Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 3 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
UFO, on connaît. C’est la version anglaise d’ovni. Mais UFOF, c’est plus flou. Pour Big Thief, ce F supplémentaire est synonyme de Friends. Des ovnis et des amis donc ? La chanteuse Adrianne Lenker dégaine un embryon d’explication. « Se faire des amis avec l’inconnu, toutes mes chansons parlent de ça. » Avec le guitariste Buck Meek, le bassiste Max Oleartchik et le batteur James Krivchenia, elle signe un troisième album pas si non identifié que ça… La musique du quartet de Brooklyn est une sorte de folk abordé comme du rock indé. Sans sonner bien évidemment comme du Sonic Youth, cette cuvée 2019 de Big Thief en possède parfois l’ADN (comme sur Jenni). La vitrine est attirante, limite chatoyante. Mais à y regarder de plus près, UFOF est étrange et presque anormal. Et comme chez feu Elliott Smith (idole de Lenker auquel on pense sur Betsy), la beauté des mélodies et des guitares joliment artisanales cachent un mal de vivre évident ; ou des situations insolites voire décalées. L’effet ovni sans doute… Moins poli et lustré que Masterpiece (2016) et Capacity (2017), UFOF montre en tout cas un groupe capable de se remettre en question et faire évoluer son art. © Marc Zisman/Qobuz
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ZUU

Rap - Paru le 31 mai 2019 | Loma Vista Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
29 minutes seulement. Le dernier Denzel Curry fait plus penser à une mixtape qu’à un album. Moins d’un an après le tour de force de TA1300, disque inclassable brassant accessoirement black metal et électro qui l’imposait comme l’un des protagonistes les plus intéressants du rap game et le faisait grimper dans le Billboard 200, le rappeur de Floride installé à Los Angeles revient avec le plus trap ZUU. Il freestyle la plupart du temps sur son mal du pays et convie les locaux Rick Ross (Beardz), Kiddo Marv (Wish), Ice Billion Berg, Sam Sneak (Shake 88) et PlayThatBoiZay (Pat). Ode à sa ville d’origine, ZUU, qui tire son nom de Carol City (Floride) surnommé « zoo » par Denzel, s’écarte de l’album concept aux mesures complexes pour s’approcher au plus près du spontané, sans perte de temps. Avec les fidèles producteurs FNZ et Charlie Heat, il « balance d’abord et pose les questions après. » « Si t’y vas et que t’as déjà une opinion, tu n’y arriveras jamais. C’était la mentalité et le but poursuivi pour finir l’enregistrement », explique l’outsider, qui, en 2019, tourne avec Billie Eilish et profite de Flying Lotus pour terminer sa trilogie (Black Balloons, The Blackest Balloons sur TA13OO) avec Black Balloons Reprise sur Flamagra. Du haut de ses 24 ans, Denzel Curry signe ici un opus fulgurant qui le distingue encore un peu de la scène floridienne. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 21 juin 2019 | Rough Trade

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le revival post-punk qui secoue la Grande-Bretagne depuis le début des années 2010 n’en finit pas d’enfanter des groupes plus excitants les uns que les autres. Sauf qu’avec Black Midi, le spectre des influences s’élargit au point d’affoler tous les compteurs Geiger. En usant aussi des codes du math rock, du krautrock et du progressif, Georgie Greep (chant/guitare), Cameron Picton (basse/voix), Matt Kwasniewski-Kelvin (guitare) et Morgan Simpson (batterie) agissent comme des bâtisseurs/destructeurs. Rythmiquement surpuissant, leur album Schlagenheim ne ressemble à rien de convenu. A l’image de la méthode de travail avant-gardiste de ces jeunes Londoniens, une construction/déconstruction autour d’une charpente initiale. Leurs jams sans fin se transforment en un riff qui prend la forme de quelques mesures. Les compositions de Black Midi deviennent alors des créatures mouvantes. Des œuvres changeantes, mélange de « droning, ambient, noisy thing » selon Greep. Une démarche qui rappellera aux plus anciens le rock’n’roll barge, free et terroriste des Swans, Boredoms, Neu!, Public Image Ltd., Merzbow, Fugazi et autres Test Icicles. Black Midi n’est pas là pour caresser les oreilles dans le sens du poil mais plutôt pour stimuler et réveiller la planète rock. Un premier album sans concessions. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 21 juin 2019 | Epitaph

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Mannequin Pussy, c’est Marisa Dabice au chant et à la guitare, Thanasi Paul à la guitare et au clavier, Bear Regisford à la basse, et Kaleen Reading à la batterie. Patience, leur troisième album studio, dure 25 minutes, ce qui fait déjà long quand on se prend des claques dans la figure. En effet, le groupe de indie-punk originaire de Philadelphie n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle, comme peuvent en témoigner leurs précédents disques d’une grande violence sonique. Ce dernier opus, réalisé en tandem avec le producer Will Yip (Quicksand, The Menzingers), est visiblement le fruit d’une approche plus nuancée. Ne vous attendez toutefois pas à des berceuses ! Des titres comme Drunk I ou Clams sont brefs (moins d’une minute chacun) pour une raison bien précise : l’assaut auditif ne peut durer qu’un certain temps avant de devenir trop pesant. Leçon qui porte ses fruits ; le quatuor a relevé le pied de la pédale d’accélérateur pour accentuer le contraste entre moments de poésie et de rage brute. A la clé, des sonorités nouvelles, comme l’instrumentation allégée sur High Horse, un vrai morceau d’indie pop ; du shoegaze et même quelques notes de piano sur In Love Again. La voix de Dabice y est tantôt douce et mélancolique, tantôt furieuse. Patience porte bien son titre : on sent un disque réfléchi, pour lequel les Mannequin Pussy ont canalisé leur énergie sans perdre en authenticité. Court et efficace. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Rap - Paru le 7 juin 2019 | Columbia

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Rap - Paru le 17 mai 2019 | Method

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Comme The Streets prolonge sa sieste, Slowthai fait le boulot à sa place. Filiation imparable entre Mike Skinner, originaire des Midlands comme lui, et Tyron Kaymone Frampton, bad boy de Northampton qui signe avec ce premier album un brûlot de rap grime punk hors norme. Brexit, lutte des classes, mouise quotidienne, violence domestique, démontage en règle du capitalisme et de la monarchie, rien ne manque à l’appel de son coup de gueule scandé comme d’autres vomissent un excédent de Guinness. Sa mère originaire de la Barbade l'a eu à 16 ans. Son père a mis les voiles quand il en avait 3. Logique que Slowthai se soit longtemps enfilé des boîtes de Xanax…Nothing Great About Britain n’est pourtant pas la copie d’un des premiers albums de The Streets. Construit comme une sorte de journal intime, il emboîte critique sociale, humour et cynisme de manière inédite. Derrière la console sur la plupart des titres, Kwes Darko a sculpté une BO mêlant rythmes grime, rap minimaliste et électro sans oublier quelques bribes plus rock’n’roll. Slowthai n’a pas sucé que le sang de Skepta ou de Stormzy. Et son ADN est surtout punk. Côté featurings, Skepta justement est venu l’adouber (Inglorious). Jaykae (Grow Up), les punks de Slaves (Missing) et le producteur Mura Masa (Doorman) ont aussi fait le déplacement pour un album coup de poing qui rappelle la force de la singularité britannique en matière de rap. © Marc Zisman/Qobuz