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Concertos pour violoncelle - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
On est particulièrement heureux de retrouver le violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt sur un label qui lui permettra enfin de laisser épanouir sa personnalité fantasque et sa curiosité insatiable sur la durée, lui qui avait réalisé l’un des plus éblouissants enregistrements des Concertos de Haydn il y a quelques années pour le label Genuin. Pour ce premier album sur le label Channel Classics, il nous invite à parcourir les régions de l’ancien bloc soviétique, avec trois personnalités majeures du XXe siècle, Dmitri Chostakovitch et Mieczyslaw Weinberg ainsi que Witold Lutoslawski. N’attendez pas de l’équipe artiste à l’œuvre une avalanche de traits virtuoses, c’est avant tout la part lyrique et étonnamment espiègle du Premier Concerto de Chostakovitch et celle, infiniment secrète et mystérieuse, de celui de Weinberg qu’elle révèle, comme au premier jour. Un album étonnant, que vous aimerez apprivoiser.Cela n’apparaît pas sur la couverture, mais en plus du Premier concerto pour violoncelle de Chostakovitch et de celui de Mieczysław Weinberg, l’enregistrement propose également la Petite suite de Witold Lutosławski. Les trois ouvrages ont été conçus pratiquement à la même époque : 1959 pour Chostakovitch, 1951 pour Lutosławski, 1948 pour Weinberg – qui dut attendre la mort de Staline pour entendre son ouvrage, car lui autant que Chostakovitch étaient alors dans le viseur du dictateur et leurs œuvres risquaient à tout moment de leur valoir un séjour à la neige, en Sibérie, voire une boite en sapin. Les deux Concertos ne manquent pas de similitude : outre que Rostropovitch les créa toutes deux, les influences croisées entre les deux compositeurs apparaissent clairement au détour de bien des tournures – Weinberg considérait son aîné comme un mentor mais en réalité ils s’influencèrent souvent l’un l’autre. Ce qui n’empêche pas chacun d’avoir écrit sa musique immédiatement reconnaissable ! En guise de « respiration », la Petite suite de Lutosławski se compose de quatre délicieuses miniatures, directement reprises d’après des thèmes populaires de la région de Rzeszów en Pologne du Sud. L’ouvrage était alors considéré comme de la « musique légère » mais quand Lutosławski se saisit du genre, on tombe illico dans le chef-d’œuvre. Jean Françaix ou Alexandre Tansman auraient pu écrire quelque chose de similaire. © SM/Qobuz« [...] Lyrisme intense qui sait se garder de toute larme impudique ou désolation finement nuancée, le soliste peut passer du murmure mystérieux à la tension la plus pressante en moins d’un instant. Qu’il virevolte, chante, claque, grogne, crâne ou retienne son souffle, l’archet du virtuose nous émerveille.» (Diapason, juin 2016 / Nicolas Derny)
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Concertos pour violoncelle - Paru le 6 juillet 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Nés respectivement en 1911 et 1903, les compositeurs allemands – mais, hélas pour eux en ces temps, nés juifs – Franz Reizenstein et Berthold Goldschmidt s’exilèrent d’Allemagne en 1934 et 1935, mais leurs cas étaient très différents. Dès 1932 Goldschmidt s’était taillé un sérieux succès lors de la création de l’un de ses opéras à Mannheim, mais il avait déjà vingt-neuf ans et un sérieux bagage musical et social derrière lui, ne serait-ce qu’en tant qu’assistant de Erich Kleiber lors de la création berlinoise de Wozzeck. En arrivant en Grande-Bretagne, il était donc déjà considéré. Alors que le malheureux Reizenstein n’avait que vingt-et-un ans en arrivant à Londres, et souhaitait continuer ses études, commencées avec Hindemith à Berlin… heureusement pour lui, il put se placer sous l’aile bienveillante de Vaughan Williams, finit par prendre la nationalité anglaise et devint même professeur au Royal College of Music. Quant à Goldschmidt, déjà célèbre et dont l’opéra Le Cocu magnifique devait être créé en 1933 – année de sinistre mémoire – il se trouva en fait catalogué « musicien dégénéré » ce qui précipita son départ peu après. Ni l’un ni l’autre de ces deux compositeurs ne se laissa entraîner dans le tourbillon atonal et sériel schönbergien et encore moins l’avant-garde de l’après-guerre, de sorte que leur musique fut rapidement considérée comme ringarde… Goldschmidt avait même renoncé à la composition en 1958, pour ne s’y remettre qu’à la fin de sa vie, une fois la dictature du tout-sériel sérieusement ridiculisée. Les deux concertos pour violoncelle ici proposés par le grand Raphael Wallfisch furent composés et créés dans les années 1950, et largement oubliés pendant des décennies, quand bien même le non moins grand Feuermann s’en était fait l’ardent défenseur. On y découvre un langage à la fois classique et moderne, dans la lignée de Hindemith et Vaughan Williams, de Chostakovitch sans doute aussi – des œuvres mille fois dignes d’être enfin redécouvertes. Contrairement au concerto de Reizenstein, celui de Goldschmidt n'est pas une première mondiale. © SM/Qobuz« [...] ce jeune homme de soixante-cinq ans, en pleine possession de ses moyens, défend deux grands concertos pour violoncelle d’une difficulté redoutable comme si sa vie en dépendait. Et comme s’il les jouait en concert depuis trente ans, galvanisant un Orchestre du Konzerthaus de Berlin au mieux de sa forme, mais aussi l’excellent Nicholas Milton [...] Le résultat est simplement splendide. [...] » (Diapason, octobre 2018 / Michel Stockhem)

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