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Classique - Paru le 1 juin 2018 | Toccata Classics

Hi-Res Livret
Sur un somptueux et pourtant limpide Erard de 1853, la pianiste Stephanie MacCallum nous donne les premières mondiales discographiques des œuvres pour piano d’un compositeur de nos jours surtout renommé (ou, du moins, moins oublié) pour sa musique d’orgue : Alexandre Pierre François Boëly (1785-1858). En voici le premier volume. En 1840, après une carrière faite de hauts et de bas, Boëly fut finalement nommé organiste à Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris, mais il a l’idée alors saugrenue de jouer des œuvres de compositeurs inconnus ou peu appréciés du public : Bach, Frescobaldi, Couperin. Et bien qu’il contribuât à la formation directement ou indirectement de l'école d'orgue de la génération suivante par l'intermédiaire de Alkan, Franck, Saint-Saëns ou Ambroise Thomas qui viennent l’entendre à Saint-Germain jouer Bach, il est congédié en 1851 pour son austérité… Jusqu’à sa mort, il sera un maître de piano recherché et respecté ; ses œuvres pour piano témoignent de son admiration évidente pour la musique du siècle précédent, et pour la rigueur d’écriture qui ne pouvait pas vraiment intéresser le romantisme échevelé ambiant. Jamais sa conception ne s’aventura-t-elle du côté de Chopin et de Liszt, préférant alors plutôt Schumann et plus encore Schubert pour la clarté de son propos et l’art du développement et le douloureux lyrisme qu’il sait imprimer à sa musique. Voici bien d’étonnantes redécouvertes, de la part d’un compositeur qu’il est sans doute temps de ressortir du purgatoire dans lequel l’avaient hélas relégué sa propre sincérité artistique – et encore plus son dédain des honneurs et des mondanités. On attend les volumes suivants avec impatience. © SM/Qobuz