Artistes similaires

Les albums

1078806 albums triés par Meilleures ventes
21,49 €
14,99 €

Jazz vocal - Paru le 9 février 2018 | Decca (UMO)

Hi-Res
En quatre albums, Worrisome Heart (2007), My One and Only Thrill (2009), The Absence (2012) et Currency of Man (2015), Melody Gardot a réussi à se faufiler entre Diana Krall et Norah Jones pour trouver elle aussi sa place dans le club restreint des chanteuses « un peu jazz mais pas trop », cette caste onirique si populaire dans les années 50, dans laquelle elle a vite fait résonner la singularité de sa voix si sensuelle. Une voix qu’elle n’a cessé d’embarquer sur les scènes du monde entier à de très nombreuses reprises. Assez de bandes à la cave donc pour publier un album enregistré en public. Les disques live sont pourtant rarement incontournables. Il manque souvent ce petit quelque chose, impalpable, que seuls ceux présents ce soir-là ont conservé au fond d’eux-mêmes… Ce Live in Europe de Melody Gardot a la chance d’avoir gardé, justement, ce « petit quelque chose »… Sans doute que l’Américaine l’a méticuleusement construit (elle aurait écouté plus de 300 enregistrements avant de faire son choix !) en évitant le vrai-faux best of. « Quelqu’un m’a dit un jour : “Ne regarde pas en arrière car tu ne risques pas de faire demi-tour”, raconte-t-elle. C’est bien dit, mais si on ne se retourne pas par moments, il est difficile de voir que le temps est sur le point de nous rattraper. Nous avons tous besoin de jeter un coup d’œil rapide dans le rétroviseur pour corriger notre trajectoire. Ce disque, c’est exactement ça, le rétroviseur d’une Corvette 1963, une carte postale de nos tournées à travers l’Europe. Nous avons passé une bonne partie de notre temps sur les routes ces dernières années, un voyage dont nous avons profité non seulement pour voir du pays et prendre l’air mais également pour essayer, autant que possible, de nous affranchir des règles et de créer quelque chose d’excitant. Cela fait des années que je rêve de sortir un album live comme celui-ci. » Cette envie se ressent à chaque instant de ce disque composé de titres enregistrés à Paris, Vienne, Bergen, Amsterdam, Francfort, Barcelone, Lisbonne, Zurich et Londres. Et qu’elle reprenne ses tubesques Baby I'm a Fool et My One and Only Thrill ou le standard Over the Rainbow, Melody Gardot offre ici un éclairage autre, une interprétation toujours ouverte. Pour l’aider dans son périple introspectif touchant au possible, elle est entourée de ses impeccables musiciens, discrets mais décisifs. Le batteur Charles Staab, le saxophoniste Irwin Hall et le bassiste Sami Minaie sont totalement au diapason de son chant, sorte de main fine qu’on attrape pour ne la lâcher qu’à l’ultime note. Et il y a évidemment cette pochette qui fera couler pas mal d’encre. Ou pas. © MD/Qobuz
21,49 €
14,99 €

Chanson française - Paru le 2 mars 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer. On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres. Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz
14,99 €
12,49 €

Rap - Paru le 20 octobre 2017 | Wagram Music - 3ème Bureau

Hi-Res Livret
136,99 €
83,99 €

Pop/Rock - Paru le 22 novembre 1968 | UMC (Universal Music Catalogue)

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Après les folles et géniales expériences de Revolver et Sergent Pepper's, les Beatles se replongent dans l’écriture pure et dure, visant davantage de sobriété et laissant de côté leurs récents délires psychédéliques, géniaux soient-ils. Paru en novembre 1968, ce double album est un retour à une pop et un rock plus épurés, à l’essence même de leur art. Un sentiment amplifié par le titre du disque, The Beatles, qui ne doit pas cacher que les dissensions entre les quatre musiciens sont alors grandissantes. Quatre musiciens pour quatre personnalités musicales qui laissent entrevoir leurs différences selon les titres et préfigurent le début de la fin du groupe et les carrières solo futures… Malgré cet éclectisme total, les Beatles réussissent à signer un nouveau périple totalement unique dont on déguste chaque étape comme un vrai tour du monde. L'onirisme de Dear Prudence, la folie sombre de Revolution 9, le légendaire solo de guitare de While My Guitar Gently Weeps, le labyrinthe d'Happiness Is a Warm Gun et de Sexy Sadie, l’émotion de Julia que Lennon dédie à sa mère morte quand il avait 17 ans, l’épure de Blackbird ou encore le tsunami ultraviolent d'Helter Skelter, ce White Album est un impressionnant puits sans fond artistique, le nouveau chef-d’œuvre d’un groupe de moins en moins groupé… Pour ses 50 ans, ce double mythique refait surface en édition deluxe, appellation pour une fois méritée. Outre l’album remixé en stéréo par le fils de George Martin, la version mono originale (adoubée par les puristes puisque conçue dans ce format) et les fameuses Esher Demos connues des amateurs de pirates, soit 27 démos des fameuses chansons enregistrées par les Fab Four dans la maison d’Harrison et trois CD de séances de studio. Bref, l’objet rêvé (107 pistes au total !) pour approfondir une œuvre fleuve qui continue de fasciner un demi-siècle après sa conception. © Marc Zisman/Qobuz
29,99 €

Rock - Paru le 1 janvier 2011 | Virgin EMI

Une nouvelle compilation du mythique groupe de rock britannique Queen. Tandis que les deux premiers CDs contiennent les plus grands classiques de la formation londonienne, le troisième comporte des titres plus méconnus, des remixes, et même des compositions issues de projets solos de Freddie Mercury et de Brian May. Attaquant d’entrée avec l’hymne Bohemian Rhapsody, cette Platinum Collection va de tubes en tubes, démontrant à ceux qui seraient encore dubitatifs, pourquoi Queen est l’un des plus grands groupes de l’histoire. La voix de Mercury reste majestueuse, et son charisme rayonne à travers les multiples chansons qui ont contribué à l’immense succès du quatuor : Crazy Little Thing Called Love, Killer Queen, Another One Bites the Dust, We Will Rock You…. Tant de titres qui démontre la facilité qu’avait le groupe à visiter différent styles musicaux et à les maitriser à sa manière. Le troisième disque contient également quelques surprises avec des apparitions d’Elton John, de Wyclef Jean ou encore de George Michael. © LG/Qobuz
21,49 €
14,99 €

Chanson française - Paru le 5 octobre 2018 | Universal Music Distribution Deal

Hi-Res
C’est d’abord sur Internet que la machine Angèle s’est emballée, avec la sortie de trois singles (La Loi de Murphy, Je veux tes yeux et La Thune) qui ont à chaque fois fait exploser les nombres de vues et de likes sur les réseaux sociaux. Mais Angèle est beaucoup plus qu’un simple phénomène de mode formaté pour un public très jeune. C’est aussi une vraie musicienne amoureuse de la belle mélodie et une parolière qui ne mâche pas ses mots. Elle va même jusqu’à fustiger les réseaux sociaux, tout du moins à mettre en lumière ce qu’il peut y avoir de vain dans cette ascension fulgurante due à Internet, où l’ego peut être à la fois galvanisé et malmené (Victime des réseaux). On pourrait voir de l’ingratitude là-dedans, l’illustration du fameux proverbe espagnol « Cría cuervos y te sacarán los ojos » (« Elève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux »). Mais ce qui se dégage chez elle, c’est plutôt une intelligence vivace et un discours empreint de justesse. Elle a parfaitement conscience que tout ceci est un joyeux « brol » (« bordel » en belge), pour reprendre le titre son album. C’est une forme de légèreté bondissante qui caractérise avant tout l’univers de la sœur du rappeur Roméo Elvis. Epaulée par Tristan Salvati, Angèle a produit un album où l’electropop reflète sa modernité, mais aussi son humour et son franc-parler un peu gouailleur. A l’occasion, des rythmes reggae viennent apporter une dose de nonchalance à cette pop sautillante, ce qui vient compléter avec délice ce tableau aussi clair qu’un dessin de Hergé et aussi corrosif qu’une toile de Bruegel. Mais parfois, elle peut aussi prendre l’auditeur par surprise et lui distiller quelques gouttes de mélancolie (Nombreux, Ta Reine), ou bien mélanger savamment spleen et rythmes dansants (Flemme). Décidément, Angèle est toujours là où on ne l’attend pas. © Nicolas Magenham/Qobuz
19,49 €

Rock - Paru le 16 novembre 2018 | British Grove Records

Quand il ne s'attelle pas à une musique de film ou qu'il ne rend pas une visite musicale à l'un de ses nombreux amis, Mark Knopfler propose des albums solo dont on ne pourra jamais dire qu'ils ont été bâclés. Down the Road Wherever ne fait pas exception, et rejoint même Golden Heart ou Get Lucky dans le haut d'un panier déjà rempli à ras bord. Pour ce neuvième album, proposé dans plusieurs éditions différentes (c'est devenu une habitude chez lui), il montre plus que jamais l'étendue des styles qu'il peut aborder avec toujours autant de subtilité et d'élégance, ressemblant à un magicien qui se refuse à épater la galerie avec des tours inédits, préférant perfectionner les anciens en ajoutant quelques délicates mises à jour. Plus décontracté et sûr de lui que jamais, surtout dans ses interventions d'une rare perfection à la guitare, Knopfler n'a pas son pareil pour juxtaposer le plus harmonieusement du monde des ambiances jazzy (When You Leave, Every Heart in the Room), bluesy (Just a Boy Away from Home), funky (Back on the Dance Floor, Nobody Does That), folk (Nobody's Child, Matchstick Man), trad (Drover's Road, One Song at a Time), quand il n'incorpore pas des effluves latins bien sentis – samba, bossa-nova ou cha-cha-cha (Floating Away, Slow Learner, Heavy Up, Rear View Mirror) – ou des nappes électro (Good on You Son)… Même si l'album démarre comme le Dire Straits de Love Over Gold sur un très guilleret Trapper Man, ou que My Bacon Roll n'aurait pas dépareillé sur Brothers in Arms, on mesure plus que jamais le long parcours qui l'éloigne inexorablement d'un groupe dont il n'a plus qu'un souvenir très vague. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
22,49 €
19,49 €

Pop - Paru le 3 mars 2017 | Atlantic Records UK

Hi-Res
Après plus et multiplié, il fallait bien qu’Ed Sheeran prouve qu’il maîtrise tous les recoins des mathématiques avec ce divisé. Par-delà le phénomène qu’il est devenu en seulement quelques années, le jeune rouquin d’Halifax prouve surtout qu’il est un vrai maître de la pop contemporaine. Ce troisième album comprend tous les ingrédients du genre, que la chanson soit mélancolique ou nerveuse, engagée ou exclusivement consacrée à l’aaaaaamour. Sheeran est expert pour trouver le petit gimmick qui fait basculer une simple composition en tube intergalactique comme ces percussions world sur Shape Of You ou cet alliage folk’n’rap sur Eraser. Même dans les slows classiques (Perfect), il arrive à ne pas sombrer dans le sirupeux. Et dans l’épure totale (Happier), il touche au sublime et s’offre sous son visage le plus sincère. © CM/Qobuz
15,49 €

Classique - Paru le 1 janvier 2006 | Universal Music Division Decca Records France

Livret
Cette sélection des 100 chefs-d’œuvre de la musique classique est l’illustration «sonore» de l’histoire de la Deutsche Grammophon. Elle propose, en 5 CDs, un panorama de cinquante années d’enregistrements, de 1955 à nos jours. Mais si elle reflète un passé prestigieux, cette sélection est avant tout l’image du présent et de l’avenir. Il est proposé ici au mélomane un choix des plus grands moments de la musique enregistrée, avec les meilleurs artistes qui ont établi et continuent d’assurer le renom du fameux logo jaune.
16,99 €
11,49 €

Jazz vocal - Paru le 4 mai 2018 | Silvertone

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Elle aime Madeleine Peyroux et Melody Gardot et ne s’en cache pas. Pourtant, Hailey Tuck possède déjà ce petit truc bien à elle. Cette touche personnelle qui fait de la jeune Texane ayant jeté l’ancre à Paris une voix attachante et non une suiveuse de seconde zone. Larry Klein qui a produit ses deux idoles, a même daigné réaliser le premier album de la demoiselle qui a le même coiffeur que Louise Brooks et la garde-robe de Joséphine Baker. Klein a même trouvé l’écrin parfait, jamais surproduit, le son pur et épuré qu’il fallait, épaulé dans son entreprise par quelques musiciens de studio cinq étoiles comme le batteur Jay Ballerose (Elton John, Robert Plant) et le guitariste Dean Parks (Joe Cocker, Steely Dan)… Côté répertoire, l’éclectisme et la qualité des reprises montrent aussi le bon goût ambiant. Et qu’elle revisite That Don't Make It Junk de Leonard Cohen, Cry to Me popularisé par Solomon Burke, Cactus Tree de Joni Mitchell, Some Other Time de Leonard Bernstein, Underwear de Pulp, Alcohol des Kinks, Junk de Paul McCartney, I Don’t Care Much de la BO de Cabaret ou encore le merveilleux Say You Don’t Mind de Colin Blunstone, Hailey Tuck plaque toujours avec intelligence son organe espiègle et un brin rétro sur chaque mot, sur chaque phrase. Reste à se laisser porter et bercer par ce beau Qobuzissime qui ne se soucie guère de l’air du temps… © Max Dembo/Qobuz
14,99 €

Electro - Paru le 2 février 2018 | Concord Loma Vista

Distinctions 4F de Télérama
Une voix androgyne à la Anohni d'Antony and the Johnsons. Un groove feutré très eighties évoquant Everything But The Girl et Sade. Et une épure digne de The xx. Le premier album de Rhye, Woman, paru en 2013, était un vrai choc. L’improbable binôme basé à Los Angeles et composé du Canadien Mike Milosh et du Danois Robin Hannibal déroulait un R&B d’une sensualité (sexualité ?) folle. Cinq ans plus tard, Blood est lui aussi une érotique et troublante bande originale urbaine. Une soul en apesanteur qui semble faire du credo less is more son unique religion. Pourtant, Hannibal a quitté le navire en 2017, laissant Milosh seul à bord. La musique de Rhye est ainsi devenue plus organique. Moins sophistiquée. Et, d’une certaine manière, plus vraie. Surtout, le falsetto du maître des lieux est un aimant surpuissant pour l’ouïe. Une voix encore mieux mise en valeur que sur Woman et qui fait de Blood un sommet de groove raffiné. © MD/Qobuz
38,99 €
27,99 €

Rock - Paru le 1 juin 1967 | UMC (Universal Music Catalogue)

Hi-Res Livret
Comment faire mieux que Revolver ? En signant Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band, pour beaucoup, le plus grand disque de pop et de rock de tous les temps. Pour ne pas dire l’une des œuvres d’art les plus marquantes de la culture populaire de la seconde moitié du XXe siècle… Après avoir découvert les possibilités sans fin que leur offraient le studio d’enregistrement, John, Paul, George et Ringo poursuivent ici leurs folles expériences. Plus cinquième Beatles que jamais, le producteur George Martin déroule un tapis de trouvailles qui influenceront la pop à venir. Lorsque ce huitième opus studio parait en juin 1967, l’heure est évidemment au psychédélisme tous azimuts et cet album-concept est un vrai trip hallucinatoire (pas seulement pour Lucy In The Sky With Diamonds). A l’image du patchwork de sa mythique pochette, Sergent Pepper's brasse de la pop pure, du rock’n’roll viril, des séquences totalement planantes, des escales presque world, de la chanson rétro, des comptines pour enfants, des bruits d’animaux et même de la musique classique ! Côté composition enfin, le tandem Lennon/McCartney est au sommet de son art, livrant de nouvelles chansons toujours aussi influentes. Cette édition du 50e anniversaire propose l’album entièrement remixé par Giles Martin, le fils de, ainsi que des prises alternatives. De quoi exciter les fanatiques des Fab Four bien évidemment mais aussi de quoi laisser un brin perplexe les puristes car, il est bon de le rappeler, la vraie version originale de ce monument a été conçue et pensée par les Beatles et George Martin non pas en stéréo mais en mono… © MZ/Qobuz
14,99 €
?

Rap - Paru le 16 mars 2018 | Bad Vibes Forever, LLC

"Open your mind before you listen to the album" nous met en garde XXXTENTACION en ouverture de son très attendu deuxième album studio, sorti trois mois avant sa mort. De fait, l'auditeur qui n'aurait pas suivi les récentes mutations du rap, qui n'aurait pas intégré le fait que les barrières ont été une à une fracassées par Lil Wayne, Young Thug, Post Malone et leurs semblables, pourrait bien se demander ce qui lui arrive. Alternant avec une désinvolture et une force d'interprétation hors du commun des ballades en piano/voix, des morceaux de mumble rap (ce sous-genre qui a germé sur la plateforme SoundCloud et dont il est un fer de lance) et du metal emo (Pain=BESTFRIEND avec Travis Barker de Blink-182) ; glissant ça et là un tube latino absurdement intitulé I Don't Even Speak Spanish lol et un morceau de rap très classique avec Joey Bada$$ (Infinity (888)), le Floridien sulfureux fait feu de tout bois. ? est à la fois un pur produit de l'époque et un ovni comme il y en a peu, qui installe son auteur comme l'un des songwriters et des interprètes les plus remarquables de son temps. Et si l'album devrait faire date, c'est autant pour sa capacité à offrir une bande-son pour 2018 que pour le talent brut de XXXTENTACION. © Damien Besançon/Qobuz
14,99 €

Rap - Paru le 15 juin 2018 | Universal Music Division Capitol Music France

Devenu mastodonte de la musique francophone en l’espace de quelques mois, Damso a continué d'imprégner sa marque après la sortie d’Ipséité en 2017. Ses collaborations avec Booba, Lacrim, Siboy et surtout Kalash sur Mwaka Moon lui ont permis de rester en apesanteur au-dessus de la planète rap. Agissant toujours comme si un plan complet était établi, Damso entame le virage du troisième album avec l'ambition claire de casser les dernières barrières qui restent entre sa musique et les standards de la chanson française. Faisant appel à 15 producteurs différents, Lithopédion se veut plus hétéroclite dans les sonorités, passant du rap aérien de Smog ou Feu de bois à l’électronique anglaise de Aux Paradis en passant par la balade latino tendancieuse Julien.< Sur chaque morceau, Damso teste une interprétation différente avec des lignes mélodiques allant du simple au très technique, offrant un large panel de possibilités de plaire au public. La nouvelle coqueluche belge, Angèle, est la seule invitée de ce voyage moins évident à la première écoute que les précédents opus du Dems. Pourtant, Lithopédion vise juste par sa cohérence et sa réalisation un cran au-dessus d’Ipséité. Niveau textes, Damso est dans la réduction, cherchant l’essence de son propos avec une économie de mots. Plus introspectif et dans l’émotion sur la fin de l’album, le rappeur bruxellois semble nous donner la direction de la suite de sa carrière en terminant avec William. Sur ce morceau presque inachevé, Damso y livre ses sentiments incandescents à brûle-pourpoint laissant tomber un petit peu plus le masque impassible de cet artiste incontournable. La vie est peut-être un festival de rêves qui ne dure que 60 années mais avec Lithopédion, on entrevoit que le meilleur est encore à venir. © Aurélien Chapuis/Qobuz
17,99 €
11,99 €

Chanson française - Paru le 21 septembre 2018 | Because Music

Hi-Res Livret
Mettez une pincée de Michael Jackson, un soupçon de Laurie Anderson, parsemez de Judith Butler, mélangez, et vous obtiendrez Chris – nom du second album mais aussi de l’alter ego masculin de Christine and the Queens. En amputant une partie de son nom d’origine et en incarnant cette persona aux allures de garçon athlétique et ténébreux, elle se libère du déterminisme étouffant du genre et apporte une certaine force, voire de la dureté, aux 23 (!) chansons de ce double album (chaque album étant le miroir de l’autre). Inspirée par l’electronica des années 1980 et le gangsta-funk des années 1990, la musique de Chris a non seulement le mérite de renforcer le concept intellectuel qui régit la démarche d’Héloïse Létissier (vrai nom de Chris/Christine), mais aussi d’être tout simplement dansante et accrocheuse. Que l’on porte des escarpins ou des bottes de cow-boy, les pieds de l’auditeur seront naturellement emportés par les beats efficaces de Doesn’t Matter ou 5 Dollars. Mais elle sait aussi baisser la garde et ralentir le tempo de sa tornade queer dans des chansons comme Make Some Sense ou Les Yeux mouillés. A propos de corps, celui-ci vient se nicher dans la plupart des paroles (écrites en anglais et en français), notamment dans Girlfriend et Damn (What Must a Woman Do), où il est beaucoup question de salive et de sueur. Car c’est évidemment à travers le corps que s’opère aussi l’identité fluctuante de Chris, tout comme son processus créatif de danseuse. Gender et art sont étroitement liés chez elle. En travaillant autour des idées du double et de la performativité, Chris souhaite mettre en évidence la construction sociale que constitue l’identité sexuelle, et elle le fait tantôt avec sérieux, tantôt avec humour. « I'm gone in a flick, but back in a second » (« Je suis partie en un claquement de doigts, mais je reviens dans une seconde »), chante-t-elle d’ailleurs avec malice dans le single Girlfriend. Et si au fond, tout ceci n'était qu’un amusant tour de magie ? © Nicolas Magenham/Qobuz
16,99 €
11,49 €

Electro - Paru le 17 mai 2013 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 étoiles Rock and Folk - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Prise de son d'exception - Hi-Res Audio
Virage à 180° pour Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo ! Avec leur quatrième album, les Daft semblent boucler l'ère de la musique électronique faite sur un simple laptop dans une chambre de 10m² pour revenir à la bonne vieille méthode à l'ancienne. Célébration du beau son et hymne grandiose au mythe du studio d'enregistrement perçu comme une Mecque de la musique, ce Random Access Memories semble avoir été conçu à la fin des années 70, avec les moyens et l'hédonisme de cette époque où régnaient notamment le disco et le rock californien. Les influences on ne peut plus éclectiques s'entrecroisent comme par magie sur ce nouveau Daft : Chic, Steely Dan, Alan Parsons Project, Todd Rundgren, Pink Floyd, etc. Pour épauler le tandem francilien dans sa démarche rétro-futuriste, un impressionnant casting de stars, lui aussi éclectique, a fait le déplacement : du pape de l'italo-disco Giorgio Moroder (dont la B.O. du film Midnight Express est entrée dans la légende) à Nile Rodgers (cerveau guitariste du groupe Chic) en passant par Paul Williams (Monsieur Phantom of the Paradise en personne !), Pharrell Williams, Todd Edwards, DJ Falcon, Gonzales, Panda Bear d'Animal Collective et Julian Casablancas des Strokes, difficile de rivaliser. Au final, Random Access Memories ne lorgne pas uniquement dans le rétroviseur car le travail des deux musiciens français les plus populaires à l'étranger est bel et bien ancré dans son temps. Entre disco-futuriste et pop ovni, le résultat est impressionnant. © MD/Qobuz
16,99 €
12,99 €

Pop - Paru le 24 août 2018 | Columbia

Hi-Res Livret
Jain (le nom de scène de Jeanne Galice) conçoit ses albums comme des flash-back multiculturels de son enfance passée à accompagner sa famille à travers le monde. Après la rumba congolaise sur son premier album Zanaka sorti en 2015, ce sont des sonorités arabes qu’elle souhaite mettre en lumière dans Souldier. Une certaine couleur indienne est également présente, notamment à travers le titre Abu Dhabi, dans lequel elle joue elle-même du sitar. Quant à l’Afrique de l’Ouest, elle n’est pas totalement oubliée puisque dans le morceau Oh Man, on retrouve la kora de Mamadou Sidiki Diabate. A côté de ce mariage détonnant de musiques traditionnelles, on retrouve les origines occidentales de la chanteuse par le biais de rythmiques pop ou hip-hop, mais aussi de certaines citations improbables, comme celle du thème du dessin animé Inspecteur Gadget, arrangé façon fanfare électro dans Inspecta. En résumé, c’est une sorte de collage dynamique d’images et de sons de l’enfance de Jain qui est le moteur de Souldier. Le single Alright synthétise parfaitement cet agglomérat étourdissant d’origines musicales. Mais l’auteure-compositrice-interprète n’est pas qu’une boule d’énergie puisqu’elle s’octroie un certain répit dans des morceaux comme Dream ou encore Feel It – et sa rythmique d’inspiration reggae. Avec Souldier, Jain – avec l’aide de Yodelice à la production – abat les frontières avec optimisme et construit petit à petit sa philosophie cosmopolite en touchant à l’universalité sans pour autant renier ses origines. © Nicolas Magenham/Qobuz
13,49 €24,49 €

Rock - Paru le 26 septembre 2011 | Pink Floyd Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Conçu par Roger Waters, l’opéra-rock The Wall réunit toutes les expérimentations sonores que Pink Floyd a osé tout au long des années 70 au service de chansons aux mélodies parfaites et de ballades planantes. Un double-album évoquant l’enfance du musicien britannique comme le système éducatif avec causticité mais aussi sensibilité. Surtout, une succession d’hymnes qui marquera toute une génération pour leur forme comme pour leur fond. Un ambitieux collage sonore qui se revisite sans fin.
19,49 €
13,99 €

Bandes originales de films - Paru le 9 décembre 2016 | UMGRI Interscope

Hi-Res Livret
On avait compris avec ses deux premiers films, Guy and Madeline on a Park Bench et Whiplash, que la musique était un élément essentiel de l’univers du jeune metteur en scène américain Damien Chazelle. La chose se confirme avec La La Land, brillante comédie-musicale réunissant notamment Ryan Gosling et Emma Stone. Il est bien loin le temps où Hollywood était une impressionnante et géniale usine à comédies-musicales. Tombé en désuétude, le genre pointe régulièrement le bout de son nez (Moulin Rouge, Mamma Mia, Chicago…) avant de s’éclipser. Aussi bien influencé par Stanley Donen que Jacques Demy, Chazelle réalise un vrai tour de magie en rendant hommage à la tradition tout en signant un film de son temps. Il est épaulé ici par le compositeur Justin Hurwitz, ami rencontré sur les bancs d’Harvard et avec lequel il a travaillé sur ses précédents longs-métrages, qui lui aussi rend une copie magistrale, alternant entre séquences romantiques belles, colorées et jamais mièvres et interludes plus vifs. Dans les parties instrumentales comme dans les chansons (interprétées par les acteurs eux-mêmes), cette B.O. de La La Land est un beau feu d’artifice qui peut aussi se déguster sans les images. © CM/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Soul - Paru le 16 mars 2018 | Label 6&7

Hi-Res Livret
Kimberose pour Kimberly ose. Pur produit de la banlieue parisienne formé autour de Kimberly Kitson Mills, ancienne timide aux origines anglaise et ghanéenne, Kimberose épate. Exorcisant les blessures de sa chanteuse, ouvertes à la mort de son père, dans une soul empruntée à Amy Whinehouse, Kimberose aligne onze titres intimistes d'une étonnante homogénéité dont le minimalisme feutré, rangé par des claviers, batterie et guitares épars, fait la part belle à la voix. Celle rauque, douloureuse mais chaleureuse des grandes chanteuses soul et jazz. Avec Chapter One, Kimberly pourrait bien marcher dans leurs pas. La suite le dira. © Charlotte Saintoin/Qobuz