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Les albums

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Ballets - Paru le 7 juin 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Après les arguments morbides du Château de Barbe-Bleue et du Mandarin merveilleux, celui du ballet Le prince de bois ressemble à une bluette de tout repos. C’est l’histoire d’un prince et d’une princesse qui finissent par trouver le bonheur après épreuves et malentendus. Le texte de Bélà Baláczs (qui avait déjà fourni l’histoire de Barbe-Bleue) permet toutefois à Bartók d’apporter à sa musique une dimension panthéiste d’une grande intensité expressive et d’une richesse de couleurs exprimant le pouvoir mystérieux du monde de la nature où forêts et rivières prennent vie. Bartók convoque un orchestre symphonique très fourni avec les bois par quatre, deux saxophones, des cuivres en abondance et une importante percussion. Certains auteurs décèlent de nombreuses influences dans cette partition qui est pourtant du pur Bartók avec une carrure rythmique qui lui est si typique et des tournures harmoniques provenant de la musique populaire hongroise. C’est une œuvre saisissante composée en pleine guerre en 1917. Beaucoup plus connu, Le Mandarin merveilleux exprime la force du désir amoureux avec un érotisme musical proche de la pornographie. La crudité du sujet, explicitement exprimée par la fabuleuse musique de Bartók, fit scandale et amena les autorités hongroises à interdire toute représentation du ballet-pantomime. Bartók en fit alors une suite pour orchestre (présentée sur cet album) qui n’a heureusement pas édulcoré la puissance de sa partition qui se trouve juste un peu écourtée et privée du chœur en coulisses. Nommée « Chef de l’année » en 2016 par le site musical "America", la Finlandaise Susanna Mälkki est directrice musicale de l’Orchestre Philharmonique d’Helsinki, un des meilleurs de Finlande, fondé en 1882 par Robert Kajanus, compositeur et chef d’orchestre proche de Sibelius. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 5 août 2011 | Warner Classics

Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
A la tête des Berliner Philharmoniker, Sir Simon Rattle oriente sa nouvelle exploration de l'univers de Schönberg autour de la transcription du Quatuor avec piano Op. 25 de Brahms, page étonnante où le compositeur autrichien, transforme en profondeur la couleur sonore de l'original (Intermezzo), tout en y révélant des subtilités harmoniques et polyphoniques souvent masquées. Rattle en livre une interprétation d'une finesse et d'une tendresse ineffables. Extraordinaire album, complété par une vision énergique et colorée de la Kammersymphonie n°1.
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Classique - Paru le 22 mars 2019 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Pour son premier album sur La Dolce Volta, Olivier Latry s’est lancé le défi d’enregistrer la musique de Johann Sebastian Bach. Cet enregistrement réalisé sur les grandes orgues Cavaillé-Coll de Notre-Dame de Paris dont il est le titulaire depuis trente-trois ans, suscite un certain nombre d’interrogations passionnantes car selon Olivier Latry, « il faut se nourrir du passé pour se projeter dans l’avenir ». "Je voulais imaginer comment la musique de Jean-Sébastien Bach pouvait passer les siècles au-delà de toute contingence musicologique. Faire quelque chose qui soit vraiment aux antipodes de mes précédents albums, et essayer de remettre en phase l’instrument et la musique. Ma démarche met en lumière plusieurs paradoxes : le fait d’interpréter des œuvres clé du protestantisme dans l’un des lieux les plus emblématiques du catholicisme, tout d’abord, mais aussi de les restituer sur un instrument pour le moins éloigné de la facture baroque et classique. Tout cela pose en effet question. Toutefois, la plus importante interrogation demeure, à mes yeux, celle de l’authenticité en musique. Je vous avoue que ce concept me paraît bien souvent un leurre…. Jouer Bach dans ce contexte implique, donc, de trouver un nouvel équilibre afin de préserver l’esprit et la lettre de la musique. L’un ne va pas sans l’autre. Tout interprète joue avec les instruments de son temps et celui dont je dispose, ici, à Notre-Dame, est exceptionnel. Il ne peut et ne doit pas lutter contre le passé, mais au contraire l’assimiler pour mieux s’en inspirer puis trouver son chemin personnel. Ce n’est pas d’authenticité qu’il faudrait parler, mais plus sobrement, de sincérité." © La Dolce Volta
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Classique - Paru le 8 mars 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Shani Diluka nous propose d'explorer la relation filiale voire spirituelle entre Carl Philipp Emanuel Bach et Mozart. Elle explore cette relation sur piano moderne et en donne une lecture inédite avec deux œuvres enregistrées sur la copie du Walter 1790, piano préféré de Mozart. © Mirare
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Classique - Paru le 1 mars 2019 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
À la croisée du romantisme de Berlioz et de Franck, du langage wagnérien et du symbolisme du jeune Debussy, Ernest Chausson est une figure singulière de la musique française. Le Poème de l’amour et de la mer, partition unique dans le paysage musical de l’époque, certainement son chef-d’œuvre, à la fois cantate profane, monologue, cycle de mélodies, est composé entre 1882 et 1892. Dès 1886 cependant, la dernière section de la partition, Le Temps des lilas, est publiée isolément en tant que mélodie pour voix et piano. Véronique Gens enregistre ici ce cycle pour la première fois, mais elle a déjà gravé Le Temps des lilas, avec Susan Manoff au piano dans le cadre de son programme "Néère" qui « hypnotise par la justesse des couleurs, la précision allusive de chaque mot vocal », écrivait Classiquenews … Véronique Gens retrouve ici un orchestre qu’elle connaît très bien, l’Orchestre National de Lille, sous la direction de son nouveau chef, Alexandre Bloch, dont l’engagement et les premiers concerts et enregistrements font sensation. La Symphonie en si bémol majeur complète ce programme, sommet du répertoire français, jalon aussi décisif que la Symphonie en ré de Franck (maître de Chausson) selon certains ! © Outhere Music
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Piano solo - Paru le 1 février 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis au Conservatoire de Genève dans la classe de Dominique Merlet, Nicolas Stavy a également travaillé avec György Sebök et Alfred Brendel. Il propose ici un très intéressant itinéraire à travers l’abondante œuvre pianistique de Gabriel Fauré dans lequel on remarque vite deux inédits enregistrés en première mondiale, une Sonate et une Mazurka, deux œuvres datant des années d’études d’un compositeur de vingt ans, cherchant sa voie et copiant sans vergogne ses modèles dans un style parodique imitant Mozart, Haydn, Beethoven ou Chopin. Mais l’intérêt principal de ces pièces réside dans la recherche de contours mélodiques et harmoniques qui seront ceux du Fauré de la maturité. Le choix de Nicolas Stavy couvre toute la période créatrice de Fauré jusqu’à son Treizième Nocturne de 1922. On y trouve également la version pour piano seul de la Ballade Op. 19 que l’auteur joua timidement devant Franz Liszt qui encouragea le jeune homme. En à peine une heure de musique, Nicolas Stavy brosse un portrait complet et fascinant du compositeur français, de son extrême jeunesse à ses œuvres ultimes. Une véritable initiation à l’art d’un compositeur qu’on ne sait pas toujours comment aborder et qui trouve ici un de ses excellents interprètes. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 19 octobre 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
L’un des plus grands compositeurs du Baroque français, Michel-Richard de Lalande, brillait par son absence dans la discographie et ce n’est que récemment qu’il y trouve sa juste place. Glossa se réjouit de participer à cette renaissance avec cet enregistrement de trois grands motets somptueux où Olivier Schneebeli dirige Les Pages et les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles. Très influent durant le règne de Louis XIV, Lalande accapara à partir de 1680 les fonctions musicales les plus importantes de la cour. L’une d’elles consistait à composer de la musique sacrée pour la Chapelle Royale du château de Versailles. Bien que la consécration de la chapelle « définitive » n’ait eu lieu qu’en 1710, ce trio de grands motets (pièces vocales et chorales de grande dimension, avec accompagnement instrumental, se fondant généralement sur les textes des psaumes) fut conçu en pensant aux caractéristiques architecturales et acoustiques de ce nouvel espace. L’essai de Thomas Leconte, du CMBV, inclus dans le livret, situe cette musique dans son contexte historique. Nous disposons d’une information détaillée sur l’interprétation au temps de Lalande – incluant la configuration des effectifs instrumentaux ainsi que les révisions successives réalisées par le compositeur – qui a permis aux experts du CMBV de préparer méticuleusement l’enregistrement, dans la Chapelle Royale, de ces trois motets, Venite, exultemus Domino, De profundis et Dominus regnavit. À la qualité vocale de la maîtrise de cette institution s’ajoute l’art de quatre solistes experts en la matière, Chantal Santon-Jeffery, Reinoud Van Mechelen, François Joron et Lisandro Abadie, ainsi que l’environnement instrumental idéal du Collegium Marianum. © Glossa
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Piano solo - Paru le 14 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
« [...] Claire Désert a souvent montré une affinité particulière pour l’œuvre de Robert Schumann. Ceux qui ont été sensibles à la subtilité de ses Davidsbündlertänze ou de ses Bunte Blätter (Mirare) apprécieront ici la même narration contenue. [...] La sonorité chaleureuse, la transparence des plans superposés et le soin apporté aux phrasés contribuent à la réussite d’une interprétation qui, dès que c’est pertinent, recherche le ton de la confidence. [...] Même si aucune angoisse ne vient les nuancer, Claire Désert rend toutefois justice à l’onirisme de ces pages. » (Diapason, octobre 2018 / Jérôme Bastianelli)
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | La Dolce Volta

Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Grand Prix de l'Académie Charles Cros - Choc de Classica
Inséparable de l’œuvre d’Olivier Messiaen qu’il a superbement enregistrée pour Calliope au début des années 1970 sur le grand orgue Metzler de la Cathédrale Saint-Pierre de Genève et qui est ici remastérisée et rééditée par le label La Dolce Volta, Louis Thiry fut l’élève de Jeanne Demessieux au Conservatoire de Nancy et du grand André Marchal à Paris, qui est resté son modèle. Il a également suivi l’enseignement de Rolande Falcinelli au Conservatoire National Supérieur de Paris où il obtient un premier prix d’orgue et d’improvisation. Louis Thiry est ensuite titulaire à Baccarat, à Metz et à Rouen. On ne compte plus ses nombreux élèves dont le jeune Bernard-Marie Koltès, qui se passionne alors pour la musique de Bach avant de devenir l’auteur dramatique que l’on connaît, et de nombreux claviéristes tels que Benjamin Alard ou Céline Frisch. La version de Louis Thiry (dont Messiaen lui-même a écrit : « Louis Thiry est un organiste extraordinaire. Un virtuose accompli, un musicien total, dôté d'une mémoire et d'un savoir-faire sans pareil, il peut être classé parmi les héros de la musique ! ») est frappante par son inspiration grandiose et sa spiritualité intense. Il se joue de toutes les difficultés accumulées par le compositeur. Il va encore plus loin en recréant admirablement la richesse de cette musique fortement colorée et contrastée. Son secret ? Une maîtrise absolue de l’instrument, une rayonnante chaleur humaine et peut-être, avant tout, une vision émerveillée du monde qui l’entoure. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 7 septembre 2018 | Claves Records

Livret Distinctions 4F de Télérama
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Classique - Paru le 24 août 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En quoi les deux concertos pour violoncelle de Haydn – les deux seuls qu’on lui connaît jusqu’ici, même s’il en a sans doute écrit d’autres – procèdent de la « Nuit transfigurée », titre de cet album, on ne le saura pas même à la lecture du livret pourtant très intéressant, historiquement parlant. Par contre, bien sûr, La Nuit transfigurée de Schönberg, une de ses œuvres encore classiques, tonales et post-wagnériennes, voilà qui justifie le titre. Les concertos de Haydn sont joués par la magnifique violoncelliste états-unienne Alisa Weilerstein, elle-même « partenaire privilégiée » des Trondheim Soloists qui l’accompagnent ici (sans chef) et qui nous donnent la version pour orchestre à cordes du Schönberg. Considérant que Trondheim se situe au beau milieu de la Norvège, on peut imaginer que la nuit et le crépuscule – qui y règnent plusieurs mois pendant l’année, pendant la majorité de la journée – donne de belles idées de transfiguration aux musiciens ! On rappellera au passage que cet ensemble, fondé en 1988, a enregistré Les Quatre saisons avec Anne-Sophie Mutter en 1999, un véritable passeport pour la gloire internationale. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 4 mai 2018 | Challenge Classics

Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Voici le troisième album pour Challenge Classics de l’excellente pianiste d’origine israélienne Einav Yarden, qui après avoir exploré les mondes de Haydn, oun avant Beethoven et Stravinski, s’attaque à la figure la plus complexe du premier Romantisme germanique, Robert Schumann, au travers d’un répertoire d’une part assez original (Drei Fantasiestücke Op. 111, en incipit) et largement couru (Fantasie Op. 17, Waldszenen) par ses confrères. La concurrence, rude, ne doit pas pour autant vous écarter de la proposition de cette musicienne encore peu connue dans nos contrées, élève de Leon Fleisher au Conservatoire Peabody, chérie par Elisso Virsaladze et formée initialement en Israël. Ses interprétations de Schumann se distinguent par une grande volonté de clarté structurelle et des phrasés amples, annonçant parfois Brahms, plutôt que par la recherche du lyrisme ou d’une poésie doucement fébrile. © Théodore Grantet / Qobuz« Le jeu hypersensible de la pianiste israélienne s’adapte à toute la palette des états d’âme du compositeur allemand Robert Schumann. [...] Solide techniquement, d’une extrême sensibilité, son piano sied aux tourments schumanniens, à ces états d’âme fluctuants, ces déferlantes d’émotions contradictoires [...] Rien n’est appuyé, rien non plus n’est édulcoré. La pianiste fait de l’ample Fantasie en do majeur une épopée aux climats changeants, où l’on sent l’inquiétude jusque sous l’allégresse qui parcourt le deuxième mouvement. [...] Les Scènes de la forêt [...] revivent sous ses doigts avec une délicatesse et une puissance évocatrice inattendues. » (Télérama, juillet 2018 / Sophie Bourdais)« [...] À noter, au seuil de ce disque admirable et splendidement enregistré, des Fantasiestücke, Op. 111, aussi étranges, énigmatiques, fuyants, sombres qu'ils le doivent.» (Diapason, septembre 2018 / Alain Lompech)
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Concertos pour violoncelle - Paru le 16 mars 2018 | Claves Records

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
La violoncelliste française Astrig Siranossian, diplômée du CNSM de Lyon puis de la prestigieuse Hochschule de Bale, a ensuite remporté le Premier Prix et les prix spéciaux du concours Krzysztof Penderecki : on ne s’étonnera donc pas que pour ce premier album en soliste, elle ait choisi un programme couplant le Second Concerto du même Penderecki, écrit en 1982 et dédié à Rostropovitch, avec le Concerto de Khatchaturian – musicien arménien, et il n’aura échappé à personne que le nom de Siranossian est lui-même d’origine arménienne. La jeune soliste est déjà fort recherchée, elle est notamment l’invitée la saison prochaine de Daniel Barenboim à la nouvelle salle Pierre Boulez à Berlin sous la direction de Zubin Mehta, Simon Rattle et Antonio Pappano. Elle compte parmi ses partenaires musicaux Yo-Yo Ma, Daniel Barenboim, Sol Gabetta, Bertrand Chamayou ou encore Daniel Ottensamer, et se produit déjà sur les plus grandes scènes telles que la Philharmonie de Paris, le Musikverein de Vienne, la Salle Flagey à Bruxelles, le Teatro Cólon de Buenos Aires, le Kennedy Center Washington… Précisons également que depuis 2015, elle est artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Voilà donc une musicienne très prometteuses et dont la carrière mérite d’être suivie de près. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 mars 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Les Tenebræ responsories proviennent d’un vaste recueil de musique polyphonique pour la Semaine Sainte, l’Officium Hebdomadæ Sanctæ, publié par Victoria en 1585 et qui regroupait quelques pièces composées durant ses quelque vingt années passées à Rome. Les répons réunis ici font partie d’un ensemble nettement plus long, l’Office des Ténèbres, qui combinait essentiellement les heures monastiques des matines et des laudes, pour chacun des trois derniers jours de la Semaine Sainte. L’un des traits caractéristiques du service consiste en l’extinction progressive de quinze cierges jusqu’à ce que l’église soit finalement plongée dans les ténèbres – d’où l’office tire son nom. Les répons s’inscrivent dans une liturgie beaucoup plus vaste, qui était chantée pour l’essentiel en plain-chant, et face à laquelle les compositions polyphoniques de Victoria faisaient toute la richesse musicale dans un contraste saisissant. Un tel effet est plus difficile à réaliser en concert ou même en enregistrement, où l’on se situe en dehors du contexte liturgique : ici la polyphonie s’y enchaîne sans interruption. Bien que la musique en soit très variée, l’utilisation ininterrompue du même mode et des mêmes textures à trois ou quatre parties tout au long de ces dix-huit Répons aurait pu, par moments, sembler bien ample à écouter d’un seul trait. Pour contrebalancer cette impression, l’ensemble vocal Stile Antico a introduit çà et là des extraits des lectures des Lamentations, chantés en plain-chant à la fin de chaque Répons. Ainsi le contraste est restitué. Le programme se referme sur le lumineux et ô combien apaisant motet à six voix pour la Semaine sainte O Domine Jesu Christi, publié encore à Rome en 1576. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 23 février 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Preis der deutschen Schallplattenkritik - 5 étoiles de Classica
Fascinant travail d’assemblage qu’a réalisé là Simon-Pierre Bestion, comme pour créer un grand cru à partir de sources déjà sublimes. D’une part, il s’est saisi de L’Histoire de la Résurrection de Heinrich Schütz, donnée en entier – mais « entrecoupée » d’une dizaine des merveilleux madrigaux tirés de Israelsbrünnlein de Johann Hermann Schein. Si l’on sait que les deux ouvrages datent de 1623, que Schütz et Schein étaient grands amis, l’un né en 1585, l’autre en 86, l’alignement des étoiles est donc parfait. Mais la particularité de l’enregistrement est que pour L’Histoire de Schütz, ce n’est pas un chanteur « normal » qui officie dans le rôle de l’évangéliste, mais le chantre byzantin Georges Abdallah, dont la voix spécifique, l’élocution, le magnifique art de l’ornementation et des micro-déviations apporte à cette partition, délibérément conçue à l’archaïque, une richesse insoupçonnée. Du côté d’Israelsbrünnlein, Bestion a sélectionné neuf madrigaux sur les vingt-six que compte le recueil, et les a donc intercalés entre les divers numéros de L’Histoire de la Résurrection, créant ainsi une sorte de nouvel ouvrage cosigné Schütz et Schein. Ajoutons qu’il a redistribué l’instrumentation chez Schütz, initialement conçue pour quatre violes mais qui bénéficie grandement de l’apport des cornets et sacqueboutes – pour un subtil jeu d’échanges de sonorités, d’une cellule musicale à l’autre. Chez Schein, la partition est originalement conçue pour les voix, sans indication d’instrumentation, mais en plein accord avec les usages de l’époque, rien n’empêchait d’affecter telle ou telle ligne, partie, cellule, à un instrument ou groupe instrumental, échangeant avec les voix selon la fantaisie des interprètes. Certains madrigaux sont donnés exclusivement à l’ensemble orchestral – qui devient un véritable orchestre à la Gabrieli –, d’autres dans un mélange des sonorités entre instruments et voix. L’auditeur l’aura compris, voilà un album réellement enthousiasmant, certes très inhabituel et original, mais extraordinairement réussi. Précisons que l’acoustique exceptionnelle de la Chapelle royale du château de Versailles ajoute encore au mystère sonore de l’enregistrement. © SM/Qobuz« [...] Une fois passées quelques minutes d'adaptation à l'allemand peu idiomatique du récitant, force est de constater que la magie opère : les chœurs des Fontaines d'Israël placés entre les récits évangéliques de la Résurrection agissent comme les chorals d'une Passion. Quant à la prestation du chanteur libanais Georges Abdallah, elle envoûte par son sens du sacré et de l'ornementation. Bien qu'inscrites dans la mouvance de la Réforme luthérienne, ces partitions accusent une forte influence italienne [...] La ferveur communicative de La Tempête nous emporte dans son tourbillon pour ne plus vous lâcher ! » (Classica, septembre 2018 / Jérémie Bigorie)
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Extraits d'opéra - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra Magazine - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Avec son ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon a conçu le programme de cet album sous la forme d’une messe des morts « pastiche », tel un Requiem à la fois sacré et profane. Loin d’en avoir tous les traits rigoureux, il en possède pourtant les contours : Introït, Kyrie, Graduel, Séquence, Offertoire, In Paradisum... L’idée est née après la découverte récente à la Bibliothèque Nationale d’une messe de requiem anonyme du XVIIIe siècle, dans laquelle le rédacteur échafaudait une « parodie » sur des musiques extraites de Castor et Pollux et des Fêtes de Paphos de Jean-Philippe Rameau. Pour mémoire, le terme « parodie » n’implique ni satire ni moquerie : c’est un procédé consistant à reprendre des musiques antérieures et leur donner un nouveau texte. Cette fusion entre musique sacrée (la messe) et musique profane (la tragédie lyrique), chose courante à l’époque des Lumières, était un procédé qu’a souhaité suivre Pichon. Dans une société française où la religion catholique est alors la norme, où le système politique est une monarchie de droit divin, la représentation des Enfers païens antiques sur les scènes de théâtre semble trahir une fascination pour les croyances des Anciens. Ce programme mêle donc le fabuleux païen à l’imaginaire sacré, où les Enfers se parent ainsi de divers visages. Ils sont le lieu de l’injuste malheur éternel, lieu de privation qui a séparé un couple et qui garde en son sein l’une de ses moitiés. Mais, dans la tragédie lyrique, les Enfers sont également représentés comme lieu de perdition : les forces obscures se déchaînent en des rituels sabbatiques, un imaginaire satanique qui révèle les tréfonds les plus noirs de l’âme humaine… Stéphane Degout fait ici office de tragédien, rassemblant autour de lui divers personnages tels que Phèdre, Pluton, les Parques. Les compositeurs mis à contribution sont Rameau et Gluck, avec un seul et unique emprunt à Rebel dont il aurait été dommage, en effet, de ne pas citer le si singulier Chaos (tiré des Éléments) qui commence avec un accord dissonant comportant les sept notes de la gamme de ré mineur. © SM/Qobuz« [...] Conçu comme un requiem imaginaire, Enfers suit l’organisation liturgique de la messe des morts, mais se montre très peu catholique dans sa façon de faire coexister le profane et le sacré autour de la figure d’un Tragédien, incarné au plein sens du terme par le baryton Stéphane Degout. On ne saurait rêver meilleur guide pour cette descente en outre-monde : la voix possède autant de puissance que de relief, le timbre mêle ténèbres et lumière, la diction et la prononciation frôlent la perfection. Son engagement musical et dramatique n’a d’égal que celui de l’orchestre et du chœur de Pygmalion, homogènes et très investis dans l’évocation des brumes méphitiques, brasiers menaçants, créatures impitoyables (superbe Danse des Furies gluckienne) et autres traits charmants qui font des Enfers un lieu aussi infréquentable que fascinant.» (Télérama, mars 2018 / Sophie Bourdais)« [...] Comment trouver des mots pour qualifier les musiques choisies, venues de Rameau et de Gluck ? Pichon et ses complices confèrent à chaque air ses contrastes et ses couleurs, à chaque phrasé ses tensions, des angoisses et terreurs du début — évoquées, entre autres, par le « Chaos » des Élémens, de Jean-Féry Rebel — à l’apaisement final, apporté par le « Ballet des Ombres heureuses » d’Orphée et Eurydice et l’« Entrée de Polymnie » des Boréades. Des pages sombres, dramatiques, magnifiées par une vision théâtrale qui empoigne l’auditeur pour ne plus le lâcher (le chœur est un modèle de finesse et d’homogénéité). Faut-il encore vanter les qualités de Stéphane Degout ? La beauté de la voix, le métal somptueux du timbre, la souplesse de l’élocution, la clarté de la diction, la noblesse de la déclamation, la musicalité qui illumine chaque mot : n’est-on pas là près de la perfection ? [...] (Opéra Magazine, mars 2018 / Michel Parouty)
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Musique concertante - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Entente détonnante. C'est à l'initiative d'Antoine Tamestit et grâce à une complicité musicale de longue date entre l'interprète et le compositeur Jörg Widmann (connu aussi comme clarinettiste) que ce programme a pu voir le jour. L'itinérance du soliste au cœur de l'orchestre, comme son jeu envoûtant dans les œuvres plus intimes, libèrent des processus créatifs et des combinaisons sonores inédites : entre humour et sérieux, férocité et délicatesse, l'univers de de Widmann se distingue autant par son sens dramaturgique que par sa poésie singulière. © harmonia mundi« [...] équilibre remarquable entre l'orchestre et l'alto d'Antoine Tamestit, superbe de couleurs, de virtuosité, de plénitude et d'ardeur. [...] » (Diapason, juin 2018 / Gérard Condé)
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Classique - Paru le 2 février 2018 | Ilona Records

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Classique - Paru le 8 décembre 2017 | naïve classique

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Classique - Paru le 27 octobre 2017 | B Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
C’est avec un émouvant document que s’ouvre cet album consacré, pour bonne partie, aux poèmes d’Apollinaire mis en musique par Poulenc : le poète lisant lui-même Le Pont Mirabeau lors d’une soirée au Théâtre de l’Athénée en 1911. C’est précisément dans ce même théâtre que le baryton Stéphane Degout, accompagné au piano par Cédric Tiberghien – auxquels se joignent le flûtiste Matteo Cesari et le violoncelliste Alexis Descharmes pour les Chansons madécasses de Ravel – nous donnent une belle poignée de cycles de mélodies de Poulenc, à savoir Le Bestiaire, Calligrammes, Banalités et Quatre poèmes, le sommet de l’art du compositeur dans ce domaine. L’album se referme avec Ravel, et ses Histoires naturelles. Degout et Tiberghien connaissent bien évidemment les enregistrements réalisés par Poulenc lui-même au piano avec Pierre Bernac, mais ils ont rapidement saisi que les indications du compositeur sur ses propres partitions – qui sont souvent d’une pointilleuse précision – ne reflètent guère ce qu’il se permettait lui-même ; d’où leur propre vision très libre, une véritable prise de possession de la partition, qui apporte une lecture radicalement nouvelle. © SM/Qobuz

Le genre

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