Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 10 novembre 2017 | Air Rytmo

Hi-Res Livret
Les Français frustrés de ne pas être nés de l'autre côté de l'Atlantique, si possible dans les Appalaches ou à Tucson, font souvent beaucoup de ravages via de fatigantes mascarades phonographiques. Mais lorsqu’ils ont pointé le bout de leur nez à l’automne 2007 avec leur impeccable Gee Whiz But This Is A Lonesome Town, les extra-terrestres de Moriarty ont redonné espoir. Certes le groupe n’est pas 100% gaulois mais plutôt franco-américain. Emmené par la voix délicieuse de Rosemary Standley, cette impeccable troupe de saltimbanques du folk joyeux et de la country d'un autre âge a toujours déroulé un western sonore européen on ne peut plus original. Une succession de saynètes avec montres à gousset, robes en dentelles, bottines de cabaret, harmonica de feu de camp, zinizin chétif et guitare en bois… Rien de mieux pour souffler leurs dix bougies qu’un album live, la scène ayant toujours joué un rôle clef dans l’univers du groupe. En 24 titres, Echoes From The Borderline montre déjà le chemin parcouru par Moriarty. Chez Moriarty, les mélodies offrent des teintes sépia, des peintures musicales d’une Amérique révolue. Et le folk, le blues et la country trouvent dans la voix de la chanteuse un filtre d’une vraie grâce. Les idées ont beau être d’antan, la musique, elle, est bien actuelle et jamais un exercice de taxidermie passéiste. Car Moriarty sait conter… Versions de concert déchaînées, accompagnées d’invités, chansons inédites, performances acoustiques primitives, expérimentations électriques, ce disque est également accompagné d’un livret numérique magnifique de photographies argentiques prises par Zim Moriarty tout au long de la tournée, témoignant des lieux traversés, des personnages croisés, des concerts et des publics, du temps de vie dépensé sur la route et capturé sur la pellicule par l’objectif du Leica. Un récit sonore et visuel de cette expérience de dix ans de tournée, vus de l’intérieur. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Impossible de reprocher à Alex Turner de se reposer sur ses lauriers : avec ce sixième album, les Arctic Monkeys jouent le contre-pied total ! L’uppercut AM de 2013 semble en effet à des années-lumière des mélodies soul, sensuelles et sublimes de Tranquility Base Hotel + Casino. Et dès les premières mesures de ce disque aux cambrures late sixties, on comprend pourquoi le cerveau du quartet de Sheffield cite l’incontournable Melody Nelson de Serge Gainsbourg, le démentiel et trop sous-estimé Born yo Be With You de Dion produit par Phil Spector, mais aussi la BO de François de Roubaix pour Le Samouraï de Jean-Pierre Melville, comme de fortes influences de cette cuvée 2018. Dans cet esprit, le piano prend logiquement le pouvoir et relègue les guitares énervées sur le banc des remplaçants. Mais les Monkeys restent un groupe à l’âme rock’n’roll et manipulent donc ses influences à la manière de certains de leurs illustres aînés comme David Bowie (auquel on pense souvent) ou Pulp. Et si Tranquility Base Hotel + Casino s’écoute davantage vautré dans un canapé de cuir que dans le pit d’une salle de concert sans clim’, c’est aussi pour mieux mesurer la teneur et le niveau des chansons de leur auteur. Des compositions là pour s’inscrire dans la durée et confirmer que les Arctic Monkeys ne sont vraiment pas un énième groupe de rock anglais comme les autres… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2017 | False Idols

Hi-Res Livret
Sur Skilled Mechanics paru en 2016, Adrian Thaws alias Tricky n’avait toujours pas trouvé le bouton de la lumière. Constat identique pour Ununiform, son treizième album qu’il publie un an plus tard. Disque après disque, le Britannique rappelle qu’il est sans doute le peintre/musicien le plus doué de la noirceur de l’âme humaine. Le côté obscur de la force, il connait, lui qui fut orphelin très jeune et taulard pas tellement plus vieux… A quelques mois du demi-siècle, Tricky, installé à Berlin depuis 2015, offre ici un nouveau collage beau et troublant de ses phobies, ses passions et ses cauchemars divers. La capitale allemande est d’ailleurs l’un des personnages clefs de cette œuvre. Comme l’est aussi la capitale russe. « J'aime Berlin parce que je n'y connais personne. Je mange bien, je me balade, j'ai un vélo... J'essaie de prendre soin de moi. Ici, je ne bois pas. Certains trouvent peut-être ça ennuyeux, mais moi je me lève à 9h du matin et me couche à 11h du soir. Je prends soin de moi… Quant à Moscou, c’est ma ville préférée dans le monde entier ! Je ne voulais pas fêter Noël à la maison, donc en décembre 2016 j'ai passé trois semaines là-bas, à enregistrer en mangeant de la nourriture russe. » Résultat, il convie plusieurs rappeurs russes à sa descente aux enfers. Parmi eux, Scriptonite, MC sur Blood Of My Blood et Same As It Ever Was et Vasiliy Vakulenko, l'un des rappeurs les plus populaires du pays qui a composé le beat de The Only Way. Le rappeur Smoky Mo apparaît également sur Bang Boogie, titre composé par Gazgolder, propriétaire d'un des plus gros label rap de Russie. Evidemment Tricky ne parle pas russe. « Je n'ai pas besoin de comprendre ce qu'ils rappent. Je le ressens. Ils vivent chaque jour comme si c'était le dernier, et j'aime ça. » Tout cela n’empêche guère l’ancien complice de Massive Attack de rappeler également quelques collaboratrices passées, de Francesca Belamonte à Asia Argento en passant par son ex, Martina Topley-Bird… Entre new wave sombre, trip hop feutré, rap avant-gardiste et rock toujours aussi chloroformé, Ununiform est une nouvelle IRM du cerveau complexe d’un musicien jamais en manque d’idées. © MD/Qobuz
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Her

Alternatif et Indé - Paru le 30 mars 2018 | Barclay

Hi-Res
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mars 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Brouillage de pistes garanti ! Ils sont Australiens, Japonais, Néo-Zélandais, Anglais, Coréens et ont jeté l’ancre dans la capitale britannique. Aiment autant la pop d’hier que celle d’aujourd’hui. Et font du collage musical comme d’autres respirent. Et si Superorganism était LE groupe encapsulant le mieux l’ère du temps ? Ce jeune collectif de musiciens internationaux qui se sont rencontrés via YouTube, tous accros à la culture pop, a composé, enregistré et produit son premier album dans un studio de l’Est londonien, là même où ils vivent ensemble ! Et là même où est né leur disque solaire, arc-en-ciel d’indie pop minimaliste, synthétique et sautillante, aussi extravagante que kaléidoscopique et qui a séduit Frank Ocean et Ezra Koenig de Vampire Weekend. Certains penseront vite à des cousins éloignés de The Avalanches, The Go ! Team ou de I’m From Barcelona mais il y a chez Superorganism un lâcher-prise et une sensation onirique et apaisante qui leur sont propres et qui transforment ce premier album en Qobuzissime qui fait du bien. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mai 2011 | Play It Again Sam

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
La Danoise Agnes Obel possède une voix tout simplement incroyable de par ses nuances et sa légèreté. Des ballades mélancoliques au piano, sublimées par cet organe unique, d’une élégante sensualité, un songwriting frais et fantaisiste. Il y a tout ça et bien plus dans son premier album qui s'installe un peu plus chaque jour dans l'esprit de celles et ceux qui y goûteront... Cette Deluxe Edition de Philharmonics est étoffée d'un live à Copenhague. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 mai 2017 | ATO Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Il y a d’abord cette voix. Tout sauf formaté, l’organe de Nick Hakim se pare d’une forme d’étrangeté. Ce chant très lointain, comme venu d’une autre galaxie, cet Américain ayant grandi à Washington avant de jeter l’ancre à Brooklyn l’enroule autour d’une soul toute aussi spatiale. C’est bien la soul, la vraie, qui est au cœur de son magnifique premier album Green Twins. Comme si Nick Hakim avait ressuscité Marvin Gaye et Curtis Mayfield mais en prenant soin de les maquiller à sa convenance, avec un coup de crayon folk ici, ou un peu de fond de teint pop là. On sent surtout au détour d’une mélodie, d’une rythmique ou d’un instrument inattendu que son imaginaire musical est assez vaste, qu’il s’agisse des musiques sud-américaines entendues à la maison (sa mère est chilienne et son père péruvien) ou du hip hop écouté dans son adolescence… Sur Roller Skates, une boite à rythmes volontairement cheap vient percuter une guitare claire, elle aussi chétive, avant que la voix de Nick Hakim, dans un halo de réverbération, ne transforme la chanson en rêve éveillé. Chaque mélodie de Green Twins baigne d’ailleurs dans une douceur (jamais mièvre) qui renforce le côté onirique de cette musique. Car même si Hakim pourra aisément ravir, grâce à sa voix, le cœur des fans de Curtis Harding, Cody Chesnutt, Roland Gift et Bilal, la musique qu’il assemble ici lui est propre au point qu’on se demande s’il n’a pas inventé le gospel du troisième millénaire. A coup sûr, le plus envoûtant Qobuzissime de l’année. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 27 octobre 2017 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret
Trois ans après It’s A Pleasure, son quatrième album, Baxter Dury reste toujours aussi séduisant avec ce Prince Of Tears. Ayant plutôt bien géré le dossier fils de, le quadragénaire britannique poursuit son chemin sur les sentiers inattendus d’une pop à tiroirs, parfois espiègle, éventuellement discoïde mais, quoi qu’il en soit, toujours jouissive tant sa façon de trouver le refrain qui fait mouche semble être une évidence pour lui. Feu son illustre père braillait admirablement bien sex and drugs and rock’n’roll. Lui, Dury Jr., semble en être assez loin, préférant jouer les dandys imprévisibles et décalés. Réalisé par Ash Workman (Metronomy, Christine & the Queens) et mixé par Craig Silvey (Arcade Fire), ce Prince des larmes est l’écrin parfait pour son parler/chanter. Un cinquième album épatant car ne marchant jamais dans les clous. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 novembre 2017 | La Castanya

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La pop psychée, la surf music, le shoegaze et autre dream pop ne se conçoivent pas exclusivement qu’aux Amériques ou en Grande-Bretagne, non. Même à Barcelone, on maîtrise les codes de cet alliage électrique et rêveur. Là, au cœur de la capitale catalane, quatre (deux Chiliens et deux Espagnols) experts en mélodies sucrées juste vêtues de guitares oniriques et de réverbération ont accouché d’un superbe disque gorgé de soleil. Le bien nommé Secret Place est un petit îlot d’hédonisme pop où les six-cordes cristallines et les voix chloroformées font la loi. Un traité raffiné qui brasse des tas d’influences contemporaines (DIIV, Beach House, Black Lips, Wild Nothing, Real Estate, Beach Fossils) en conservant un ton très personnel. Le Qobuzissime chaud et ensoleillé plus que parfait pour se protéger de l’hiver qui pointe au loin le bout de son nez glacé… © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 décembre 2017 | Wagram Music - Cinq 7

Hi-Res
Olivia Merilahti et Dan Levy ont levé l'Olympia. Après avoir défendu Shake Shook Shaken durant un an de tournée, le duo franco-finlandais a fini sa course boulevard des Capucines, là où les grands noms s'écrivent au néon rouge. Entourés des excellents Bastien Burger, Marielle Chatain et Pierre Belleville, The Dø est parvenu à irriguer l'épure froide de sa dernière livraison. Hormis Lick My Wounds et Nature Will Remain, ce live en reprend tous les titres. Une version solennelle d'I Love Paris de Cole Porter avec Jeanne Added, Aha et The Bridge Is Broken sont les rares surprises de ce bain de mélancolie contemporaine savonné aux synthés. Sans réinventer la roue, les ex-amants prouvent qu'ils gravent de l'électro-pop à la française et lui rendent ses lettres de noblesse sur scène. Élégant et turbulent, le résultat s'avère plus goûtu que le synthétisme digeste de sa version studio. © CS/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 24 novembre 2017 | One Little Indian

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Troublant corps à corps entre technologies de pointe et sensations organiques voire charnelles, Vulnicura ressuscitait la Björk d’Homogenic et de Vespertine. Une Björk qui s’était rarement mise autant à nu, sa rupture avec le vidéaste et plasticien Matthew Barney étant au cœur de cet album dense de 2015, tant dans ses paroles que dans les architectures musicales. Pour l’aider dans sa tâche, l’Islandaise s’était entourée de deux complices de la sphère électro : le Britannique Bobby Krlic alias The Haxan Cloa et surtout le jeune Vénézuélien Alejandro Ghersi alias Arca. Ce dernier est au cœur d’Utopia qui paraît à l’automne 2017. S’il avait rejoint Björk sur Vulnicura une fois les chansons écrites, il a cette fois travaillé avec elle dès la genèse du projet au point que Björk ne cesse de déclarer à longueur d’interviews que le disque a été entièrement conçu à deux. Comme avec les univers d’Actress ou de Oneohtrix Point Never, Arca a toujours su mêler les recoins les plus cérébraux de la musique électronique et les plus physiologiques. En somme, des arguments rêvés pour déambuler sur la planète Björk. Déambuler. C’est ainsi qu’on se laisse porter par Utopia. Pris par la main par la voix toujours aussi unique de la maîtresse de maison, on traverse ici des textures multiples, parfois épaisses et denses (Arisen My Senses) mais aussi aériennes comme jamais (Blissing Me, Utopia). C’est d’ailleurs dans ces compositions moins grandiloquentes que Björk convainc le plus. Mais Arca n’est pas le seul élément clef de ce dixième album studio. L’Islandaise a ressorti son arme de prédilection qui ne la quitte pas depuis l’âge de 5 ans : la flûte ! Elle est un fil conducteur d’une œuvre d’un onirisme fou mais qui ne s’apprivoise pas en une seule écoute. Björk Guðmundsdóttir n’est pas Taylor Alison Swift et Utopia se mérite ! © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 février 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Livret
Blond peroxydé, noir aux yeux ou sur le costume et accessoirement changement de casting. Franz Ferdinand fait peau neuve. Le charismatique Nick McCarthy a choisi de délaisser une osmose de dix ans et de quitter le navire pour s’occuper du sien. Alex Kapranos et le bassiste Bob Hardy ont dû remplacer leur guitariste : sans lui faire perdre son identité, la venue du couteau suisse aux aigus perchés Julian Corrie (Miaoux Miaoux, Maple Leaves) et de Dino Bardot a rebattu les cartes du groupe écossais. Si le second est arrivé après la bataille – l'album étant fini –, la fibre synth-pop de Corrie y a trouvé asile. Enregistré en six jours à Paris, dans les studios de Philippe Zdar, moitié de Cassius qui a travaillé avec les Beastie Boys, Cat Power, Phoenix et The Rapture, le bien-nommé Always Ascending a le goût de la fête. Claviers aguicheurs façon rock électro taillés pour les pistes de club (les tubesques Feel the Love Go et Always Ascending) permettent au quartet devenu quintet de trouver un second souffle. Une inspiration trouvée depuis 2014 au sein du supergroupe FFS, qui les unissait au groupe américain Sparks des frères Mael. Le temps était venu pour la bande de Kapranos de se concentrer sur Franz Ferdinand. Des habituelles boucles martelées (Lois Lane, Lazy Boy) aux vagues accents disco de Glimpse of Love en passant par les ballades The Academy Award et Slow Don’t Kill Me Slow – deux respirations salvatrices au milieu de cet enchaînement effréné –, ce cinquième opus les conforte dans leur statut de groupe écossais majeur. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | CAPITOL

Hi-Res
Ceux qui suivent Beck Hansen depuis l’aube des années 90 savent qu’il peut tout jouer. Tout ! Du blues rural façon Son House/Skip James, du funk à la Prince, du hip hop slacker, du folk dylanien, de l’électro lo-fi, etc. Si l’as du bricolage californien explosa d’abord grâce à une alliance convaincante entre folk et rythmiques hip hop (l’imparable hymne Loser de 1993), il tendra au fil des ans vers davantage de classicisme avec Sea Changes (2002) et Morning Phase (2014). Virage à 180° avec Colors. Des couleurs, ce treizième album de Beck n’en manque pas. Du psychédélisme à la Beatles, de la pop 80’s, du dancefloor contemporain, du funk mâtiné de hip hop, le kaléidoscope stylistique est total ! Les grands écarts sont d’ailleurs tels qu’ils déboussoleront sans doute certains nouveaux venus. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 juillet 2017 | Parlophone UK

Hi-Res
Un peu moins de deux ans après la sortie de A Head Full Of Dreams, Coldplay publie ces cinq titres qu’ils présentent comme un interlude. Une sorte de EP compagnon de leur dernier album studio en date. La bande de Chris Martin est sans doute à un tournant de son histoire. Devenu une sorte de U2 du troisième millénaire, Coldplay jongle entre son ADN initiale, les évolutions sonores de son temps et une forte propension à faire lever les foules. Le tout sans évidemment perdre son âme. C’est sans doute qui les a fait travailler à nouveau avec le grand Brian Eno (qui produisit Mylo Xyloto en 2011 et Viva la Vida en 2008) sur la chanson A L I E N S, pièce centrale de ce Kaleidoscope. Là, les Anglais retrouvent leurs fondamentaux. Les bases d’un pop très contemporaine à la fois aventureuse et consensuelle. Une pop enveloppée dans des sonorités magiques et intrigantes 100% Eno… Sur All I Can Think About Is You qui ouvre brillamment les hostilités, Coldplay se fait plus charmeur, plus intrigant même, sur le rythme d’une ballade hypnotique. Quant à Miracles (Someone Special), il est un nouvel alliage parfait entre pop et R&B grâce au featuring du rappeur d’Atlanta, Big Sean. Bref, Coldplay maîtrise une fois de plus chaque genre sur lequel il s’aventure… A Head Full Of Dreams était un disque particulièrement pétillant, exaltant, coloré et on ne peut plus festif. « Ce septième opus, confiait alors Chris Martin à la BBC au moment de sa sortie, on le voit comme le dernier livre de la saga Harry Potter. On ne dit pas qu'on ne fera pas un autre disque un jour mais c'est un cycle qui se termine. » A coup sûr, ce EP Kaleidoscope annonce le Coldplay de demain tout en gardant un œil rivé sur celui d’hier… © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Tendu comme un string XS sur un séant XL, Shame n’est pas là pour plaisanter. Et le concentré de post-punk qui est au cœur du premier album de ce quintet londonien impressionne par son charisme, sa violence et son originalité. Songs Of Praise sonne même comme la vraie fausse B.O. d’une Angleterre bien grise, passablement frustrée et carrément sur le qui-vive. Il y a beaucoup de The Fall, de Gang Of Four et de Killing Joke dans cette boule de nerfs sonore sans pour autant que l’affaire ne sonne rétro voire passéiste. Comme Fat White Family, Ought ou bien encore Vietnam, Shame vit bien en 2018 et cela s’entend ! En direct de Brixton, le chanteur Charlie Steen, les guitaristes Sean Coyle-Smith et Eddie Green, le batteur Charlie Forbes et le bassiste Josh Finerty produisent et encagent leur énervement qui semble viscéral dans des chansons bien évidemment coup de poing (Dust On Trial) parfois vénéneuses et lancinantes (The Lick) mais aussi plus avenantes (One Rizla). Sans honte et sans additif, Shame fait du rock sans concession. Une simple écoute de Songs Of Praise meurtrit le corps et pourtant on en redemande encore. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 mars 2018 | XL Recordings

Hi-Res
Si on lui avait dit ça, il y a dix ans, Jack aurait rit. Jaune, sans doute. Le lonesome boy biberonné au blues, cantonné à l’analogique, verse pour la première fois dans un album synthétique. Pressentie ces dernières années dans ses collaborations, cette volte au milieu de sa percée en solitaire reste étonnante. A côté des riffs de blues, White, du haut de ses 42 ans, articule son premier vocabulaire croisé. Et ce langage conjugué à l’aube 2018 argumente à la perfection. Eclaboussures rock (Respect Commander), jam sessions turbulentes (Ice Station Zebra), congas et percussions pour rythmes afro-cubains brisés sur des saillies numériques (Over and Over and Over, Everything’s You’ve ever Learned), envolées gospel sur échappées d’orgue avec les McCrary Sisters de Nashville (Connected by Love), country attendrie au piano (What’s done is done), interlude chambriste avec C.W. Stoneking (Abulia and Akrusia), vocodeur pour miniature funk (Get In The Mind Shaft), paroles d’Al Capone écrites à Alcatraz déposées sur l’Humoresque de Dvořák façon jazz, tout y passe. Pour ce saut dans l’inconnu, l’ancien Stripes a pris soin de se détacher. De s’en foutre. De prendre tous les risques. D’abord il s’est planqué des mois solo dans un studio loué à Nashville, hors des murs bien construits de Third Man Records, pour écrire d’abord sans instrument, tâter les touches de synthés, tout en enregistrant sur bandes. Puis, a filé s’enfermer à New-York et Los Angeles avec Carla Azar d’Autolux, Louis Cato, Justin Poree et Bobby Allende, ceux qui jouent pour Kendrick Lamar et font la crème du hip-hop. Des musiciens avec qui il n'avait encore jamais travaillé. Jack : “Certains morceaux pouvaient faire toute une face, un peu comme Miles Davis à sa période Funkadelic. Et puis dès qu’un autre musicien s’y mettait, ça changeait tout, toute l’ambiance musicale.” Toujours hors de sa zone, White, qui aime capter la brutalité d’un son vif, sale et encore palpitant, né dans la sueur, a choisi de retravailler à L.A. les enregistrements à froid. A l’arrivée, les treize pistes de Boarding House Reach forment pourtant bien l’album le plus effréné, excentrique et chaud de White. Excellent. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il aura donc dû attendre de franchir la trentaine et de publier son troisième album sous le nom de The War On Drugs pour que son talent soit enfin reconnu. Avec Lost In The Dream paru en 2014, Adam Granduciel entrait dans la cour des grands, se retrouvant dans le Top 5 de quasiment tous les référendums de fin d’année des grands médias anglo-saxons, papier ou web. Un album qui canalisait à la perfection toutes ses marottes, lubies et obsessions Des fixettes classic rock (Springsteen surtout, Dylan pas mal, mais aussi Tom Petty voire Dire Straits), mais que Granduciel emballait dans un halo sonore comme chloroformé. Trois ans plus tard, A Deeper Understanding montre déjà que le succès ne lui est pas monté à la tête. L’album ressemble au prolongement éveillé de Lost In The Dream. Moins de Lost, moins de Dream, et une affirmation plus soutenue de son chant, de sa guitare et de ses paroles. Les influences restent les mêmes mais on sait clairement que le cerveau de The War On Drugs a cette fois les pieds bien collés au plancher des vaches. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 janvier 2018 | Polydor

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Alternatif et Indé - Paru le 10 juin 2016 | Elektra (NEK)

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ouvrir sur No Good ? Sûrement pour faire comprendre aux auditeurs que la suite sera rock’n’roll, inspirée de tout ce qui se faisait durant l’âge d’or des guitares. On comprend mieux pourquoi la série Vinyl a choisi d’intégrer ce morceau à sa BO. Kaleo marque définitivement son territoire et se montre à son aise lorsqu’il faut éclabousser la foule d’un rock gras qui tâche. Ils font aussi des ballades folk leur spécialité et la voix de JJ Julius Son, parfois rocailleuse, souvent cristalline, séduit et transporte instantanément. Des guitares épaisses accompagnent le leader et les fûts frappés lourdement donnent un côté épique à A/B (Way Down We Go). Le travail de production est énorme et le rendu ne souffre d’aucune imperfection. Il faut dire qu’avec Jacquire King (Kings Of Leon) ou Mike Crossey (Arctic Monkeys), Kaleo a assuré ses arrières. L’ensemble de l’équipe a réussi à retranscrire idéalement le large éventail de musique que propose le Sud des Etats-Unis. Automobile et son incitation au voyage, suggérant Kerouac, All The Pretty Girl et sa pure folk, Vor i Vaglaskogi et son chant traditionnel… Rien n’est laissé de côté et Kaleo est impressionnant de maturité pour seulement son deuxième album. L’Islande est en train de devenir un vivier de jeunes talents et a décidément de beaux jours devant elle. Qobuzissime sans l'ombre d'un doute ! © AR/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | Universal Music

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Dans la série « du hypster, en veux-tu, en voilà », Lawrence Rothman semble faire figure de champion du monde. Un visage (et une voix) androgyne pour les pages en papier glacé de magazines de mode, une passion pour le transformisme digne de la photographe Cindy Sherman (Rothman change de tête à chaque clip !) et tout plein d’amis triés sur le volet pour lui prêter main forte (Kim Gordon de Sonic Youth, Angel Olsen, Marissa Nadler, Duff McKagan de Guns N’Roses, Stella Mozgawa de Warpaint, Tom Krell alias How To Dress Well, le bassiste Pino Palladino, Kristin Kontrol des Dum Dum Girls…), rien ne manque à l’appel ! Dans les oreilles, Rothman joue au dandy soul/R&B échappé des années 80. On pense à Talk Talk souvent, à David Bowie, Depeche Mode ou Prince parfois et, plus près de nous, à Ariel Pink et How To Dress Well. Mais sous ce vernis clinquant qui fleure bon l’éphémère, son album – le premier – renferme des chansons aux mélodies renversantes. Des compositions portées par une plume cathartique avec laquelle Rothman évoque sa quête personnelle d’une identité qu’il définit comme non-binaire (genderqueer). Ce Californien né à Los Angeles il y a 35 ans et qui dit aimer autant Charles Bukowski que R. Kelly, Tupac Shakur que Leonard Cohen, a signé avec The Book Of Law l’un des disques les plus émouvants de 2017. Un Qobuzissime hautement raffiné. © MZ/Qobuz

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