Les albums

1006 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Chanson française - Paru le 28 septembre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Il efface tout et il recommence : dans la lignée de Travaux sur la N89, sorti en 2017, Jean-Louis Murat développe son travail de déconstruction musicale (et identitaire) avec Il Francese. « Je suis reparti comme à 15 ans, transformant tout ce que je pouvais écouter pour revenir à zéro », admet-il pour expliquer la genèse de cet album. Les bricolages savants qu’il a conçus avec son fidèle réalisateur Denis Clavaizolle sont constitués d’un mélange étonnant de pop synthétique, d’indus et de hip-hop – ce dernier genre étant l’une des passions méconnues de l’interprète de Si je devais manquer de toi. Le mixage de l’album a également bénéficié d’un traitement relativement expérimental, en particulier dans le travail sur la voix. Ainsi, timbres métalliques et harmonisations étranges jonchent ce si singulier Il Francese (Ciné Vox étant la chanson la plus emblématique de ce point de vue). Quant aux thèmes de l’album, ils sont avant tout géographiques, comme son titre l’indique. Entre l’Auvergne, l’Amérique et l’Italie, Jean-Louis Murat fait ici le portrait de ses trois points d’ancrage fondamentaux. L’Amérique des grands espaces – mais aussi celle de son cher Otis Redding – est au cœur d’une chanson comme Sweet Lorraine, tandis que les références à l’Italie (le roi de Naples Joachim Murat est l’un de ses ancêtres) parsèment l’album avec une pointe de nostalgie. A cet égard, citons son hommage vibrant à Silvana Mangano. L’Auvergne, enfin, est naturellement le sujet de la chanson Marguerite de Valois… synthèse parfaite de la démarche cosmopolite de Murat pour ce disque, puisque celle qui vécut vingt ans en Auvergne aurait eu une aventure avec un Comanche ! © Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 21 septembre 2018 | Label Bleu

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
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Musiques du monde - Paru le 21 septembre 2018 | Schubert Music Publishing France

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En 1986, le public de l’Occident non communiste découvrait la magie du chœur féminin de Sofia, Le Mystère des voix bulgares, grâce à la diffusion par le label anglais 4AD d’un album collecté dix ans plus tôt par l’ethnomusicologue suisse Marcel Cellier. Ces voix angéliques aux harmonies presque irréelles ont frappé l’imagination de nombreux mélomanes et d’artistes célèbres, dont Kate Bush qui travailla trois ans plus tard avec un trio issu de cette formation pour son album The Sensual Work. Au mitan des années 80, le label 4AD abritait un jeune groupe australien destiné au succès, Dead Can Dance : les deux musiciens emblématiques de la formation, Brendan Perry et Lisa Gerrard, ont pu à cette époque découvrir le chœur bulgare en concert à Londres. La chanteuse eut alors une révélation, qui, selon ses dires, a changé sa vie et guidé son ambition de vocaliste. Trente ans plus tard, lorsque Jules Maxwell, clavier qui tournait avec Dead Can Dance, l’appela pour lui proposer de participer, après vingt ans de silence, à l’enregistrement du retour discographique des chanteuses bulgares, Lisa Gerrard crut d’abord qu’il plaisantait avant de s’engager avec bonheur dans ce projet, nommé BooCheemish, variation volontairement fantaisiste du nom de la danse traditionnelle « bučimiš ».  La majorité des compositions et la production est signée par le jeune compositeur bulgare Petar Dundakov, qui s’est distingué dans la musique pour le théâtre, le ballet ou le cinéma. Ses arrangements somptueux habillent l’ensemble comme une garde-robe de haute couture. Les quatre morceaux où apparaît Lisa Gerrard sont de sa plume, mêlée à celles de la soliste Gergana Dimitrova et de Jules Maxwell. Le héros bulgare des beatboxers, SkilleR prodigue ses percussions vocales sur Ranio Ranifa. La remarquable flûte diatonique kaval de Kostadin Genchev offre un souffle supplémentaire à Zableyalo Agne et Tropanista, morceau légèrement inspiré de la musique brésilienne. Sluntse, aux allures jazz manouche, accueille la vièle gadoulka de Hristina Beleva, qui sonne comme aurait pu le faire le violon de Stéphane Grappelli. Mais ces petits écarts se marient sans heurts au style inimitable du Mystère des Voix Bulgares. Tout en permettant à Lisa Gerrard de réaliser un rêve, BooCheemish plonge également l’auditeur dans un état onirique délicieux et teinte d’excellence leur retour aux affaires discographiques. Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 21 septembre 2018 | Warner Bros.

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Deux ans après sa mort prématurée, la caverne d’Ali Baba princière offre un premier trésor. Avec le bien nommé Piano & a Microphone 1983, c’est dans le plus simple appareil que son art saute aux oreilles. A seulement 25 ans, Prince a déjà cinq albums à son actif (For You, Prince, Dirty Mind, Controversy et 1999) et s’apprête à publier le disque qui le transformera en star planétaire, Purple Rain. Multi-instrumentiste passant ses jours et ses nuits en studio, il est ici seul au piano le temps d’un medley de compositions personnelles et de deux reprises : A Case of You de Joni Mitchell et le gospel Mary Don't You Weep. Evidemment, le contexte intime de l’enregistrement amplifie l’intensité de cet inédit. Reste à fermer les yeux et à s’imaginer seul avec lui… Dans sa voix élastique comme dans son jeu habité, le musicien de Minneapolis prouve à ceux qui en douteraient encore qu’il était un artiste total. Tant entertainer que compositeur, showman et improvisateur. Sa version nue de Purple Rain touche au sublime et un titre comme Strange Relationship permet de déguster le cheminement de ses productions puisqu’il le placera, quatre ans plus tard, sur l’album Sign o' the Times dans une version logiquement plus vêtue et surtout musclée. Si Piano & a Microphone 1983 s’adresse avant tout aux fans de Prince, les novices – s’il en reste – prendront sans doute pas mal de plaisir à découvrir ici un artiste impressionnant. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 septembre 2018 | Naive

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
En 2015, Be Sensational avait propulsé Jeanne Added sur les devants d’une scène qu’elle foulait depuis déjà pas mal d’années. A 35 ans, la Rémoise, dont le nom avait jusqu’ici hanté la planète jazz, hypnotisait par son organe martial mais élastique au possible, par son rock électro anguleux et anthracite. Conçue avec Dan Levy de The Dø, ce premier album magnifique et glacial tendait à l’expédier sur la planète des dandys lettrés, patrie hétéroclite des Nick Cave, PJ Harvey, Sinéad O’Connor et autres Nico… Trois ans plus tard, le charisme et la voix sont intacts mais les complices ont changé. Pour Radiate, Jeanne Added a travaillé avec Maestro (le Français Frédéric Soulard et l’Ecossais Mark Kerr), un binôme électro porteur d’une chaleur inédite à son univers. Armée de synthés et boîtes à rythme vintage en tous genres, elle accouche ici d’un deuxième album plus charnel. Un disque qui conserve les valeurs du précédent pour les embarquer sur des sentiers plus intimes (Years Have Passed) et envoûtants voire carrément éthérés. Et si Be Sensational fleurait bon l’électronique des 80’s, Radiate se nourrit aussi de celle des 70’s (Harmless). Une fois de plus, Added est surtout singulière dans sa façon de se servir des sons et des ambiances utilisés par d’autres musiciens. Elle confirme aussi la classe de sa plume versatile et joliment aiguisée qui en font une musicienne ne ressemblant à aucune autre… © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 14 septembre 2018 | Parlophone UK

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Icône d’une génération, star incontestable depuis ses premiers pas avec les Jam, le Modfather a toujours inspiré et fasciné jusqu’à sa coupe de cheveux ! Et l’année de ses 60 ans, Paul Weller ne lâche rien. Comme toujours, d’ailleurs… Principalement composé de chansons acoustiques, True Meanings, son 26e album (le 14e de sa carrière solo), est loin de Saturns Pattern paru en 2015. Weller semble ici faire le point. Revenir à quelque chose de très simple, sans fioritures, sur un album floral et poétique. A se demander si l’enregistrement n’a pas eu lieu dans un champ fleuri, un soir d’été pour un public d’insomniaques romantiques. Une introspection est en cours. Le Britannique étudie les éléments qui l’entourent, ressasse les souvenirs, chante un hommage lunaire à Bowie, le tout sans oublier ses altérations entre jazz et soul… True Meanings est en soi un éloge wellerien de la ballade. Début tout en douceur sur un thème à la guitare avant d’être enrobé par l’harmonie des violons et des chœurs. Une joie d’entendre le Modfather toujours à la hauteur de ses chefs-d’œuvre des années 70 comme English Rose ou Liza Radley. Et si dans le studio, ce ne sont plus Bruce Foxton et Rick Buckler à ses côtés, Paul Weller a toujours su bien s’entourer, à en voir la liste d'invités: Rod Argent des Zombies (The Soul Searchers), Lucy Rose (Books), Tom Doyle (Movin On) et même une petite apparition de Noel Gallagher sur White Horses… Une voix calme et posée qui s’applique parfaitement sur les quelques compositions du songwriter Erland Cooper du groupe Erland and the Carnival. Un album à deux paroliers qui puise dans les genres de façon discrète et subtile comme cette invention d’une ballade en picking glam-rock : Mayfly. Une superbe référence au Get It On de T. Rex, les paillettes en moins. Pas de toute, Paul Weller est bien un changingman, mais qui ne connaît pas les fautes de goût. © Clara Bismuth/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 14 septembre 2018 | Cobalt

Distinctions 4F de Télérama
Au sujet de cette jeune artiste réunionnaise, il y a d’abord eu une rumeur d’excellence, propagée par quelques habitants de son île, dont son producteur et homme de confiance Philippe Conrath, artisan du destin professionnel de son presque homonyme Waro Danyel, artiste gigantesque de cette province française. Il y eut aussi un concert discret sur Paris fin 2017 où l’on put découvrir cette mutine chanteuse habitée. Enfin arrive cet album intimiste, sur lequel le chant plane puis plonge en plein cœur comme un aigle fond sur sa proie. Elle délivre ces chansons créoles aux textes profonds sur des ambiances délicates, modulées par d’autres voix et des souffles (flûte, euphonium ou trompette) et rythmées par le tambour rouleur, le kayanm ou le bob, les attributs percussifs du maloya. Mais il serait exagéré de ranger Ann O’aro dans cette seule musique. Bien sûr, il y a de la transe de l’océan Indien dans sa musique, mais il y a surtout une présence unique entre cris et chuchotements, un charme troublé par un passé compliqué – il est question dans les textes de père meurtrier et d’inceste – un fil onirique qui a sûrement aidé l’ancienne danseuse à arriver jusqu’à nous debout et émouvante. Il est aussi permis de penser à une autre figure abîmée de la Réunion, Alain Péters, poète maudit qui fit école après son envol pour des contrées interdites aux vivants. Mais là ou Péters vivait ses peines Ann O’aro semble les avoir évacuées. Il y a de l’urgence dans ce premier album, beaucoup de poésie, mais aussi une grande douceur. On sent la force profonde qui a transformé les traumas en musique unique propre à nous porter, à nous nourrir et nous marquer pour longtemps. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | La Dolce Volta

Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Grand Prix de l'Académie Charles Cros
Inséparable de l’œuvre d’Olivier Messiaen qu’il a superbement enregistrée pour Calliope au début des années 1970 sur le grand orgue Metzler de la Cathédrale Saint-Pierre de Genève et qui est ici remastérisée et rééditée par le label La Dolce Volta, Louis Thiry fut l’élève de Jeanne Demessieux au Conservatoire de Nancy et du grand André Marchal à Paris, qui est resté son modèle. Il a également suivi l’enseignement de Rolande Falcinelli au Conservatoire National Supérieur de Paris où il obtient un premier prix d’orgue et d’improvisation. Louis Thiry est ensuite titulaire à Baccarat, à Metz et à Rouen. On ne compte plus ses nombreux élèves dont le jeune Bernard-Marie Koltès, qui se passionne alors pour la musique de Bach avant de devenir l’auteur dramatique que l’on connaît, et de nombreux claviéristes tels que Benjamin Alard ou Céline Frisch. La version de Louis Thiry (dont Messiaen lui-même a écrit : « Louis Thiry est un organiste extraordinaire. Un virtuose accompli, un musicien total, dôté d'une mémoire et d'un savoir-faire sans pareil, il peut être classé parmi les héros de la musique ! ») est frappante par son inspiration grandiose et sa spiritualité intense. Il se joue de toutes les difficultés accumulées par le compositeur. Il va encore plus loin en recréant admirablement la richesse de cette musique fortement colorée et contrastée. Son secret ? Une maîtrise absolue de l’instrument, une rayonnante chaleur humaine et peut-être, avant tout, une vision émerveillée du monde qui l’entoure. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 14 septembre 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Dans tant et tant de symphonies classiques – de Haydn et d’autres – les surnoms ont été rajoutés bien plus tard par les éditeurs, histoire de les rendre plus reconnaissables du public et, donc, plus vendables. L’Ours, qui porte le numéro 82 parmi les symphonies de Haydn, n’y déroge pas. L’œuvre fut écrite pour Paris, en même temps que les cinq autres « Parisiennes » de 1785 et 1786, sur commande du Chevalier de Saint-Georges qui les fit immédiatement créer par les Concerts de la Loge Olympique, avec un éclatant succès. Le surnom zoologique proviendrait de la danse délibérément lourdaude du Finale, qui aurait évoqué auprès des auditeurs les piétinements malheureux des ours alors exhibés en foire. À chacun d’y voir ce qu’il veut, en particulier la musette d’une fête populaire ; on notera que c’est ici la version reprise du manuscrit autographe, donc sans trompettes. Le Concert de la Loge – l’ensemble fondé de nos jours, pas l’orchestre d’il y a deux siècles ! – mené par Julien Chauvin poursuit l’album avec une amusante rareté, la Symphonie concertante mêlée d’airs patriotiques pour deux violons principaux de Jean-Sébastien Davaux (1742-1822) dans laquelle on reconnaîtra aisément La Marseillaise, La Carmagnole et bien autres chants révolutionnaires. L’album se referme sur une dernière rareté, la Symphonie concertante du flûtiste et bassoniste virtuose François Devienne. Cette œuvre, composée en 1789 pour ses collègues du Conservatoire de Paris, fait dialoguer la flûte, le hautbois, le cor et le basson, qui tour à tour s’écoutent, s’accompagnent, se querellent et finalement s’amusent dans un tourbillon virtuose. Pour mémoire, Devienne fit partie des Concerts de la Loge Olympique ; et s’éteignit en 1803 à Charenton, plus précisément à l’asile de fous dans lequel on l’avait enfermé… © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 14 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« [...] Claire Désert a souvent montré une affinité particulière pour l’œuvre de Robert Schumann. Ceux qui ont été sensibles à la subtilité de ses Davidsbündlertänze ou de ses Bunte Blätter (Mirare) apprécieront ici la même narration contenue. [...] La sonorité chaleureuse, la transparence des plans superposés et le soin apporté aux phrasés contribuent à la réussite d’une interprétation qui, dès que c’est pertinent, recherche le ton de la confidence. [...] Même si aucune angoisse ne vient les nuancer, Claire Désert rend toutefois justice à l’onirisme de ces pages. » (Diapason, octobre 2018 / Jérôme Bastianelli)
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | La Dolce Volta

Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Grand Prix de l'Académie Charles Cros
Inséparable de l’œuvre d’Olivier Messiaen qu’il a superbement enregistrée pour Calliope au début des années 1970 sur le grand orgue Metzler de la Cathédrale Saint-Pierre de Genève et qui est ici remastérisée et rééditée par le label La Dolce Volta, Louis Thiry fut l’élève de Jeanne Demessieux au Conservatoire de Nancy et du grand André Marchal à Paris, qui est resté son modèle. Il a également suivi l’enseignement de Rolande Falcinelli au Conservatoire National Supérieur de Paris où il obtient un premier prix d’orgue et d’improvisation. Louis Thiry est ensuite titulaire à Baccarat, à Metz et à Rouen. On ne compte plus ses nombreux élèves dont le jeune Bernard-Marie Koltès, qui se passionne alors pour la musique de Bach avant de devenir l’auteur dramatique que l’on connaît, et de nombreux claviéristes tels que Benjamin Alard ou Céline Frisch. La version de Louis Thiry (dont Messiaen lui-même a écrit : « Louis Thiry est un organiste extraordinaire. Un virtuose accompli, un musicien total, dôté d'une mémoire et d'un savoir-faire sans pareil, il peut être classé parmi les héros de la musique ! ») est frappante par son inspiration grandiose et sa spiritualité intense. Il se joue de toutes les difficultés accumulées par le compositeur. Il va encore plus loin en recréant admirablement la richesse de cette musique fortement colorée et contrastée. Son secret ? Une maîtrise absolue de l’instrument, une rayonnante chaleur humaine et peut-être, avant tout, une vision émerveillée du monde qui l’entoure. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | La Dolce Volta

Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Grand Prix de l'Académie Charles Cros
Inséparable de l’œuvre d’Olivier Messiaen qu’il a superbement enregistrée pour Calliope au début des années 1970 sur le grand orgue Metzler de la Cathédrale Saint-Pierre de Genève et qui est ici remastérisée et rééditée par le label La Dolce Volta, Louis Thiry fut l’élève de Jeanne Demessieux au Conservatoire de Nancy et du grand André Marchal à Paris, qui est resté son modèle. Il a également suivi l’enseignement de Rolande Falcinelli au Conservatoire National Supérieur de Paris où il obtient un premier prix d’orgue et d’improvisation. Louis Thiry est ensuite titulaire à Baccarat, à Metz et à Rouen. On ne compte plus ses nombreux élèves dont le jeune Bernard-Marie Koltès, qui se passionne alors pour la musique de Bach avant de devenir l’auteur dramatique que l’on connaît, et de nombreux claviéristes tels que Benjamin Alard ou Céline Frisch. La version de Louis Thiry (dont Messiaen lui-même a écrit : « Louis Thiry est un organiste extraordinaire. Un virtuose accompli, un musicien total, dôté d'une mémoire et d'un savoir-faire sans pareil, il peut être classé parmi les héros de la musique ! ») est frappante par son inspiration grandiose et sa spiritualité intense. Il se joue de toutes les difficultés accumulées par le compositeur. Il va encore plus loin en recréant admirablement la richesse de cette musique fortement colorée et contrastée. Son secret ? Une maîtrise absolue de l’instrument, une rayonnante chaleur humaine et peut-être, avant tout, une vision émerveillée du monde qui l’entoure. © François Hudry/Qobuz
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Musique de scène - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Avec l’un des tout meilleurs orchestres au monde, le Budapest Festival Orchestra, l’un des plus passionnants chefs d’aujourd’hui, Iván Fischer nous propose une des plus belles lectures récentes de l’intégralité du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn. Autrement dit : d’abord l’Ouverture, phénoménal coup de génie d’un jeune homme de dix-sept ans – dont on se demande où diable il a pu trouver toutes ces inventions orchestrales, car en 1826, les modèles étaient rares et Berlioz n’avait pas encore fait son entrée. Ensuite, le reste qui fut composé seize ans plus tard, à l’occasion de la présentation scénique de la pièce de Shakespeare avec interludes musicaux : treize pièces très diverses, allant du fabuleux Scherzo – un sommet de finesse et d’invention orchestrale – à de délicieux moments chantés, en passant par une marche funèbre pré-mahlérienne (on pense au Frère Jacques de la Première Symphonie de Mahler, bien sûr), la presque trop célèbre marche nuptiale, la danse des grotesques et tant d’autres. Il fait peu de doute que c’est là sinon le plus grand chef-d’œuvre de Mendelssohn, sinon au moins l’un de ses absolus sommets. Et le voici dans une interprétation réellement irrésistible. © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 7 septembre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Sur les cinq concertos pour piano laissés par Camille Saint-Saëns, seuls les Deuxième et Quatrième étaient autrefois très célèbres grâce à des pianistes comme Horowitz, Rubinstein ou Cortot. Depuis qu’Aldo Ciccolini (qui a laissé par ailleurs une remarquable intégrale pour EMI avec l’Orchestre de Paris et Serge Baudo) a brillamment joué à la fin de sa carrière le Concerto No. 5, dit « Égyptien », le curseur s’est un peu déplacé pour ne retenir de ce corpus très homogène que les Second et Cinquième. On ne peut évidemment que féliciter Bertrand Chamayou et Emmanuel Krivine de nous déverser ces flots d’harmonie en souhaitant toutefois que cet album soit l’amorce d’une véritable intégrale, à l’instar de celle enregistrée par Louis Lortie à Londres, avec Edward Gardner et l’Orchestre Philharmonique de la BBC d’une conception diamétralement opposée et, donc, complémentaire. Bertrand Chamayou prend un plaisir évident à se jouer brillamment de toutes les difficultés diaboliques (Scherzo et Finale du Second !) et des chausse-trappes semées par Saint-Saëns qui fut, rappelons-le, un des grands virtuoses de son temps. À ses côtés, Emmanuel Krivine et l’Orchestre National de France participent à l’ambiance d’une interprétation survoltée où les demi-mesures n’ont pas leur place. Annoncé sous le titre ambigu de « L’intégrale des œuvres pour piano solo » de Saint-Saëns, ce nouvel album présente également des extraits des Études Op. 52 et Op. 111, ainsi que de quelques pièces de salon. On attend la suite… © François Hudry/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 7 septembre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En réalité, le « Premier » concerto de Bartók devrait comporter le numéro « zéro », puisque le compositeur ne l’acheva pas, ne le fit pas publier, et en offrit le manuscrit à celle qui avait été l’inspiratrice, la violoniste Stefi Geyer de laquelle il était amoureux – à sens unique, hélas pour lui. Geyer ne donna jamais l’ouvrage, et le légua après sa mort à Paul Sacher, qui le créa en 1958 seulement. Le troisième mouvement semble n’avoir jamais été écrit. La violoniste Vilde Frang, guère plus âgée que ne le fut Stefi Geyer à l’époque où Bartók lui faisait la cour, nous offre une lecture juvénile et enflammée de ces deux uniques mouvements. Plus rare, la seconde partie de l’album propose l’Octuor à cordes d’Enesco, que le compositeur a écrit plus ou moins au même âge que Mendelssohn n’écrivit le sien. La grande trouvaille d’Enesco, dans cet Octuor, est de construire pratiquement toute l’œuvre – d’une durée de quelque quarante minutes ! – à partir du thème initial, long et passionné. Le résultat est original, même si Enesco a pu se tourner vers des modèles du passé s’agissant d’une structure en un « bloc » : vers la Wanderer-Fantaisie de Schubert, la Sonate en si mineur de Liszt ou encore les poèmes symphoniques de Richard Strauss. Quelques mois seulement avant qu’Enesco n’écrivît son Octuor, Schönberg offrait sa Nuit transfigurée, encore un exemple de forme complexe en un mouvement. Enesco aurait-il eu l’occasion d’entendre cette Nuit avant de donner jour à son Octuor ? Fort imaginable. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans. En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 31 août 2018 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Dire que Vincent Peirani a secoué la planète de l’accordéon jazz est un doux euphémisme… En 2015, son album Living Being libérait encore plus le piano à bretelles du carcan des stéréotypes. « Je voulais monter mon propre groupe, au sein duquel j’avais besoin de me sentir en confiance, expliquait alors l’accordéoniste. Je voulais me sentir en "famille". Pour ces raisons, j'ai fait appel à quatre musiciens, qui sont des amis de longue date. » Naturellement, Peirani s’entourait d’Emile Parisien, son binôme du duo Belle Epoque, et choisissait également le bassiste Julien Herné, le batteur Yoann Serra et le claviériste Tony Paeleman… Les compositions signées Peirani et les reprises de Michel Portal et Jeff Buckley faisaient de ce Living Being un laboratoire incroyablement organique. Une aire de jeu sur laquelle ces jeunes musiciens comblaient le fossé parfois existant entre composition et improvisation, harmonies classiques et rythmes jazz. L’écriture de Vincent Peirani sait être touchante et débordante d’imagination mais aussi surprenante et insaisissable. L’accordéoniste est d’une génération s’abreuvant à tant de sources musicales qu’on comprend l’origine d’une telle densité. Trois ans plus tard, avec les mêmes complices, Living Being II (Night Walker) est aussi sacrément dense. Et Peirani s’amuse là encore à faire le grand écart côté répertoire en glissant quatre reprises aux côtés de ses huit compositions : Bang Bang de Sonny Bono, What Power Art Thou extrait de King Arthur de Purcell et deux tubes de Led Zep, Kashmir et Stairway to Heaven. Sur ces relectures atypiques d’ailleurs, son approche est fascinante. Comme la manière avec laquelle son instrument s’approprie la partition de Jimmy Page et Robert Plant. Living Being II (Night Walker) est surtout la réussite d’une formation guidée par la complicité. L’osmose à son zénith. © Max Dembo/Qobuz
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Chanson française - Paru le 31 août 2018 | Musique Sauvage ()

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Tel un peintre doué d’un regard à la fois nuancé et acéré, l’éternel promeneur solitaire qu’est Dick Annegarn a souvent décrit dans ses chansons ce que lui inspiraient les villes où il s’est installé ou qu’il a traversées. Cette obsession pour l’urbanité se cristallise naturellement autour de Bruxelles, son tube de 1974, réarrangé ici par Christophe Cravero pour orchestre symphonique – comme toutes les autres reprises de cet album. Dans les autres chansons de cette anthologie particulière, la couleur orchestrale se veut plus audacieuse ou, tout du moins, plus éloignée des versions originales. C’est notamment le cas de celles qui décrivent la délirante vivacité de la grande métropole. Dans Le Blues de Londres et Les Tchèques, ce bouillonnement urbain dépeint avec une étrange légèreté par Annegarn se traduit par des arrangements finement ciselés faisant la part belle aux pizzicatos de cordes et aux bois staccato. Tout cela reflète avec délice le détachement narquois de l’auteur-compositeur-interprète, dont la voix rocailleuse de « bluesman du Nord » n’a d’ailleurs jamais été aussi bien mise en valeur que dans cet album. Mais Dick Annegarn, c’est aussi le chanteur des banlieues et des petites villes de province délaissées, avec leur lot de laissés-pour-compte abrutis par l’alcool et la solitude. Parmi ces petits chefs-d’œuvre, citons le crépusculaire Coutances, ainsi que le railleur et mélancolique Nogent-sur-Marne. D’autres, enfin, ressemblent à des épopées lyriques et sombres, reflets d’un monde contemporain où règne un chaos sublimé par le chanteur d’origine néerlandaise (Xilinji et le terriblement impressionnant Tchernobyl Blues). Ici, la masse orchestrale ressemble à un vent délétère soufflant en parfaite harmonie avec l’univers poétique, puissant et intemporel de Dick Annegarn. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Piano solo - Paru le 31 août 2018 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Depuis que les premiers compositeurs ont donné à leurs pièces des titres tels que « nocturnes » ou « sérénades », il existe de la musique spécifiquement destinée à évoquer le crépuscule ou la nuit. Par contre, ce n’est qu’à partir de l’ère romantique que la nuit a commencé à rimer, musicalement du moins, avec inquiétude, voire terreur. Les Phantasiestücke de Schumann (1837) comportent au moins un mouvement nocturne dans lequel la nuit est présentée sous un jour (ose-t-on dire) quasiment terrorisé : In der Nacht, un des plus grands moments schumanniens, concentré en à peine quatre minutes. Soixante dix ans plus tard, Ravel poussait la terreur encore plus loin avec Le Gibet, le mouvement central de Gaspard de la nuit – encore la nuit –, un gibet où les pendus balancent doucement au son de la cloche nocturne ; tandis que Scarbo qui referme le triptyque évoque un gnome de cauchemar. Enfin, si En plein air de Bartók ne se passe pas forcément la nuit de bout en bout, le quatrième mouvement, Musiques nocturnes, reste l’un des moments les plus inquiétants de toute la littérature pianistique. Né à Budapest en 1968, Dénes Várjon a étudié auprès de György Kurtág et d’András Schiff. Lauréat des prix Liszt ainsi que des concours Géza Anda et Leo Weiner de Budapest, il se produit dorénavant aux festivals de Salzbourg, Lucerne, Davos, ou encore avec l’Orchestre de Chambre de Vienne, la Tonhalle de Zürich, l’Academy of St. Martin-in-the-Fields, la Kremerata Baltica. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 août 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En quoi les deux concertos pour violoncelle de Haydn – les deux seuls qu’on lui connaît jusqu’ici, même s’il en a sans doute écrit d’autres – procèdent de la « Nuit transfigurée », titre de cet album, on ne le saura pas même à la lecture du livret pourtant très intéressant, historiquement parlant. Par contre, bien sûr, La Nuit transfigurée de Schönberg, une de ses œuvres encore classiques, tonales et post-wagnériennes, voilà qui justifie le titre. Les concertos de Haydn sont joués par la magnifique violoncelliste états-unienne Alisa Weilerstein, elle-même « partenaire privilégiée » des Trondheim Soloists qui l’accompagnent ici (sans chef) et qui nous donnent la version pour orchestre à cordes du Schönberg. Considérant que Trondheim se situe au beau milieu de la Norvège, on peut imaginer que la nuit et le crépuscule – qui y règnent plusieurs mois pendant l’année, pendant la majorité de la journée – donne de belles idées de transfiguration aux musiciens ! On rappellera au passage que cet ensemble, fondé en 1988, a enregistré Les Quatre saisons avec Anne-Sophie Mutter en 1999, un véritable passeport pour la gloire internationale. © SM/Qobuz