Les albums

11,99 €16,49 €
11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | ATO Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Grosse claque ! Une toute jeune Londonienne qui dit avoir appris à gratouiller en rejouant les plans des Libertines. A la maison résonnaient le folklore turc qu’écoutait papa et la musique classique, Simon & Garfunkel et Cat Stevens que passait maman. On murmure enfin que sa sainte trinité personnelle réunirait Nina Simone, Amy Winehouse et les Pixies. Décor planté ! Seule certitude, le rock, la soul et l’énergie, pour ne pas dire la gouaille, la musique de Nilüfer Yanya les magnifie tous ! Miss Universe, son premier album, est surtout l’impeccable digestion de ces références, ces disques et ces époques. Sa construction est même parfaite avec tubes nerveux aux refrains imparables (In Your Head), ballades sensibles mais pas mièvres (Monsters Under the Bed), pop décalée (Paradise), R&B minimaliste (Safety Net) et mille autres délices. Il y a surtout chez Nilüfer Yanya une fraîcheur qui ne court pas les rues de la pop et du rock actuels. Autant de charisme musical, de couleurs vocales et de maturité de plume à seulement 23 ans valaient bien un Qobuzissime ! © Marc Zisman/Qobuz
16,49 €
11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 15 mars 2019 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
13,49 €
8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 8 mars 2019 | RVNG Intl.

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
16,99 €
11,49 €

Soul - Paru le 1 mars 2019 | Saint Records - Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Qu’est-ce qu’elle fait quand elle rentre chez elle ? Qu’elle ouvre la porte de son appart ? Elle s’enfile direct deux tubes de Pringles ? Elle plonge dans un bain moussant ? Elle ouvre ses factures EDF amassées depuis des semaines ? Solange ne répond pas précisément à cette interrogation métaphysique en baptisant son quatrième album When I Get Home. D'autant plus qu’ici, Home fait davantage référence à son Texas natal – Houston plus précisément – qu’à son nid douillet. Une cité pour laquelle When I Get Home a des allures de lettre d’amour. Comme sur chacun de ses précédents disques, la sœur de Beyonce donne son humeur générale. Et l’ambiance est souvent mélancolique. Parfois proche de l’onirisme, ce qui la rapproche davantage d’une Erykah Badu – texane elle aussi – que de son illustre grande sœur... En glissant les voix de deux rappeurs emblématiques du coin, Scarface et Devin the Dude, Solange érige un peu plus sa fierté texane. D’autres invités 5 étoiles, ce bel album envoûtant en regorge : Pharrell Williams (deux productions épurées au scalpel avec Almeda et Sound of Rain), Raphael Saadiq, Earl Sweatshirt, Panda Bear, Tyler The Creator, Dev Hynes alias Blood Orange, Sampha, Metro Boomin, Playboi Carti, Cassie, Steve Lacy de The Internet ou encore le Frenchie Christophe Chassol ! Des présences, souvent discrètes, qui ne l’empêchent jamais de garder le contrôle artistique total de ses chansons. Des pièces majoritairement en apesanteur. Comme lorsqu’elle recouvre des sonorités funk/jazz-fusion 70's d’un léger voile électro (la sensation est enivrante sur Way to the Show) ou qu’elle déroule un R&B rappé au ralenti (exquis My Skin My Lego avec Gucci Mane). Solange Knowles joue parfois la carte de l’esquisse. Du jet avant-gardiste plus que de l’œuvre finalisée. L’idée est sans doute de goûter When I Get Home d’une seule traite. Comme une unique composition de 39 minutes. Le résultat reste un puissant trip atmosphérique et sensuel qui risque de figurer parmi les meilleurs albums de soul et de R&B de 2019. © Marc Zisman/Qobuz
5,96 €
3,96 €

Électronique ou concrète - Paru le 8 février 2019 | YELLOWELECTRIC

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 18 janvier 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Sharon Van Etten aura attendu cinq ans avant de donner une suite à Are We There, son album de 2014 sur lequel elle jonglait brillamment avec l’héritage de Cat Power, Nick Cave, John Cale, Joan As Police Woman, St. Vincent, Feist et Fiona Apple. Un disque où l’Américaine était surtout elle-même. Ce qu’elle confirme avec Remind Me Tomorrow conçu alors que son emploi du temps débordait de partout entre un rôle dans la série The OA, l’écriture de la BO du film Strange Weather de Katherine Dieckmann, la musique du show de la comédienne Tig Notaro, la préparation d’un diplôme de psycho, une apparition dans la série Twin Peaks et la naissance de son premier enfant ! L’énergie est justement au cœur de cette cuvée 2019 dont les arrangements sont signés John Congleton. Le producteur est sans doute à l’origine de séquences bien plus rythmées qu’à l’accoutumée, à l’image du single Comeback Kid. Moins de méditations minimalistes et plus d’affirmations revendiquées, Sharon Van Etten n’a pas perdu pour autant sa singularité en chemin. Et ce qu’elle injecte ici dans son vin n’a jamais le goût d’eau. Congleton a su trouver la texture sonore parfaite pour rendre l’univers folk gothique de la chanteuse encore plus puissant et charmeur. De quoi faire grandir davantage une des artistes les plus douées de sa génération. © Marc Zisman/Qobuz
10,43 €
6,93 €

Ambient - Paru le 28 septembre 2018 | kranky

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le grand prêtre de l’ambient est de retour avec un neuvième album sur lequel il poursuit ses expériences sonores toujours aussi captivantes. Tim Hecker, qui avait travaillé avec un chœur islandais sur son précédent disque, s’est cette fois adjoint les services du Tokyo Gakuso Ensemble pour ce Konoyo (“le monde d’ici” en japonais), qui tire son inspiration du gagaku, la musique de la cour impériale japonaise, un style assez grandiloquent que les Nippons opposent au zokugaku, les musiques folkloriques. Dès l’ouverture, le superbe This Life et ses nappes synthétiques et fantomatiques, on a l’impression que des ombres sonores nous frôlent les oreilles. Brisant mélodies et structures, passant de l’extatique au mélancolique, Tim Hecker percute les styles occidentaux et orientaux, l’électronique et l’acoustique, le classique et le New Age, pour une nouvelle leçon de sound design. © Smaël Bouaici/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 17 août 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Mitski Miyawaki nage depuis quatre albums dans les nappes d’un rock indé américain réceptif aux influences pop-électro. Le cinquième, Be the Cowboy, est une réunion subtile de 14 compositions originales, excédant rarement les deux minutes trente, mais suffisamment longues pour traduire la vision des amours multiples de Mitski. Evoquant les rencontres, débordant sur des images philosophiques, il y a une dimension presque cinématographique sur cet album. Principalement douée pour ses compositions au piano, elle dessine ici plusieurs histoires élégantes, s’amuse des variations de synthés, mélange le grand et le petit, les chagrins et les joies… Bref, Mitski est une modeleuse de l’humeur et des sensations. Des contrastes réguliers entre pop-rock terreux (Washing Machine Heart) et ballades au piano un brin mélancoliques et dépressives (A Horse Named Cold Air), la Nippo-Américaine parvient toujours à des refrains catchy et plaisants (Nobody). Surprenante et novatrice. © Anna Coluthe/Qobuz
16,99 €
14,49 €

Soul - Paru le 20 juillet 2018 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Grâce à Ego Death, leur troisième album de 2015, The Internet a touché un public plus large… Pourtant, Purple Naked Ladies paru en 2011 et Feel Good, deux ans plus tard, avaient déjà bien mis en avant la voix soulful de la chanteuse Syd Tha Kyd et les sons assez raffinés et majoritairement minimalistes de Matt Martians, tous deux membres du collectif Odd Future. The Internet balayait différents pans de la soul music, avec une prédilection pour la nu soul 90’s, lorgnant parfois vers le R&B ou même le hip-hop. Trois ans plus tard, l’orgie de beats sensuels et surtout langoureux comme jamais est toujours au menu de leur quatrième opus, Hive Mind. Dans ses gènes, The Internet est viscéralement relax et cette philosophie chill & laid back devient même ici une marque de fabrique encore mieux maîtrisée. Un son et une attitude qui font qu’aucune des treize chansons de l’album ne saute aux oreilles dès la première écoute. Avec ses mélodies rêveuses, Hive Mind, comme toutes les œuvres profondes, s’appréhende sur la durée et la longueur. Un luxe en 2018 que de prendre son temps… © Marc Zisman/Qobuz
16,99 €
11,49 €

Rap - Paru le 18 juin 2018 | Parkwood Entertainment - Roc Nation

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le plus grand luxe des stars ultimes est de sortir un disque sans crier gare. Pourtant très attendu depuis leur première collaboration en 2002, l’album commun de Jay Z et Beyoncé a vu le jour par surprise le 16 juin 2018, en même temps que le Nasir de Nas et Kanye West. Drôle de coïncidence. Dans la lignée du 4:44 de Jay-Z et du Lemonade de Beyoncé, Everything Is Love est un album tourné vers l’introspection d’un couple hors norme et l’analyse de sa célébrité. Ses neuf morceaux sont à la fois une célébration de la réussite noire et une critique aiguisée de la société actuelle. Cet album est aussi le marqueur d’une réconciliation, un trait d’union entre deux amants qu’on disait proches de la rupture et qui ont oeuvré, dans l’ombre comme en pleine lumière, pour régler leurs griefs et différends, s’en servant comme carburant artistique. Dans la forme, Everything is Love colle aux standards actuels, leur donnant un autre écho entre luxe et honneur afro-américain. Le couple se rapproche une nouvelle fois de l’univers grandiose, pointu mais consciencieux de Pharrell Williams, producteur sur NICE et APESHIT. Les palettes pop de Beyoncé se mélangent aux sonorités plus soul jazz de Jay Z grâce notamment au travail de Cool and Dre, très à l’aise dans l’orchestration de ce cocktail équilibriste. Souvent plus en avant que son mari, Beyoncé opère une véritable démonstration de force, rappant avec hargne sur plusieurs titres, jouant avec son image et franchissant de nombreuses frontières. Jay Z assure son standing, parfois paresseux mais avec toujours des éclairs de génie, notamment sur FRIENDS ou LOVEHAPPY quand il parle famille et dynastie. Avec Everything is Love, les Carters réalisent l’exploit de rester intouchables et constants avec un projet intimiste et contrasté. La famille royale se porte bien. © Aurélien Chapuis/Qobuz
16,49 €
11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 1 juin 2018 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Un an à peine après Pure Comedy (2017), Josh Tillman, alias Father John Misty, revient déjà. S'il prend les rênes de la production, l'ancien batteur des Fleet Foxes retrouve en studio son acolyte fétiche : Jonathan Wilson, griot de Laurel Canyon qui s'évertue à redéployer la beauté du classic rock des seventies. Mais aussi Jonathan Rado de Foxygen. Avec God’s Favorite Customer, Papa John, fils d'évangélistes rigoristes, lâche treize scénettes folk-rock qui s'enchaînent plus ou moins avec évidence. Slalomant entre une flopée de ballades au piano (The Palace, The Songwriter) et quelques fulgurances rock décomplexées aux orchestrations fines (Just Dumb Enough To Try), le songwriter continue dans la lignée de ces précédents opus. Sentimentaliste mais plus grave. © Charlotte Saintoin/Qobuz
15,49 €
10,99 €

Rap - Paru le 25 mai 2018 | Getting Out Our Dreams, Inc. - Def Jam Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Très attendu depuis 2015, le troisième album de Pusha T est pourtant sorti dans l’urgence. DAYTONA est le premier épisode de la série dantesque annoncée par le label de Kanye West, GOOD Music. Et dans sa course à l’instinctif, Kanye a retouché des petits détails jusqu’à la toute dernière minute. Jusqu’à cette pochette, une photo de la salle de bains dévastée de Whitney Houston, payée 85 000 dollars un jour avant la sortie. Entièrement produit par Mr West, DAYTONA résume en sept titres toute l’intégrité, la hargne et la précision de Pusha T. L’ancien membre des Clipse décline encore une fois toutes ses métaphores de la vie autour du trafic de cocaïne en y ajoutant une dimension décadente entre luxe et noblesse. Tout est intransigeant, du choix des samples entre YES et Charles Wright à l’emprunt aux modèles comme Jay Z, Eazy-E ou l’épopée Ruff Ryders. Labyrinthique et gorgé de références, ce mélange millimétré atteint son paroxysme sur un Santeria unique, évoquant Biggie et Lil Kim en même temps que les narcos mexicains appelés par la voix perçante de 070 Shake. A la fois intemporelle et complètement dans l’air du temps, la musique développée par Pusha T et Kanye West remet quelques pendules à l’heure, prend un peu de recul pour mieux fouetter la mesure. Sur son crépuscule Infrared, DAYTONA se paye même le luxe de faire bouger les lignes et bousculer quelques mastodontes en place à force de phrases subtiles et subliminales. Presque trop court pour être vrai, cette nouvelle étape pour Pusha T évite les écueils des précédents. Sans temps mort, le rappeur sans concession continue de s’acharner sur le sac de frappe que représente le milieu du rap pour lui. En voulant prendre de la hauteur royale à la manière du 4:44 de Jay Z, Pusha T enfonce finalement une fois de plus dans la boue ses mains pleines de bijoux. Et il serre les poings. © Aurélien Chapuis/Qobuz
16,49 €
11,99 €
7

Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Dream pop et shoegaze light, l’univers de Beach House a beau être toujours très codifié, difficile de se lasser de la voix de Victoria Legrand et des mélodies concoctées par Alex Scally. Surtout que le tandem ne lève guère le pied niveau publications. Après deux albums en moins d’un an (Depression Cherry et Thank Your Lucky Stars en 2015) suivis d’une compilation de jolis fonds de tiroir qui laissait éventuellement entrevoir un dépôt de bilan (B-Sides and Rarities en 2017), Beach House montre ici que l’inspiration est loin d’être en berne. Sans chahuter les valeurs du groupe, 7 s’applique à les magnifier. A prouver qu’on peut ad vitam aeternam écrire la même chanson et susciter la même émotion. Une sensation assez flagrante sur un titre comme Dive où la magie Beach House fonctionne une fois de plus. © Max Dembo/Qobuz
11,99 €
7,99 €

Electro - Paru le 4 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Les Anglo-Saxons appellent ça le "breakthrough album", le disque qui fait passer un artiste dans une autre dimension. Pour Jon Hopkins, ce fut Immunity, en 2013, qui mit le nom de cet habile sorcier de studio britannique sur toutes les lèvres dans le grand barouf de la dance music, et même au-delà. Porté par un tube de huit minutes, Open Eye Signal, il a expédié son auteur vers les salles à grosse jauge et les festivals les plus prestigieux du moment. Du coup, cinq années plus tard, la critique et le public attendaient l’Anglais au tournant et, disons-le tout de suite, personne ne sera déçu. Installé dans la patrie du Grateful Dead, en Californie, devenu adepte des retraites méditatives dans le désert, Jon Hopkins en est revenu avec un disque en forme de trip psychédélique, montée, pic et redescente inclus. Le voyage démarre avec Singularity, une longue plage qui rappelle les meilleures prises de Moderat (le supergroupe d’Apparat et Modeselektor), avec un son d’orgue lancinant, des beats composés de glitchs et cette basse assommante, suivi d’Emerald Rush et ses sonorités qui nous ont régalés chez Bicep l’an passé. Le pic arrive sur Everything Connected, le grand œuvre de cet album, une plage de 10 minutes de techno minimaliste et psychédélique, catchy mais raffinée, subtile et intelligente. Un titre calibré pour rester dans les annales et les flight cases des DJ’s durant de long mois. C O S M, avec sa basse massive, démontre le talent du Britannique pour produire des gros sons, puis on redescend peu à peu avec Feel First Life, un titre ambient qui redonnera du lustre aux playlists des salons de massage. Jon Hopkins clôt l’aventure avec un piano solo et les notes d’espoir du minimaliste Recovery, comme s’il souhaitait engager l’auditeur sur le chemin de la méditation et de l’introspection. Vu ce qu’il en a ramené, on serait bien inspirés de le suivre. © Smaël Bouaici/Qobuz
17,49 €
13,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 16 février 2018 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le fond ne rejoindra pas la forme. Mais l'enrobage n'a-t-il pas le meilleur moyen pour faire passer l'amertume ? C’est de cette recette qu'use Meghan Remy qui se cache derrière U.S. Girls, ce faux nom de girls band banal, vieux de dix ans et à la géométrie désormais variable. Violences conjugales sous fond de société patriarcale (Velvet 4 Sale) et déceptions politiques dans l’Amérique de Trump (M.A.H), autant de sujets actuels qui donnent à la pop énergétique et édulcorée de ce sixième album toute son épaisseur. Dans la lignée, parallèle plus que droite, du minimaliste Half Free, In A Unlimited Poem recourt à Cosmic Range, collectif jazz et funk de Toronto, tout en s'appuyant sur les fidèles Louis Perceval et Maximillian Turnball. Si le sillon pop oblique à tendance psychédélique dévie plus qu’il ne se creuse, c’est qu’en devenant quasiment un véritable groupe, U.S. Girls avale tour à tour funk (Time), R&B (Pearl Gates, Incidental Boogie), disco et glam façon Madonna, Blondie voire Chromatics (la reprise de Rage Of Plastics de Simone Schmidt, Rosebud) pour une secousse colorée et luxuriante. © Charlotte Saintoin/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 17 novembre 2017 | Because Music

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Etre une artiste installée, casée, choyée voire sereine n’empêche pas certaines œuvres de surgir à des moments bien plus intenses que d’autres. En cela, Rest n’est pas un simple énième album pour Charlotte Gainsbourg. Rest pour le repos ; des morts et des vivants. Pour la sieste aussi. Et le reste également… Quatre ans après la mort de sa sœur Kate, elle abat sur la table, face à elle, de nombreuses cartes majeures de ses 46 années passées sur terre. Le poids d’un père lourdement charismatique (Lying With You) mais aussi le regard des autres (I’m A Lie) comme ce récent décès tragique (Kate) sont au cœur d’un disque d’une rare force émotionnelle. Evidemment, Charlotte Gainsbourg a la grande intelligence de manipuler toute cette nitroglycérine introspective avec soin. Et, à aucun moment, on est tenté d’appeler la police du pathos… Pour l’accompagner dans cette œuvre aux cambrures cathartiques, elle a convié Guy-Manuel de Homem-Christo des Daft Punk avec qui elle co-signé le single Rest mais surtout, pour tout le reste de ce cinquième album, Sébastien Akchoté alias SebastiAn, virtuose du clan électro Ed Banger, qui lui a taillé ici une parure instrumentale plus que parfaite. Un habit fait d’étoffes plus gainsbouriennes (le père) que jamais, qu’il recoud à sa façon, moderne mais pas trop… Un titre d’un certain Paul McCartney (Songbird In A Cage) et deux de Connan Mockasin (Dans vos airs et Les Crocodiles) viennent compléter une œuvre forte, protéiforme et très personnelle. La plus personnelle sans doute de son auteur. © MZ/Qobuz
13,41 €
8,91 €

New Age - Paru le 3 novembre 2017 | Empire of Signs

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
17,49 €
14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il aura donc dû attendre de franchir la trentaine et de publier son troisième album sous le nom de The War On Drugs pour que son talent soit enfin reconnu. Avec Lost In The Dream paru en 2014, Adam Granduciel entrait dans la cour des grands, se retrouvant dans le Top 5 de quasiment tous les référendums de fin d’année des grands médias anglo-saxons, papier ou web. Un album qui canalisait à la perfection toutes ses marottes, lubies et obsessions Des fixettes classic rock (Springsteen surtout, Dylan pas mal, mais aussi Tom Petty voire Dire Straits), mais que Granduciel emballait dans un halo sonore comme chloroformé. Trois ans plus tard, A Deeper Understanding montre déjà que le succès ne lui est pas monté à la tête. L’album ressemble au prolongement éveillé de Lost In The Dream. Moins de Lost, moins de Dream, et une affirmation plus soutenue de son chant, de sa guitare et de ses paroles. Les influences restent les mêmes mais on sait clairement que le cerveau de The War On Drugs a cette fois les pieds bien collés au plancher des vaches. © MZ/Qobuz
16,49 €
11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 7 juillet 2017 | City Slang

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Au moment de l’explosion intergalactique d’Arcade Fire au début des années 2000, un autre collectif canadien, originaire de Toronto lui, faisait aussi dresser l’oreille des fans de rock indé bigarré : Broken Social Scene, un étonnant assemblage chaotique qui liait Pavement à Tortoise, Sigur Rós aux Flaming Lips, le tout avec cet esprit de fanfare qu’on trouvait justement chez Arcade Fire... Après sept longues années de break et de projets solos divers, la bande de Kevin Drew reprend du service comme si de rien n’était. Car Hug Of Thunder s’inscrit dans le prolongement de Forgiveness Rock Record, dernier album en date de Broken Social Scene publié en 2000… Un salvateur retour au bercail auquel participent certains habitués de la famille BSS (Feist chante par exemple Hug Of Thunder). Un vrai plaisir d’entendre à nouveau un collectif toujours aussi unique. © MD/Qobuz
17,49 €
13,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 23 juin 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Paru en 2009, le premier album de The XX restera sans doute comme l’un des disques les plus influents des années 2000. L’alliage entre post-punk, dream pop, dubstep, new wave, électro et R&B était alors inédit. Mais surtout, Jamie Smith, Oliver Sim et Romy Madley Croft accouchaient de véritables chansons aux refrains solides… Le trio britannique le plus passionnant de la scène électro-pop n’avait pas donné de ses nouvelles depuis 2012 ; même si Jamie Smith avait publié en 2015, sous le nom de Jamie xx, un sublime album solo orienté dancefloor, In Colour, sur lequel il avait notamment invité… Romy et Oliver ! Les premières seconde d’I See You qui parait en janvier 2017 donnent le ton. The XX appuie davantage sur sa facette purement pop. Refrains léchés (Replica), groove soyeux (On Hold), séquences planantes (Test Me) et voix fortement mises en avant (Dangerous), ce troisième album studio offre un climat moins sombre que ses prédécesseurs. Mais le groupe ne remet pas pour autant en question la singularité de son univers et ne vend jamais son âme au diable. Comme lorsque sur le single On Hold, il s’amuse à sampler I Can't Go for That (No Can Do) d’Hall & Oates, sa musique intègre une forme de luminosité inédite. Un grand disque ouvert vers l’extérieur qui montre surtout que The XX a su évoluer et, plus simplement, grandir. © MD/Qobuz