Les albums

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Metal - Paru le 13 juillet 2018 | Anti - Epitaph

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Country - Paru le 30 mars 2018 | MCA Nashville

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music - Grammy Awards
En 2013, avec l’impeccable Same Trailer Different Park qui décrocha, à la surprise générale, le Grammy Award du meilleur album country de l’année, Kacey Musgraves avait évité de tomber dans les pièges tendus par Nashville en devenant une 5 473e Taylor Swift. D’autant plus que ses textes parlaient notamment d’homosexualité, de fumette et de mères célibataires, bref de choses qu’on n’aime guère trop dans les franges les plus conservatrices de la country américaine… Pour Pageant Material, son deuxième opus paru durant l’été 2015, la Texane poursuivait dans une veine similaire. Lorsqu’une chanson semblait s’engager sur le chemin miné des clichés du genre, la jeune cow-girl donnait un gros coup de collier pour faire brillamment vriller sa composition. On alternait alors entre country pure et country pop en passant par des titres nettement plus rock voire un brin rétro avec banjo et pedal steel ou, à l’opposé, violons langoureux… Sans révolutionner le genre, ni faire vaciller Nashville, la native de Golden, dans le Nord du Texas, étendait son cercle de fans qui se demandaient sans doute à quoi allait ressembler la suite…  Printemps 2018, Kacey Musgraves sort donc la suite en question. Un troisième album qu’elle ancre encore un peu plus vers la pop. Si les intégristes de la country risquent de lâcher l’affaire, les curieux feraient bien d’écouter Golden Hour jusqu’au bout. Est-ce le fait d’avoir passé la bague au doigt de son collègue Ruston Kelly qui fait de ce disque un traité d’Amour ? Sans jamais sonner niaiseux, ses chansons d’amour offrent en effet un vrai lâcher-prise émotionnel et une sincérité inédite. Dans une interview accordée à Entertainment Weekly, Kacey Musgraves dit avoir été influencée par Neil Young, Sade et les Bee Gees ! Un triumvirat on ne peut plus éclectique et déroutant mais plutôt pertinent une fois Golden Hour refermé. Reste à se laisser porter par la douceur de ses chansons qui fleurent bon l’été indien et dont les mélodies sont souvent d’une redoutable efficacité. © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 27 octobre 2017 | Matador

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Une simple guitare. Un simple piano. Il n’est parfois pas nécessaire de réinventer la roue pour briller. Julien Baker le prouve aisément avec son second album qui paraît chez Matador. La songwriteuse originaire du Tennessee va ici à l’essentiel et touche l’essentiel sans le moindre artifice. Evidemment il y a cette voix, juvénile et d’une pureté tétanisante. Un chant qui délimite les contours d’un folk dépouillée et intimiste. Enregistré dans les fameux studios Ardent de sa ville natale de Memphis, Turn Out The Lightsjoue la carte de la confession. Sans lourdeur, l’Américaine médite sur ses propres expériences. Mais aussi celles de ses proches. Sur ses conflits intérieurs également… A seulement 22 ans, Julien Baker accouche d’un disque d’une profonde et sincère empathie. Un album qui embrasse les zones d’ombre et les vérités complexes de la nature humaine et de l'équilibre psychique : exprimer ses émotions les plus dures à travers la musique pour mieux tendre vers… la lumière ? © CM/Qobuz
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Ash

Electro - Paru le 29 septembre 2017 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
L’anglais, tout le monde connait. Le yoruba, c’est moins sûr… Grâce au premier album éponyme d’Ibeyi paru début 2015, le plus grand nombre a pu réviser cette langue africaine importée à Cuba au XVIIe siècle par des esclaves originaires de l'actuel Nigeria. Ibeyi, c’est le nom du duo emmené par deux jumelles franco-cubaines d’origine vénézuélienne qui sculptent une belle musique soul habitée et empreinte de spiritualité. Elles chantent donc en yoruba mais aussi en anglais et en espagnol. Après avoir offert de grands pans de mélancolie qu’elles transforment parfois en hymnes percussifs, Naomi et Lisa-Kaindé Diaz poursuivent avec Ash la fusion entre musiques de leur héritage afro-cubain familial (leur père n’était autre qu’Anga Diaz, percussionniste du groupe Irakere) et celles de leur temps, de l’électro au rap en passant par la pop. Un alliage qu’elles appliquent également aux instruments, qu’ils soient acoustiques, électriques et même électroniques. Ibeyi s’amuse même ici avec l’Auto-Tune ! A noter enfin que ce deuxième album est aussi la convention des gens de goût puisqu’on y croise l’atypique pianiste canadien Chilly Gonzales, le saxophoniste californien furibard Kamasi Washington, la bassiste Meshell Ndegeocello et la rappeuse espagnole Mala Rodriguez. © MD/Qobuz
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Electro - Paru le 1 septembre 2017 | DFA Records - Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Preis der deutschen Schallplattenkritik
LCD, même pas mort ! Après avoir solennellement enterré son groupe lors d’un concert d’adieu en avril 2011 au Madison Square Garden de sa New York natale, James Murphy réveille la bête, six ans plus tard, avec American Dream. Dans son costume de David Byrne du troisième millénaire (flagrant sur Other Voices dont le refrain sonne comme du Talking Heads de la grande heure), le leader et son gang azimuté signent un quatrième album articulé autour d’assemblages rock, punk, funk et electro. Une marque de fabrique LCD Soundsystem qui s’ouvre ici vers d’avantage de chansons classiques (Call The Police, intéressant croisement entre David Bowie et U2) et moins de titres purement dancefloor (les séants s’agitent tout de même sur Other Voices). Les Talking Heads donc, toujours et encore, mais aussi ce Bowie de la période berlinoise (Change Yr Mind et Black Screen), autre influence majeure de James Murphy. A quelques encablures du demi-siècle, ce dernier n’a pas à réinventer LCD Soundsystem mais plutôt à faire fructifier ce son si singulier. A sanctuariser aussi cette musique qu’il a sculptée dès le milieu des années 2000 en mêlant la gouaille punk, les sonorités électro, la grisaille new wave, l’hédonisme dance et le pesant contexte politique du moment. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 juin 2017 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Six années après Helplessness Blues, les Fleet Foxes sortent de leur tanière. Six années qui ne semblent pas avoir profondément modifié l’ADN de la bande de ces brillants folkeux originaires de Seattle, toujours aussi obsédés par les harmonies vocales. Avec Crack-Up, Robin Pecknold (qui s’était volontairement retiré du monde de la musique pour retourner étudier à la fac) n’a toujours aucun problème métaphysique pour jouer des coudes pour s’immiscer entre Crosby Stills Nash & Young et les Beach Boys. Dans son habituel halo de réverb’ quasi-mystique, la musique des Fleets Foxes associe à nouveau sur ce troisième album le bien-être physique que peut procurer une production de Brian Wilson et la subtilité de chansons à tiroirs harmoniques comme David Crosby en enregistra au siècle dernier sur son dément If I Could Only Remember My Name. Entre une ballade bucolique et une envolée quasi-baroque, ce folk luxueux aux arrangements de toute beauté fait de Crack-Up un disque impressionnant et habité. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 5 mai 2017 | Matador

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Certains ont vu en Mike Hadreas une héritier d’Antony Hegarty d’Antony & The Johnsons, alors que le talent du cerveau de Perfume Genius est plus complexe que cette étiquette colée à la va-vite… La voix en apesanteur de l’Américain y est pour beaucoup dans cette comparaison mais son univers musical est plus dense voire plus kaléidoscopique. Paru en 2014, Too Bright, co-produit par Adrian Utley de Portishead, ne faisait que confirmer la richesse musicale de son art… Séquence minimaliste électro sombre à la Suicide, grandiloquence luxuriante et ballade à la R.E.M., Perfume Genius jonglait avec l’hédonisme ambigu du cabaret (comme chez PJ Harvey et Nick Cave), le minimalisme de certaines sonorités électroniques et ses démons intérieurs. Ce quatrième album ne modifie guère ses marqueurs. Car No Shape renferme lui aussi cet éclectisme très personnel. Une sorte d’androgénie musicale habite même cette cuvée 2017 qui si elle ne sonne pas comme du David Bowie du troisième millénaire en revêt certains habits. Dans les changements de rythme brutaux, Hadreas est assez génial. Et dans sa capacité à canaliser sa folie pour en faire de vraies chansons. Au point que l’on sorte de son disque avec la sensation d’avoir passé une soirée et surtout une nuit dans un lieu de débauche sonore fou dans lequel on rêve de retourner au plus vite… © MD/Qobuz
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Electro - Paru le 3 février 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
En posant sa voix dans chaque recoin du premier album éponyme de SBTRKT paru en 2011, Sampha Sisay s’était imposé comme un espoir de la soul britannique contemporaine. Une belle singularité d’un chant touchant, fissuré et mélancolique doté d’un léger falsetto qui visait au cœur sur ses deux premiers EP, Sundanza en juin 2010 et Dual en juillet 2013. Le Londonien se retrouvait vite courtisé par toutes les épées de la soul, du R&B et du rap : Drake (Too Much et The Motion), Kanye West (Saint Pablo), Jessie Ware ( What You Won't Do for Love et Valentine), Frank Ocean (Alabama), Solange (Don’t Touch My Hair), etc. De quoi saliver à l’annonce d’un (enfin !) premier véritable album qui parait en février 2017. Un disque très introspectif dans lequel Sampha a immiscé de nombreux éléments biographiques (la perte de ses parents) livrés sur un tapis méditatif des plus raffiné. On voyage à travers Process comme on nagerait dans une mer tiède et réconfortante. Une soul électro rappelant parfois James Blake voire Anthony & The Johnsons qui touche au sublime dans ses ballades ((No One Knows Me) Like The Piano) et ses passages les plus épurés (What Shouldn't I Be?). Magnifique. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 janvier 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Paru en 2009, le premier album de The XX restera sans doute comme l’un des disques les plus influents des années 2000. L’alliage entre post-punk, dream pop, dubstep, new wave, électro et R&B était alors inédit. Mais surtout, Jamie Smith, Oliver Sim et Romy Madley Croft accouchaient de véritables chansons aux refrains solides… Le trio britannique le plus passionnant de la scène électro-pop n’avait pas donné de ses nouvelles depuis 2012 ; même si Jamie Smith avait publié en 2015, sous le nom de Jamie xx, un sublime album solo orienté dancefloor, In Colour, sur lequel il avait notamment invité… Romy et Oliver ! Les premières seconde d’I See You qui parait en janvier 2017 donnent le ton. The XX appuie davantage sur sa facette purement pop. Refrains léchés (Replica), groove soyeux (On Hold), séquences planantes (Test Me) et voix fortement mises en avant (Dangerous), ce troisième album studio offre un climat moins sombre que ses prédécesseurs. Mais le groupe ne remet pas pour autant en question la singularité de son univers et ne vend jamais son âme au diable. Comme lorsque sur le single On Hold, il s’amuse à sampler I Can't Go for That (No Can Do) d’Hall & Oates, sa musique intègre une forme de luminosité inédite. Un grand disque ouvert vers l’extérieur qui montre surtout que The XX a su évoluer et, plus simplement, grandir. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 11 mars 2016 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music - Indispensable JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Deux générations, deux styles mais une volonté commune d’avancer sur le chemin d’une certaine avant-garde jazz. Le pianiste Vijay Iyer et le trompettiste Wadada Leo Smith avaient jusqu’ici travaillé ensemble à de nombreuses reprises mais A Cosmic Rhythm With Each Stroke qu’ils publient sur le label ECM est leur premier album en duo. L’envoutante suite éponyme de l’album qui en constitue la pièce centrale est dédiée à Nasreen Mohamedi, l’artiste indienne innovatrice dont l’imagerie à caractère improvisé évoque des rythmes distraits. Cette suite est entourée de la composition d’Iyer Passage et d’une pièce de Smith célébrant la grande contralto Marian Anderson qui fut la première Afro-Américaine à chanter au Met Opera de New York en 1955... Son, texture et espace, les deux musiciens américains interagissent ici avec une grande sensibilité créatrice. Un disque exigeant et magnifique. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 mars 2016 | Concord Records

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Bassiste atypique de la jazzosphère, Esperanza Spalding a toujours dérouté ou plutôt étonné. En 2012 par exemple, avec Radio Music Society, la musicienne née à Portland en 1984 traversait tous les états de la Great Black Music, jazz et soul en tête, en compagnie d’un casting d’invités totalement fou : Joe Lovano, Terri Lyne Carrington, Jack DeJohnette, Billy Hart, Lionel Loueke, Lalah Hathaway, Gretchen Parlato, Leni Stern, Becca Stevens ou bien encore Q-Tip d’A Tribe Called Quest. Cette fois, avec Emily’s D+Evolution qu’elle co-produit avec le grand Tony Visconti, Esperanza Spalding ne s’entoure que de ses musiciens (dont Matthew Stevens à la guitare, totalement stupéfiant de virtuosité) tout en poursuivant dans une direction toujours très hybride. Elle alterne tout au long de ce cinquième album entre soul militante et funk sensuel, jazz rock conscient et pop groovy. Est-elle la fille de la vengeance de Prince ou la grande sœur de Janelle Monae ? Une cousine éloignée d’Annette Peacock ou de Kate Bush ? Tout ça à la fois sans aucun doute… © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 mars 2016 | Concord Records

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Bassiste atypique de la jazzosphère, Esperanza Spalding a toujours dérouté ou plutôt étonné. En 2012 par exemple, avec Radio Music Society, la musicienne née à Portland en 1984 traversait tous les états de la Great Black Music, jazz et soul en tête, en compagnie d’un casting d’invités totalement fou : Joe Lovano, Terri Lyne Carrington, Jack DeJohnette, Billy Hart, Lionel Loueke, Lalah Hathaway, Gretchen Parlato, Leni Stern, Becca Stevens ou bien encore Q-Tip d’A Tribe Called Quest. Cette fois, avec Emily’s D+Evolution qu’elle co-produit avec le grand Tony Visconti, Esperanza Spalding ne s’entoure que de ses musiciens (dont Matthew Stevens à la guitare, totalement stupéfiant de virtuosité) tout en poursuivant dans une direction toujours très hybride. Elle alterne tout au long de ce cinquième album entre soul militante et funk sensuel, jazz rock conscient et pop groovy. Est-elle la fille de la vengeance de Prince ou la grande sœur de Janelle Monae ? Une cousine éloignée d’Annette Peacock ou de Kate Bush ? Tout ça à la fois sans aucun doute… © MD/Qobuz
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Rock - Paru le 8 janvier 2016 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Les rumeurs allaient bon train : hibernation définitive voire même maladie incurable et puis non, David Bowie a fait un flamboyant comeback, en 2013, avec l’album The Next Day. A peine le temps de totalement digérer ce disque que Ziggy remet déjà le couvert avec ce fascinant Blackstar, son 25e album studio qu'il publie le jour même de son 69e anniversaire ! 48 heures plus tard, le choc est total et on apprend la mort de l'artiste, emporté par un cancer contre lequel il luttait depuis 18 mois... Avec ce testament Blackstar, une fois de plus est-on tenté de dire, Bowie surprend et épate avec une œuvre expérimentale des plus audacieuses et assez protéiforme (on pense parfois à l’époque Station To Station/Low). Un bel ovni musical qu'il a conçu avec de brillants jazzmen new-yorkais (notamment Maria Schneider et son orchestre mais aussi le guitariste Ben Monder et le saxophoniste Donny McCaslin) sans oublier son fidèle Tony Visconti, derrière la console pour produire cette belle étoile noire. L'étoile c'est aujourd'hui lui. Là-haut. Eternelle et évidemment immortelle... © CM/Qobuz
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Electro - Paru le 6 novembre 2015 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Son album Visions avait illuminé l'année 2012. Pour son grand retour avec Art Angels, Grimes réussit une fois de plus à exceller en matière d'electro pop espiègle et légèrement azimutée. Mais cette fois, la Canadienne arrondit un peu plus les angles en signant des mélodies de plus en plus pop et surtout de plus en plus accrocheuses. De l’eau dans son vin pas pour autant synonyme d’une identité évaporée ou d’une singularité perdue. Car Grimes ne fait en effet pas de l’électro pop comme ses congénères. Chaque chanson d’Art Angels renferme toujours un léger twist ou une dose vitale de bizarrerie qui en fait une composition fascinante. A noter la présence sur un titre de Janelle Monáe. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 octobre 2015 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Deux ans après Monomania , Bradford Cox et ses hommes signent un septième album assez étonnant car offrant de nouvelles perspectives pour Deerhunter. La formation d’Atlanta nous avait jusqu’ici habitué à de la pop sonique chloroformée avec une maîtrise mélodique étonnante. Une musique fascinante héritée du mur du son de My Bloody Valentine. Ce rock onirique assez hypnotique est certes toujours plus ou moins au programme de Fading Frontier mais Cox tend ici vers plus d’épure, plus de mélodies, bref vers des envies plus pop. Aucune vente d’âme au diable au programme, bien au contraire. Les fondamentaux du groupe sont si solides que ces bifurcations un brin plus commerciales ne modifient jamais l’ADN de sa musique. A cet égard, le démentiel et très groovy single Snakeskin montre cet équilibre parfait. Bref, est-ce d’avoir frôlé la mort dans un grave accident de voiture qui a assagi le charismatique et toujours très en colère leader de Deerhunter ? Difficile à dire… Quoi qu’il en soit, Fading Frontier confirme que Deerhunter reste l’un des groupes indé américains les plus intéressants de ces dix dernières années. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 février 2015 | Concord - Loma Vista - Caroline

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec ce quatrième album de St. Vincent baptisé St. Vincent, le génie d’Annie Clark explose comme jamais. Une écriture fascinante, une instrumentation bizarroïde au possible, toujours là pour densifier la chanson, une voix somptueuse et élastique et, surtout, un sens inégalé de l’assemblage final. Réussir à imbriquer cet esprit à la Talking Heads, dans des textures dignes de King Crimson, lorgnant aussi bien vers la new wave des années 80 que vers Bowie, n’est pourtant pas à la portée de tout le monde. Les aficionados de St. Vincent retrouveront avec cet album tout ce qui les avait fascinés sur les précédents disques sans pour autant qu’une quelconque redite ne pointe ici le bout de son nez… Sur les compositions les plus douces, Clark chante même avec une maîtrise bluffante (fabuleux et entêtant Prince Johnny). Et lorsqu’elle déploie ses titres les plus complexes (Rattlesnake), elle en fait des mini-symphonies à l’âme toujours pop. Là réside la force de cette multi-instrumentiste hors norme : que Madame St. Vincent se lance dans les expérimentations les plus azimutées, elle conserve toujours en ligne de mire la volonté de composer la parfaite pop song. Impressionnant. Cette Deluxe Edition publiée presqu'un an après la sortie de l'album contient cinq titres supplémentaires : Bad Believer, Pieta, Sparrow, Del Rio (présent dur l'édition japonaise) et Digital Witness (Darkside Remix). © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 15 décembre 2014 | RCA Records Label

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Sélection JAZZ NEWS - Grammy Awards
Il y a tout de même un mystère D’Angelo. Comment un tel talent qui secoua la planète soul en 1995 avec son premier album Brown Sugar puis avec sa suite, Voodoo en 2000, se soit contenté d’une carrière aussi… chaotique ? Car Black Messiah qui parait quelques jours avant Noël 2014, n’est finalement QUE le troisième album studio de D’Angelo en vingt ans de carrière ! Mais cette attente de quatorze années aura d’une certaine manière valu le coup tant le niveau de ce Messie noir est élevé. On retrouve déjà cette voix furieusement sensuelle (pour ne pas dire sexuelle), et cette façon unique de l’enrouler autour d’un groove entêtant. Il y a évidemment du charnel, du sale et du vrai dans cette soul héritée de Sly Stone et Al Green. Pas d’enluminures superflues ou de sons gratuitement léchés. Bref, un comeback soulful et réussi. A noter que Black Messiah, co-produit par Questlove des Roots, accueille quelques goûtus invités parmi lesquels Q-Tip, le bassiste Pino Palladino, le batteur James Gadson et l’ex-Parliament/Funkadelic Kendra Foster. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 novembre 2014 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec Pom Pom, Ariel Pink signe sans doute son disque le plus accompli à ce jour. Le petit génie californien de la pop indé montre ici l’étendue de son talent d’auteur, compositeur, interprète… Capable de faire du tube à fredonner sous la douche ou des compositions nettement plus osées et complexes, Pink sait tout faire ! Vraiment vertigineux. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 1 août 2014 | Anti - Epitaph

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Un huitième album pour Spoon, quatre ans après le superbe Transference. Le groupe a bifurqué au fil des ans vers une pop brillante. Avec une batterie clinquante, des chœurs sixties, un mélange de guitares électriques et acoustiques et le timbre singulier de Britt Daniel, l’album produit par Dave Fridmann sonne un retour bien rôdé pour le groupe. © TDB/QOBUZ
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Alternatif et Indé - Paru le 2 juin 2014 | Rough Trade

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Grande Mecque des hypsters en tous genres, Brooklyn possède l’un des groupes de rock lo-fi les plus palpitants du moment : Parquet Courts. Dès son premier vrai album paru en 2013, Light Up Gold, la formation née au Texas mais ayant migré dans les faubourgs prisés et arty de Big Apple, a su raviver la flamme du rock bricolo, minimaliste, garage jusqu’au bout des ongles (en deuil) mais un brin lettré tout de même (on est à Brooklyn, merde…). Avec ce Sunbathing Animal, cuvée 2014, nos Parquet Courts emmenés par le bien nommé Andrew Savage, s’amusent toujours autant avec l’urgence qui suintait des crispations des Feelies (Black And White), les cambrures des Anglais de Wire, les guitares imprévisibles de Television (les premières notes de Bodies Made Of qui ouvrent l’album rappellent furieusement la bande de Tom Verlaine), le faux folk du Velvet Underground (Dear Ramona) et un certain je-m’en-foutisme salvateur et cynique comme les Modern Lovers de Jonathan Richmann savaient l’orchestrer. Bien New-yorkais ces Texans, non ? © MZ/Qobuz