Catégories :

Les audiophiles sont parfois comme les mauvais poètes qui ne s'attachent qu'à la versification. Ils comptent les Bit et les kHz et vérifient sur leurs audiogrammes avant d'écouter la musique et même d'évaluer comment elle est enregistrée. Pourtant, une mauvaise prise de son, même en 24-Bit, restera une mauvaise prise de son, car la haute définition ne peut rétablir un son dur ou une balance déséquilibrée. Voilà pourquoi les Prises de son d'exception, indépendamment du format technique du fichier, nous parlent de l'Art de la prise de son et de ses chefs-d'œuvre.

Les albums

HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 3 novembre 2014 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de Son d'Exception
La Lira d’Espéria, c’est l’instrument à cordes de l’Hespérie – le nom que l’Antiquité grecque donnait aux deux péninsules occidentales de la Méditerranée, l’italique et l’ibérique. Jordi Savall a choisi pour ses explorations trois instruments anciens : le rebec, la vielle ténor et le rabâb arabo-andalou, soutenu par les percussions de Pedro Estevan. Le répertoire médiéval pour instruments d’archet et composé de musiques provenant des diverses cultures chrétiennes, juives et arabo-andalouses, présentes alors dans les territoires ibérique et italique, mais c’est plus précisément en Hespérie ibérique que l’on trouve les premières traces d’instruments à archet. Selon Savall lui-même, le concept d’idéal sonore de ces époques devait fortement différer de celui d’aujourd’hui : seules les sonorités et les techniques de certains instruments populaires actuels tels qu’on les joue en Crète, en Macédoine, au Maroc ou même en Inde peuvent donner une idée approximative de ce qu’étaient les musiques de danse ou populaires : un son archaïque et parfois primitif mais plein d’énergie vitale. Voici un magnifique essai de reconstitution de l’atmosphère musicale médiévale. (MT)