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Jazz vocal - Paru le 9 février 2018 | Decca (UMO)

Hi-Res
En quatre albums, Worrisome Heart (2007), My One and Only Thrill (2009), The Absence (2012) et Currency of Man (2015), Melody Gardot a réussi à se faufiler entre Diana Krall et Norah Jones pour trouver elle aussi sa place dans le club restreint des chanteuses « un peu jazz mais pas trop », cette caste onirique si populaire dans les années 50, dans laquelle elle a vite fait résonner la singularité de sa voix si sensuelle. Une voix qu’elle n’a cessé d’embarquer sur les scènes du monde entier à de très nombreuses reprises. Assez de bandes à la cave donc pour publier un album enregistré en public. Les disques live sont pourtant rarement incontournables. Il manque souvent ce petit quelque chose, impalpable, que seuls ceux présents ce soir-là ont conservé au fond d’eux-mêmes… Ce Live in Europe de Melody Gardot a la chance d’avoir gardé, justement, ce « petit quelque chose »… Sans doute que l’Américaine l’a méticuleusement construit (elle aurait écouté plus de 300 enregistrements avant de faire son choix !) en évitant le vrai-faux best of. « Quelqu’un m’a dit un jour : “Ne regarde pas en arrière car tu ne risques pas de faire demi-tour”, raconte-t-elle. C’est bien dit, mais si on ne se retourne pas par moments, il est difficile de voir que le temps est sur le point de nous rattraper. Nous avons tous besoin de jeter un coup d’œil rapide dans le rétroviseur pour corriger notre trajectoire. Ce disque, c’est exactement ça, le rétroviseur d’une Corvette 1963, une carte postale de nos tournées à travers l’Europe. Nous avons passé une bonne partie de notre temps sur les routes ces dernières années, un voyage dont nous avons profité non seulement pour voir du pays et prendre l’air mais également pour essayer, autant que possible, de nous affranchir des règles et de créer quelque chose d’excitant. Cela fait des années que je rêve de sortir un album live comme celui-ci. » Cette envie se ressent à chaque instant de ce disque composé de titres enregistrés à Paris, Vienne, Bergen, Amsterdam, Francfort, Barcelone, Lisbonne, Zurich et Londres. Et qu’elle reprenne ses tubesques Baby I'm a Fool et My One and Only Thrill ou le standard Over the Rainbow, Melody Gardot offre ici un éclairage autre, une interprétation toujours ouverte. Pour l’aider dans son périple introspectif touchant au possible, elle est entourée de ses impeccables musiciens, discrets mais décisifs. Le batteur Charles Staab, le saxophoniste Irwin Hall et le bassiste Sami Minaie sont totalement au diapason de son chant, sorte de main fine qu’on attrape pour ne la lâcher qu’à l’ultime note. Et il y a évidemment cette pochette qui fera couler pas mal d’encre. Ou pas. © MD/Qobuz
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Pop - Paru le 3 mars 2017 | Atlantic Records UK

Hi-Res
Après plus et multiplié, il fallait bien qu’Ed Sheeran prouve qu’il maîtrise tous les recoins des mathématiques avec ce divisé. Par-delà le phénomène qu’il est devenu en seulement quelques années, le jeune rouquin d’Halifax prouve surtout qu’il est un vrai maître de la pop contemporaine. Ce troisième album comprend tous les ingrédients du genre, que la chanson soit mélancolique ou nerveuse, engagée ou exclusivement consacrée à l’aaaaaamour. Sheeran est expert pour trouver le petit gimmick qui fait basculer une simple composition en tube intergalactique comme ces percussions world sur Shape Of You ou cet alliage folk’n’rap sur Eraser. Même dans les slows classiques (Perfect), il arrive à ne pas sombrer dans le sirupeux. Et dans l’épure totale (Happier), il touche au sublime et s’offre sous son visage le plus sincère. © CM/Qobuz
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Rock - Paru le 1 décembre 2017 | Universal-Island Records Ltd.

Hi-Res Livret
Elijah est le fils de Bono. Sian, la fille de The Edge. Ils se donnent la main sur la pochette de Songs Of Experience. Deux « enfants » pour évoquer le monde de 2017 et surtout l’héritage que leurs parents comptent leur laisser… Enregistré sur trois années avec l’aide d’un casting XL de producteurs comme Jacknife Lee, Ryan Tedder, Steve Lillywhite, Andy Barlow et Jolyon Thomas, ce quatorzième album studio se devait d’être le porte-voix d’un monde tournant de moins en moins rond. Sans surprise, la présidence de Donald Trump comme la crise des migrants sont du bon carburant pour la plume de Bono, toujours expert en révoltes. Le leader de U2 a tout de même le mérite d’être assez doué dans ce domaine. Sauf qu’ici, son point de départ fut autre. Il dit avoir été marqué par une conversation avec son compatriote poète Brendan Kennelly qui lui aurait conseillé d’écrire comme s’il était mort ! Bono a ainsi imaginé ses chansons comme des lettres envoyés à ses proches, famille, amis, fans mais aussi à lui-même. Côté son, on retrouve sans surprise les guitares 80’s grandioses de The Edge dont la patte est entrée dans l’histoire du rock de la fin du XXe siècle. Avec une pointe de modernité (l’Auto-Tune sur Love Is All We Have Left, la voix de Kendrick Lamar sur Get Out Of Your Own Way) et une vraie qualité dans les fondamentaux du groupe, Songs Of Experience possède assez d’arguments pour continuer à émoustiller les fans de la première heure du quartet irlandais et charmer les autres. © CM/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 27 octobre 2017 | Blue Note

Hi-Res Livret
Il est toujours bon de raviver le génie d’un artiste. Avec ce luxueux album, Gregory Porter plonge corps et âme dans le répertoire de l’une de ses idoles, Nat King Cole. Musicien singulier ayant slalomé entre le jazz pur et l’easy listening, pianiste virtuose, novateur et d’une grande finesse et, évidemment, fascinant chanteur/crooner doté d’une voix de velours, profonde et romantique, reconnaissable entre toutes, Nat King Cole est ici entre de bonnes mains. Celles de l’une des voix soul’n’jazz les plus impressionnantes de ces dernières années. Gregory Porter qui possède surtout une âme soul bien plus riche et complexe que celle de ses confrères aborde son sujet avec le plus grand respect. Car Nat King Cole est un vrai fil rouge dans la vie du Californien quadragénaire qui connait chaque recoin de la Great Black Music. « Il était unique. Et la musique qu’il nous a laissée est tellement belle. En écoutant ses chansons, vous êtes forcément marqué par ce timbre de voix extraordinaire, ce style incomparable et ce sens ultime du cool… Ma mère avait l’habitude de raconter qu’un jour, quand j’avais cinq ans, je lui avais fait écouter une chanson que j’avais écrite et enregistrée sur une cassette. Mais c’est que tu chantes comme Nat King Cole, m’avait-elle déclaré ! J’ai regardé les pochettes de ses albums tout en me disant que ce gars avait un nom vraiment étrange quand tout à coup je suis tombé sur cette image : un type élégant, à la fois beau et fort, assis près d’un feu de cheminée, sûrement le papa d’un autre petit garçon. J’ai mis le vinyle sur la platine et cette voix pleine d’empathie est sortie des enceintes. Ça a comblé un vide en moi. Mon père ne faisait pas partie de ma vie : il ne s’occupait pas de mon éducation, il ne montrait aucun intérêt pour moi. Alors quand j’ai entendu Nat chanter des choses comme Pick yourself up, dust yourself off, start all over again (Relève toi, enlève la poussière de tes vêtements et recommence tout depuis le début), toutes ces leçons de vie, c’était comme les conseils d’un père à son fils. J’entendais ces paroles sortir des enceintes, comme si Nat me les adressait à moi et à personne d’autre. J’écoutais ces albums et je m’imaginais que Nat était mon père ». Cet amour pour la musique de Nat King Cole le pousse à adopter le jazzman comme père de substitution ! Aussi, après avoir joué dans la comédie musicale It Ain’t Nothin’ But the Blues, Porter décide de mettre en scène sa relation avec Cole en écrivant Nat King Cole & Me, comédie musicale en grande partie autobiographique, représentée pour la première fois en 2004. « Avec elle, j’essayais d’une certaine manière de trouver mon père. Je l’ai écrite après la mort de mon père. Ce spectacle, dont j’ai composé la moitié des musiques, parle de Nat King Cole. Mais surtout de la manière dont je me suis rapproché de sa musique en l’absence de mon père. C’était comme une sorte de thérapie que je me serais prescrite à moi-même. A ce détail près que 800 personnes venaient y assister chaque soir. » Avec l’aide de l’arrangeur Vince Mendoza et d’une formation composée du pianiste Christian Sands, du bassiste Reuben Rogers et du batteur Ulysses Owens, Gregory Porter comblera les aficionados du pianiste chanteur disparu en 1965. © CM/Qobuz
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Electro - Paru le 2 février 2018 | Concord Loma Vista

Distinctions 4F de Télérama
Une voix androgyne à la Anohni d'Antony and the Johnsons. Un groove feutré très eighties évoquant Everything But The Girl et Sade. Et une épure digne de The xx. Le premier album de Rhye, Woman, paru en 2013, était un vrai choc. L’improbable binôme basé à Los Angeles et composé du Canadien Mike Milosh et du Danois Robin Hannibal déroulait un R&B d’une sensualité (sexualité ?) folle. Cinq ans plus tard, Blood est lui aussi une érotique et troublante bande originale urbaine. Une soul en apesanteur qui semble faire du credo less is more son unique religion. Pourtant, Hannibal a quitté le navire en 2017, laissant Milosh seul à bord. La musique de Rhye est ainsi devenue plus organique. Moins sophistiquée. Et, d’une certaine manière, plus vraie. Surtout, le falsetto du maître des lieux est un aimant surpuissant pour l’ouïe. Une voix encore mieux mise en valeur que sur Woman et qui fait de Blood un sommet de groove raffiné. © MD/Qobuz
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Rock - Paru le 1 janvier 2011 | Virgin EMI

Une nouvelle compilation du mythique groupe de rock britannique Queen. Tandis que les deux premiers CDs contiennent les plus grands classiques de la formation londonienne, le troisième comporte des titres plus méconnus, des remixes, et même des compositions issues de projets solos de Freddie Mercury et de Brian May. Attaquant d’entrée avec l’hymne Bohemian Rhapsody, cette Platinum Collection va de tubes en tubes, démontrant à ceux qui seraient encore dubitatifs, pourquoi Queen est l’un des plus grands groupes de l’histoire. La voix de Mercury reste majestueuse, et son charisme rayonne à travers les multiples chansons qui ont contribué à l’immense succès du quatuor : Crazy Little Thing Called Love, Killer Queen, Another One Bites the Dust, We Will Rock You…. Tant de titres qui démontre la facilité qu’avait le groupe à visiter différent styles musicaux et à les maitriser à sa manière. Le troisième disque contient également quelques surprises avec des apparitions d’Elton John, de Wyclef Jean ou encore de George Michael. © LG/Qobuz
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Chanson française - Paru le 17 novembre 2017 | Universal Music Division Barclay

Hi-Res
Il y a 30 ans, le 3 mai 1987, Dalida disparaissait à seulement 54 ans. Six mois après cet anniversaire, Ibrahim Maalouf rend hommage à « cette femme touchante qui a fait danser la francophonie pendant plusieurs décennies sur des mélodies envoutantes et des paroles profondes qu'on n'écoute pourtant pas assez. » Avec Dalida By Ibrahim Maalouf, le trompettiste a à ses côtés des artistes qu’il aime et respecte, tous capables d'incarner, selon lui, l'une des nombreuses facettes de la voix et de la personnalité de Dalida, « cette femme multiculturelle, à la fois orientale et européenne, à la fois latine, passionnée et timide, secrète, capable de faire danser et groover, comme de faire pleurer et rêver. » Internationale, l’affiche épate avec son casting à 360° avec Souchon, Melody Gardot, Matthieu Chedid, Monica Bellucci, Izia, Mika, Thomas Dutronc, Rokia Traore, Arno, Ben l’Oncle Soul et la comédienne Golshifteh Farahani. Evidemment les talents d’arrangeurs de Maalouf lui permettent d’unifier un brin cet éclectisme vocal et de proposer une partition soignée, très éloignée de celle d’origine. Une façon d’ancrer un peu plus le patrimoine de Dalida dans l’époque actuelle. © CM/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 27 octobre 2017 | Capitol Records, LLC

Hi-Res
Il est toujours bon de rappeler que Norah Jones n’est pas une vague héroïne de magazines sur papier glacé ou juste une « belle gueule ». Pas vraiment, non… Day Breaks est même une nouvelle preuve de son talent bien réel mais surtout grandissant. Mêlant compositions originales de toute beauté et reprises de goût (Horace Silver, Neil Young et Duke Ellington), le sixième album de la Newyorkaise ayant grandi au Texas réunit ses nombreuses passions. Qu’elles fussent purement jazz ou soul ; voire pop ou folk. Mais c’est tout de même son sincère et viscéral amour pour le jazz qui habite ce disque élégant qui ne cherche jamais à capter l’éphémère ère du temps. Au fil des années, son piano comme sa voix se sont clairement musclés pour alterner entre nonchalance et épure ou pugnacité et gouaille. Le saxophoniste Wayne Shorter, le bassiste John Patitucci et le batteur Brian Blade comptent parmi les complices conviés à cette grande messe raffinée et feutrée. D’une certaine manière, Day Breaks lorgne vers Come Away With Me, son premier disque de 2002 qui l’a propulsé au sommet des charts. Cette cuvée 2016 est pourtant bien plus charpentée. Mieux maitrisée. Et tout simplement plus intense. Intense comme l’est le final du disque : une impressionnante reprise de Fleurette Africaine (African Flower), chef d’œuvre d’Ellington interprété ici avec Shorter et Blade (Vicente Archer est également à la contrebasse) tout au long de laquelle Norah Jones apporte sa grâce si singulière que ses nombreux clones n’ont jamais réussi à approcher… © MZ/Qobuz
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Bandes originales de films - Paru le 9 décembre 2016 | UMGRI Interscope

Hi-Res Livret
On avait compris avec ses deux premiers films, Guy and Madeline on a Park Bench et Whiplash, que la musique était un élément essentiel de l’univers du jeune metteur en scène américain Damien Chazelle. La chose se confirme avec La La Land, brillante comédie-musicale réunissant notamment Ryan Gosling et Emma Stone. Il est bien loin le temps où Hollywood était une impressionnante et géniale usine à comédies-musicales. Tombé en désuétude, le genre pointe régulièrement le bout de son nez (Moulin Rouge, Mamma Mia, Chicago…) avant de s’éclipser. Aussi bien influencé par Stanley Donen que Jacques Demy, Chazelle réalise un vrai tour de magie en rendant hommage à la tradition tout en signant un film de son temps. Il est épaulé ici par le compositeur Justin Hurwitz, ami rencontré sur les bancs d’Harvard et avec lequel il a travaillé sur ses précédents longs-métrages, qui lui aussi rend une copie magistrale, alternant entre séquences romantiques belles, colorées et jamais mièvres et interludes plus vifs. Dans les parties instrumentales comme dans les chansons (interprétées par les acteurs eux-mêmes), cette B.O. de La La Land est un beau feu d’artifice qui peut aussi se déguster sans les images. © CM/Qobuz
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Pop - Paru le 8 décembre 2017 | Blix Street Records

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Jazz vocal - Paru le 5 mai 2017 | Verve

Hi-Res
Après des escapades pop, bossa mais aussi orientées vers les années 20 et 30 durant lesquelles elle revisitait aussi bien Tom Jobim que Burt Bacharach, les Eagles ou 10CC, Diana Krall revient avec Turn Up The Quiet au jazz et à la tradition du Great American Songbook, retrouvant pour l’occasion son producteur fétiche, Tommy Lipuma, derrière certains de ses plus grands disques comme All For You, The Look Of Love et Live In Paris. « Cela faisait longtemps que je pensais à ces chansons, précise la Canadienne. Etre entourée de certains de mes meilleurs amis m’a permis de raconter ces histoires exactement comme je le souhaitais. Baisser la voix est parfois le meilleur moyen de se faire entendre… ». Tout est dit quant à la démarche de ce nouveau sommet de raffinement. Si Diana Krall est avant tout une pianiste de jazz, elle s’est transformée en véritable chef d’orchestre pour ce disque, choisissant elle-même la liste des chansons, composant les arrangements et formant trois groupes différents pour les sessions d’enregistrement. Dès l’ouverture en catimini de ce Turn Up The Quiet avec une relecture de Blue Skies pour laquelle elle est accompagnée du contrebassiste Christian McBride et du guitariste Russell Malone, le décor est planté. Epuré ; et allant droit au but. Un trio qu’on retrouve plus tard sur le Dream de Johnny Mercer mis en valeur par les arrangements d’Alan Broadbent. Sur certains morceaux, Diana Krall a fait le choix d’un quintet comprenant Karriem Riggins à la batterie et Tony Garnier à la basse, I’ll See You In My Dreams, bénéficiant par ailleurs de la participation du violoniste Stuart Duncan et Moonglow de celle du guitariste Marc Ribot. Réunissant le guitariste Anthony Wilson, le bassiste John Clayton Jr. et le batteur Jeff Hamilton, le troisième groupe s’illustre quant à lui par la qualité cinématographique de ses interprétations, particulièrement évidente sur une reprise envoutante de Sway… A l’arrivée, le Great American Songbook, filtré de la sorte par Diana Krall, sort comme magnifié. Là est la force d’un disque qu’on aurait pu imaginer lisse mais qui ne l’est jamais. Du grand art. © MD/Qobuz
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Rock - Paru le 26 septembre 2011 | Pink Floyd Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Conçu par Roger Waters, l’opéra-rock The Wall réunit toutes les expérimentations sonores que Pink Floyd a osé tout au long des années 70 au service de chansons aux mélodies parfaites et de ballades planantes. Un double-album évoquant l’enfance du musicien britannique comme le système éducatif avec causticité mais aussi sensibilité. Surtout, une succession d’hymnes qui marquera toute une génération pour leur forme comme pour leur fond. Un ambitieux collage sonore qui se revisite sans fin.
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Rap - Paru le 15 juin 2018 | Universal Music Division Capitol Music France

Devenu mastodonte de la musique francophone en l’espace de quelques mois, Damso a continué d'imprégner sa marque après la sortie d’Ipséité en 2017. Ses collaborations avec Booba, Lacrim, Siboy et surtout Kalash sur Mwaka Moon lui ont permis de rester en apesanteur au-dessus de la planète rap. Agissant toujours comme si un plan complet était établi, Damso entame le virage du troisième album avec l'ambition claire de casser les dernières barrières qui restent entre sa musique et les standards de la chanson française. Faisant appel à 15 producteurs différents, Lithopédion se veut plus hétéroclite dans les sonorités, passant du rap aérien de Smog ou Feu de bois à l’électronique anglaise de Aux Paradis en passant par la balade latino tendancieuse Julien.< Sur chaque morceau, Damso teste une interprétation différente avec des lignes mélodiques allant du simple au très technique, offrant un large panel de possibilités de plaire au public. La nouvelle coqueluche belge, Angèle, est la seule invitée de ce voyage moins évident à la première écoute que les précédents opus du Dems. Pourtant, Lithopédion vise juste par sa cohérence et sa réalisation un cran au-dessus d’Ipséité. Niveau textes, Damso est dans la réduction, cherchant l’essence de son propos avec une économie de mots. Plus introspectif et dans l’émotion sur la fin de l’album, le rappeur bruxellois semble nous donner la direction de la suite de sa carrière en terminant avec William. Sur ce morceau presque inachevé, Damso y livre ses sentiments incandescents à brûle-pourpoint laissant tomber un petit peu plus le masque impassible de cet artiste incontournable. La vie est peut-être un festival de rêves qui ne dure que 60 années mais avec Lithopédion, on entrevoit que le meilleur est encore à venir. © Aurélien Chapuis/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 1 janvier 2013 | Blue Note

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio
Pas tout à fait chanteuse de jazz, mais pas totalement musicienne de pop non plus… Pour la sortie de Come Away With Me en 2002, Norah Jones n’a pas éteint les débats. Cependant, une chose est indéniable à son propos : elle dispose d’un grand talent pour raconter ses chansons. D’ailleurs, celle qui a grandi au Texas n’hésite pas à chercher l’inspiration dans différents registres pour enrichir sa musique. Que ce soit du blues, de la soul, du jazz, mais aussi de la country, Norah Jones est capable d’alterner, de mélanger, de créer sans difficulté. Elle sait aussi rendre hommage à ses aînés et reprend notamment le classique de Hank William Cold, Cold Heart. Les titres originaux ont été à la fois par elle-même, mais aussi par ses musiciens de toujours Jesse Harris et Lee Alexander. Pour son deuxième album, la belle Norah prouve qu’elle a bien mérité l’étiquette prestigieuse de chez Blue Note. © RB/Qobuz  
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Rap - Paru le 16 mars 2018 | Bad Vibes Forever, LLC

"Open your mind before you listen to the album" nous met en garde XXXTENTACION en ouverture de son très attendu deuxième album studio, sorti trois mois avant sa mort. De fait, l'auditeur qui n'aurait pas suivi les récentes mutations du rap, qui n'aurait pas intégré le fait que les barrières ont été une à une fracassées par Lil Wayne, Young Thug, Post Malone et leurs semblables, pourrait bien se demander ce qui lui arrive. Alternant avec une désinvolture et une force d'interprétation hors du commun des ballades en piano/voix, des morceaux de mumble rap (ce sous-genre qui a germé sur la plateforme SoundCloud et dont il est un fer de lance) et du metal emo (Pain=BESTFRIEND avec Travis Barker de Blink-182) ; glissant ça et là un tube latino absurdement intitulé I Don't Even Speak Spanish lol et un morceau de rap très classique avec Joey Bada$$ (Infinity (888)), le Floridien sulfureux fait feu de tout bois. ? est à la fois un pur produit de l'époque et un ovni comme il y en a peu, qui installe son auteur comme l'un des songwriters et des interprètes les plus remarquables de son temps. Et si l'album devrait faire date, c'est autant pour sa capacité à offrir une bande-son pour 2018 que pour le talent brut de XXXTENTACION. © Damien Besançon/Qobuz
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Chanson française - Paru le 1 janvier 2013 | Universal Music Division Mercury Records

Distinctions Qobuz Référence
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Blues - Paru le 30 mars 2018 | Anti - Epitaph

Hi-Res
Deux ans après le très réjouissant Call It What It Is, Ben Harper délaisse une nouvelle fois ses Innocent Criminals pour retrouver son vieux complice Charlie Musselwhite, qui a récemment passé le cap des 74 ans. Vétéran du Chicago blues et virtuose de l’harmonica, Musselwhite a joué avec les plus grands, de Muddy Waters à Tom Waits en passant par Howlin’ Wolf ou les Blind Boys of Alabama. On lui doit une bonne trentaine d’albums depuis le mythique Stand Back! Here Comes Charley Musselwhite's Southside Band en 1966. C’est sur son album Sanctuary, enregistré en 2004 pour le label Real World de Peter Gabriel, qu’il a collaboré une première fois avec Ben Harper, même si John Lee Hooker en personne avait organisé leur rencontre quelques années auparavant. No Mercy in This Land est cependant le deuxième album sous leurs deux noms, après un Get Up! qui a connu un joli succès en 2013, un Grammy en prime. Pour Harper, il s’agit de son seizième tous projets ou groupes confondus. La logique aurait donc voulu que ce soit un album de Charlie Musselwhite et Ben Harper – respect pour les aînés oblige –, d’autant que ce dernier est à nouveau dans ses petits souliers pour cette réunion au sommet du blues. Mais il est tout aussi logique que l’on mise sur la popularité du musicien qui a initié tant de jeunes oreilles à la musique du diable. Comme le précédent, il n’est nulle question ici d’avant-garde ou de réinvention du fil à cambrer le blues, mais plutôt de célébrer une amitié profonde et sincère avec une approche fraîche et revigorante de leur genre de prédilection. Tantôt remuant (Found the One), tantôt intimiste, presque recueilli (Bad Habits, Love and Trust…), l’album évolue plutôt dans un registre qui n’engendre pas la mélancolie, No Mercy in This Land (le titre), When Love Is Not Enough et l’intense Nothing at All mis à part. Le plaisir de jouer ensemble est une fois encore plus qu’évident, tant et si bien que nul ne regrettera que Ben Harper ne tienne plus vraiment à fignoler une ou deux chansons plus susceptibles de passer en radio, comme il en avait le secret dans ses jeunes années. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Chanson française - Paru le 21 septembre 2018 | Because Music

Hi-Res
Mettez une pincée de Michael Jackson, un soupçon de Laurie Anderson, parsemez de Judith Butler, mélangez, et vous obtiendrez Chris – nom du second album mais aussi de l’alter ego masculin de Christine and the Queens. En amputant une partie de son nom d’origine et en incarnant cette persona aux allures de garçon athlétique et ténébreux, elle se libère du déterminisme étouffant du genre et apporte une certaine force, voire de la dureté, aux 23 (!) chansons de ce double album (chaque album étant le miroir de l’autre). Inspirée par l’electronica des années 1980 et le gangsta-funk des années 1990, la musique de Chris a non seulement le mérite de renforcer le concept intellectuel qui régit la démarche d’Héloïse Létissier (vrai nom de Chris/Christine), mais aussi d’être tout simplement dansante et accrocheuse. Que l’on porte des escarpins ou des bottes de cow-boy, les pieds de l’auditeur seront naturellement emportés par les beats efficaces de Doesn’t Matter ou 5 Dollars. Mais elle sait aussi baisser la garde et ralentir le tempo de sa tornade queer dans des chansons comme Make Some Sense ou Les Yeux mouillés. A propos de corps, celui-ci vient se nicher dans la plupart des paroles (écrites en anglais et en français), notamment dans Girlfriend et Damn (What Must a Woman Do), où il est beaucoup question de salive et de sueur. Car c’est évidemment à travers le corps que s’opère aussi l’identité fluctuante de Chris, tout comme son processus créatif de danseuse. Gender et art sont étroitement liés chez elle. En travaillant autour des idées du double et de la performativité, Chris souhaite mettre en évidence la construction sociale que constitue l’identité sexuelle, et elle le fait tantôt avec sérieux, tantôt avec humour. « I'm gone in a flick, but back in a second » (« Je suis partie en un claquement de doigts, mais je reviens dans une seconde »), chante-t-elle d’ailleurs avec malice dans le single Girlfriend. Et si au fond, tout ceci n'était qu’un amusant tour de magie ? © Nicolas Magenham/Qobuz
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Pop - Paru le 24 août 2018 | Columbia

Hi-Res Livret
Jain (le nom de scène de Jeanne Galice) conçoit ses albums comme des flash-back multiculturels de son enfance passée à accompagner sa famille à travers le monde. Après la rumba congolaise sur son premier album Zanaka sorti en 2015, ce sont des sonorités arabes qu’elle souhaite mettre en lumière dans Souldier. Une certaine couleur indienne est également présente, notamment à travers le titre Abu Dhabi, dans lequel elle joue elle-même du sitar. Quant à l’Afrique de l’Ouest, elle n’est pas totalement oubliée puisque dans le morceau Oh Man, on retrouve la kora de Mamadou Sidiki Diabate. A côté de ce mariage détonnant de musiques traditionnelles, on retrouve les origines occidentales de la chanteuse par le biais de rythmiques pop ou hip-hop, mais aussi de certaines citations improbables, comme celle du thème du dessin animé Inspecteur Gadget, arrangé façon fanfare électro dans Inspecta. En résumé, c’est une sorte de collage dynamique d’images et de sons de l’enfance de Jain qui est le moteur de Souldier. Le single Alright synthétise parfaitement cet agglomérat étourdissant d’origines musicales. Mais l’auteure-compositrice-interprète n’est pas qu’une boule d’énergie puisqu’elle s’octroie un certain répit dans des morceaux comme Dream ou encore Feel It – et sa rythmique d’inspiration reggae. Avec Souldier, Jain – avec l’aide de Yodelice à la production – abat les frontières avec optimisme et construit petit à petit sa philosophie cosmopolite en touchant à l’universalité sans pour autant renier ses origines. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Reggae - Paru le 1 janvier 2002 | Island Records (The Island Def Jam Music Group / Universal Music)

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qobuz Référence - Hi-Res Audio
En décembre 2017, trente-trois ans après sa sortie, Legend fêtait sa 500e semaine consécutive dans le Billboard 200 américain. Un record seulement dépassé par Dark Side of the Moon de Pink Floyd. Cette compilation, sortie trois ans après la mort de Bob Marley (en 1981) et dont il s’écoule encore aujourd’hui quelques milliers d’exemplaires par mois, a aussi largement passé le cap des 30 millions, plaçant Bob Marley au même rang que des icônes de la pop comme Madonna, Michael Jackson ou Queen. Seul artiste “non occidental” à atteindre ces cercles généralement réservés aux Anglais et Américains, le Jamaïcain a indéniablement bénéficié de la force de frappe commerciale du label londonien Island et du “lissage” de ses ingénieurs du son. Même s’il ne faut pas négliger la puissance et l’universalité du songwriting de Bob Marley, on peut objectivement penser que les versions brutes concoctées dans le studio de Lee Perry au tout début des 70’s n’auraient pas connu autant de succès. Si elle a été parfois décriée pour son manque de représentativité, difficile de nier l’efficacité de cette compilation posthume dont le tracklisting va droit au but : toucher le plus de monde possible. Elle contient donc les titres les plus populaires de la carrière de Bob, dont de nombreux extraits d’Exodus, composé en majeure partie à Londres – Jamming, Punky Reggae Party, Three Little Birds, One Love, Waiting in Vain – et surtout les titres les plus crossovers du Tuff Gong, dont les oreilles ont, tout au long de sa carrière, été ouvertes aux autres courants, soul, disco, rock et même punk. On y retrouve les hymnes No Woman No Cry et Redemption Song, qui ont donné à Marley l’image d’un Dylan noir, mais aucune chanson des albums Natty Dread, Rastaman Vibration, Babylon by Bus et Survival, ni de textes trop politiques ou violents comme War, qui reprend le discours de l’empereur d’Éthiopie Haile Selassie à l’ONU, ou le déchirant Burning and Looting (à l’exception de I Shot The Sheriff, passage obligé après la reprise de Clapton). Parfaite introduction au reggae pour les néophytes, Legend fut pendant longtemps l’arbre qui cachait la jungle des talentueux artistes jamaïcains derrière Bob Marley. Et si, aujourd’hui, les sons caribéens se propagent partout le monde, les millions de copies de Legend dans les salons du monde entier y sont sans doute pour quelque chose. © Smaël Bouaici