Les albums

70888 albums triés par Pertinence et filtrés par Alternatif et Indé
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | Abbey Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’Angleterre possède une capacité unique à réinventer la roue rock’n’roll. Alors que tout semble avoir été dit et redit, elle enfante régulièrement de jeunes groupes apportant leur pierre unique à un édifice déjà solidement construit. Et même si les influences peuvent paraître évidentes d’entrée de jeu, la touche personnelle joue des coudes et prend le contrôle des hostilités. Pale Seas est de la race de ces combos qui explosent en bouche dès le premier album. Au bord de la mer, à Southampton, face à l’île de Wight, le chanteur Jacob Scott, le guitariste Graham Poole, le bassiste Matthew Bishop et le batteur Andrew Richardson ont puisé dans les premiers albums de Radiohead ou de Suede pour établir leur propre loi rock’n’roll. Mais si ce goût prononcé pour le rock anglais des 90’s saute aux oreilles tout au long de Stargazing For Beginners, la capacité que ce quartet anglais a à tisser de solides toiles guitaristiques rend son premier album réellement original. Essentiellement enregistré la nuit dans une ancienne abbaye, voilà un disque Qobuzissime qui titille l’instinct animal des fans de groupes à guitares. Une vraie révélation. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il aura donc dû attendre de franchir la trentaine et de publier son troisième album sous le nom de The War On Drugs pour que son talent soit enfin reconnu. Avec Lost In The Dream paru en 2014, Adam Granduciel entrait dans la cour des grands, se retrouvant dans le Top 5 de quasiment tous les référendums de fin d’année des grands médias anglo-saxons, papier ou web. Un album qui canalisait à la perfection toutes ses marottes, lubies et obsessions Des fixettes classic rock (Springsteen surtout, Dylan pas mal, mais aussi Tom Petty voire Dire Straits), mais que Granduciel emballait dans un halo sonore comme chloroformé. Trois ans plus tard, A Deeper Understanding montre déjà que le succès ne lui est pas monté à la tête. L’album ressemble au prolongement éveillé de Lost In The Dream. Moins de Lost, moins de Dream, et une affirmation plus soutenue de son chant, de sa guitare et de ses paroles. Les influences restent les mêmes mais on sait clairement que le cerveau de The War On Drugs a cette fois les pieds bien collés au plancher des vaches. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 juin 2017 | Interscope

Hi-Res
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Alternatif et Indé - Paru le 24 novembre 2017 | One Little Indian

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Troublant corps à corps entre technologies de pointe et sensations organiques voire charnelles, Vulnicura ressuscitait la Björk d’Homogenic et de Vespertine. Une Björk qui s’était rarement mise autant à nu, sa rupture avec le vidéaste et plasticien Matthew Barney étant au cœur de cet album dense de 2015, tant dans ses paroles que dans les architectures musicales. Pour l’aider dans sa tâche, l’Islandaise s’était entourée de deux complices de la sphère électro : le Britannique Bobby Krlic alias The Haxan Cloa et surtout le jeune Vénézuélien Alejandro Ghersi alias Arca. Ce dernier est au cœur d’Utopia qui paraît à l’automne 2017. S’il avait rejoint Björk sur Vulnicura une fois les chansons écrites, il a cette fois travaillé avec elle dès la genèse du projet au point que Björk ne cesse de déclarer à longueur d’interviews que le disque a été entièrement conçu à deux. Comme avec les univers d’Actress ou de Oneohtrix Point Never, Arca a toujours su mêler les recoins les plus cérébraux de la musique électronique et les plus physiologiques. En somme, des arguments rêvés pour déambuler sur la planète Björk. Déambuler. C’est ainsi qu’on se laisse porter par Utopia. Pris par la main par la voix toujours aussi unique de la maîtresse de maison, on traverse ici des textures multiples, parfois épaisses et denses (Arisen My Senses) mais aussi aériennes comme jamais (Blissing Me, Utopia). C’est d’ailleurs dans ces compositions moins grandiloquentes que Björk convainc le plus. Mais Arca n’est pas le seul élément clef de ce dixième album studio. L’Islandaise a ressorti son arme de prédilection qui ne la quitte pas depuis l’âge de 5 ans : la flûte ! Elle est un fil conducteur d’une œuvre d’un onirisme fou mais qui ne s’apprivoise pas en une seule écoute. Björk Guðmundsdóttir n’est pas Taylor Alison Swift et Utopia se mérite ! © MD/Qobuz
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A/B

Alternatif et Indé - Paru le 10 juin 2016 | Elektra (NEK)

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ouvrir sur No Good ? Sûrement pour faire comprendre aux auditeurs que la suite sera rock’n’roll, inspirée de tout ce qui se faisait durant l’âge d’or des guitares. On comprend mieux pourquoi la série Vinyl a choisi d’intégrer ce morceau à sa BO. Kaleo marque définitivement son territoire et se montre à son aise lorsqu’il faut éclabousser la foule d’un rock gras qui tâche. Ils font aussi des ballades folk leur spécialité et la voix de JJ Julius Son, parfois rocailleuse, souvent cristalline, séduit et transporte instantanément. Des guitares épaisses accompagnent le leader et les fûts frappés lourdement donnent un côté épique à A/B (Way Down We Go). Le travail de production est énorme et le rendu ne souffre d’aucune imperfection. Il faut dire qu’avec Jacquire King (Kings Of Leon) ou Mike Crossey (Arctic Monkeys), Kaleo a assuré ses arrières. L’ensemble de l’équipe a réussi à retranscrire idéalement le large éventail de musique que propose le Sud des Etats-Unis. Automobile et son incitation au voyage, suggérant Kerouac, All The Pretty Girl et sa pure folk, Vor i Vaglaskogi et son chant traditionnel… Rien n’est laissé de côté et Kaleo est impressionnant de maturité pour seulement son deuxième album. L’Islande est en train de devenir un vivier de jeunes talents et a décidément de beaux jours devant elle. Qobuzissime sans l'ombre d'un doute ! © AR/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 mars 2017 | Mute

Hi-Res
En 2013, avec Tales Of Us, Goldfrapp jetait un œil dans le rétroviseur. Après la sortie trois ans plus tôt d’Head First, le duo composé de la troublante Alison Goldfrapp et de Will Gregory semblait en effet revenir à ses premières amours avec un disque qui, dans la lignée de leur chef d’œuvre Felt Mountain, enchainait arrangements cinématographiques, ambiances intimistes et références au film noir… Introspectif, poétique et composé comme une suite d'histoires entre divers personnages fictifs – qui donnent leurs noms aux chansons de l’album – Tales Of Us était un mélange de suspense, d'hallucinations et de contes lynchiens… D’une certaine manière, Silver Eye conserve une part de cette belle étrangeté mais reviens aussi sur les différentes escales faites par le duo. On passe ici de séquences cinématographiques à des instants plus électro pop et glam, de compositions on ne peut plus climatiques à des titres ouvertement dancefloor. Bref, une sorte de rétrospective idéale. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 21 octobre 2016 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret
Avec Aventine paru en 2013, Agnes Obel étoffait un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique de son premier album, le grandiose Philharmonics. Trois ans plus tard, Citizen Of Glass ne se repose guère sur tous ces lauriers et prouve que la Danoise installée à Berlin sait encore faire évoluer son style si personnel. Ce troisième album esquive en effet les redites et l’on sent Agnes Obel désireuse d’approfondir ses modes de compositions, son rapport à la musique minimaliste ou répétitive voire même son utilisation des cordes. Approfondir pour surtout chambouler ses tics et ses habitudes. Comme sur le single Familiar où Obel se lance en duo avec… elle-même ! Sa voix naturelle croise ici sa voix grave et déformée, comme masculine, pour aboutir à une composition envoûtante au possible. Mais l’envoûtement de Citizen Of Glass semble bien plus ambitieux que celui ressenti au sortir de Philharmonics et Aventine. Plus grand, plus ample. Même lors de séquences instrumentales épurées et répétitives (le prenant Red Virgin Soil), Obel va à l’essentiel et ne se perd jamais dans du beau gratuit et vain. A de nombreuses reprises, elle s’extrait du cocon pop pour s’aventurer sur des terres vierges. La belle matière sonore de Citizen Of Glass est riche de tout cela, et de bien plus. Au fil des écoutes, l’album livre sa beauté singulière et confirme que la musicienne danoise est une artiste vraiment unique. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 juin 2017 | Partisan Records

Livret
La voix androgyne de Greg Gonzalez. Des guitares éthérées voire floutées. Une rythmique en apesanteur. Des mélodies sensuelles. Finalement, Cigarettes After Sex porte assez bien son nom… Entre dream pop et shoegaze, le groupe formé au Texas est une invitation à la nonchalance, une apologie du lâcher prise. En effaçant le chant de ce premier album, on obtiendrait même aisément la vraie-fausse B.O. la plus érotique du moment. Comme un long ralenti évanescent, comme une délicieuse courbe musicale langoureuse un brin vintage. L’esprit d’Angelo Badalamenti, le compositeur attitré de David Lynch, n’est pas très loin… Une cigarette ? © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 août 2016 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Après les parenthèses expérimentales en solo de son chanteur Thom Yorke mais aussi de son batteur Phil Selway, et les bandes originales de films de son guitariste Jonny Greenwood, Radiohead sort des buissons avec ce neuvième album studio assez magistral, preuve que l’inspiration est toujours au rendez-vous, plus de trente ans après la naissance du groupe. Mais la grosse surprise de A Moon Shaped Pool c’est finalement qu’il n’y en a pas ! Le quintet d’Oxford signe sans doute ici son disque le plus classique. Les yeux fermés, l’organe de Yorke est apprivoisé, comme la structure des compositions est elle aussi immédiatement cernée. On est donc en terrain connu sans jamais pourtant avoir la sensation de réentendre la copie d’un ancien titre. Radiohead met en veilleuse ses velléités expérimentales voire même électroniques au profit d’arrangement tantôt minimalistes, tantôt luxuriants. Même dans ses arrangements pour cordes réellement renversants, Jonny Greenwood semble viser l’épure, le trait ultime, dénué d’artifice superflu (Daydreaming). Ses divers travaux pour le 7e Art et notamment pour le metteur en scène Paul Thomas Anderson (Greenwood a signé les partitions de ses films There Will Be Blood, The Master et Inherent Vice) lui ont apportés une vision neuve et ample qui survole tout le disque. Même dans les séquences plus intimistes (Desert Island Disk), Radiohead conserve une certaine majesté. Et lorsqu’ils abattent la carte du post-rock voire du répétitif (Full Stop et Present Tense), leur musique se visualise grandement. Avec un tel album, Radiohead renforce un peu plus sa légende, son approche toujours aussi singulière et tout simplement sa propre discographie. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 septembre 2013 | Ministry of Sound Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Le choc London Grammar ! Ce jeune trio londonien né il y a deux ans vaut avant tout pour la voix envoûtante de sa chanteuse Hannah Reid qui n'est pas sans rappeler celle de Romy Madley Croft de The XX, mais aussi de Florence & The Machine voire, chez les plus anciens, de Tracey Thorn d'Everything But The Girl. Un chant sensuel et en apesanteur au service d’une pop résolument atmosphérique qui a ensorcelé Qobuz au point d'en faire un disque Qobuzissime. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 1 juillet 2016 | Best Laid Plans

Hi-Res
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Alternatif et Indé - Paru le 17 novembre 2017 | Because Music

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Etre une artiste installée, casée, choyée voire sereine n’empêche pas certaines œuvres de surgir à des moments bien plus intenses que d’autres. En cela, Rest n’est pas un simple énième album pour Charlotte Gainsbourg. Rest pour le repos ; des morts et des vivants. Pour la sieste aussi. Et le reste également… Quatre ans après la mort de sa sœur Kate, elle abat sur la table, face à elle, de nombreuses cartes majeures de ses 46 années passées sur terre. Le poids d’un père lourdement charismatique (Lying With You) mais aussi le regard des autres (I’m A Lie) comme ce récent décès tragique (Kate) sont au cœur d’un disque d’une rare force émotionnelle. Evidemment, Charlotte Gainsbourg a la grande intelligence de manipuler toute cette nitroglycérine introspective avec soin. Et, à aucun moment, on est tenté d’appeler la police du pathos… Pour l’accompagner dans cette œuvre aux cambrures cathartiques, elle a convié Guy-Manuel de Homem-Christo des Daft Punk avec qui elle co-signé le single Rest mais surtout, pour tout le reste de ce cinquième album, Sébastien Akchoté alias SebastiAn, virtuose du clan électro Ed Banger, qui lui a taillé ici une parure instrumentale plus que parfaite. Un habit fait d’étoffes plus gainsbouriennes (le père) que jamais, qu’il recoud à sa façon, moderne mais pas trop… Un titre d’un certain Paul McCartney (Songbird In A Cage) et deux de Connan Mockasin (Dans vos airs et Les Crocodiles) viennent compléter une œuvre forte, protéiforme et très personnelle. La plus personnelle sans doute de son auteur. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 juin 2017 | Universal Music

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Facile d’être populaire et commercial. Un peu moins d’être populaire, commercial ET brillant. Yelich-O'Connor alias Lorde entre de plain-pied dans cette catégorie réservée à quelques happy-few. Avec Melodrama, la jeune Néo-zélandaise confirme un talent déjà impressionnant sur Pure Heroine, son premier album de 2013, publié alors qu’elle n’avait que 16 ans ! Tous les éléments de l’ADN pop sont là. Lorde parle d’elle, d’être une fille de banlieue de tout juste 20 ans, de ses rêves, de la solitude et l’ennui, du passage à l’âge adulte, d’amour évidemment, de désillusion également, bref rien ne manque à l’appel côté clichés pop. Avec cette matière brute commune à tous, Lorde fait des miracles. Sans chercher à complexifier le genre et en restant solidement ancré dedans, elle impose sa singularité, son style, son nom. « Ecrire Pure Heroine, c’était ma façon de cerner notre gloire adolescente, de la mettre dans les lumières pour toujours, alors qu'une partie de moi ne meurt jamais. Melodrama concerne ce qui vient ensuite... La fête est sur le point de commencer. Je vais vous montrer le nouveau monde. » Avec ce deuxième album, elle met encore plus en exergue la teneur de sa plume, de son chant aussi. Musicalement, aucun effet racoleur à l’horizon car tout est fait pour magnifier la chanson, rien que la chanson. D’une certaine manière, cette maîtrise qui irradie Melodrama rapproche Lorde d’une Madonna, d’un Elton John ou d’une Kate Bush, plutôt que d’une Katy Perry ou d’une Miley Cyrus. Et dans son enveloppe post teenager, elle offre presque la candeur d’une chanteuse soul assez mature… Bref, autant de maîtrise de l’idiome pop, à seulement 20 ans, est assez renversant… © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2017 | False Idols

Hi-Res Livret
Sur Skilled Mechanics paru en 2016, Adrian Thaws alias Tricky n’avait toujours pas trouvé le bouton de la lumière. Constat identique pour Ununiform, son treizième album qu’il publie un an plus tard. Disque après disque, le Britannique rappelle qu’il est sans doute le peintre/musicien le plus doué de la noirceur de l’âme humaine. Le côté obscur de la force, il connait, lui qui fut orphelin très jeune et taulard pas tellement plus vieux… A quelques mois du demi-siècle, Tricky, installé à Berlin depuis 2015, offre ici un nouveau collage beau et troublant de ses phobies, ses passions et ses cauchemars divers. La capitale allemande est d’ailleurs l’un des personnages clefs de cette œuvre. Comme l’est aussi la capitale russe. « J'aime Berlin parce que je n'y connais personne. Je mange bien, je me balade, j'ai un vélo... J'essaie de prendre soin de moi. Ici, je ne bois pas. Certains trouvent peut-être ça ennuyeux, mais moi je me lève à 9h du matin et me couche à 11h du soir. Je prends soin de moi… Quant à Moscou, c’est ma ville préférée dans le monde entier ! Je ne voulais pas fêter Noël à la maison, donc en décembre 2016 j'ai passé trois semaines là-bas, à enregistrer en mangeant de la nourriture russe. » Résultat, il convie plusieurs rappeurs russes à sa descente aux enfers. Parmi eux, Scriptonite, MC sur Blood Of My Blood et Same As It Ever Was et Vasiliy Vakulenko, l'un des rappeurs les plus populaires du pays qui a composé le beat de The Only Way. Le rappeur Smoky Mo apparaît également sur Bang Boogie, titre composé par Gazgolder, propriétaire d'un des plus gros label rap de Russie. Evidemment Tricky ne parle pas russe. « Je n'ai pas besoin de comprendre ce qu'ils rappent. Je le ressens. Ils vivent chaque jour comme si c'était le dernier, et j'aime ça. » Tout cela n’empêche guère l’ancien complice de Massive Attack de rappeler également quelques collaboratrices passées, de Francesca Belamonte à Asia Argento en passant par son ex, Martina Topley-Bird… Entre new wave sombre, trip hop feutré, rap avant-gardiste et rock toujours aussi chloroformé, Ununiform est une nouvelle IRM du cerveau complexe d’un musicien jamais en manque d’idées. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 29 septembre 2017 | Caroline Records

Hi-Res
Lorsqu’il publia At Least For Now, Benjamin Clementine fit une entrée à la fois fracassante et tout en retenue. Le chant état grave. Habité. Presque martial. Le jeune Britannique prouvait qu’il était avant tout une voix, cette voix. Un organe dignement hérité de celui de Nina Simone à laquelle certains l’ont vite comparé. Une personnalité forte derrière un piano fermement contrôlé qui impressionnait et laissait bouche bée. Ce premier album était une œuvre solide et exigeante, surtout dans sa relation avec les styles musicaux dont elle balayait les éventuelles frontières, d’un revers de main. Jazz, soul, folk, blues, classique ou pop, Benjamin Clementine ne tranchait pas vraiment, préférant jouer la carte de la musique apatride, alternant entre la nudité d’un simple piano et l’ampleur d’une section de violons. Tout aussi insaisissable, I Tell A Fly est encore plus inétiquetable. Plus théâtral encore, voilà un disque qui attrape le monde par le col, un album aux engagements solides, bref une œuvre bien de son temps mais habillée par des instruments sans âge. Sur Jupiter, Clementine surfe sur une pop détendue alors qu’avec One Awkward Fish, il affole en mêlant le son d’un clavecin à celui d’une batterie minimaliste funky ! Des grands écarts dont ce deuxième album est rempli ! Exigeant et surtout étonnant. © MD/Qobuz

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