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Classique - Paru le 18 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Cet album signé de la jeune altiste mexicaine – si, si, mexicaine malgré le nom ! bon, elle réside dorénavant aux Pays-Bas – Dana Zemtsov explore bien des coins et des recoins du répertoire concertant pour son instrument. En guise de morceau de résistance, bien sûr, le Concerto de Bartók ; l’ouvrage était resté inachevé à la mort du compositeur, et diverses versions existent dorénavant qui ont fait usage des innombrables brouillons et esquisses laissés sur le lit de mort du compositeur. On entend ici la première version, celle de Tibor Serly achevée en 1949 et qui servit pour la création sous les doigts de William Primrose. Zemtsov reste ensuite dans le langage hongrois (véritable ou imaginaire) de Brahms, puis passe par les racines italiennes du carnaval de Venise avec Paganini, l’âme judaïque de Nigun de Bloch, ou encore les chants orthodoxes russes de Preghiera de Michael Kugel. Pour information, Kugel fut longtemps l’altiste du fameux Quatuor Beethoven de Moscou, professeur au Conservatoire de Moscou, et vit maintenant en Belgique. Sa contribution à l’essor de l’alto est plus que considérable. © SM/Qobuz
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Concertos pour violoncelle - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
On est particulièrement heureux de retrouver le violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt sur un label qui lui permettra enfin de laisser épanouir sa personnalité fantasque et sa curiosité insatiable sur la durée, lui qui avait réalisé l’un des plus éblouissants enregistrements des Concertos de Haydn il y a quelques années pour le label Genuin. Pour ce premier album sur le label Channel Classics, il nous invite à parcourir les régions de l’ancien bloc soviétique, avec trois personnalités majeures du XXe siècle, Dmitri Chostakovitch et Mieczyslaw Weinberg ainsi que Witold Lutoslawski. N’attendez pas de l’équipe artiste à l’œuvre une avalanche de traits virtuoses, c’est avant tout la part lyrique et étonnamment espiègle du Premier Concerto de Chostakovitch et celle, infiniment secrète et mystérieuse, de celui de Weinberg qu’elle révèle, comme au premier jour. Un album étonnant, que vous aimerez apprivoiser.Cela n’apparaît pas sur la couverture, mais en plus du Premier concerto pour violoncelle de Chostakovitch et de celui de Mieczysław Weinberg, l’enregistrement propose également la Petite suite de Witold Lutosławski. Les trois ouvrages ont été conçus pratiquement à la même époque : 1959 pour Chostakovitch, 1951 pour Lutosławski, 1948 pour Weinberg – qui dut attendre la mort de Staline pour entendre son ouvrage, car lui autant que Chostakovitch étaient alors dans le viseur du dictateur et leurs œuvres risquaient à tout moment de leur valoir un séjour à la neige, en Sibérie, voire une boite en sapin. Les deux Concertos ne manquent pas de similitude : outre que Rostropovitch les créa toutes deux, les influences croisées entre les deux compositeurs apparaissent clairement au détour de bien des tournures – Weinberg considérait son aîné comme un mentor mais en réalité ils s’influencèrent souvent l’un l’autre. Ce qui n’empêche pas chacun d’avoir écrit sa musique immédiatement reconnaissable ! En guise de « respiration », la Petite suite de Lutosławski se compose de quatre délicieuses miniatures, directement reprises d’après des thèmes populaires de la région de Rzeszów en Pologne du Sud. L’ouvrage était alors considéré comme de la « musique légère » mais quand Lutosławski se saisit du genre, on tombe illico dans le chef-d’œuvre. Jean Françaix ou Alexandre Tansman auraient pu écrire quelque chose de similaire. © SM/Qobuz« [...] Lyrisme intense qui sait se garder de toute larme impudique ou désolation finement nuancée, le soliste peut passer du murmure mystérieux à la tension la plus pressante en moins d’un instant. Qu’il virevolte, chante, claque, grogne, crâne ou retienne son souffle, l’archet du virtuose nous émerveille.» (Diapason, juin 2016 / Nicolas Derny)

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