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Les albums

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Duos - Paru le 5 avril 2019 | Fuga Libera

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Le titre Masques, en référence au ballet Roméo et Juliette, reflète cette musique visionnaire, pleine d’esprit et de couleurs, souvent théâtrale, exprimant toutes les émotions humaines. Les mille personnages qu’elle fait naître sont tour à tour acteurs puis spectateurs de leur propre vie. La Première Sonate pour violon, véritable épopée, nous mène de la désolation pétrie d’angoisse ou traversée d’un souffle évoquant « le vent sur les tombes » au lyrisme nostalgique – souvenir d’un paradis perdu ? – d'une joie frénétique, elle-même mue par une formidable énergie rythmique : éclatement, dissolution de tous les espoirs, avant un retour à la blancheur glacée du début puis la résignation finale. La Seconde Sonate, d’un pur lyrisme, ponctuée d’humour, est en quelque sorte le pendant lumineux de la Première. © Fuga Libera
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Duos - Paru le 26 janvier 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
La fratrie Hantaï – Marc au traverso, Pierre au clavecin – nous livre ici tout ce que Bach a « vraiment » composé pour la flûte et le clavier, car il existe aussi quelques œuvres d’attribution plus que douteuse, qui n’apparaissent donc pas sur ce disque. Comparée au violon – avec ses six Sonates et partitas pour violon seul et ses six Sonates pour violon et clavecin obligé –, la flûte traversière soliste pourrait faire figure de parent pauvre chez le cantor. Mais il ne faut pas oublier que c’était alors un instrument très récent, (re)venu de France (où on l’appelait « flûte allemande »), que Bach n’a commencé à utiliser dans ses cantates qu’à partir de 1721-1722 environ, et qui n’avait donc encore que très peu de répertoire propre. Ces quatre sonates n’ont rien d’un recueil. Il en manque deux pour parvenir au sacrosaint chiffre de six. Et elles ont été composées sur une période d’une vingtaine d’années. Bien qu’on puisse être tenté de leur prêter un équilibre et une symétrie voulus par l’Ordonnateur – deux sonates avec clavecin obligé (BWV1034 et 1035), deux avec basse continue (1030 et 1032), deux en mineur, deux en majeur, deux en trois mouvements, deux en quatre, deux en mi, et deux à distance de quinte ascendante ou descendante de ce mi central, etc. –, tout cela est sans doute purement fortuit ; elles forment plutôt une famille « recomposée » à postériori. En revanche, ces œuvres pour flûte ont en commun d’être entourées d’un grand nombre d’incertitudes – sur leur chronologie, leur date de composition, leur destinataire, leur forme et leur instrumentation premières, leur genèse. Il ne reste donc à l’auditeur qu'à les écouter, ici données sur une flûte d’après le Bruxellois Joannes Hyacinth Rottenburgh (première moitié du XVIIIe siècle) et un clavecin d’après un Mietke berlinois de 1702. © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 13 octobre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Quand après la soirée Verdurin, se faisant rejouer la petite phrase, Swann avait cherché à démêler comment à la façon d’un parfum, d’une caresse, elle circonvenait, elle l’enveloppait, il s’était rendu compte que c’était au faible écart entre les cinq notes qui la composaient et au rappel constant de deux d’entre elles qu’était due cette impression de douceur rétractée et frileuse ». C’est l’indication la plus précise que l’on puisse trouver quant à la « Sonate de Vinteuil », immortalisée alors qu’elle n’existe pas même, par Proust en 1913. D’aucuns pensent qu’il pourrait s’agir de la Première Sonate de Saint-Saëns, d’autant que dans une dédicace de Du côté de chez Swann à Jacques de Lacretelle, volontiers citée comme pièce à conviction, Proust confesse s’être inspiré – pour l’une, au moins, des évocations de la « petite phrase » – de « la phrase charmante mais enfin médiocre d’une sonate pour piano et violon de Saint-Saëns ». Autant pour le pauvre Saint-Saëns, et autant aussi pour Reynado Hahn qui, il est vrai, n’avait alors pas encore écrit sa sonate pour violon et piano qui devrait attendre 1927, cinq ans après la disparition de son cher Marcel. Les sœurs Milstein – NOOOON ! aucun lien de parenté avec un célèbre Nathan, le patronyme Milstein est fort répandu tout autour de la planète et tous ne sont pas violonistes, que diable – ont donc choisi, outre l’évidente Sonate en question de Saint-Saëns (qui est loin d’être aussi médiocre, on y trouve d’épatantes choses à la limite de la tonalité, dans une émotion rare), celle de Gabriel Pierné composée en 1900 et dédiée à Jacques Thibaud – une splendeur d’un compositeur dont la brillante carrière de chef d’orchestre et la modestie naturelle ont quelque peu éclipsé ses géniales compositions – puis, candidat peu probable à vinteuillisme, celle de Debussy écrite en 1917. Reynaldo Hahn, quand même, est représenté par deux mélodies transcrites pour violon et piano, le délicieux À Chloris au merveilleux parfum antique, et L’Heure exquise, le summum d’élégance de la mélodie de salon, ces salons dans lesquels Marcel et Reynaldo brillèrent si souvent. © SM/Qobuz« [...] Maria et Nathalia Milstein ont respectivement trente-deux et vingt-deux ans. Avec ce premier enregistrement pour la cadette qui remportait le premier prix au Concours international de piano de Dublin en mai 2015, et troisième pour l'aînée qui mène une belle carrière comme soliste et au sein du Trio van Baerle, les deux sœurs placent d’emblée la barre très haut. [...] la version de la Sonate pour violon et piano n° 1 de Camille Saint-Saëns atteint des sommets. Les sœurs Milstein font preuve d’une virtuosité à toute épreuve sans jamais se montrer tape-à-l’œil. Le deuxième mouvement lumineux, charmant, expressif et gracieux est un diamant taillé avec une précision d’orfèvre. [...] Ce récital mené avec une immense maturité musicale s’écoute d’un bout à l’autre avec délice.» (Classica, novembre 2017 / Aurélie Moreau)
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Duos - Paru le 9 juin 2017 | Fondamenta

Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles Classica
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Duos - Paru le 23 août 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Qu’importe le moyen, pourvu que ça sonne !Quand la viola da gamba se fait viola da braccia… Tiens, Bratsche, en allemand, désigne l’alto. Il n’y avait donc qu’un pas et Antoine Tamestit, coutumier du fait, l’a franchi avec la gourmandise qu’on lui connaît. En effet le musicien est rompu à l’exercice baroque par excellence de la transcription. Un exercice qu’il réussit avec tact et intelligence, comme dans deux des Suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach. Cette fois, accompagné de son complice Masato Suzuki au clavecin, il enregistre les Trois Sonates pour viole de gambe, BWV 1027-1029.Jouer la musique qu’on aime avec son propre instrument, n’est-ce pas l’essence du plaisir musical ? D’ailleurs, il existe plusieurs versions de la Sonate en sol majeur, BWV 1027 : une sonate en trio pour deux flûtes traversières et peut-être même une autre pour orgue. Alors pourquoi pas l’alto !Le disque présente les trois partitions à rebours de leur numéro de catalogue. Quelle plénitude d’entendre le Vivace sous les doigts agiles de l’altiste et dans son phrasé ductile. Le grain de l’instrument, sous l’archet conquérant, est chaleureusement reproduit grâce à une prise de son naturelle. Le dialogue équilibré des deux musiciens est un régal, particulièrement dans l’arrangement de l’aria « Ergiesse dich reichlich » de la cantate Wo soll ich flihen hin, une surprise glissée entre les sonates BWV 1029 et 1028. Le thème y circule sans heurt de l’un à l’autre des protagonistes, émoussant la complexité d’un contrepoint exquis. Certes, la viole offre un ambitus plus large avec ses sept cordes et sa capacité à puiser dans des graves plus profonds. Tamestit et Suzuki parviennent toutefois à un résultat d’une grâce désarmante, non dépourvu de gravité. © Elsa Siffert/Qobuz
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Duos - Paru le 8 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Malgré, ou à cause, du fait d’avoir composé vingt-sept symphonies, Nikolai Myaskovsky (1881-1950) est à peu près tombé dans l’oubli. Il fut l’élève de Liadov et de Rimsky-Korsakov sans avoir pu échapper à une manière d’écrire largement tributaire d’un style romantique finissant. Ami de Prokofiev, c’est avant tout un auteur de musique instrumentale comme en témoigne cette Première Sonate composée en 1911, puis remaniée à plusieurs reprises. Son lyrisme à fleur de peau convient parfaitement à la sonorité généreuse du violoncelle, si proche de la voix humaine. Finaliste du Concours Reine Elisabeth de Belgique, Prix spécial au Concours Tchaïkovski de Moscou, Révélation Classique de l’ADAMI à Paris, Bruno Philippe collectionne les prix et les récompenses diverses, qui n’entament en rien son désir de servir la musique sans effets ni excentricités. Après un premier projet consacré aux deux Sonates de Brahms, il entre dans l’écurie harmonia mundi avec un album consacré à Beethoven et à Schubert. Il partage ici sa découverte de Myaskovsky avec le pianiste Jérôme Ducros qui est également compositeur. Toutefois, l’essentiel de ce nouvel enregistrement est consacré à Rachmaninov, avec deux pièces de jeunesse, Prélude et Danse orientale et la célèbre Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur. En bonus, Jérôme Ducros se fait plaisir – et nous avec – dans le Prélude en ut dièse mineur qui a beaucoup contribué à la gloire mondiale de son auteur qui n’en demandait pas tant, lui qui aurait tant aimé avoir la reconnaissance du public et de la critique pour ses symphonies… © François Hudry/Qobuz
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Duos - Paru le 19 janvier 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
On ne peut vraiment pas dire qu’Edgar Moreau et David Kadouch ont fait dans la facilité en sélectionnant le programme de cet album, qui commence avec l’ample et impressionnante Grand sonate dramatique « Titus et Bérénice » de Rita Strohl (1865-1941), pseudonyme de Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette, compositrice française dans la mouvance de Franck ou Saint-Saëns. Rita Strohl est entrée dans l’Histoire comme un étonnant personnage : n’a-t-elle pas caressé l’idée de créer une sorte de petit Bayreuth français, La Grange à… Bièvres ! avec le soutien d’Odilon Redon et de nombre d’artistes de son temps ; il était question d’y jouer les opéras de Rita – des monuments qui n’ont rien à envier aux plus énormes excès de Scriabine : un cycle chrétien, un cycle celtique en cinq journées, un cycle hindou en sept journées. Les projets se heurtèrent à leur propre immensité, sans compter le déclenchement de la Guerre de 14-18 et d’autres soucis personnels de Strohl. Toujours est-il que cette sonate dévoile une personnalité bourrée de talent et d’idées, que Moreau et Kadouch servent avec un dévouement de tous les instants. Suit la Sonate de Poulenc pour violoncelle et piano, que l’on n’entend guère ; un délicieux moment dans la veine « légère », presque salonnière, de Poulenc. L’autre grand moment de l’album est la Sonate de Franck, dans la réécriture qu’en avait fait Jules Delsart encore du vivant du compositeur. On entendra également une petite rareté de Fernand de La Tombelle, l’un des membres fondateurs de la Schola Cantorum, et dont l’écriture s’apparente à celle d’un Reynaldo Hahn. L’ample album se referme sur un inédit discographique de Poulenc (car cela existe encore !), Souvenirs. En fait de souvenir, la partie de piano semble se souvenir (ou préfigurer) les drames des Dialogues alors que le violoncelle, qui n’intervient qu’épisodiquement, chante le Poulenc de salon ! © SM/Qobuz

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