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Les audiophiles sont parfois comme les mauvais poètes qui ne s'attachent qu'à la versification. Ils comptent les Bit et les kHz et vérifient sur leurs audiogrammes avant d'écouter la musique et même d'évaluer comment elle est enregistrée. Pourtant, une mauvaise prise de son, même en 24-Bit, restera une mauvaise prise de son, car la haute définition ne peut rétablir un son dur ou une balance déséquilibrée. Voilà pourquoi les Prises de son d'exception, indépendamment du format technique du fichier, nous parlent de l'Art de la prise de son et de ses chefs-d'œuvre.

Les albums

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Musique symphonique - Paru le 6 octobre 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La Septième Symphonie (1951) de Vaughan Williams, Sinfonia Antartica, reprend d’amples matériaux de la somptueuse musique que le compositeur avait écrite en 1948 pour le film Scott of the Antarctic. On ne s’étonnera donc pas de l’aspect extraordinairement imagé de l’orchestration et de la thématique, que n’importe quel auditeur – quand bien même il ne saurait rien ni du titre ni de la base cinématographique – assignerait volontiers à d’amples plaines déchirées par le vent, à des scintillements de lumière glacée, bref, à l’Antarctique dans toute sa splendeur – et tous ses dangers, puisque l’expédition de Scott finit fort mal, c’est le moins que l’on puisse dire. En complément de programme, l’Orchestre Symphonique de Bergen (un coin qui a l’habitude des grands froids !) et Sir Andrew Davis nous proposent le Concerto pour deux pianos du même Vaughan Williams : initialement conçu en 1933 pour un seul piano, l’ouvrage fut remanié pour deux pianos en 1946, eu égard à la trop grande difficulté de la partie de piano, et le compositeur modifia aussi quelques passages au passage. Ce sont ici deux Canadiens, Louis Lortie et Hélène Mercier, qui officient. Enfin, on découvrira les Quatre derniers chants chantés par Roderick Williams, une sorte de pendant vaughanowilliamsien des Quatre derniers Lieder de Strauss si l’on veut, même si les quatre chants de Vaughan Williams ne furent orchestrés qu’après-coup, en l’occurrence par Anthony Payne en 2013 – mais en observant scrupuleusement les habitudes orchestrales du compositeur. Un beau testament musical, conçu au cours des derniers mois de sa vie. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 29 avril 2016 | Onyx Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de Son d'Exception
C’est toujours un plaisir quand paraît un nouvel enregistrement de symphonies de Ralph Vaughan Williams ; cette fois, ce sont deux d’entre elles, une des premières et une des dernières – plus précisément : l’après-première et l’avant-dernière. La London Symphony, terminée en 1913, représente selon le compositeur lui-même un assemblage d’éléments hétérogènes, voire hétéroclites, à l’image de la ville elle-même, mais dans une présentation, unifiée. Pas vraiment un « programme » donc, mais un somptueux éventail de tout ce que le jeune – plus si jeune, d’ailleurs : 41 ans, mais il est vrai qu’il se décida assez tard pour une véritable destinée de compositeur – Vaughan Williams savait déjà faire, de tout ce qu’il avait appris auprès de Ravel (la clarté de propos, en particulier, et un certain refus du trop ample contrepoint à la germanique que tant de musiciens britanniques allaient apprendre en Allemagne), de ce que lui avaient apporté ses premiers grands succès des quelques années précédentes. La Huitième, elle, date de 1956 – deux ans seulement avant la disparition du compositeur – et, à la différence de l’imposante Septième, « Antarctica », se limite en longueur et fait appel à un orchestre très modeste, si ce n’est un épatant arsenal de percussions (« tous les –phones et –spiels que je connais », disait-il) qui offre au discours un certain mordant. Bien que dans une tonalité mineur, la symphonie déploie un langage quasiment pastoral et tendre. Les deux ouvrages nous sont ici donnés par le Liverpool Philharmonic dirigé par Andrew Manze. Enregistré en mars et avril 2015 au Liverpool Philharmonic Hall. © SM/Qobuz