Les albums

14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 4 janvier 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Le compositeur ukrainien Boris Nikolaïevitch Liatochinski (né en 1894 ou 1895, selon l’ancien ou le nouveau calendrier, mort en 1968) fut l’élève de Reinhold Glière au conservatoire de Kiev, et devait devenir le plus fameux compositeur ukrainien jusqu’au milieu du XXe siècle. On lui doit cinq symphonies écrites entre 1919 et 1966, programmatiques sous certains angles et que d’aucuns qualifient de drames philosophiques. Liatochinski, loin d’épouser le langage qu’ont imposé Chostakovitch et Prokofiev sur toute la vie musicale russe pendant des décennies, s’imprégnait à la fois de la tradition russe et du romantisme européen, de l’expressionnisme, mais aussi du folklore ukrainien. Bien sûr, l’ambiance soviétique le força parfois à hurler avec les loups, du moins dans les arguments de ses œuvres ; et pourtant, cette Troisième de 1951 le mit en délicatesse avec la dictature stalinienne, puisqu’il osa intituler le finale « La paix vaincra la guerre », assurément une position antisoviétique, antipatriotique et bourgeoise... Après une « répétition publique » de l’œuvre – puisqu’une exécution en concert était impensable –, le compositeur put enfin la faire entendre après la mort de Staline, en 1955, par la voix de l’Orchestre philharmonique de Leningrad dirigé par Mravinski, superbe consécration. Cela dit, il avait remanié le dernier mouvement à la sauce coco selon les ordres des autorités, mais c’est bien ici le Finale original qu’il nous est donné d’entendre. Un ouvrage superbe, dans une interprétation éblouissante. © SM/Qobuz
17,49 €
12,49 €

Musique symphonique - Paru le 7 décembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
L’originalité de cet enregistrement, qui présente quand même des œuvres plus qu’archi-présentes au disque, est que l’orchestre Les Siècles joue sur instruments de l’époque, en l’occurrence l’époque à laquelle Debussy écrivit ces chefs-d’œuvre. La remarque est plus particulièrement pertinente pour les bois et les cuivres, dont les mécanismes et les sonorités aux alentours des années 1900 étaient réellement différentes, plus incisives peut-être, plus différentiées en tous les cas, ce qui pour une musique boisée comme celle de Debussy offre un véritable plus dans l’équilibre orchestral. Par ailleurs, le nombre de cordes reste raisonnable, de manière à ne jamais engouffrer les vents comme c’est hélas assez souvent le cas pour de grands orchestres internationaux. L’auditeur pourra ici entendre cette musique comme Debussy l’entendait, ou du moins aurait sans doute souhaité l’entendre car en son temps, les orchestres et les chefs n’avaient pas toujours la compréhension de son langage ou de l’infinie palette de ses couleurs. © SM/Qobuz
21,49 €
14,99 €

Piano solo - Paru le 23 novembre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Toujours un brin provocante, la star mondiale du piano chinois Yuja Wang donnait en juin 2018 un récital à la Philharmonie de Berlin, avec un programme aux trois-quarts russe et pour un quart hongrois, mais quoi qu’il en soit, ancré dans le XXe siècle. Rachmaninov, dont les Préludes de l’Op. 23 ouvraient le siècle en 1901, encore dans les poétiques nuages à la Chopin. Scriabine et sa Dixième Sonate de 1913, dont les nuages s’éloignent du poétique pour s’aventurer dans le mystère, l’impalpable, l’inquiétant ; ce qui permet à Yuja Wang de nous démontrer combien elle sait aussi caresser le piano de la manière la plus douce qui soit. Prokofiev ensuite, dont la Huitième Sonate de 1944 est sans doute la moins violente des trois « sonates de guerre », mais suffisamment pour exiger des doigts d’acier, et Wang en a à revendre. L’album s’achève cent ans après les Préludes de Rachmaninov, avec quelques Études de Ligeti dont la dernière fut terminée en 2001. Le compositeur hongrois y allie toutes les caractéristiques développées par les trois compositeurs précédents : un certain romantisme tardif, le mystère, la férocité léonine. Voilà un programme d’une grande originalité que Yuja Wang a défendu avec ardeur. © SM/Qobuz
8,99 €
5,99 €

Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
La renommée mondiale de la Troisième Symphonie de Górecki, écrite en 1976 mais arrivée en fanfare sur le marché seulement en 1992, est telle qu’on en oublie totalement le reste de sa production. Et il faut dire que ses œuvres, dans la grande majorité, appartiennent à un tout autre genre, nettement plus avant-gardiste et révolutionnaire, que bien des auditeurs de la Symphonie n’abordent pas avec la même immédiateté. Le Premier Quatuor, écrit en 1988, ainsi que le Second de 1991, appartiennent à cette même mouvance moderniste ; mais le compositeur, qui a considérablement mûri au cours des ans, a sans doute aussi adouci son langage – il suffit de comparer ces deux quatuors avec Elementi Op. 19 No. 1 de 1966, également présenté sur cet album, pour mesurer le chemin parcouru : on est là dans la pure avant-garde de l’époque. Il est fort possible que les minimalistes, les « tintinnabulistes » et même Chostakovitch – voire Bartók ! – aient eu quelque incidence sur son écriture tardive. Le Tippett Quartet, autant à l’aise dans ce répertoire que dans Beethoven, officie avec fougue et maestria. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musique de chambre - Paru le 2 novembre 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Fondé en 2005, le Quatuor Chiaroscuro rassemble quatre musiciens venus d’autant de coins d’Europe : la Russe Alina Ibragimova et l’Espagnol Pablo Hernán Benedi aux violons, la Suédoise Emilie Hörlund à l’alto et la Française Claire Thirion au violoncelle. Dès leurs premiers concerts, les Chiaroscuro ont été salués comme de véritables « pionniers dans l’interprétation authentique de la grande musique de chambre » par le très sérieux magazine britannique Gramophone, « un choc du meilleur aloi pour les oreilles » selon The Observer. Et il est vrai que leur interprétation de Schubert ne pourra qu’interpeller l’auditeur, par sa liberté rythmique, son infinie palette de contrastes – du plus murmurant pianissimo sans vibrato jusqu’aux plus éclatants fortissimos à plein archet, en passant par mille et une couleurs que l’on n’a certes pas l’habitude d’entendre de la part de quatuors plus « classiques ». Le discours de La Jeune Fille et la mort y gagne en âpreté, en romantisme pur, et même en modernité car l’aspect un peu pépère viennois de certaines interprétations traditionnelles semble subitement très suranné. Quant au Neuvième Quatuor en sol mineur, il s’agit de l’un de ces miracles schubertiens de la sortie de l’adolescence ; écrit en 1815, il déroule un discours assez tragique certes, mais sans l’insondable profondeur de La Jeune Fille et la mort. Ce qui ne l’empêche pas d’être un chef-d’œuvre. © SM/Qobuz
16,49 €

Piano solo - Paru le 2 novembre 2018 | ECM New Series

Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Ainsi que l’indique le titre, « En concert », ces deux grands ouvrages ont été enregistrés en concert public. Mais pas le même concert, puisque la première Année de pèlerinage – Suisse de Liszt proviennent d’un concert de 2002 dans la grande salle du Musikverein de Vienne, la 32e Sonate de Beethoven dans la magnifique salle d’un somptueux collège des arts sis dans le tout petit village de Middlebury au fin fond du Vermont. D’où bien sûr une considérable différence dans la prise de son entre les deux salles et les deux pianos, mais qu’importe le flacon… Le pianiste autrichien Till Fellner (né en 1972), disciple entre autres d’Alfred Brendel, remporta en 1993 le Prix Clara Haskil de Vevey en Suisse ; cet enregistrement de la dernière sonate de Beethoven, d’ailleurs, représente le couronnement d’une tournée mondiale au cours de laquelle il avait donné toutes les sonates du compositeur dans une série de sept récitals, étalés sur trois ans : on est loin des intégrales-marathon dans lesquelles se hasardent les uns et les autres, et chez Fellner, c’est plutôt une sorte de plongeon de quelques années dans un monde qu’il explore jusqu’au bout des doigts. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musique symphonique - Paru le 2 novembre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
Cet album présente les deux ultimes grandes œuvres chorales-orchestrales d’Elgar : The Music Makers de 1912 et The Spirit of England de 1917. Quel parcours depuis son premier grand ouvrage choral qu’était The Dream of Gerontius de 1899, qui est pourtant un immense chef-d’œuvre ! Mais entre-temps, il avait écrit ses deux symphonies, la plupart de ses marches Pomp and Circumstance, son Concerto pour violon, un richissime terreau d’expérimentation orchestrale qui lui donnerait encore bien des outils pour ces deux ouvrages. Des outils et du matériau, car Elgar n’hésite pas à se citer lui-même, certes de manière très détournée et subtile. The Music Makers fait la part belle au chœur, véritable soliste, au même plan que la mezzo-soprano – ici la somptueuse Sarah Connolly. Plus tardif encore, The Spirit of England boucle la boucle avec Gerontius puisque là encore, le compositeur se cite lui-même à certains moments. L’ouvrage est clairement conçu comme un monument aux morts de la Guerre, les morts déjà tombés et hélas ceux qui allaient tomber encore. Bien sûr, l’aspect patriotique et un peu solennel de l’ouvrage n’échappera à personne, mais c’est malgré tout une œuvre de la grande maturité du compositeur, qui sait doser ses effets et colorer son orchestration de mille facettes. Ici encore, le chœur est l’égal du ténor solo – Andrew Staples, pour cet enregistrement. Ces deux œuvres, rarement données en dehors de la sphère britannique, mériteraient cent fois d’être aussi jouées de ce côté de la Manche. © SM/Qobuz
29,99 €

Classique - Paru le 26 octobre 2018 | APR

Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
On garde souvent du grand pianiste allemand Wilhelm Backhaus l’image du vieux maître au front blanchi et figé dans des interprétations un peu sages et austères. Avec sa physionomie de jeune Beethoven farouche, Backhaus donna son premier récital en 1899 et son dernier concert, vieillard respectable, se déroula le 5 juillet 1969, une semaine avant sa mort. Soixante-dix ans d’une carrière éclatante que le miracle du disque nous a préservée, car, contrairement à ses collègues Rubinstein et Schnabel qui renâclaient devant le disque, Backhaus est un des pionniers de l’enregistrement, ayant réalisé ses premiers disques dès 1908. Réalisés pour La Voix de son maître (HMV) entre 1925 et 1935 et restaurés ici avec soin, ces enregistrements sont surtout consacrés à Chopin (premier enregistrement intégrale des Études), Liszt et Schumann. La seconde partie est par ailleurs réservée aux transcriptions qu’on affectionnait tant à cette époque lointaine. Si la technique ébouriffante du jeune Backhaus a de quoi nous étonner aujourd’hui, elle nous renseigne aussi historiquement, car les modes de jeu changent avec les années et plus personne n’oserait sans doute jouer aujourd’hui dans des tempi pris avec cette vitesse hallucinante qui détruit le discours pour ne faire entendre que la performance. Plus encore que de nos jours, le récital de piano était à l’époque une espèce de cirque où la musique ne trouvait pas toujours sa part. C’est après la Deuxième Guerre mondiale que les pianistes se sont un peu assagis et ont commencé à délaisser les sacro-saintes « petites pièces » pour jouer les grandes sonates de Beethoven ou de Schubert, trouvant alors une gravité plus en accord avec l’esprit du temps. Les tempi se sont singulièrement ralentis en même temps que l’invention du microsillon permettait de capter de longues plages de musique, plus propices à l’épanchement de l’expression que ne le permettaient les faces de 78 tours. Il est vraiment touchant de revenir à ses enregistrements symbolisant un monde perdu à tout jamais. © François Hudry/Qobuz
17,49 €
12,49 €

Musique symphonique - Paru le 26 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Comme tant d’autres de ses œuvres, la Cinquième Symphonie de Mahler provoqua surtout des réactions négatives lors de sa création en 1904. Les comptes rendus attestent que les auditeurs de l’époque jugèrent l’œuvre désagréablement « moderne » et « bruyante », tandis que les spécialistes autoproclamés eurent bien du mal à en comprendre l’orchestration révolutionnaire et la structure apparemment chaotique. Il n’est toutefois pas entièrement surprenant que l’œuvre ait suscité des réactions aussi négatives. Au début du XXe siècle, le genre de la symphonie était encore incarné par Beethoven et Brahms, de sorte que les audaces formelles de Mahler ne pouvaient qu’être considérées comme étranges, voire grotesques. Le compositeur lui-même reconnaissait que sa Cinquième Symphonie était conceptuellement trop en avance sur son temps. Ainsi qu’il l’écrivait ainsi à Alma : « Si je pouvais en diriger la création cinquante ans après ma mort… ». Voici un nouvel enregistrement signé Daniel Harding et l’Orchestre de la Radio Suédoise, non pas cinquante mais cent ans après la mort du compositeur, qui avait mille fois raison : la Cinquième Symphonie est ambitieuse. Et pourtant, considérée avec une telle distance, elle n’est pas aussi incohérente qu’elle ne le semble au premier abord : depuis la marche funèbre initiale jusqu’à l’apothéose finale, la musique trace un récit sur grande échelle, per aspera ad astra. En passant par l’angélique Adagietto si célèbre. © SM/Qobuz
15,99 €
13,49 €

Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Nullement restreint au répertoire baroque, le violoniste et altiste japonais Shunsuke (aussi écrit Shunske) Sato n’hésite pas à jouer des œuvres des plus contemporaines, dont bon nombre écrites pour lui. C’est dire que sa manière de jouer Bach elle-même bénéficie des deux enseignements, l’art de jouer à la baroque sur instruments et avec archets anciens, et l’art de jouer à la manière contemporaine. Et c’est sans doute là ce qui fait que sa lecture de Bach cherche avant tout la beauté pure, le chant de l’instrument, la cohérence des phrases. Pour l’accompagner, l’excellent ensemble helvétique il pomo d’oro (sans majuscules) lui-même s’attelle à jouer selon les enseignements musicologiquement indiscutables, et malgré tout dans une sonorité qui pourrait presque sembler romantique – mais en vérité, c’est la musique de Bach elle-même qui flirte souvent avec les accents les plus attendris, comme par exemple dans le mouvement lent du Concerto pour deux violons, que Sato joue ici avec Zefira Valova, violoniste de l’ensemble. On remarquera enfin qu’il pomo d’oro cherche aussi à redécouvrir l’intimité de la sonorité telle que pouvait la concevoir Bach dans ces concertos, dont quelques-uns ont sans doute été écrits pour être joués au Café Zimmermann : donc, un seul instrumentiste par pupitre ! Les sonorités qui en découlent s’éloignent sérieusement de certains enregistrements dans lesquels officient des orchestres bien trop grands. © SM/Qobuz
15,99 €
11,49 €

Duos - Paru le 26 octobre 2018 | Colin Currie Records

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Malgré ce titre plutôt évocateur de l’opéra, « La scène du crime », cet album est en réalité un duo trompette-percussion qui rassemble deux des stars actuelles de leurs instruments respectifs, Håkan Hardenberger à la trompette, Colin Currie à la percussion. Quand ici on dit « percussion », on parle naturellement d’un invraisemblable arsenal allant des instruments polyphoniques à hauteur déterminée (marimba, xylophone etc.) aux instruments à hauteur non-déterminée, issus des cultures du monde entier. L’œuvre de référence avec laquelle s’ouvre l’album est Heptade d’André Jolivet, écrite en 1972, dans laquelle le compositeur explore mille et un langages de son temps ou des temps passés, des accents venus du fond de la forêt préhistorique jusqu’au jazz. Joe Duddell ensuite, un compositeur britannique qui a souvent écrit pour Currie ; les percussions, ici aussi, se répandent dans les infinis méandres de l’instrumentarium, et Hardenberger lui-même passe de la trompette au cornet. À la fin de l’exploration qui passe ensuite par Tobias Broström puis Daniel Börtz et quelques incursions dans le minimalisme mais aussi le gamelan et autres langages exotiques, l’album se referme avec …the scene of the crime… de Brett Dean (2017) qui donne son titre à l’enregistrement. Il semblerait qu’il y soit fait allusion à Shakespeare dont l’unique mention d’une scène géographiquement précise est Helsingør au Danemark, dans Hamlet, et Helsingør est juste en face de Malmö où Hardenberger organise un festival ! On ne pourra pas dire que cet intrigant volume soit sans tambours ni trompettes. © SM/Qobuz
16,99 €
12,99 €

Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Avec sa Sixième symphonie « Tragique » (le titre, pour une fois, n’est pas un apocryphe ou un gimmick d’éditeur, mais a bel et bien été donné par Mahler lors de la première viennoise de 1906) de 1904, Mahler renoue presque avec le format classique de la symphonie : plus de voix dans la partition – ce qu’il avait déjà commencé avec la Cinquième –, architecture en quatre mouvements (là où la Cinquième s’articule en cinq mouvements jetés en trois « parties », absence de programme ou de contenu philosophique. Certes, l’orchestre reste immense, avec ses bois par quatre, huit cors, six trompettes, sans oublier un impressionnant arsenal de percussions dont les cloches alpestres, le marteau et le xylophone qu’il n’utilisera jamais par ailleurs ; Mahler contribue ici à refermer la tendance romantique tardive d’ouvrages gigantesques pour orchestre titanesque. Il faut dire que le dernier mouvement, d’une durée d’au moins une demi-heure et d’un propos effectivement tragique, irréversible dans sa noirceur, avait de quoi effrayer la critique d’alors qui trouva l’œuvre quelque peu boursouflée. Il appartient donc aux chefs d’orchestre de faire en sorte de rendre la partition aussi transparente que possible, les lignes contrapuntiques lisibles, les couleurs orchestrales perceptibles à travers l’immensité orchestrale. Avec son MusicAeterna, Teodor Currentzis se lance dans l’aventure. © SM/Qobuz
35,96 €
23,96 €

Classique - Paru le 19 octobre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Il faut quand même considérer que Le Lac des cygnes de Tchaïkovski fut le premier grand ballet conçu par un compositeur symphoniste, à une époque où les partitions de ballet restaient réservées à des musiciens de… disons… moindre envergure, comme Léon Minkus, Cesare Pugni, Delibes ou Adam. C’est pourtant Adolphe Adam qui servit en partie de modèle à Tchaïkovski, en particulier dans l’usage de leitmotivs pour les personnages principaux, l’alternance très contrastée des numéros et la richesse des coloris orchestraux. Lors de la création du Lac des cygnes en 1877, l’impeccable architecture dramatique et musicale de la partition fut sinistrement mise à mal par le chorégraphe qui se permit de couper, remanier, redistribuer, de sorte que le pauvre Tchaïkovski n’y reconnut guère son œuvre. La construction en quatre actes, l’équivalent de quatre immenses mouvements d’une partition qui dure quand même deux heures et demie de bout en bout, fut chamboulée pour n’en présenter plus que trois, avec moult coupures de convenance pour adapter l’œuvre aux exigences et caprices de la scène. Jusqu’à nos jours hélas, les ballets du monde entier utilisent des versions traficotées. Mais rassurez-vous, la version que vous entendrez ici est la partition intégrale, telle que conçue par Tchaïkovski ; le contenu et l’ordre d’origine sont respectés à la note près. L’excellent Orchestre académique de l’État de Russie « Evgeni Svetlanov » est placé sous la direction de Vladimir Jurowski. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 19 octobre 2018 | Delphian

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
21,99 €
18,99 €

Classique - Paru le 19 octobre 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 19 octobre 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
L’un des plus grands compositeurs du Baroque français, Michel-Richard de Lalande, brillait par son absence dans la discographie et ce n’est que récemment qu’il y trouve sa juste place. Glossa se réjouit de participer à cette renaissance avec cet enregistrement de trois grands motets somptueux où Olivier Schneebeli dirige Les Pages et les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles. Très influent durant le règne de Louis XIV, Lalande accapara à partir de 1680 les fonctions musicales les plus importantes de la cour. L’une d’elles consistait à composer de la musique sacrée pour la Chapelle Royale du château de Versailles. Bien que la consécration de la chapelle « définitive » n’ait eu lieu qu’en 1710, ce trio de grands motets (pièces vocales et chorales de grande dimension, avec accompagnement instrumental, se fondant généralement sur les textes des psaumes) fut conçu en pensant aux caractéristiques architecturales et acoustiques de ce nouvel espace. L’essai de Thomas Leconte, du CMBV, inclus dans le livret, situe cette musique dans son contexte historique. Nous disposons d’une information détaillée sur l’interprétation au temps de Lalande – incluant la configuration des effectifs instrumentaux ainsi que les révisions successives réalisées par le compositeur – qui a permis aux experts du CMBV de préparer méticuleusement l’enregistrement, dans la Chapelle Royale, de ces trois motets, Venite, exultemus Domino, De profundis et Dominus regnavit. À la qualité vocale de la maîtrise de cette institution s’ajoute l’art de quatre solistes experts en la matière, Chantal Santon-Jeffery, Reinoud Van Mechelen, François Joron et Lisandro Abadie, ainsi que l’environnement instrumental idéal du Collegium Marianum. © Glossa
26,99 €
17,99 €

Intégrales d'opéra - Paru le 12 octobre 2018 | B Records

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
Bien sûr, Saint-Saëns ne pouvait guère intituler son opéra Benvenuto Cellini, le titre étant déjà pris par Berlioz. C’est donc Ascanio, du nom de l’apprenti du célèbre orfèvre, qui l’accompagna à la cour de François I dans les années 1540. L’intrigue tourne plutôt autour d’histoires d’amour, de trahisons et de jalousies que de la personnalité de Cellini ; sans doute Saint-Saëns aurait-il été mieux inspiré d’adopter un autre titre, pourquoi pas Benvenuto (ainsi que cela apparut dans une des lettres du compositeur), car prendre le nom d’un personnage somme toute secondaire est un soupçon risqué pour la reconnaissance publique. D’ailleurs, l’œuvre connut mille vicissitudes : le compositeur s’arrangea pour ne pas assister à sa création en 1890 à l’Opéra de Paris, car certains s’étaient cru autorisés à remanier l’œuvre, changer des voix (on se trouvait avec trois sopranos, l’idéal pour brouiller les pistes), opérer des brouettes de coupures, et agencer un nouvel ordre des scènes. Hélas, c’est sous cette forme mutilée que l’œuvre poursuivit sa modeste carrière sur les scènes lyriques et fut même éditée. Or, il apparaît que la partition originale a toujours existé, c’est donc la version initiale de Saint-Saëns – il ne l’entendit jamais – que voici enregistrée en première discographique mondiale ! Il s’agit d’un typique grand opéra à la française, même si Saint-Saëns sait combien il doit à Wagner, en particulier l’utilisation systématique de leitmotivs et l’architecture continue. Mais on y trouve le quasi-obligatoire ballet que le compositeur s’amuse à concevoir comme une sorte de pastiche romantique de la Renaissance, tout à fait délicieux. Il est évident que l’ouvrage mériterait cent fois d’être enfin donné, surtout dans son format d’origine. Bravo donc à l’orchestre et au chœur de la Haute École de Musique de Genève d’avoir œuvré pour restituer à Saint-Saëns ce qui appartient à César. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musique de chambre - Paru le 5 octobre 2018 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
15,99 €
11,49 €

Piano solo - Paru le 5 octobre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Les racines en question sont celles, ethnomusicologiques, que Béla Bartók explora frénétiquement de 1904 à 1917, non seulement sur le terrain national hongrois mais aussi auprès des folklores roumain, slovaque et même arabe. Pour partie, il en distillera quelques œuvres s’inspirant directement des thèmes populaires, pour une autre partie bien plus considérable il développera un folklore imaginaire, inventé, dont les tournures évoqueront bien évidemment ces racines mais sans jamais y emprunter directement. Cet album signé Florent Boffard illustre parfaitement ce second visage du compositeur. Le folklore créé de toutes pièces se retrouve dans les Deux danses roumaines (contrairement aux célèbres Danses populaires roumaines qui, elles, sont directement en prise avec le terrain villageois), et de manière encore plus stylisée dans les magnifiques Bagatelles dont la concision alliée à la puissance du langage n’a rien à envier à celles de Beethoven. En plein air dépasse totalement tous ces cahiers des charges, et si on croit y entendre les accents râpeux de quelque paysan fantaisiste, c’est du pur Bartók. Le point culminant de ce cycle est la stupéfiante Musique nocturne, un des moments les plus magiques et inquiétants du compositeur, qui pourtant n’en manque pas. Florent Boffard, qui fut soliste à l’Ensemble Intercontemporain de 1988 à 1999, a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni ou Ligeti, tout en s’intéressant à tous les répertoires – il est vrai avec un soupçon de penchant pour les compositeurs du XXe siècle, quand bien même ce n’est en rien une spécialisation. © SM/Qobuz
15,99 €
13,49 €

Musique de chambre - Paru le 5 octobre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
« Figure de proue d’une école de guitare française en pleine renaissance, lauréat de nombreux concours internationaux, [...] Thibaut Garcia s’exprime avec une sonorité ronde, précise et chaleureuse [...] Tout y est : limpidité des lignes, équilibre des voix, justesse de l’intention, avec cette expressivité naturelle et ce minimalisme du discours terriblement efficaces. [...] Saluons également la magnifique intervention de la soprano Elsa Dreisig, dont le timbre virginal et l’élégance viennent incarner l’Ave Maria de Gounod et l’Aria de Villa-Lobos. Un disque magnifique. » (Classica, novembre 2018 / Fabienne Bouvet)

Le genre

Classique dans le magazine