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Ballets - Paru le 5 mai 2015 | Timpani

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
C’est en 1934 que fut commandé à Ibert une partition chorégraphique sur le thème de Don Quichotte, Le Chevalier errant ; il s’agirait d’un grand spectacle alliant narration, ballet, chant, d’une durée de trois quarts d’heure, création prévue par Ida Rubinstein en 36. Le projet ne vit finalement le jour qu’après la guerre, en 1950, à l’Opéra de Paris avec Lifar ; peu après Ibert en tira une suite d’orchestre sans chœur ni solistes ni narrateurs, ici offerte par l’Orchestre National de Lorraine. Dès 1945, Roland Petit avait commandé à Ibert un grand ballet mettant en scène les frasques conjugales de Jupiter : ce serait Les Amours de Jupiter, un ample ouvrage présenté musicalement sous forme de quasi-concerto pour orchestre, tant chaque pupitre est sollicité l’un après l’autre. Ibert s’amuse à traverser l’Europe thématique – Italie, Espagne, Grèce… – , avec une incursion outre-Atlantique pour emprunter quelques accents au jazz et au blues de l’époque. Quel dommage que ces deux somptueux chefs-d’œuvre n’apparaissent pas plus souvent au répertoire des autres grands orchestres français ! Mille mercis donc à Jacques Mercier d’avoir remis ces partitions à l’honneur. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 4 février 2014 | Timpani

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Choc de Classica - Choc Classica de l'année - Hi-Res Audio
Ce n’est pas forcément du sombrement flamboyant Florent Schmitt, le grand-maître de fresques orientales, érotiques ou sanglantes telles que Tragédie de Salomé, Salammbô ou Antoine et Cléopatre, que l’on attendrait une œuvre dépeignant l’enfance narrée par Hans Christian Andersen : c’est pourtant ce qu’il fit avec Le Petit elfe Ferme-l’Œil, ballet de 1923 créé à l’Opéra-Comique. L’ouvrage est en fait l’adaptation d’une série de pièces pour piano à quatre mains tournée vers le monde de l’enfance – comme Ma mère l’oye de Ravel – de 1912, complétée de plusieurs numéros supplémentaires et orchestrée – comme Ma mère l’oye de Ravel. Le parallèle s’arrête là, puisque Ma mère l’oye témoigne d’une étonnante modestie de moyens orchestraux, là où Florent Schmitt déploie un impressionnant éventail instrumental digne des grandes partitions de Stravinsky – ou de Dukas, car on ne manquera pas de remarquer de singulières ressemblances entre le début de Ferme-l’Œil de 1912-1923 et celui de La Péri de 1911 (on ne parle pas de la fanfare, mais du ballet à proprement parler). Quoi qu’il en soit, le ballet de Schmitt, incroyablement négligé par les scènes chorégraphiques et les orchestres symphoniques, mérite le détour. Royalement défendu par la Philharmonie de Lorraine, voilà un indispensable ajout à la discothèque du qobuzonaute averti. En complément de programme, l’on nous propose Introït, Récit et Congé, un rare ouvrage de la grande maturité puisque Schmitt accusait soixante-dix-huit printemps lorsqu’il l’écrivit. Une invraisemblable énergie se déploie de ce triptyque pour violoncelle et orchestre, d’une grande modernité, écrit pour André Navarra en 1948. (MT)

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