Catégories :

Les albums

CD9,99 €

Concertos pour violoncelle - Paru le 6 juillet 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Nés respectivement en 1911 et 1903, les compositeurs allemands – mais, hélas pour eux en ces temps, nés juifs – Franz Reizenstein et Berthold Goldschmidt s’exilèrent d’Allemagne en 1934 et 1935, mais leurs cas étaient très différents. Dès 1932 Goldschmidt s’était taillé un sérieux succès lors de la création de l’un de ses opéras à Mannheim, mais il avait déjà vingt-neuf ans et un sérieux bagage musical et social derrière lui, ne serait-ce qu’en tant qu’assistant de Erich Kleiber lors de la création berlinoise de Wozzeck. En arrivant en Grande-Bretagne, il était donc déjà considéré. Alors que le malheureux Reizenstein n’avait que vingt-et-un ans en arrivant à Londres, et souhaitait continuer ses études, commencées avec Hindemith à Berlin… heureusement pour lui, il put se placer sous l’aile bienveillante de Vaughan Williams, finit par prendre la nationalité anglaise et devint même professeur au Royal College of Music. Quant à Goldschmidt, déjà célèbre et dont l’opéra Le Cocu magnifique devait être créé en 1933 – année de sinistre mémoire – il se trouva en fait catalogué « musicien dégénéré » ce qui précipita son départ peu après. Ni l’un ni l’autre de ces deux compositeurs ne se laissa entraîner dans le tourbillon atonal et sériel schönbergien et encore moins l’avant-garde de l’après-guerre, de sorte que leur musique fut rapidement considérée comme ringarde… Goldschmidt avait même renoncé à la composition en 1958, pour ne s’y remettre qu’à la fin de sa vie, une fois la dictature du tout-sériel sérieusement ridiculisée. Les deux concertos pour violoncelle ici proposés par le grand Raphael Wallfisch furent composés et créés dans les années 1950, et largement oubliés pendant des décennies, quand bien même le non moins grand Feuermann s’en était fait l’ardent défenseur. On y découvre un langage à la fois classique et moderne, dans la lignée de Hindemith et Vaughan Williams, de Chostakovitch sans doute aussi – des œuvres mille fois dignes d’être enfin redécouvertes. Contrairement au concerto de Reizenstein, celui de Goldschmidt n'est pas une première mondiale. © SM/Qobuz« [...] ce jeune homme de soixante-cinq ans, en pleine possession de ses moyens, défend deux grands concertos pour violoncelle d’une difficulté redoutable comme si sa vie en dépendait. Et comme s’il les jouait en concert depuis trente ans, galvanisant un Orchestre du Konzerthaus de Berlin au mieux de sa forme, mais aussi l’excellent Nicholas Milton [...] Le résultat est simplement splendide. [...] » (Diapason, octobre 2018 / Michel Stockhem)
CD9,99 €

Quintettes - Paru le 3 juillet 2015 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Les trois compositeurs anglais ici présentés sont tous issus d’une seule et même génération, aux alentours des années 1865-75. Et ils partagent une caractéristique, du moins dans leurs œuvres pour quintette avec clarinette : l’héritage assumé de Brahms. Ce qui n’empêche pas chacun, individuellement, de développer un langage tout à fait personnel, peut-être plus encore Samuel Coleridge-Taylor qui, très tôt, sut intégrer dans son discours des éléments du fonds africain – au même titre que Brahms intégra ceux du monde tzigane-hongrois et Dvořák les traces tchèques : dans une stylisation classique intégrale. Ces trois délicieux ouvrages, certes pas « modernes » pour leur époque mais d’une intense musicalité et d’un lyrisme au grand souffle sauront vous ouvrir les portes d’un monde britannique à la jonction entre Elgar et Britten. © SM/Qobuz
CD14,99 €

Musique symphonique - Paru le 6 janvier 2015 | CPO

Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
" Musique légère ou répertoire radiophonique ? Qu'importe, les musiciens rassemblés ici ont tous un point commun, le talent. Et même si les noms de Schreker, Toch et Braunfels ne sont plus inconnus d'un lettré appréciant la redécouverte des trésors de la première moitié du XXe siècle, ceux plus modestes de Künneke, Spoliansky et Butting sont tout aussi dignes d'attention. La Petite suite de Schreker justifie à elle seule l'acquisition de cet album, tant le musicien y cultive son goût pour des timbres étranges [...] où, dans la transparence de l'orchestre, se distinguent les voix solistes charmeuses du cor anglais, du saxophone et du contrebasson solo." (Classica, avril 2015 / Franck Mallet)

L'époque

Musique Moderne dans le magazine