Musique contemporaine

Les albums

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Musique de chambre - Paru le 15 avril 2018 | Arion

Livret
Le compositeur tchèque Kryštof Mařatka (né en 1972), vivant à Prague et à Paris, est l'une des figures emblématiques de la création musicale actuelle. Sa fascination pour les musiques traditionnelles du monde, la naissance du langage chez l'Homme, l'art préhistorique et la question spirituelle des origines et du temps détermine ses grandes orientations qui le mènent à la découverte de voies nouvelles de l'expression musicale. Construit autour de la clarinette, seule ou en résonnance avec divers instruments, le programme du disque est le fruit d'une longue collaboration du compositeur avec Michel Lethiec, grand défenseur de la musique actuelle et créateur des quatre œuvres réunies ici. D'abord Báchorky, une composition de 2016 que l'on découvre à travers cet enregistrement : des fables pastorales mettent en scène un kaléidoscope des instruments populaires tchèques et moraves, aux couleurs uniques du cor de chamois, de la flûte nasale, de la trompe pastorale, de la flûte en os, de la flûte harmonique... ; Arboretum du temps évoque un lieu symbolique qui rassemble la diversité du monde et la préserve dans sa pluralité ; Sylinx est une véritable méditation sur le son et Luminarium une mosaïque de vingt-sept fragments de musiques du monde, écho de la fascinante diversité de l'imagination musicale de l'Homme. Véritable parcours initiatique, ce disque reflète cette quête de l'équilibre entre origines et innovation, exprimée dans son titre origINnovation. À noter que les familles Mařatka et Dvořák vivaient à Prague dans la même maison rue Žitná. Le grand-père de Kryštof Mařatka, le sculpteur Josef Mařatka (1874-1937), fit le buste de Dvořák d'après son masque mortuaire en 1904, qui est exposé à Prague au siège de la Philharmonie tchèque (Rudolfinum) et au foyer du Théâtre National.
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Classique - Paru le 2 mars 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

À l’occasion de l’inauguration de la Salle Boulez à Berlin en mars 2017, une petite année après la disparition du personnage, était enregistrée l’une de ses dernières concoctions, Sur Incises, écrit en 1998 comme une sorte de commentaire d’après son propre Incises pour piano solo. Sur Incises fait appel à trois pianos, trois harpes et trois percussionnistes qui se partagent un large éventail d’instruments à hauteur définie : vibraphone, marimba, glockenspiel, steel drums jamaïcains, cloches tubulaires, crotales. On ne peut pas ne pas voir une assez forte influence de Bartók, en particulier de la Musique pour cordes, percussion et célesta, même si Boulez ne fait aucun usage de cordes ; et puis Sur Incises fut également conçu pour Paul Sacher, quelque soixante ans plus tard ! Il s’agit ici d’un enregistrement réalisé en concert, ainsi qu’en témoignent quelques toussotements et bruits parasites dont tous ne doivent sans doute pas être inscrits dans la partition ; le tout sous la direction de Barenboim qui joue également l’une des parties de piano. Boulez réussit, avec son ensemble sonore éclectique, à créer une sorte de nouveau corps sonore mouvant et réparti dans l’espace, alternant entre des moments rêveurs, d’autres fermement dynamiques, comme une sorte de délire organisé à l’extrême. Tout le monde n’aime pas, c’est une évidence, mais force est de constater que Boulez sait se réinventer partition après partition. © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 23 février 2018 | Indésens

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
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Musique symphonique - Paru le 9 février 2018 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prises de son d'exception
« Voyage », voilà une métaphore fréquemment utilisée pour décrire la musique du compositeur estonien Erkki-Sven Tüür (né en 1959), qui parle de son concerto pour alto Illuminatio comme un « pèlerinage vers la lumière éternelle », tandis que dans sa Huitième Symphonie , il souligne l’importance d’une « idée permanente d’être en route ». Voilà qui en dit long sur la dynamique, la croissance et le développement de sa musique ; et pour élargir le propos, on peut affirmer que toute la carrière de Tüür est une sorte de voyage. Au cours de sa vie professionnelle, depuis les années 1980, il a toujours réformé et révisé ses idiomes et ses principes musicaux. Son ambitieux voyage a commencé… dans le rock, même si en même temps il étudiait la flûte, la percussion et la composition au Conservatoire. Depuis 1992, il s’est établi comme compositeur « freelance ». Au début de sa carrière, il développa une approche « polystylistique » alliant deux aspects d’apparence contradictoire, voire antagoniste : minimalisme et tonalité d’une part, modernisme d’autre part, dans un langage fait de contrastes et de synthèse. Au début du nouveau siècle, il modifia ses techniques d’écriture pour aboutir à un idiome nouveau, dans lequel « toute la composition est encapsulée dans un code-source – une sorte de gène qui, au fur et à mesure qu’il évolue, relie tous les points dans un seul et même tissu qui devient l’œuvre en son intégralité. » Toutes les œuvres de cet album datent de cette nouvelle période. L’un des pivots de l’œuvre de Tüür est la musique orchestrale (dont neuf symphonies et de nombreux concertos), de la musique de chambre et des œuvres vocales. Alors que le concerto pour alto peut s’apparenter à un voyage, Whistles and Whispers from Uluru (« Sifflets et chuchotements d’Uluru) de 2007, pour flûtes à bec et orchestre de chambre, est inspiré d’un paysage – l’Australie – et d’une sonorité – celle des flûtes à bec. L’œuvre a été commandée par l’Australian Chamber Orchestra pour la virtuose Genevieve Lacey, qui joue sur ce présent enregistrement – toutes les flûtes, du sopranino à la basse, certaines sonorités étant modifiées électroniquement. Enfin, quand un compositeur écrit rien moins que neuf symphonies, on peut en juger que le genre a pour lui quelque importance. Chez Tüür, « symphonique » s’entend dans le sens le plus large, et pas comme un type formel strict : plutôt une structure unique et indépendante pour chacune de ses œuvres symphoniques. Ses neuf symphonies forment le cœur de sa production, de la première de 1984 jusqu’à la plus récente de 2017. La Huitième, de 2010, fut commandée par le Scottish Chamber Orchestra ; considérant l’effectif de l’ensemble, Tüür se limita à une orchestration du genre « sinfonietta » plutôt que grand philharmonique, d’où la texture générale de nature souvent chambriste. © SM/Qobuz
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Musique chorale (pour chœur) - Paru le 5 janvier 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prises de son d'exception
Alfred Schnittke et Arvo Pärt ont tous deux vécu cette intense période de bouleversements au cours des dernières décennies précédant la chute de l’Union Soviétique. À partir des années 1970, la religion retourna à la vie publique au fur et à mesure que les restrictions d’état se relâchaient. Schnittke se tourna vers le christianisme, tout en restant ouvert aux Églises orientales. Arvo Pärt, issu d’une famille luthérienne en Estonie, embrassa la foi orthodoxe dans les années 1970. Les deux compositeurs commencèrent ensuite à incorporer des thèmes religieux dans leur travail, s’éloignant définitivement de l’abstraction moderniste de leurs premières œuvres. Schnittke a écrit trois œuvres sacrées de grande ampleur : un Requiem en 1975, qui ne put être joué que sous forme dissimulée, caché (quelle dérision…) comme musique de scène d’une production moscovite de Don Carlos de Schiller. Son Concerto pour chœur, également sur des textes religieux, fut créé à Moscou en 1986 après avoir surmonté une éprouvante série d’obstacles bureaucratiques. En revanche, les Psaumes pénitentiels furent créés très ouvertement en 1988 dans le cadre de célébrations nationales du millénaire de l’introduction du christianisme en Russie. Le style de cet immense chef-d’œuvre s’accorde toujours avec les traditions liturgiques orthodoxes, mais Schnittke étend les principes traditionnels pour créer des sonorités modernes – modifications rythmiques et harmoniques en particulier, d’une intense richesse. Comme les Psaumes pénitentiels de Schnittke, les Magnificat et Nunc dimittis de Pärt sont composés dans un style quasi liturgique. Le Magnificat date d’un an après la composition de la partition de Schnittke, en 1989. Pärt vivait à Berlin depuis 1981, où il avait raffiné sa technique de « tintinnabuli ». Le Chœur de chambre Philharmonique Estonien qui officie ici est l’un des principaux ensembles de chambre d’Estonie. Fondé en 1981, il est dirigé depuis 2014 par Kaspars Putniņš. Le répertoire du chœur s’étend du chant grégorien à la musique la plus contemporaine, en passant par le baroque, avec un centrage particulier sur l’œuvre de compositeurs estoniens qu’il contribue grandement à répandre au-delà de ses frontières. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 24 novembre 2017 | Piano Classics

Livret
« Voici une version des Vingt regards qui ne ressemble à aucune autre. Non pas tant parce qu'elle est enregistrée en public [...] Plutôt par la personnalité atypique de ce pianiste juif, qui mit fin à une carrière brillamment débutée pour entrer dans les ordres, quelques années à peine après ce concert du 30 avril 1976 au Concertgebouw d'Amsterdam : cheminement auquel participa cette musique dont il avait fait sa spécialité depuis son Prix de Royan en 1967. Et davantage encore pour des qualités qu'on n'associe pas nécessairement à l'interprétation de Messiaen : l'allant, la liberté et le sens mélodique. Voici une version où la mélodie, en effet, gomme les redites constitutives de l'écriture pour les inscrire non dans une continuité mais dans une directivité : Jean-Rodolphe Kars ignore le sur-place. [...] avec le lyrisme en plus [...] qui ne craint pas d'attaquer le piano pour que les basses "des prophètes, des bergers et des mages" sonnent (enfin !) "comme un tam-tam" et la suite vraiment "criard" (Messiaen) ; qui ne craint pas de marquer le pouce gauche pour faire chanter les mélodies comme du profond d'un orchestre, avec une forme de romantisme assumé dont profite suprêmement un sublime Baiser de l'Enfant Jésus. [...] » (Diapason, juin 2018 / Paul de Louit)
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Musique symphonique - Paru le 8 décembre 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« [...] Marquée par une certaine objectivité, la vision du chef estonien souligne combien les caractères fondamentaux de cette "voix très originale", comme il l'écrit, ont perduré sans céder un pouce en dépit des errances induites par les aléas de l'Histoire. [...] Le geste allant, précis, nerveux de Järvi insuffle une unité inattendue à un programme associant deux classiques et deux raretés de Hindemith. [...] Euphorisante anthologie, qui met très intelligemment en valeur de multiples jeux d'échos et de miroirs. Bravo !» (Diapason, février 2018 / Rémy Louis)
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Musique vocale profane - Paru le 10 novembre 2017 | SWR Classic

Livret Distinctions 5 de Diapason
Voilà un fascinant éventail de l’art choral de Henze en pleine évolution : les Cinq madrigaux d’après le Grand testament de Villon, écrits en 1947 ; Lieder von einer Insel (« Lieder d’une île ») de 1964, et enfin Orpheus hinter dem Stacheldrat (« Orphée derrière les barbelés ») de 1984. Et comme chez tant de compositeurs du XXe siècle, ce ne sont pas nécessairement les œuvres les plus tardives qui trempent le plus dans l’avant-garde, si tant est que Henze ait jamais cédé à leurs sirènes, et même ses incursions de jeunesse dans le piège sériel seront restées marginales. Quoi qu’il en soit de ses diverses options au cours de sa vie, Henze sera toujours resté dans le cercle de la grande émotion, de la sincérité, de la beauté pure, et l’Ensemble Vocal de la SWR (Südwestrundfunk, basé à Stuttgart) accompagné de l’exemplaire Ensemble Modern en font un grand moment de musique contemporaine intemporelle. Ne manquez pas cette publication de très grand niveau d’exécution, et d’un intérêt musical d’autant plus fort que ce sont des œuvres assez peu représentées au disque. © SM/Qobuz
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Quatuors - Paru le 3 novembre 2017 | Stradivarius

Distinctions 5 de Diapason
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Concertos pour instruments à vent - Paru le 24 octobre 2017 | Indésens

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
« Compositeur par trop méconnu, Ivan Jevtic est ici brillamment mis à l’honneur par le flûtiste Vincent Lucas, soliste de l'Orchestre de Paris. [...] Composées entre 1973 et 1999, à une époque où s’affirmer de son temps sans employer des modes de jeux nouveaux ni rejeter tonalité et modes pouvait être dénigré, ces pages témoignent à travers leur diversité d’une invention foisonnante puisant aux sources balkaniques comme à la polyphonie rythmique brésilienne, s’enrichissant de multiples apports pour mieux affirmer leur identité. [...] La version bénéficie de deux mises à jour de 2016 concernant le Concerto n°1 (1973) créé par Maxence Larrieu, présentant coupures ou ajouts de trilles par rapport à la partition originale, et la Sonate pour flûte et harpe, arrangée ici avec piano. On retrouve le brio, la sensibilité de jeu et la maturité auxquels nous a habitués Vincent Lucas – poussé ici dans des retranchements virtuoses. [...] » (Classica, novembre 2017 / Pascal Gresset)
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Musique de chambre - Paru le 27 octobre 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le Quatuor Diotima poursuit, dans le cadre de la collection éponyme entreprise avec Naïve en 2016, son exploration passionnée des répertoires contemporains. Après un premier volume monographique consacré au compositeur tchèque Miroslav Srnka, et avant des opus Pesson et Gervasoni prévus pour 2018 et 2019, c’est pour l’heure le cycle Sombras qui fait l’objet de ce second volume. Le compositeur espagnol Alberto Posadas, élève de Francisco Guerrero, fonde ses influences dans l’œuvre et la pensée du compositeur-mathématicien-architecte Iannis Xenakis, mais également dans la lecture de La Géométrie fractale de la nature de Benoît Mandelbrot. Sombras est une œuvre exigeante et poétique pour cordes, voix et clarinette basse, inspirée par le Livre des leurres d’Emil Cioran. Elle explore les champs de contraste entre l’ombre et la lumière. © Naive
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Classique - Paru le 27 octobre 2017 | HORTUS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
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Musique de chambre - Paru le 6 octobre 2017 | Kairos

Livret Distinctions 5 de Diapason
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Musique symphonique - Paru le 29 septembre 2017 | Wergo

Livret Distinctions 5 de Diapason
Dialogue avec Haydn fait partie de ces œuvres considérées comme des « interprétations composées » (la plus célèbre de Zender étant Schuberts Winterreise), créé à Donaueschingen en 1982 à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Haydn. L’objet haydnien est ici la Symphonie n° 94 « Surprise », dont le thème « surprenant » est aussi simple qu’une chanson enfantine, mais que Zender transforme, métamorphose, transfigure dans un très subtil jeu de variations. L’une des subtilités tient au fait que trois ensembles orchestraux différents jouent, simultanément, dans trois accords différents, distants l’un de l’autre de 11 cent, autrement un demi-comma ou un dixième de demi-ton – une valeur fondamentale dans la perception de l’accord tempéré occidental. « Les éléments principaux de Haydn sont soumis », selon les termes de Zender, « à distorsions, mélanges, superpositions, et partiellement détruits ou rendus méconnaissables ». Les tonalités, les styles, les genres sont superposés, fondus dans des développements surréalistes. Quant aux pièces « japonaises » de Zender, dont deux sont ici enregistrées - Issei no kyō (2009) et Nanzen no kyō (1992) –, elles empruntent certes des poèmes japonais, mais en traduction française, anglaise, allemande selon la fantaisie, et dans une écriture qui n’a strictement rien à voir avec la moindre carte postale « souvenir de Kyoto ». Voici de la musique ultra-contemporaine, avant-gardiste, et pourtant très attachante et fascinante. © SM/Qobuz
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Trios - Paru le 1 septembre 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Il y a un monde entre le Premier Trio de Hindemith, composé en 1924 « dans le train » ainsi que le précisait le compositeur dans son propre catalogue, et le Second Trio de 1933. Autant le premier comporte encore certains de ces implacables éléments rythmiques et thématiques, quasiment prokofieviens, autant le deuxième déroule tout autant son langage contrapuntique ultra-sophistiqué qu’une douce toile lyrique (avec une pointe d’humour par moments), celle que l’on connaît du Hindemith plus tardif. Et il y a encore un monde entre les trios de Hindemith et celui de Schönberg, conçu en 1946, peu après que le compositeur eut failli succomber à une crise cardiaque. Oui, l’argument thématique est une série dodécaphonique, mais après quelques moments d’adaptation, il est impossible de ne pas déceler mille et une petites vaguelettes tonales, harmoniques, habilement cachées sous la texture. Le compositeur aurait déclaré que l’ouvrage était « une description de sa maladie », avec une bonne dose d’humour noir sans nul doute. Thomas Mann affirmait que Schönberg lui aurait dit qu’il avait tissé en secret son traitement médical, l’infirmier et tout le reste. Hanns Eisler, de son côté, estimait avoir découvert quels accords représentaient les piqûres… Ouille ! Bref, c’est bien là du Schönberg. Le Trio Zimmermann se compose de trois grands solistes internationaux : le violoniste Frank Peter Zimmermann, l’altiste Antoine Tamestit et le violoncelliste Christian Poltéra. Et tous les trois jouent des Stradivarius, excusez du peu. © SM/Qobuz « L'apparente sévérité du programme ne doit pas vous détourner d'une merveille. Plusieurs trios de prestige s'y sont frottés au disque, mais aucun n'a fait preuve d'une constance dans le travail, d'une exigence perfectionniste, d'une maîtrise de la couleur comparables à ce que réalisent depuis quelques années Frank Peter Zimmermann, Antoine Tamestit et Christian Poltera. [...] Antoine Tamestit [...] fait résonner la splendeur de timbre de son Stradivarius. Sur deux instruments du même luthier, Christian Poltera et Frank Peter Zimmermann lui donnent une réplique idéale, et l'on ne sait s'il faut plus admirer la somptuosité de chaque intervention soliste, ou saluer la perfection de l'ensemble, dont les trois voix s'entrelacent avec une égalité exemplaire. [...] Disque exigeant, certes, mais stupéfiant de beauté.» (Diapason, novembre 2017 / Jean-Claude Hulot) « [...] le programme pourra sembler ardu à plus d’un mélomane ! Mais qui osera s’y aventurer a l’assurance de découvrir des territoires musicaux aussi gigantesques que sublimes, révélés par le miracle de l’interprétation. [...] Frank Peter Zimmermann (violon), Antoine Tamestit (alto) et Christian Poltéra (violoncelle) s’emparent avec une véritable gourmandise instrumentale et sonore de ces trois chefs-d’œuvre [...] que les musiciens abordent avec une même soif de liberté musicale dans des cadres structurels stricts. Car le rôle des interprètes est ici primordial [...] » (Classica, novembre 2017 / Antoine Mignon)
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Classique - Paru le 1 septembre 2017 | Winter & Winter

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prise de son d'exception
Les quatre quatuors du compositeur danois Hans Abrahamsen sont ici présentés, par le célèbre Quatuor Arditti, dans l’ordre inverse de leur composition : le Quatrième de 2012, le Troisième de 2008, le Deuxième de 1981 – on notera la grande distance dans le temps, ce qui est pourtant d’autant plus compréhensible lorsque l’on sait qu’entre 1990 et 2000, il a posé le crayon et n’a rien composé – puis le Premier de 1973, écrit sous forme de « Dix préludes ». Dès ses débuts de compositeur, Abrahamsen a préféré fuir les doctrines avant-gardistes de « l’École de Darmstadt » et suivre plutôt les sains enseignements de son maître Ligeti, dans un langage qu’il est convenu d’appeler « Nouvelle simplicité ». Et en effet, à l’écoute de ces quatre ouvrages, on est saisi de la capacité d’Abrahamsen à créer des lignes reconnaissables, à la fois si modernes et si anciennes, parfois empreintes de quelques accents folkloriques (réels ou imaginaires), avec un amour évident pour les moments hyper-aigus et planants dans son usage des sons harmoniques. L’auditeur l’aura compris, voilà une musique hautement originale, moderne certes mais dont l’écoute n’exigera aucun effort de compréhension intellectuelle forcée, plutôt qu’un abandon au discours riche et envoûtant des quatre musiciens du Quatuor Arditti. © SM/Qobuz
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Quatuors - Paru le 25 août 2017 | Stradivarius

Distinctions 5 de Diapason
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Musique de chambre - Paru le 1 septembre 2017 | Brilliant Classics

Livret Distinctions 4 étoiles de Classica
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Piano solo - Paru le 25 août 2017 | Wergo

Livret Distinctions 5 de Diapason
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Musique vocale sacrée - Paru le 18 août 2017 | Seattle Symphony Media

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Écrits en 1936 pour sa jeune épouse Claire Delbos, les Poèmes pour Mi (« mi » étant le surnom que lui donnait le compositeur) sont une sorte de cadeau de mariage, neuf mélodies pour soprano et orchestre inspirées de près ou de loin par les paysages dauphinois dont Messiaen était tombé amoureux. Bien qu’il n’eût pas encore trente ans, le compositeur y avait déjà trouvé tout son style qui, dans sa structure harmonique et rythmique, ne changerait plus guère – il est même possible de déceler dans l’un ou l’autre des poèmes des accents qu’il reprendrait très clairement, quarante ans plus tard, dans Saint François d’Assise. Comme quoi de la bonne musique reste de la bonne musique, et que le recyclage, délibéré ou non, n’est pas l’apanage des compositeurs des siècles passés ! C’est ici Jane Archibald, presque sans l’ombre d’un accent, qui chante ces petites perles avec grande émotion. Les Trois petites liturgies de la Présence Divine, écrites en 1944 à sa libération de camp de prisonnier de guerre, sont initialement conçues pour chœur de femmes, piano, ondes Martenot et orchestre à cordes. L’Orchestre de Seattle et Ludovic Morlot ont décidé de confier la partie chorale à une maîtrise d’enfants, pour une sonorité plus angélique et « pure », une idée qui ne manque pas de charme. Pour la création de l’ouvrage en 1945, Messiaen pouvait s’enorgueillir de disposer d’un parterre d’auditeurs des plus prestigieux : Honegger, Auric, Poulenc, Sauguet, Roland-Manuel, Jolivet, Claude Delvincourt, Lazare Lévy, Daniel-Lesur, Jean Wiener, Braque, Éluard, Pierre Henry et même Pierre Boulez (ce dernier pas encore prestigieux mais sans doute déjà disposé à être un brin fielleux ?). Le succès fut aussi éclatant qu’immédiat et durable. On y trouve tout ce qui fait Messiaen, y compris une partie de piano assez virtuose (tenue par une certaine Yvonne Loriod lors de la création), des petits oiseaux, Jésus Christ et les accords lumineux et irisés si spécifiques. © SM/Qobuz

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