Les albums

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Duos - Paru le 5 avril 2019 | Pan Classics

Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est à travers l’enseignement reçu en Italie par un disciple du grand violoniste hongrois Sándor Végh, qu’Enrico Onofri a pris connaissance des 44 Duos pour deux violons que Bartók écrivit à des fins pédagogiques. Onofri a longuement mûri son projet tout en cherchant un partenaire idéal. Sa rencontre avec Lina Tur Bonet fut déterminante, car les deux violonistes éprouvent une même attirance pour l’oeuvre de Bartók et viennent tous deux du monde baroque. C’est en 1931 que le compositeur hongrois accepte la suggestion d’un violoniste et professeur allemand d’un cycle pour deux violons sans accompagnement. Dépassant le projet initial qui lui demandait un simple arrangement de ses « enfantines » pour le piano, Bartók compose des pièces entièrement originales basées sur les chants populaires qu’il allait recueillir dans les campagnes les plus reculées d’Europe de l’Est avec son ami Zoltán Kodály. Divers modes aux caractéristiques bien différentes vont ainsi être utilisés dans ces pages qui permettent d’apprendre de manière ludique, avec des formules rythmiques progressives et irrégulières, utilisant la syncope, les doubles cordes, avec aussi des effets de percussion. C’est tout un catalogue aux atmosphères changeantes et évocatrices qui séduisent les interprètes de ces 44 Duos depuis longtemps, leur aspect éducatif passant au second plan. Enregistrés dans une acoustique très réverbérante, ces duos sont conçus par Enrico Onofri et Lina Tur Bonet comme un cycle entier de quarante-cinq minutes à travers le monde de Bartók. Violonistes « historiquement renseignés », selon la formulation du moment, ces deux interprètes ont l’habitude des articulations précises et d’une dynamique propre à chaque note. Pour cet enregistrement, ils utilisent des cordes du début du XXe siècle, un jeu mixte de boyau nu (la et ré), de boyau filé (sol) et d’acier (mi) pour obtenir un jeu clair et précis. © François Hudry/Qobuz
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Piano solo - Paru le 22 février 2019 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Le jeu incisif et affûté de Wilhem Latchoumia est à son affaire dans les pièces tirées par Prokofiev de sa Cendrillon (1941-1944) – un ballet qui n’a pas connu la célébrité de Roméo et Juliette, malgré de très beaux moments. [...] Nous découvrons, disséminées au sein de Cendrillon, quatre pages d’Henry Cowell. Qui aurait imaginé que le rapprochement puisse être à ce point pertinent ? [...] les délicieux jeux de sonorité de The Fairy Bells (1929) referment, sur une note mystérieusement angélique, un album aussi utile que beau. » (Diapason, mars 2019 / Bertrand Boissard)
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Musique de chambre - Paru le 22 février 2019 | Warner Classics

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason
« Une première en CD et une vraie redécouverte : l'unique intégrale en CD (enregistrée en 1978) du cycle chambriste composé entre 1968 et 1976, un sommet dans l'œuvre de Georges Auric. Quasi septuagénaire, le musicien le plus "officiel" des Six, devenu président de la Sacem et membre de l'Institut, n'en reste pas moins le plus "avancé" du groupe. [...] En jouant sans cesse sur les contrastes (de dynamique, de durée, de couleurs, d'atmosphères), chacune des six Imaginées alterne des épisodes fantasques, tout en sautillements, et des bouffées de poésie, plus ou moins sombre, qui se dissolvent dans un pointillisme sonore proche de l'atonalité. Les interprètes réunis autour du piano de Jean-Philippe Collard donnent à l'ensemble des contours très nets, une intensité, une charge sensible souvent saisissantes. [...] » (Diapason, avril 2019 / François Laurent)
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Musique vocale sacrée - Paru le 25 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Justin Doyle entame son mandat de chef principal avec une monographie Britten qui a déjà le parfum de l’achèvement. [...] Dans l’Hymn to St. Cecilia, sculptée en 1942 sur les vers d’Auden en hommage à la sainte patronne, toujours aussi précis et homogène, le RIAS Kammerchor y a même, avec le temps, creusé sa fermeté, et les quatre solistes sortis de ses rangs rivalisent d’éloquence. Plus rares au disque, les Choral Dances tirées de l’opéra Gloriana (1953) sont ici ce qu’elles doivent être : de brillantes miniatures néoélisabéthaines dont le pas rebondit sur des rythmes anciens. Le cœur fond devant ce chant bien attaqué mais onctueux. [...] On ne s'étonnera pas que Justin Doyle [...] soit à son meilleur dans les sept poèmes mis en musique en 1739 par Britten sous le pieux titre A.M.D.G. (Ad majorem Dei gloriam). Tout ravit l'oreille ici. [...] » (Diapason, mars 2019 / Benoît Fauchet)
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Quatuors - Paru le 18 janvier 2019 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] le Quatuor Diotima retourne, avec Bartók, vers les sources de la modernité. Il offre d’un tel sommet de la musique du XXe siècle une intégrale patiemment mûrie au concert. Son approche âpre et analytique, mais respirant souvent plus large que bon nombre de versions rivales dans cette esthétique, culmine dans les premier et troisième quatuors. [...] » (Diapason, mars 2019 / Patrick Szersnovicz)
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Musique de chambre - Paru le 18 janvier 2019 | Ars Produktion

Livret Distinctions 5 de Diapason
Si seulement quatorze années séparent les trios avec piano de Zemlinsky et de Korngold, respectivement écrits en 1896 et 1919, le contraste est des plus saisissant. Là où l’œuvre de Zemlinsky, qu’il a écrite à 22 ans, trahit encore l’influence de Brahms – que dis-je l’influence : l’ombre tutélaire ! –, celui de Korngold, écrit alors que le compositeur affichait fièrement… 13 ans, regarde avec fermeté vers l’avenir, ou du moins le présent le plus brûlant, celui de Strauss ou Mahler, celui aussi du premier Schönberg. La filiation entre Zemlinsky et son disciple Korngold semble à peine perceptible, et ces quatorze années de distance semblent un immense saut temporel. Ces deux fascinants ouvrages sont présentés par le Trio Stefan Zweig, un ensemble aussi viennois que les compositeurs qu’il défend ici, fondé en 2012. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 11 janvier 2019 | Signature - Radio France

Distinctions 5 de Diapason
L'énergie rythmique appose son empreinte sur l'ensemble de ce programme, qui, depuis l'Op. 68 de Florent Schmitt à l'Op. 28 de Roussel, en passant par la Sonate pour violon et piano d'André Prévost (1934-2001), offre un moment rare de musique de chambre, servi par de remarquables musiciens. (Note de l'éditeur) « Le premier violon du Philharmonique de Radio France et sa pianiste Anne Le Bozec ont ficelé un programme intelligent : trois sonates splendides et méconnues, unies par une forte vitalité rythmique. [...] Du Québec où elle a débuté sa formation, la violoniste a ramené un complément-surprise : la sonate achevée en 1961 par André Prévost (1934-2001), élève canadien de Messiaen et Dutilleux. Les arêtes coupantes et l’opiniâtreté du premier volet (Vif et énergique), les interrogations de plus en plus angoissées de l’archet dans le mouvement lent, le corps à corps des deux instruments dans le finale (Très vif) stupéfient seize minutes durant, par le souffle puissant qui les unifie – et l’engagement viscéral des interprètes. Voilà un disque auquel on retournera ! » (Diapason, février 2019 / François Laurent)
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Musique symphonique - Paru le 4 janvier 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Comme chez tant de compositeurs états-uniens arrivés à maturité au milieu du XXe siècle, la tentation hymnique – façon grands espaces orchestraux – existe aussi chez Antheil. La netteté du rythme et une pulsation volontaire sont des qualités cardinales dans cet univers en perpétuel mouvement. John Storgards et le BBC Philharmonic s’en acquittent avec brio [...] L’ensemble du disque transmet sans s’essouffler la vivacité contagieuse de cette musique. [...] » (Diapason, mars 2019 / Rémy Louis)
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Piano solo - Paru le 30 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À l’aube de ses quarante ans, le pianiste espagnol Javier Perianes peut s’enorgueillir d’une carrière plus qu’éblouissante. Carnegie Hall, Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris, Gewandhaus de Leipzig, La Roque d’Anthéron, sont parmi les lieux qui l’accueillent régulièrement. Barenboim et Larrocha furent ses maîtres. Il affectionne particulièrement le grand répertoire français de Debussy et Ravel, même s’il n’en fait en aucun cas une spécialité ou une niche – ses précédents enregistrements l’ont porté vers Beethoven, Mompou, Schubert ou Granados. Le voici précisément dans ce monde français, avec le Premier Livre des Préludes de Debussy puis les trois Estampes, le sommet du piano du compositeur, que Perianes distille avec immense art de la couleur instrumentale, de la respiration et des contrastes, une magnifique violence que contrebalance une cristalline transparence à chaque instant, réclamée par la partition. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 30 novembre 2018 | Onyx Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À y bien regarder, la première symphonie de Vaughan Williams, A Sea Symphony, est son premier grand ouvrage d’ampleur ; le compositeur, jamais pressé, affichait déjà quelque trente-six ans lorsqu’il l’acheva, même si le processus d’écriture lui avait demandé une bonne demi-douzaine d’années. Jamais pressé… Mais ce premier grand « coup » fut un coup de maître qui propulsa Vaughan Williams sur l’avant-scène de la planète musicale en cette année 1910, une position qu’il ne devait jamais plus quitter, bien au contraire : il enchaînerait désormais chef-d’œuvre sur chef-d’œuvre jusqu’à la fin de sa vie. Sa Première est aussi la plus longue de ses symphonies ; quatre mouvements, dans lesquels le chœur figure en véritable soliste, de bout en bout, ainsi que deux solistes vocaux, voilà pour l’effectif. Quant au langage, il est d’une grande modernité – non pas trop dans le sillage d’un Debussy, mais en vérité à la base d’un renouveau complet de la musique anglaise auquel participait aussi Elgar, et qui servit de socle par exemple à un Britten quelques décennies plus tard. L’album, signé de l’excellent chef Andrew Manze à la tête du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, se referme avec l’un des ouvrages les plus célèbres du compositeur, The Lark Ascending (« L’Envol de l’alouette ») pour violon solo – ici James Ehnes – et orchestre, une véritable merveille de poésie et d’invention. Le compositeur limite l’orchestre aux cordes et quelques vents, plus un triangle qui joue en tout et pour tout seize notes, mais quelle invention ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 16 novembre 2018 | HORTUS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] L’interprétation doit beaucoup de son majestueux lyrisme à une intelligence prodigieuse de la registration, la plus subtile que nous ayons jamais entendue dans cette musique, en dépit d’une prise de son un rien lointaine. Certes, le souci du détail continue de prédominer [...] : typique, ce più mosso de la Sonate n° 1 que le Français traduit paradoxalement par une soudaine retenue du tempo. Mais on ne pourra s’empêcher d’aimer ce Reger réfléchi, concentré, presque introverti [...] » (Diapason, février 2019 / Paul de Louit)
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Symphonies - Paru le 9 novembre 2018 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de son d'exception
Quelle curieuse et attachante œuvre que cette Première Symphonie de Witold Lutosławski ! Écrite en 1947, elle emprunte encore à Stravinski, Bartók, Prokofiev et clairement Roussel, tout en déclinant déjà les idées personnelles du compositeur et son art abouti de l’orchestration. Mais il n’avait pas encore adopté – puis transformé selon sa propre fantaisie – le langage dodécaphonique, ni les principes aléatoires, que l’on retrouve précisément dans Jeux vénitiens, de 1961. Aléatoire, en l’occurrence, cela signifie que les musiciens ou différents groupes disposent d’une certaine liberté pour énoncer leurs différentes sections quand ils en ressentent l’envie, ou que le chef leur donne le départ. Mais bien sûr le cadre formel reste tout à fait circonscrit ; disons que chaque interprétation nouvelle donnera un éclairage différent, mais toujours sur la même œuvre. L’album se finit avec la Quatrième Symphonie, dernière du compositeur, écrite entre 1988 et 1991, créée en 1993 sous la direction de Lutosławski lui-même qui devait s’éteindre quelques mois plus tard. Il revient clairement ici à des idées harmoniques, mélodiques, presque mahlériennes ou bartókiennes par moments, même si le discours est d’une grande modernité. Le contraste entre la Première Symphonie, Jeux vénitiens et la Quatrième Symphonie est des plus spectaculaire, et donne une excellente idée de l’évolution d’un musicien de génie qui ne refusa pas les diverses influences, les incorporant dans son propre langage. © SM/Qobuz
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Ballets - Paru le 2 novembre 2018 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Cornaqué par un Mariss Jansons que l’on n’a pas toujours connu aussi engagé, l’Orchestre de la Radio bavaroise tient fièrement son rang, catapultant ipso facto cette captation de 2009 parmi les versions faisant mieux que forcer l’écoute. La direction grand format de Jansons encourt un seul reproche : elle reste presque toujours rigoureusement calée sur le temps. [...] L’infime bémol n’empêche pas cette version, culminant dans les Augures printaniers et la Danse sacrale, de prendre place aux côtés de celles de Boulez, Ancerl, Salonen, Rattle, Bernstein ou Tilson-Thomas. [...] La Suite de L’Oiseau de feu (1945) se situe un léger cran au-dessus. Cela rutile sans être saturé de couleurs, respire avec une plasticité et un volume rares (le Pas de deux !). [...] » (Diapason, janvier 2019 / Christophe Huss)
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Paraty

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] la musique de chambre avec clavier de Chostakovitch est de premier ordre. Le Quintette et le Trio n° 2 en sont les sommets. Fondé en 2006 par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro et basé à Lisbonne, le DSCHEnsemble Chostakovitch est une formation de chambre à géométrie variable réunissant d’excellents musiciens, dont le violoniste canadien Corey Cerovsek et, non moins remarquables, l’altiste Isabel Charisius et le violoncelliste Adrian Brendel, fils d’Alfred.[...] » (Diapason, février 2019 / Patrick Szersnovicz)
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | HORTUS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Thomas Tacquet et son chœur amateur Fiat Cantus dévoilent au disque l’Ode à la France de Debussy (1916-1917), complétée par Marius-François Gaillard en 1928), esquisse de « cantate patriotique » où Jeanne d’Arc, sur son bûcher, prie pour « porter à France secours » tandis qu’un chœur fouetté par le piano chante « Frappez ! Marchez ! Nous les aurons ! » À ces douze minutes, répondent les dix-huit, elles aussi inédites, de Prayer (1918) : horrifié par le conflit, Frank Bridge y demande la grâce de « mourir à toute chose terrestre », opposant le chromatisme tourmenté du piano à l’humilité des parties chorales. On découvre également tout ce qui subsiste de la musique de scène composée par Gabriel Pierné en 1915 pour Les Cathédrales d’Eugène Morand, avec gémissements funèbres, prières, fausse chanson « pour aller à la guerre »… Si la soprano donne du relief à ce qu’elle chante, pourquoi cette récitante nunuche ? Il faut à ces vers qui claquent comme des drapeaux une déclamation trompettante alla Mary Marquet, leur créatrice » (Diapason, décembre 2018 / François Laurent)
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
On pourrait dire que cet éventail d’œuvres de Debussy – toutes plus ou moins orientées autour du piano – sont celles d’Achille (avant 1889), puis de Claude-Achille (de 1889 à 1892), enfin de Claude qui avait enfin décidé du prénom sous lequel son nom serait célèbre… Mais surtout, il est vrai, de l’époque Achille et Claude-Achille, avec les Ariettes oubliées de 1885 – l’acte de naissance de la nouvelle orientation du compositeur, désormais en rupture avec le romantisme tardif –, la Petite Suite pour piano à quatre mains de 1886-89, la Fantaisie pour piano et orchestre de 1890 (l’une des rares incursions du compositeur dans le genre concertant) et les Chansons de Bilitis de l’immédiat après-¬Faune. Le Prélude à l’après-midi d’un faune en question, d’ailleurs, est ici donné dans une version pour piano solo due à la plume du pianiste Jonas Vitaud lui-même, un joli tour de force pianistique soit dit en passant. Vitaud, pour les œuvres exigeant partenaires, s’entoure de Karine Deshayes pour Bilitis, Sébastien Droy pour les Ariettes, Roustem Saïtkoulov pour les pièces à quatre mains ; et, en guise de rareté, il nous propose d’entendre les trois Images oubliées de 1894 qui sont, en fait, des états primitifs de pièces connues plus tardives : Souvenir du Louvre qui deviendrait la Sarabande de Pour le piano, et Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable devenu Jardins sous la pluie. Fascinante est la comparaison entre les deux écritures, la première sous forme d’essai, la seconde si magnifiquement aboutie. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 19 octobre 2018 | DUX

Livret Distinctions 5 de Diapason
Voyons dans ces œuvres pour piano de Karol Szymanowski, toutes écrites au début du XXe siècle – voire pendant les deux dernières années du précédent – une sorte d’adieu au romantisme, un adieu déchirant à Chopin aussi, d’un adieu même à la beauté pure, de la part d’un compositeur qui toujours plus chercherait des voies nouvelles en s’appuyant tout d’abord, entre autres, sur Scriabine et peut-être même par moments sur Rachmaninov – avant de s’envoler vers des contrées toujours plus personnelles. C’est ce que nous démontre ici le pianiste polonais Marek Szlezer, disciple d’Abdel Rahman El Bacha à la prestigieuse Fondation Reine Elisabeth de Belgique : le parcours du premier Szymanowski entre influences externes et émergences personnelles. Il est à noter que le compositeur écrira sa musique pour piano par « blocs » de périodes, tout en laissant l’instrument de côté pendant de longs moments au cours desquels il développerait d’autres langues. Un fascinant voyage dans le monde d’un jeune génie en plein développement, par un pianiste manifestement passionné par son sujet. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 12 octobre 2018 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est précisément avec L’Anniversaire de l’infante, d’après Oscar Wilde, que Franz Schreker fit son entrée remarquée sur la scène musicale viennoise en 1918 : une assez courte pantomime dansée, dans le cadre d’une exposition organisée par Klimt. Il y est question d’un assez cruel cadeau que reçoit l’infante d’Espagne, à savoir un nain destiné à danser quelques scènes de la nature pour la jeune fille. Hélas, il tombe amoureux d’elle, et finit par mourir de chagrin. En 1922, le compositeur décida de réécrire la partition pour grand orchestre et en faire un ballet d’une durée « normale », dont il tira ensuite une Suite qui fut créée en 1923 par Mengelberg et le Concertgebouw. L’enregistrement ici présenté offre cette Suite, une des partitions les plus inspirées de Schreker. Hélas pour le malheureux compositeur, il n’eut guère loisir de goûter la renommée internationale qui lui était ainsi arrivée – en particulier avec ses opéras dont le fantastique Der ferne Klang, car en 1933 il fut catalogué « artiste dégénéré » et s’éteignit l’année suivante, dans une indifférence générale qui semble lui avoir collé à la peau pendant des décennies après sa disparition. Saluons donc ce nouvel enregistrement d’un ouvrage magnifique, orchestré avec magie, inventif en diable. On entendra aussi le Prélude à l’opéra Die Gezeichnetent (« Les Stigmatisés »), encore d’après Wilde – toujours une histoire de pauvre hère déformé de laideur –, aux accents quasiment pucciniens ; et pour finir la délicieuse Suite romantique de 1903, encore baignée de postromantisme wagnero-mahlérien. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 5 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Nouvelle livraison de cette splendide collection du label harmonia mundi à l’occasion du centenaire de la mort de Claude Debussy commémoré en 2018. Il s’agit là de ses œuvres ultimes écrites en pleine guerre comme pour affirmer sa spécificité française. C’est l’époque où la France redécouvrait ses clavecinistes des XVIIe et XVIIIe siècles et où l’on commençait à éditer les œuvres de Couperin et de Rameau. Debussy avait projeté d’écrire six sonates pour divers instruments comme on le faisait autrefois jusqu’aux six quatuors de l’Opus 18 de Beethoven. La mort ne lui permit pas de terminer son travail interrompu après les trois œuvres réunies sur cet enregistrement. Curieusement, la même chose arrivera à Camille Saint-Saëns, et plus tard dans le XXe siècle, à Francis Poulenc. Comme pour les autres albums de cette collection, la réunion des meilleurs musiciens de l’écurie harmonia mundi nous vaut des interprétations de très haut niveau. Isabelle Faust et Alexandre Melnikov donnent à la Sonate pour violon et piano une vision mystérieuse, rêveuse où l’angoisse n’est jamais loin. C’est la dernière œuvre écrite par un Debussy aux portes de la mort qui n’avait cependant rien perdu d’une ironie grinçante faisant dire à ses proches que cette œuvre « sera intéressante à un point de vue documentaire de ce qu’un homme malade peut écrire durant une guerre ». La Sonate pour flûte, alto et harpe est diaphane, aérienne et poétique à souhait avec Magali Mosnier, Antoine Tamestit et Xavier de Maistre. Quant à la Sonate pour violoncelle et piano, elle trouve ici, sous les doigts de Jean-Guihen Queyras et Javier Perianes le climat vaporeux et élégant des toiles de Watteau qui inspirèrent Debussy à travers la poésie de Verlaine, un de ses poètes préférés et dont l’atmosphère des Fêtes galantes imprègne plusieurs de ses œuvres. Musique parfois à la limite du silence et dont il faut savoir saisir les non-dits et les allusions à la commedia dell’arte comme à une Espagne rêvée. Des goûts réunis à la manière de Debussy en quelque sorte. © François Hudry/Qobuz
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Quatuors - Paru le 5 octobre 2018 | Chandos

Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
Pour son tout premier enregistrement chez Chandos, le Quatuor Arcadia a choisi le programme qui a le plus influencé dès le départ sa carrière musicale et en a été au cœur même : les quatuors à cordes de Bartók. Grâce à ces pages, ce jeune quatuor roumain, en voisin qu’il est du compositeur hongrois, a remporté des compétitions majeures comme Osaka, Wigmore Hall et Hambourg. Emmené par la violoniste Ana Török, le Quatuor Arcadia ne manque pas d’atouts : « tempos larges et contrastés, finesse des nuances, sens de la couleur, du phrasé exact et du rubato-parlando bartokien » comme l’écrit Patrick Szersnovicz dans Diapason (décembre 2018).  

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