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Les audiophiles sont parfois comme les mauvais poètes qui ne s'attachent qu'à la versification. Ils comptent les Bit et les kHz et vérifient sur leurs audiogrammes avant d'écouter la musique et même d'évaluer comment elle est enregistrée. Pourtant, une mauvaise prise de son, même en 24-Bit, restera une mauvaise prise de son, car la haute définition ne peut rétablir un son dur ou une balance déséquilibrée. Voilà pourquoi les Prises de son d'exception, indépendamment du format technique du fichier, nous parlent de l'Art de la prise de son et de ses chefs-d'œuvre.

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Musique symphonique - Paru le 26 janvier 2010 | Chandos

Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année - Prise de Son d'Exception
L’avant-garde-qui-meurt-mais-qui-ne-se-rend-pas doit s’en retourner dans sa tombe, quand même tout le monde n’y est pas encore tout à fait mort : les compositeurs contemporains français de la nouvelle génération – Tanguy, Escaich, Bacri, Connesson – ont délibérément fait fi de ses vieux diktats et retournent à la vraie musique, celle qui a des choses à dire. Guillaume Connesson (* 1970), justement, tout juste la quarantaine, revendique ses influences du côté de Wagner, Strauss, Debussy, Ravel, Messiaen, Dutilleux, voire de John Adams et James Brown (!), même s’il écrit une musique totalement moderne et personnelle, mais dans laquelle il s’adresse au cœur, aux tripes, à la sensibilité, à la sensualité de l’auditeur, plutôt qu’à son boulier-compteur de séries dodécaphoniques. Résultat : une musique foisonnante, richissime, fascinante dans son discours, merveilleusement orchestrée, pour ce triptyque d’inspiration "cosmique", musique des étoiles et des étendues infinies encore plus que des simples sphères. L’ouvrage a été écrit entre 1997 et 2007, avec révisions récentes ; c’est ici la première mondiale discographique. En complément de ce programme lumineux et intense, on découvrira – toujours en première discographique – The Shining One pour piano et orchestre, écrit en 2009, une pièce courte mais dense, où Connesson réduit l’orchestre à une formation Mozart – plus un arsenal de percussions et harpe, quand même. (© Qobuz) "La première impression est celle d’un grand talent dans l’utilisation de l’orchestre, et d’un magnifique sens du timbre. Supernova est emblématique du retour à l’écriture symphonique de nombreux jeunes compositeurs, mais dans ce cas précis, avec quelle maîtrise ! Une œuvre de répertoire est née..." (La Lettre du musicien, Jacques Bonnaure, 1997) "D’œuvre en œuvre la personnalité artistique de Guillaume Connesson, la séduction de son écriture reconnaissable font “mouche” auprès du public." (La Lettre du Musicien, Stéphane Friedérich, 2005) "Il aime l’orchestre et l’opéra, la musique de films et le rock. Sa musique est hédoniste et savante. A découvrir d’urgence." (Classica, Bertrand Dermoncourt, 2000) "La musique de Connesson, artiste fasciné par le domaine lyrique et l’alchimie instrumentale de l’orchestre, se caractérise finalement par une recherche, tout azimuts, de puissance expressive ; d’une émotion qui serait à la fois instantanée et durable." (Classica, David Sanson, 2005) "Il est incontestablement aujourd’hui le compositeur le plus doué, demandé et ouvert de sa génération en France. Il excelle dans l’utilisation de l’orchestre symphonique dont il paraît connaître les moindres secrets. Sa musique défile comme dans un rêve, en perpétuel renouvellement, multipliant les trouvailles mélodiques et rythmiques." (La Terrasse, Jean Lukas, 2003) "Connaissez Connesson ! Techno Parade est une enthousiasmante partition (...) qui nécessite une précision millimétrique et un jeu quasi mécanique." (Libération, 3 août 2002, Eric Dahan) "Pourquoi Guillaume Connesson est-il un des compositeurs les plus excitants de sa génération ? Parce qu’il est presque incroyable qu’un si jeune compositeur possède un sens aussi accompli de la réalisation artisanale, (...) parce que l’art de Connesson, contrairement à celui de beaucoup de compositeurs d’aujourd’hui, ne se résume pas à une “posture” esthétique (...) Parce qu’enfin Guillaume Connesson n’écrit pas une mesure qui ne soit à la fois parfaitement inspirée, “entendue” et réalisée." (Jean-François Zygel, 1998)