Les albums

16,99 €
11,49 €

Soul - Paru le 1 mars 2019 | Saint Records - Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Qu’est-ce qu’elle fait quand elle rentre chez elle ? Qu’elle ouvre la porte de son appart ? Elle s’enfile direct deux tubes de Pringles ? Elle plonge dans un bain moussant ? Elle ouvre ses factures EDF amassées depuis des semaines ? Solange ne répond pas précisément à cette interrogation métaphysique en baptisant son quatrième album When I Get Home. D'autant plus qu’ici, Home fait davantage référence à son Texas natal – Houston plus précisément – qu’à son nid douillet. Une cité pour laquelle When I Get Home a des allures de lettre d’amour. Comme sur chacun de ses précédents disques, la sœur de Beyonce donne son humeur générale. Et l’ambiance est souvent mélancolique. Parfois proche de l’onirisme, ce qui la rapproche davantage d’une Erykah Badu – texane elle aussi – que de son illustre grande sœur... En glissant les voix de deux rappeurs emblématiques du coin, Scarface et Devin the Dude, Solange érige un peu plus sa fierté texane.D’autres invités 5 étoiles, ce bel album envoûtant en regorge : Pharrell Williams (deux productions épurées au scalpel avec Almeda et Sound of Rain), Raphael Saadiq, Earl Sweatshirt, Panda Bear, Tyler The Creator, Dev Hynes alias Blood Orange, Sampha, Metro Boomin, Playboi Carti, Cassie, Steve Lacy de The Internet ou encore le Frenchie Christophe Chassol ! Des présences, souvent discrètes, qui ne l’empêchent jamais de garder le contrôle artistique total de ses chansons. Des pièces majoritairement en apesanteur. Comme lorsqu’elle recouvre des sonorités funk/jazz-fusion 70's d’un léger voile électro (la sensation est enivrante sur Way to the Show) ou qu’elle déroule un R&B rappé au ralenti (exquis My Skin My Lego avec Gucci Mane). Solange Knowles joue parfois la carte de l’esquisse. Du jet avant-gardiste plus que de l’œuvre finalisée. L’idée est sans doute de goûter When I Get Home d’une seule traite. Comme une unique composition de 39 minutes. Le résultat reste un puissant trip atmosphérique et sensuel qui risque de figurer parmi les meilleurs albums de soul et de R&B de 2019. © Marc Zisman/Qobuz
16,99 €
14,49 €

Soul - Paru le 20 juillet 2018 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Grâce à Ego Death, leur troisième album de 2015, The Internet a touché un public plus large… Pourtant, Purple Naked Ladies paru en 2011 et Feel Good, deux ans plus tard, avaient déjà bien mis en avant la voix soulful de la chanteuse Syd Tha Kyd et les sons assez raffinés et majoritairement minimalistes de Matt Martians, tous deux membres du collectif Odd Future. The Internet balayait différents pans de la soul music, avec une prédilection pour la nu soul 90’s, lorgnant parfois vers le R&B ou même le hip-hop. Trois ans plus tard, l’orgie de beats sensuels et surtout langoureux comme jamais est toujours au menu de leur quatrième opus, Hive Mind. Dans ses gènes, The Internet est viscéralement relax et cette philosophie chill & laid back devient même ici une marque de fabrique encore mieux maîtrisée. Un son et une attitude qui font qu’aucune des treize chansons de l’album ne saute aux oreilles dès la première écoute. Avec ses mélodies rêveuses, Hive Mind, comme toutes les œuvres profondes, s’appréhende sur la durée et la longueur. Un luxe en 2018 que de prendre son temps… © Marc Zisman/Qobuz
16,99 €
11,49 €

Soul - Paru le 30 septembre 2016 | Saint Records - Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Etre la petite sœur de Beyoncé a quelques avantages… Pourtant, Solange n’a jamais abusé de la situation, cherchant à se démarquer de Queen B, son ainée de cinq années. Ce qu’elle fait une fois de plus tout au long de son troisième album, aisément son plus abouti, son plus convainquant… Avec A Seat At The Table, Solange Knowles opte pour l’alcôve feutrée et non pour le dancefloor flashy. La soul susurré au creux de l’oreille plutôt que le groove à l’uppercut. La Texane a d’ailleurs décrit son disque comme un projet sur l’identité, l’émancipation, l’indépendance, le chagrin et la guérison, bref une aventure intérieure mûrement réfléchie. Et musicalement, A Seat At The Table a également été conçu avec un vrai savoir-faire, léché et raffiné. Et même si côté featurings, c’est l’orgie (Lil Wayne, Q-Tip, Devonte Hynes alias Blood Orange, Moses Sumney, Tweet, Sampha, Sean Nicholas Savage, Kelly Rowland, Nia Andrews et Kelela), l’album n’abat jamais la carte de l’esbroufe comme souvent certains disques de R&B contemporain. La grande classe ne somme. © MD/Qobuz
16,99 €
11,49 €

R&B - Paru le 26 juin 2015 | ByStorm Entertainment - RCA Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
La soul music continue à faire bonne figure ces derniers temps avec ce sublime Wildheart. Trois ans après Kaleidoscope Dream, Miguel Jontel Pimentel alias Miguel tout court fait plus que confirmer tout le bien qu’on pensait de lui. Son alliage de soul, de funk soft teinté de rock voire d’electro propulse le Californien dans la cour des grands. On pense parfois à Frank Ocean, parfois à Marvin Gaye voire Prince tout au long de ce troisième album, joli coup de zoom sur sa ville, Los Angeles, sujet central de ce Wildheart sur lequel Lenny Kravitz a apporté sa guitare. Une Cité des Anges synonyme de luxure, d’évanescence, de sexe et de décadence. Que les compositions soient ultra-langoureuses ou carrément up-tempo, Miguel tient fermement le fouet d’un groove impeccablement contrôlé. Aucune faute de goût dans cette orgie de groove, juste la certitude que le Californien tient ici son plus bel album. © MD/Qobuz