Les albums

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Jazz contemporain - Paru le 2 mars 2018 | ONJ Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Concertos pour clavier - Paru le 23 février 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles de Classica
Pour son premier album sous étiquette Sony Classical, Adam Laloum retourne à l’un de ses compositeurs de prédilection. Il s’y était distingué lors de son premier enregistrement en 2011 pour Mirare, qui contenait quatre opus majeurs du compositeur : les Variations sur un thème original Op. 21 No. 1, les merveilleux et trop peu joués Klavierstücke de l’Op. 76, les deux Rhapsodies Op. 79 et les 3 Intermezzi Op. 117. Guère étonnant qu’il livre aujourd’hui sa vision des Concertos de Brahms. Sony Classical y a mis de formidables moyens à sa disposition : l’un des meilleurs orchestres d’Allemagne – le Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin –, l’un des tous jeunes loups de la direction d’orchestre venu d’Asie (mais déjà bien connu en Europe, comme peuvent en témoigner plusieurs collaborations avec l’Orchestre de la Suisse Romande chez Pentatone) l’ont rejoint par deux fois, en août puis en octobre 2016, dans la Großer Sendesaal de la Radio de Berlin, pour ce que l’on imagine avoir été un rêve d’enfant pour le jeune Français. Une sacrée expérience ! © Théodore Grantet/Qobuz
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Classique - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Entente détonnante. C'est à l'initiative d'Antoine Tamestit et grâce à une complicité musicale de longue date entre l'interprète et le compositeur Jörg Widmann que ce programme a pu voir le jour. L'itinérance du soliste au cœur de l'orchestre, comme son jeu envoûtant dans les œuvres plus intimes, libèrent des processus créatifs et des combinaisons sonores inédites : entre humour et sérieux, férocité et délicatesse, l'univers de de Widmann se distingue autant par son sens dramaturgique et sa poésie singulière. © harmonia mundi
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diamant d'Opéra Magazine
Avec son ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon a conçu le programme de cet album sous la forme d’une messe des morts « pastiche », tel un Requiem à la fois sacré et profane. Loin d’en avoir tous les traits rigoureux, il en possède pourtant les contours : Introït, Kyrie, Graduel, Séquence, Offertoire, In Paradisum... L’idée est née après la découverte récente à la Bibliothèque Nationale d’une messe de requiem anonyme du XVIIIe siècle, dans laquelle le rédacteur échafaudait une « parodie » sur des musiques extraites de Castor et Pollux et des Fêtes de Paphos de Jean-Philippe Rameau. Pour mémoire, le terme « parodie » n’implique ni satire ni moquerie : c’est un procédé consistant à reprendre des musiques antérieures et leur donner un nouveau texte. Cette fusion entre musique sacrée (la messe) et musique profane (la tragédie lyrique), chose courante à l’époque des Lumières, était un procédé qu’a souhaité suivre Pichon. Dans une société française où la religion catholique est alors la norme, où le système politique est une monarchie de droit divin, la représentation des Enfers païens antiques sur les scènes de théâtre semble trahir une fascination pour les croyances des Anciens. Ce programme mêle donc le fabuleux païen à l’imaginaire sacré, où les Enfers se parent ainsi de divers visages. Ils sont le lieu de l’injuste malheur éternel, lieu de privation qui a séparé un couple et qui garde en son sein l’une de ses moitiés. Mais, dans la tragédie lyrique, les Enfers sont également représentés comme lieu de perdition : les forces obscures se déchaînent en des rituels sabbatiques, un imaginaire satanique qui révèle les tréfonds les plus noirs de l’âme humaine… Stéphane Degout fait ici office de tragédien, rassemblant autour de lui divers personnages tels que Phèdre, Pluton, les Parques. Les compositeurs mis à contribution sont Rameau et Gluck, avec un seul et unique emprunt à Rebel dont il aurait été dommage, en effet, de ne pas citer le si singulier Chaos (tiré des Éléments) qui commence avec un accord dissonant comportant les sept notes de la gamme de ré mineur. © SM/Qobuz « [...] Conçu comme un requiem imaginaire, Enfers suit l’organisation liturgique de la messe des morts, mais se montre très peu catholique dans sa façon de faire coexister le profane et le sacré autour de la figure d’un Tragédien, incarné au plein sens du terme par le baryton Stéphane Degout. On ne saurait rêver meilleur guide pour cette descente en outre-monde : la voix possède autant de puissance que de relief, le timbre mêle ténèbres et lumière, la diction et la prononciation frôlent la perfection. Son engagement musical et dramatique n’a d’égal que celui de l’orchestre et du chœur de Pygmalion, homogènes et très investis dans l’évocation des brumes méphitiques, brasiers menaçants, créatures impitoyables (superbe Danse des Furies gluckienne) et autres traits charmants qui font des Enfers un lieu aussi infréquentable que fascinant.» (Télérama, mars 2018 / Sophie Bourdais) « [...] Comment trouver des mots pour qualifier les musiques choisies, venues de Rameau et de Gluck ? Pichon et ses complices confèrent à chaque air ses contrastes et ses couleurs, à chaque phrasé ses tensions, des angoisses et terreurs du début — évoquées, entre autres, par le « Chaos » des Élémens, de Jean-Féry Rebel — à l’apaisement final, apporté par le « Ballet des Ombres heureuses » d’Orphée et Eurydice et l’« Entrée de Polymnie » des Boréades. Des pages sombres, dramatiques, magnifiées par une vision théâtrale qui empoigne l’auditeur pour ne plus le lâcher (le chœur est un modèle de finesse et d’homogénéité). Faut-il encore vanter les qualités de Stéphane Degout ? La beauté de la voix, le métal somptueux du timbre, la souplesse de l’élocution, la clarté de la diction, la noblesse de la déclamation, la musicalité qui illumine chaque mot : n’est-on pas là près de la perfection ? [...] (Opéra Magazine, mars 2018 / Michel Parouty)
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Classique - Paru le 23 février 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Fascinant travail d’assemblage qu’a réalisé là Simon-Pierre Bestion, comme pour créer un grand cru à partir de sources déjà sublimes. D’une part, il s’est saisi de L’Histoire de la Résurrection de Heinrich Schütz, donnée en entier – mais « entrecoupée » d’une dizaine des merveilleux madrigaux tirés de Israelsbrünnlein de Johann Hermann Schein. Si l’on sait que les deux ouvrages datent de 1623, que Schütz et Schein étaient grands amis, l’un né en 1585, l’autre en 86, l’alignement des étoiles est donc parfait. Mais la particularité de l’enregistrement est que pour L’Histoire de Schütz, ce n’est pas un chanteur « normal » qui officie dans le rôle de l’évangéliste, mais le chantre byzantin Georges Abdallah, dont la voix spécifique, l’élocution, le magnifique art de l’ornementation et des micro-déviations apporte à cette partition, délibérément conçue à l’archaïque, une richesse insoupçonnée. Du côté d’Israelsbrünnlein, Bestion a sélectionné neuf madrigaux sur les vingt-six que compte le recueil, et les a donc intercalés entre les divers numéros de L’Histoire de la Résurrection, créant ainsi une sorte de nouvel ouvrage cosigné Schütz et Schein. Ajoutons qu’il a redistribué l’instrumentation chez Schütz, initialement conçue pour quatre violes mais qui bénéficie grandement de l’apport des cornets et sacqueboutes – pour un subtil jeu d’échanges de sonorités, d’une cellule musicale à l’autre. Chez Schein, la partition est originalement conçue pour les voix, sans indication d’instrumentation, mais en plein accord avec les usages de l’époque, rien n’empêchait d’affecter telle ou telle ligne, partie, cellule, à un instrument ou groupe instrumental, échangeant avec les voix selon la fantaisie des interprètes. Certains madrigaux sont donnés exclusivement à l’ensemble orchestral – qui devient un véritable orchestre à la Gabrieli –, d’autres dans un mélange des sonorités entre instruments et voix. L’auditeur l’aura compris, voilà un album réellement enthousiasmant, certes très inhabituel et original, mais extraordinairement réussi. Précisons que l’acoustique exceptionnelle de la Chapelle royale du château de Versailles ajoute encore au mystère sonore de l’enregistrement. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 février 2018 | Dead Oceans

Distinctions 4F de Télérama
La première impression est celle d’un coup de téléphone de l’au-delà. “Allo Elvis ? C’est toi ?” A moins qu’il ne s’agisse de Roy Orbison à l’autre bout du fil. Ou même, plus près de nous et toujours en vie, Chris Isaak ou Richard Hawley… Marlon Williams est de cette race de chanteurs à la voix surnaturelle. Comme un crooner intemporel jonglant avec finesse entre rock, country, folk voire soul, le Néo-Zélandais ne se contente pas d’écrire des paroles touchantes, très personnelles ou pas. Il les emmitoufle dans cet organe stupéfiant qui alterne entre l’intimité d’une confidence au creux de l’oreille et le lyrisme d’une déclaration clamée à la face du monde. Trois ans après un premier disque déjà stupéfiant, Williams monte d’un cran dans la grâce. Et sur Nobody Gets What They Want Anymore, il retrouve même son ex, la elle aussi très douée Aldous Harding, le temps d’un duo venu d’une autre planète. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 16 février 2018 | Honeymoon - 300 Entertainment

Distinctions 4F de Télérama
Entre une scène grime fourmillante et de nombreux MC's de la trempe de Loyle Carner ou Kate Tempest pour faire large, le rap et ses dérivés en provenance du Royaume-Uni sont d’une richesse impressionnante. Le cas Alex Anyaegbunam alias Rejjie Snow vient grossir le dossier. Avec Dear Annie, son premier album officiel, ce jeune Londonien né d'une mère irlando-jamaïcaine et d'un père nigérian et ayant grandi à Dublin fait une entrée assez fracassante. Fracassante mais tout en douceur. Avec son flow de velours, entre chill de fin soirée et soul murmurée (Tyler The Creator sous Lexomil ?), Rejjie Snow livre un album à la saveur vintage et pour lequel il s’est entouré de virtuoses du moment comme Cameron Osteen alias Cam O’bi (producteur de Chance The Rapper, Vic Mensa et SZA), le bidouilleur canadien Kaytranada, le rappeur Aminé, la Californienne Dana Williams ou bien encore le chanteur Jesse Boykins III. © MZ/Qobuz
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Chanson française - Paru le 16 février 2018 | Vilmamusica

Distinctions 4F de Télérama
Pauline Croze est de retour avec sa voix douce et rassurante, qui avait fait des merveilles sur son précédent album de bossa-nova, sorti en 2016. On retrouve dans le présent opus son univers pop folk, qu’elle a voulu agrémenter d’un soupçon de musique traditionnelle africaine. Les arrangements sont signés Charles Souchon (alias Ours) et Romain Preuss (l’un des membres du groupe Scotch & Sofa), qui ont su retranscrire le groove inhérent aux mélodies créées par l’interprète de T’es beau. Comme son titre l’indique, le thème de l’album est l’inaction – ou plutôt le sentiment de peur qui conduit à « ne rien faire ». Dans la dernière chanson de l’album, L’Elan, elle se transforme même en une sorte d’aventurière dont la mission consiste à donner du courage à l’auditeur pour l’aider à avancer. Les images souvent fortes et singulières des textes de Pauline Croze évoquent donc la timidité, mais aussi le surnaturel, comme lorsqu’elle parle de l’esprit toujours présent de sa mère (Tu es partout) ou bien quand elle exprime le désir de se libérer du vaudou dont elle est victime (Fallait pas). Le surnaturel peut engendrer la peur, mais chez Pauline Croze, c’est au contraire un moyen de s’en affranchir. Et l’on devine que c’est également dans cet esprit qu’elle se sert des notes et des mots, tel un sorcier pratiquant la magie noire sur l’auditeur envoûté. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 février 2018 | Bella Union

Distinctions 4F de Télérama
Il est adulte comme Lou Reed. Androgyne comme Bowie. Lyrique comme Springsteen. Décalé comme Jonathan Richman. Et exhibitionniste comme Rufus Wainwright. Mais cette fois, pour son septième album, Ezra Furman est surtout encore plus Ezra Furman que d’habitude ! Dans un fascinant disque confession, entre le concept-album et l’autofiction, il noircit les contours de sa bisexualité et s’avère aussi flamboyant que ses idoles. Avec une gouaille glam du bitume, Furman farde ses chansons des strass d’une exubérance toujours bien vue. Ce qui ne l’empêche pas d’opter aussi pour des séquences plus intimistes voire épurées. Mais si tout cela fonctionne à 200 %, c’est que Transangelic Exodus est d’abord un recueil de grandes chansons. Derrière ce décor impressionnant et ces montagnes russes stylistiques, Ezra Furman signe en effet un de ses pièces les plus exquises. Sur lui bien sûr, comme sur l’Amérique de Trump dans laquelle il tente de trouver sa place. Fasciné par les pop songs et la tradition juive, le trentenaire de Chicago a peut-être accouché ici de l’un des disques de rock les plus puissants de 2018… © MZ/Qobuz
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Opéra - Paru le 9 février 2018 | Cypres

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Dix-neuf musiciens en fosse, trois sur scène, une musique résolument tonale dont l’héritage délibéré vient en ligne droite de Stravinski, Prokofiev, Martinů, Weill, un texte français plus souvent déclamé que chanté – d’où, heureusement, des chanteurs-comédiens francophones, en tête desquels Stéphane Degout, Vincent Le Texier, Yann Beuron et Chloé Briot : voilà le cadre qu’a choisi Philippe Boesmans pour son dernier opéra Pinocchio, ici enregistré en direct à La Monnaie de Bruxelles. Le livret est signé Joël Pommerat, qui souhaite en une heure et quart de quasi-mélodrame fondé sur le modèle en vogue au XIXe siècle, décliner l’invraisemblable richesse de l’œuvre de Collodi ; avec un éclatant succès, il faut bien le dire. Pommerat ne cherche pas nécessairement à écrire un Pinocchio purement lyrique, mais à développer un opéra dans l’opéra, avec l’effet de distanciation cher à Brecht, une sorte de théâtre dans le théâtre où les moments « réels » alternent avec description narrative de ce qui se passe ou va se passer. Voilà sans nul doute un ouvrage majeur de la scène contemporaine, digne pendant au XXIe siècle de La flûte enchantée et de son monde fantastique, initiatique et fait de faux semblants, de prismes, de divers plans de lecture, bref, un chef-d’œuvre. Et on ne peut que s’étonner que ce sujet n’ait pas inspiré plus de compositeurs depuis sa parution en 1881, puisque seul le cinéma et la télévision (et le dessin animé disneyen, mais en sucrant sérieusement le propos) s’en sont réellement saisis, hormis l’unique The Adventures of Pinocchio de Jonathan Dove en 2007. © SM/Qobuz
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Folk - Paru le 9 février 2018 | Alela Diane

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En 2007, The Pirate's Gospel imposa son folk drogué à l'âme du gospel. Son premier album, Alela Diane le portait de sa voix renversante. Les fans de Cat Power et de Karen Dalton apprécièrent… Une décennie plus tard, la Californienne installée à Portland s’est isolée dans une maison, en pleine forêt, histoire sans doute de se ressourcer après avoir mis au monde sa fille deux ans plus tôt… Là, la songwriter a troqué sa guitare acoustique pour un grand piano sur lequel sont nées les chansons de Cusp, cinquième album d’une femme décidée à faire un bilan tant personnel qu’artistique. Son rapport à la féminité mais aussi son regard sur la maternité (sur Song for Sandy, Alela Diane rend hommage à Sandy Denny (grande prêtresse du folk britannique des sixties au sein de Fairport Convention, qui mourut à seulement 31 ans peu de temps après être justement devenue mère) ou sur ses contemporains (Emigré sur la crise des migrants) nourrissent un disque d’une rare densité littéraire. Musicalement, son habituelle sensibilité mélodique et son approche épurée du folk se mêlent à un instrumentarium plus sophistiqué qu’à l’accoutumée. De quoi évoquer Carole King, Joni Mitchell et les grands noms de la scène de Laurel Canyon. De charismatiques influences qui ne bâillonnent pas pour autant l’originalité du style d’une Alela Diane plus maîtresse de son art que jamais. © MD/Qobuz
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Piano solo - Paru le 2 février 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Comme les pianoforte Stein, la copie d’après un Walter et fils (pianoforte viennois dont Mozart posséda un exemplaire) jouée ici par Maxim Emelyanychev possède une genouillère, ancêtre de la pédale « forte ». Nul doute que Mozart fut inspiré par les timbres, et les possibilités dynamiques et harmoniques de ce nouvel instrument : la Fantaisie en ut mineur qui débute cet album fait montre de cette envergure orchestrale, quasi-opératique, et dans sa profusion de thèmes, elle décline les contrastes les plus saillants pour atteindre une grande densité expressive. On retrouve les mêmes accents dans la Sonate en ut mineur K. 457, tandis que la Sonate en ut majeur, K. 545 offre un répit dramatique. Cette « petite sonate pour débutants » vit le jour en 1788, précédant la symphonie « Jupiter », elle aussi en ut majeur : une jolie perle juste avant l’œuvre monumentale. Son anodine mélodie ravive les souvenirs d’enfance des débuts au piano. Enfin, la Sonate en ré majeur, K. 576 fut conçue comme la première d’un cycle : « Six sonates faciles pour la princesse Frederika de Prusse ». Composée en 1789 et en réalité d’une grande difficulté, elle fut la dernière sonate qu’écrivit Mozart. Le facteur de pianos Anton Walter se fit connaître à Vienne dès 1778. Comme de nombreux créateurs, il ne cessa d’expérimenter : alors que d’autres ateliers produisaient des pianos en série, Walter cherchait le « son idéal » ; chaque instrument se distinguait du précédent par de nombreux détails et des nouveautés toujours plus hardies. Il construisit environ sept cent instruments ; Emelyanychev joue une copie réalisée par Paul McNulty, grand spécialiste du fortepiano et du piano ancien, qui peut s’enorgueillir d’avoir déjà créé quelque deux cent copies d’instruments d’après Stein, le présent Walter, Hofman, Graf et Pleyel. © SM/Qobuz « Dans l'illustre voie mozartienne pavée par Currentzis, Maxim Emelyanychev s'élance dans un tourbillon d'émotions. L'étoffe d'un grand. » (Classica, mars 2018 / Philippe Venturini)
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Electro - Paru le 2 février 2018 | Concord Records

Distinctions 4F de Télérama
Une voix androgyne à la Anohni d'Antony and the Johnsons. Un groove feutré très eighties évoquant Everything But The Girl et Sade. Et une épure digne de The xx. Le premier album de Rhye, Woman, paru en 2013, était un vrai choc. L’improbable binôme basé à Los Angeles et composé du Canadien Mike Milosh et du Danois Robin Hannibal déroulait un R&B d’une sensualité (sexualité ?) folle. Cinq ans plus tard, Blood est lui aussi une érotique et troublante bande originale urbaine. Une soul en apesanteur qui semble faire du credo less is more son unique religion. Pourtant, Hannibal a quitté le navire en 2017, laissant Milosh seul à bord. La musique de Rhye est ainsi devenue plus organique. Moins sophistiquée. Et, d’une certaine manière, plus vraie. Surtout, le falsetto du maître des lieux est un aimant surpuissant pour l’ouïe. Une voix encore mieux mise en valeur que sur Woman et qui fait de Blood un sommet de groove raffiné. © MD/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 2 février 2018 | NO FORMAT

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Entre 1915 et 1934, l’île d’Haïti, qui venait d’accéder à l’indépendance, est occupée par les Américains. Le peuple insoumis se retrouve autour de chants traditionnels ou nouvellement composés, qui affirment son identité créole et marquent sa résistance. C’est dans ce répertoire déterminé et hanté par les figures du vaudou que Mélissa Laveaux a puisé la matière première de son troisième album. En s’appropriant cette part d’intimité nationale, la chanteuse d’origine haïtienne, née au Canada et installée en France, trouve une belle façon de fouler symboliquement la terre de ses ancêtres. A l’exception du morceau Jolibwa, qui raconte l’histoire d’un journaliste tué en prison, elle s’est déchargée de l’obligation d’être à la fois l’auteur et l’interprète de chansons souvent fraîchement écrites au moment de leur mise en boîte. Elle se saisit de ce patrimoine avec une liberté qui n’a d’égale que sa compréhension instinctive et profonde des émotions initialement exprimées. En confiance avec ces brillants complices du collectif A.L.B.E.R.T. (les Jazzbastards Vincent Taurelle, Ludovic Bruni et Vincent Taege), qui ont récemment assuré la production du dernier Oumou Sangaré et étaient déjà aux commandes de son album Dying Is a Wild Night, Melissa Laveaux est allée au bout de sa quête d’identité. Elle s’est inspirée des chanteuses pionnières traditionnelles Martha Jean-Claude ou Emerante de Pradines, elle a fouillé dans de vieux documents, rapproché des bribes de chansons qui étaient faites pour s’entendre et s’est libérée du poids des conventions. Elle s’est inventé une liberté tant poétique que musicale, dans laquelle ces airs traditionnels de troubadours gagnent une nouvelle jeunesse teintée de soul profonde ou de pop rock élégante. Le programme sensible et passionnant de sa Radyo Siwèl mérite de battre des records d’audience. © BM/Qobuz
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XEU

Rap - Paru le 2 février 2018 | CAPITOL

Distinctions 4F de Télérama
En rap encore plus que dans les autres genres, les innovateurs dézinguent illico les suiveurs. Valentin Le Du alias Vald est de la trempe des premiers. Sans se poser de questions, le MC d’Aulnay dégaine ses punchlines atomiques mais surtout atypiques, le transformant en poète majeur du bitume et de la grisaille cérébrale ; la sienne surtout. Chatte, shit, chibre, chier et plus si affinités : les thèmes ont été abordés 6 587 fois par ses confrères, mais rarement avec un cynisme de ce calibre. Surtout que Vald est indéniablement singulier, jouant avec le décalage et l’absurde comme nul autre. Une marque de fabrique qui l’a imposé comme un extraterrestre déambulant sur la raposphère gauloise, jonglant avec sa Sainte Trinité sexe/drogue/solitude. Il monte d’un cran avec Xeu, plus impressionnant que sur Agartha, son premier album paru en 2017. Son stylo a mûri aussi. Quant à la production (signée Seezy), sa précision redoutable rend l’ensemble encore plus impressionnant. Même lorsqu’il flirte ou partouze avec les sonorités électro comme le veut l’air du temps, Vald se démarque là encore de ses collègues de bureau. Enfin, la fluidité de son flow faussement débraillé est comme décuplée par les sons anthracite et les beats minimalistes. Bref, il y a désormais Xeu qui savent… © MZ/Qobuz