des petites scènes précédentes dans la soirée donnait la vedette à la jeune et pimpante Jacqueline Delubac sur qui Guitry avait déjà, disons, des vues, d’autant qu’il l’épousera peu après que Printemps l’ait quitté pour Fresnay. La musique de Beydts s’inscrit dans la très grande tradition de l’opérette à la française telle que défendue par André Messager (son maître, soit dit en passant), Reynaldo Hahn, Claude Terrasse ou encore le Honegger du Roi Pausole ; Honegger, justement, qui écrira « Je ne connais personne qui ait au même degré que Louis Beydts le respect de la facture musicale. Pour lui une œuvre d’art, qu’elle soit symphonie ou simple mélodie, est un objet rigoureusement délimité dans sa forme ... Que l’on écoute la ligne mélodique, les subtiles modulations, le raffinement sobre de l'harmonie, qui caractérisent la musique de Beydts, et l'on sentira combien il est un musicien actuel, aussi instruit que tout autre des exigences modernes, mais sachant allier une rigoureuse discipline à grâce et la science de l’esprit. » Beydts et Guitry continueront leurs aventures avec quelques autres perles comme celle-ci, tandis que le compositeur se taillera aussi une solide réputation dans le monde de la musique de cinéma, avec des chefs-d’œuvre tels que La Kermesse héroïque. L’Orchestre d’Avignon-Provence, les cinq chanteurs – Thomas Dolié, Mathias Vidal, Jérome Billy, Dominique Côté incarnant les quatre sociétaires et Isabelle Druet l’actif principal de société en question – s’en donnent manifestement à cœur joie. Pour compléter l’ouvrage, assez court – moins d’une heure –, on pourra entendre Hue! du même Beydts, qui servait de musique de scène pour l’une des pièces de la soirée du 3 novembre 1931. Louis Beydts, un compositeur français à remettre, enfin, à l’honneur. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 août 2013 | Piano Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
Piano Classics célèbre le bicentenaire de Charles-Valentin Alkan ! Le label partage son enthousiasme et sa passion pour ce génie du piano, en présentant des artistes capables de rendre justice aux difficultés colossales de sa musique. Sur ce deuxième volume, le jeune virtuose italien Vincenzo Maltempo joue le fameux Festin d'Esope, les rares Trois Morceaux dans le genre Pathétique, l'Ouverture en style quasi-orchestral, et la diabolique Sonatine. Grandiose !
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Classique - Paru le 21 avril 2017 | Universal Music Classics

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Classique - Paru le 7 avril 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
« [...] Loin de la densité des quatuors à cordes de la maturité, le présent programme nous mène dans un univers d'agrément, de légèreté et de poésie entre les œuvres de jeunesse (Trio WoO 37) et le tout début du XIXe siècle (Sonate pour cor) à l'exception d'un duo postérieur d'origine incertaine. À ces originaux s'ajoutent deux œuvres (Trio op. 87 et Variations) initialement écrites pour trio de hautbois et cor anglais dont la transcription pour clarinette, hautbois, basson accentue le relief et la transparence, soulignée par les somptueuses sonorités des interprètes. Indéniable est le charme du Duo pour clarinette et basson, à l'Allegro sostenuto préromantique et au thème enjoué [...] Les sonorités et la connivence des Vents français s'affirment tout autant dans ces pièces que dans les exquises Variations sur "La cidarem la mano" nous rappelant combien les instruments à vent étaient appréciés du vivant de Beethoven, quand son Septuor pour vents et cordes était alors l'une de ses œuvres les plus en vue.» (Classica, juin 2017 / Pascal Gresset)
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Classique - Paru le 24 mars 2017 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Celui qui a entendu ma musique, celui-là doit se faire libre de toutes les misères humaines. » disait Beethoven. En enregistrant les Trio Opus 1 de Beethoven plus de deux cents ans après leur création, Le Trio Leos avait bien sûr le désir de s'inscrire dans cette longue tradition de conservation et de questionnement des grandes œuvres de l'histoire de la musique. Beethoven voulait abolir les frontières temporelles. Sa modernité d’hier est une impulsion, une force germinatrice toujours disponible. Christophe Hache, musicien de toutes les cultures (classique, jazz, musiques actuelles), témoigne dans Désinstallation de cette onde de choc originelle. Sa pièce, construite sur le thème du finale du deuxième trio, est à la fois résonance et amplification de l’énergie beethovenienne. (c) Klarthe

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