Les albums

11,49 €

Rap - Paru le 7 juin 2019 | Columbia

Distinctions Pitchfork: Best New Music
14,99 €
ZUU

Rap - Paru le 31 mai 2019 | Loma Vista Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
29 minutes seulement. Le dernier Denzel Curry fait plus penser à une mixtape qu’à un album. Moins d’un an après le tour de force de TA1300, disque inclassable brassant accessoirement black metal et électro qui l’imposait comme l’un des protagonistes les plus intéressants du rap game et le faisait grimper dans le Billboard 200, le rappeur de Floride installé à Los Angeles revient avec le plus trap ZUU. Il freestyle la plupart du temps sur son mal du pays et convie les locaux Rick Ross (Beardz), Kiddo Marv (Wish), Ice Billion Berg, Sam Sneak (Shake 88) et PlayThatBoiZay (Pat). Ode à sa ville d’origine, ZUU, qui tire son nom de Carol City (Floride) surnommé « zoo » par Denzel, s’écarte de l’album concept aux mesures complexes pour s’approcher au plus près du spontané, sans perte de temps. Avec les fidèles producteurs FNZ et Charlie Heat, il « balance d’abord et pose les questions après. » « Si t’y vas et que t’as déjà une opinion, tu n’y arriveras jamais. C’était la mentalité et le but poursuivi pour finir l’enregistrement », explique l’outsider, qui, en 2019, tourne avec Billie Eilish et profite de Flying Lotus pour terminer sa trilogie (Black Balloons, The Blackest Balloons sur TA13OO) avec Black Balloons Reprise sur Flamagra. Du haut de ses 24 ans, Denzel Curry signe ici un opus fulgurant qui le distingue encore un peu de la scène floridienne. © Charlotte Saintoin/Qobuz
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 24 mai 2019 | Mexican Summer

Distinctions Pitchfork: Best New Music
14,99 €

Rap - Paru le 17 mai 2019 | Method

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Comme The Streets prolonge sa sieste, Slowthai fait le boulot à sa place. Filiation imparable entre Mike Skinner, originaire des Midlands comme lui, et Tyron Kaymone Frampton, bad boy de Northampton qui signe avec ce premier album un brûlot de rap grime punk hors norme. Brexit, lutte des classes, mouise quotidienne, violence domestique, démontage en règle du capitalisme et de la monarchie, rien ne manque à l’appel de son coup de gueule scandé comme d’autres vomissent un excédent de Guinness. Sa mère originaire de la Barbade l'a eu à 16 ans. Son père a mis les voiles quand il en avait 3. Logique que Slowthai se soit longtemps enfilé des boîtes de Xanax…Nothing Great About Britain n’est pourtant pas la copie d’un des premiers albums de The Streets. Construit comme une sorte de journal intime, il emboîte critique sociale, humour et cynisme de manière inédite. Derrière la console sur la plupart des titres, Kwes Darko a sculpté une BO mêlant rythmes grime, rap minimaliste et électro sans oublier quelques bribes plus rock’n’roll. Slowthai n’a pas sucé que le sang de Skepta ou de Stormzy. Et son ADN est surtout punk. Côté featurings, Skepta justement est venu l’adouber (Inglorious). Jaykae (Grow Up), les punks de Slaves (Missing) et le producteur Mura Masa (Doorman) ont aussi fait le déplacement pour un album coup de poing qui rappelle la force de la singularité britannique en matière de rap. © Marc Zisman/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Soul - Paru le 10 mai 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
A quoi je sers vraiment ? Que faire de l’héritage de ceux qui m’ont influencé ? Et que laisserai-je derrière moi ? Ces belles questions métaphysiques, Jamila Woods se les est posées au moment d’attaquer son deuxième album logiquement baptisé Legacy! Legacy!. Un disque Qobuzissime ! Trois ans après Heavn, la soul sister de Chicago aligne douze chansons portant toutes le nom d’un artiste l’ayant marquée. Musiciens, peintres, écrivains, activistes, poètes, tout y passe ! Et les heureux élus sont Betty Davis, Zora Neale Hurston, Nikki Giovanni, Sonia Sanchez, Frida Kahlo, Eartha Kitt, Miles Davis, Muddy Waters, Jean-Michel Basquiat, Sun Ra, Octavia Butler et James Baldwin. Rien de lourdingue ou de didactique ici car la jeune Afro-Américaine attachée à sa Chicago natale ne fait jamais d’hommages frontaux mais plutôt des « à la manière de » assez subtils. Elle conserve surtout son style propre. Celui d’une poétesse les jours pairs (elle est directrice artistique du YCA, un centre dédié aux jeunes poètes), musiciennes les jours impairs et prof les jours fériés ! Et en digne héritière d’Erykah Badu et Lauryn Hill, elle enrobe tous ses mots d’un groove ultraraffiné, aux cambrures nu soul modernisées. Côté featurings, Jamila Woods favorise l’économie locale et solidaire en conviant des amis venant essentiellement de l’underground de la Windy City : le trompettiste Nico Segal, les MC's Saba et Nitty Scott, theMIND, Jasminfire… À l’arrivée, la protégée de Chance The Rapper aura mêlé en 49 minutes, avec intelligence et classe, l’engagement et l’entertainment, le combat et le groove. Parfait. © Marc Zisman/Qobuz
17,49 €
13,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 3 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
UFO, on connaît. C’est la version anglaise d’ovni. Mais UFOF, c’est plus flou. Pour Big Thief, ce F supplémentaire est synonyme de Friends. Des ovnis et des amis donc ? La chanteuse Adrianne Lenker dégaine un embryon d’explication. « Se faire des amis avec l’inconnu, toutes mes chansons parlent de ça. » Avec le guitariste Buck Meek, le bassiste Max Oleartchik et le batteur James Krivchenia, elle signe un troisième album pas si non identifié que ça… La musique du quartet de Brooklyn est une sorte de folk abordé comme du rock indé. Sans sonner bien évidemment comme du Sonic Youth, cette cuvée 2019 de Big Thief en possède parfois l’ADN (comme sur Jenni). La vitrine est attirante, limite chatoyante. Mais à y regarder de plus près, UFOF est étrange et presque anormal. Et comme chez feu Elliott Smith (idole de Lenker auquel on pense sur Betsy), la beauté des mélodies et des guitares joliment artisanales cachent un mal de vivre évident ; ou des situations insolites voire décalées. L’effet ovni sans doute… Moins poli et lustré que Masterpiece (2016) et Capacity (2017), UFOF montre en tout cas un groupe capable de se remettre en question et faire évoluer son art. © Marc Zisman/Qobuz