Les albums

447 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Alternatif et Indé - Paru le 15 mars 2019 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Alternatif et Indé - Paru le 8 mars 2019 | RVNG Intl.

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Soul - Paru le 1 mars 2019 | Saint Records - Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Qu’est-ce qu’elle fait quand elle rentre chez elle ? Qu’elle ouvre la porte de son appart ? Elle s’enfile direct deux tubes de Pringles ? Elle plonge dans un bain moussant ? Elle ouvre ses factures EDF amassées depuis des semaines ? Solange ne répond pas précisément à cette interrogation métaphysique en baptisant son quatrième album When I Get Home. D'autant plus qu’ici, Home fait davantage référence à son Texas natal – Houston plus précisément – qu’à son nid douillet. Une cité pour laquelle When I Get Home a des allures de lettre d’amour. Comme sur chacun de ses précédents disques, la sœur de Beyonce donne son humeur générale. Et l’ambiance est souvent mélancolique. Parfois proche de l’onirisme, ce qui la rapproche davantage d’une Erykah Badu – texane elle aussi – que de son illustre grande sœur... En glissant les voix de deux rappeurs emblématiques du coin, Scarface et Devin the Dude, Solange érige un peu plus sa fierté texane. D’autres invités 5 étoiles, ce bel album envoûtant en regorge : Pharrell Williams (deux productions épurées au scalpel avec Almeda et Sound of Rain), Raphael Saadiq, Earl Sweatshirt, Panda Bear, Tyler The Creator, Dev Hynes alias Blood Orange, Sampha, Metro Boomin, Playboi Carti, Cassie, Steve Lacy de The Internet ou encore le Frenchie Christophe Chassol ! Des présences, souvent discrètes, qui ne l’empêchent jamais de garder le contrôle artistique total de ses chansons. Des pièces majoritairement en apesanteur. Comme lorsqu’elle recouvre des sonorités funk/jazz-fusion 70's d’un léger voile électro (la sensation est enivrante sur Way to the Show) ou qu’elle déroule un R&B rappé au ralenti (exquis My Skin My Lego avec Gucci Mane). Solange Knowles joue parfois la carte de l’esquisse. Du jet avant-gardiste plus que de l’œuvre finalisée. L’idée est sans doute de goûter When I Get Home d’une seule traite. Comme une unique composition de 39 minutes. Le résultat reste un puissant trip atmosphérique et sensuel qui risque de figurer parmi les meilleurs albums de soul et de R&B de 2019. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 22 février 2019 | Concord Records

Distinctions Best New Reissue
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New Age - Paru le 15 février 2019 | Light In The Attic

Distinctions Best New Reissue
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Ambient - Paru le 15 février 2019 | Light In The Attic

Distinctions Best New Reissue
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Électronique ou concrète - Paru le 8 février 2019 | YELLOWELECTRIC

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Alternatif et Indé - Paru le 8 février 2019 | City Slang

Distinctions Pitchfork: Best New Music
À l'issue d'une répétition, une comédienne de théâtre assiste à la mort d'une fan hystérique, renversée par une voiture alors qu'elle regardait son idole s'en aller. Elle est bouleversée par cet incident qui la plonge dans un terrible désarroi. Cette scène interprétée par Gena Rowlands ouvre Opening Night de John Cassavetes. Un film de 1977 qui a lui aussi bouleversé Jessica Pratt au point de l’influencer sur Quiet Signs, dont le premier morceau s’intitule justement Opening Night… Ce troisième album de la chanteuse américaine aurait pu paraître en 1977, d’ailleurs. En 1968 ou 1973 aussi. Finalement, ce sera 2019. Être intemporelle n’étant pas à la portée de tous, Pratt profite de n’appartenir à aucun espace-temps pour mieux brouiller les pistes. Même sa voix, l’une des plus bouleversantes et étranges du moment, est un électron libre. Celle d’une fillette se confessant au père Noël ? D’une fée irréelle ? D’une vieille femme errant dans une ville fantôme ? Les trois à la fois sans doute… Tout autour, la Californienne trentenaire tire des tentures de folk chambriste et dépouillé, qu’une simple flûte, une guitare acoustique, un orgue vintage, quelques cordes ou un piano viennent colorer. On pense à l'oubliée Linda Perhacs, à Vashti Bunyan, Sibylle Baier et Karen Dalton aussi. Beaucoup plus près de nous à Joanna Newsom. Bref, à toutes ces folkeuses, de la fin des 60's et du début des 70's pour la plupart, dotées d’organes irréels. La magie de Quiet Signs, quant à elle, est bien réelle. © Marc Zisman/Qobuz
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Free jazz & Avant-garde - Paru le 25 janvier 2019 | Resonance Records

Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
Expert en archive de qualité, Resonance Records déterre ici une pépite essentielle d’Eric Dolphy. Après avoir quitté Prestige/New Jazz Records, le saxophoniste travaille durant l’été 1963 avec le producteur Alan Douglas (célèbre pour ses enregistrements avec Jimi Hendrix mais aussi derrière la console de l’album Money Jungle avec Duke Ellington, Charles Mingus et Max Roach). Deux albums sortiront de cette rencontre : Iron Man et Conversations. Des sessions concoctées avec la crème de l’avant-garde jazz de l’époque : William “Prince” Lasha à la flûte, Huey “Sonny” Simmons au saxophone alto, Clifford Jordan au saxophone soprano, Woody Shaw à la trompette, Garvin Bushell au basson, Bobby Hutcherson au vibraphone, Richard Davis et Eddie Kahn à la contrebasse et J.C. Moses et Charles Moffett à la batterie. Janvier 2019 : revoici l’intégralité de ces séances des 1er et 3 juin 1963, alternate takes comprises. Les bandes avaient été stockées dans une valise par Dolphy lui-même avec d’autres effets personnels juste avant qu’il ne s’envole pour son ultime tournée européenne au cours de laquelle il mourra, à Berlin, le 29 juin 1964 à 36 ans. Le Californien avait confié la valise en question à des amis. Des années plus tard, elle est récupérée par le flûtiste James Newton qui évoque son contenu avec Zev Feldman de chez Resonance Records et les pontes du Eric Dolphy Trust de Los Angeles. Avec ses deux heures et demie de musique, Musical Prophet est un document majeur de l’évolution artistique d’Eric Dolphy. Un enregistrement à rapprocher de Out to Lunch!, son chef-d’œuvre pour Blue Note gravé sept mois plus tard. Mais pas son brouillon pour autant. Ici, le groupe veut embarquer la tradition sur des sentiers inédits et cabossés. Sans couper le cordon avec les anciens (Jitterbug Waltz de Fats Waller ouvre les hostilités), il fait souffler le chaud et le froid et ose toutes les options. Selon l’arme utilisée (saxo alto, flûte ou clarinette basse), Dolphy offre un visage différent. Mélancolique et introspectif comme énervé pour ne pas dire affolé, il est constamment marqué à la culotte par des complices tout aussi véloces que lui. Et la liberté revendiquée n’éradique jamais la trame mélodique. Cinquante-six ans plus tard, ce jazz en devenir n’a pas perdu de sa spontanéité et ringardiserait facilement certaines productions de 2019… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 janvier 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Sharon Van Etten aura attendu cinq ans avant de donner une suite à Are We There, son album de 2014 sur lequel elle jonglait brillamment avec l’héritage de Cat Power, Nick Cave, John Cale, Joan As Police Woman, St. Vincent, Feist et Fiona Apple. Un disque où l’Américaine était surtout elle-même. Ce qu’elle confirme avec Remind Me Tomorrow conçu alors que son emploi du temps débordait de partout entre un rôle dans la série The OA, l’écriture de la BO du film Strange Weather de Katherine Dieckmann, la musique du show de la comédienne Tig Notaro, la préparation d’un diplôme de psycho, une apparition dans la série Twin Peaks et la naissance de son premier enfant ! L’énergie est justement au cœur de cette cuvée 2019 dont les arrangements sont signés John Congleton. Le producteur est sans doute à l’origine de séquences bien plus rythmées qu’à l’accoutumée, à l’image du single Comeback Kid. Moins de méditations minimalistes et plus d’affirmations revendiquées, Sharon Van Etten n’a pas perdu pour autant sa singularité en chemin. Et ce qu’elle injecte ici dans son vin n’a jamais le goût d’eau. Congleton a su trouver la texture sonore parfaite pour rendre l’univers folk gothique de la chanteuse encore plus puissant et charmeur. De quoi faire grandir davantage une des artistes les plus douées de sa génération. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 30 novembre 2018 | Polydor Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Pour leur troisième album, les Mancuniens de The 1975 n’auraient-ils pas accouché d’une certaine perfection pop et rock contemporaine ? Avec A Brief Inquiry Into Online Relationships, Matty Healy, George Daniel, Adam Hann et Ross MacDonald réussissent à convaincre qu’ils sont tout sauf un boys band étiqueté « rock ». Leurs fans le savaient déjà. Les autres un peu moins… Et même si l’éclectisme qu’ils proposent ici peut faire peur, il est surtout le reflet de l’époque. Car lorsque le charismatique Healy ne fait pas la une des tabloïds britanniques pour son addiction à l’héroïne et ses cures de désintox’, il réussit à concocter de tubesques hymnes qui encapsulent l’ère du temps. De l’électro pop avec Autotune, du rock de stade à guitares, de la synth pop 80’s façon Thompson Twins/China Crisis, des mélodies attachantes comme chez Phoenix, des sonorités dubstep et des ballades folk futuristes façon Bon Iver, The 1975 picore à tout-va, digère en moins de deux et accouche dans la foulée d’une B.O. efficace qui ressemble à une belle tranche de vie, avec ses hauts et ses bas. Comme le polaroid de quatre musiciens fraîchement trentenaire, entrant corps et âmes dans une certaine maturité artistique. © Max Dembo/Qobuz
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Rock - Paru le 30 novembre 2018 | dBpm Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
La mort, le temps qui passe, la dépression, l’usure… On n’attire pas le chaland en placardant des thématiques aussi sexy sur le devant d’une vitrine. Même lorsque le bouclard s’appelle Warm (chaud en français). Pourtant, Jeff Tweedy est l’un des songwriters les plus avenants de sa génération. Celui chez qui on aime se réfugier en cas de gros coup de blues hivernal. Depuis la fin des années 80, le leader du groupe Wilco n’a cessé de faire des merveilles avec ces mots de l’intime qui parlent des maux de l’intime. Evidemment avec un brin d’humour ou de causticité… Régulièrement, Tweedy a pigé ça et là avec d’autres. Depuis 2010, il travaille régulièrement avec l’une des grandes reines de la soul, Mavis Staples, qu’il produit ou avec laquelle il coécrit (les albums You Are Not Alone en 2010 et One True Vine en 2013). En 2014, il publiait un disque en duo avec son fils batteur Spencer (Sukierae). En 2017, avec Together at Last, il sortait un disque enfin orné de son propre nom. Un vrai-faux départ en solo puisque exclusivement composé de vieilles chansons de Wilco et de ses projets Golden Smog et Loose Fur, qu'il revisitait en version acoustique. Avec Warm, le répertoire est 100 % neuf et Jeff Tweedy est 100 % maître à bord. Le terrain est connu. Toujours aussi sobre et beau dans son univers d’americana intemporelle. Impeccable dans cet équilibre doux-amer qu’il affectionne tant. Et toujours impressionnant lorsqu’il s’agit de magnifier une mélodie pure (I Know What It's Like) ou de faire du bruit (The Red Brick). Tweedy prouve surtout qu’il est l’un des meilleurs poètes rock de sa génération. Comme lorsqu’il referme la chanson Some Birds par la phrase : “I break bricks with my heart, Only a fool would call it art.” © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 30 novembre 2018 | Tan Cressida - Columbia

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Qu'il semble lointain le jour où l'on fit la connaissance d'Earl Sweatshirt. C'était en 2010 avec le clip outrancier de son morceau Earl issu de sa première mixtape qui participa à la percée spectaculaire du collectif Odd Future, formé par une poignée de gamins ultra-créatifs qui ont dynamité pour de bon le rap de leur époque. Thebe Kgositsile n'avait que 16 ans et dut patienter pour récolter les fruits de cette prodigieuse entrée en matière. De retour en 2012 d'un exil forcé aux îles Samoa, Earl prit conscience de l'impact considérable qu'eurent les premiers enregistrements d'Odd Future et du statut quasi mythique qui était déjà le sien. Moins productif et rassembleur que son collège d'alors Tyler, the Creator, Sweatshirt n'a jamais manifesté une réelle soif de succès et s'est forgé une réputation d'artiste radical et taiseux. Avec son premier album Doris – pour lequel il fit appel à ses collaborateurs proches Vince Staples, Mac Miller ou Casey Veggies mais aussi aux Neptunes, à RZA et à BadBadNotGood –, il s'installa néanmoins bel et bien au sommet de la chaîne alimentaire du rap. Plus de trois ans après I Don't Like Shit, I Don't Go Outside, sobre et impressionnant deuxième album, voici Some Rap Songs qu'on attendait fébrilement sans trop oser y croire.  Marqué pour un double deuil – celui de son père, le poète sud-africain Keorapetse Kgositsile (dont on entend la voix sur Playing Possum) et son oncle, la légende du jazz africain Hugh Masekela (qu'il sample sur Riot!) par son rapport toujours problématique à la surexposition médiatique et par sa tendance à la dépression chronique, le rap d'Earl Sweatshirt n'a jamais été aussi froid et taciturne que sur cette collection de 15 courts titres sans vrais refrains ni facilités mélodiques. Si les productions accidentées et incrustées de samples tordus, les beats habilement désaxés qu'on trouve sur Some Rap Songs doivent beaucoup à la sainte Trinité Madlib-MF Doom-J Dilla, Earl Sweatshirt se présente l'air de rien en parrain d'une nouvelle avant-garde qui rebat les cartes de la beat music et se réapproprie les codes de la musique et de la culture noires (outre Kgositsile père et Masekela, on entend le poète et activiste James Baldwin, un sample de Curtis Mayfield et des dialogues du film Blaxploitation Black Dynamite). Ses collaborations avec le collectif new-yorkais Standing On The Corner (dont il faut écouter le jazz-rap ésotérique), sur Ontheway!, le beatmaker de Detroit Black Noi$e et le rappeur Navy Blue (The Mint) ou le passionnant Adé Hakim qui coproduit l'intense Nowhere2go, laissent penser qu'Earl Sweatshirt s'est trouvé une nouvelle famille. Avec la fausse désinvolture qu'on lui connaît (le titre même de l'album est loin de refléter la richesse et la cohésion de la chose), Earl Sweatshirt ajoute un nouvel épisode à une carrière jusqu'ici irréprochable et donne surtout l'impression de faire exactement la musique qu'il veut faire. © Seuss' The Grinch
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Disco - Paru le 23 novembre 2018 | Rhino Atlantic

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
En pleine folie disco, le groupe Chic piloté par Nile Rodgers et Bernard Edwards aborde le genre une coupe de champ’ à la main. Préférant l’ombre à la lumière, le guitariste et le bassiste ont surtout signé une flopée de tubes funky toujours aussi influents au XXIe siècle. Ce coffret de 40 titres zoome sur l’âge d’or de Chic, entre 1977 et 1979. Car les vrais débuts du groupe datent effectivement de 1977, lorsque leurs démos atterrissent sur les bureaux d’Atlantic Records. Pour porter à bout de voix leurs chansons, Nile Rodgers et Bernard Edwards invitent des chanteurs soulful à souhait parmi lesquelles Alfa Anderson, Luci Martin, David Lasley, Robin Clark, Diva Gray, Norma Jean Wright et même un certain Luther Vandross, alors inconnu… Si leur ADN est avant tout rock et jazz, ils se faufileront rapidement vers la dance music, qui fait alors fureur à New York comme ailleurs. Le premier titre du premier album de Chic résume tout : Dance Dance Dance (Yowsah, Yowsah, Yowsah). Et toujours dans l’idée de rester dans l’ombre, Edwards et Rodgers ne placarderont pas leur tronche sur la pochette de ce premier disque qui paraît en novembre 1977, mais celle des mannequins Valentine Monnier et Alva Chinn. Du Studio 54 de Manhattan aux clubs les plus obscurs d’Asie, le funk disco de Chic rafle la mise. Les singles Everybody Dance et évidemment Le Freak, tube phare de leur deuxième album C’est Chic d’août 1978, symbolisent eux aussi cette simplicité stylistique qui conserve une classe dont les concurrents d’alors étaient dépourvus. La recette Chic atteindra un nouveau sommet avec Good Times, single phare qui ouvre leur troisième album Risqué dans les bacs en juillet 1979. Publié en novembre 2018, The Chic Organization 1977-1979 contient les trois premiers albums de Chic (Chic, C’est Chic et Risqué) remasterisés à Abbey Road par Miles Showell à partir des bandes d’origine d'Atlantic. Producteur exécutif du projet, Nile Rodgers a personnellement supervisé le remastering avec l’accord des héritiers de Bernard Edwards, disparu prématurément en 1996 à 43 ans. Le coffret comprend également les versions maxi des tubes comme Good Times et une nouvelle version remasterisée de We Are Family de Sister Sledge, écrit et composé en 1979 par Rodgers et Edwards. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 2 novembre 2018 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Réunir flamenco, R&B et électro ? Pas grand monde n’aurait parié sur ce mélange qui semble un poil cheesy sur le papier. Mais voilà, Rosalía Vila Tobella est passée par là. La Catalane avait reçu les louanges de la critique pour son “nouveau flamenco” développé sur l’album Los Ángeles en 2016. Et cette année, elle a grimpé les marches quatre par quatre. Depuis la sortie du premier single d’El Mal Querer en mai 2018, le contagieux Malamente, porté par le clip du collectif espagnol Canada et qui lui a valu 5 nominations aux Latin Grammy Awards, Rosalía enchaîne les coups d’éclat : featuring avec J Balvin sur l’album du Colombien, Vibras, vidéo en studio avec Pharrell Williams, coup de fil de Pedro Almodovar pour la booker dans son prochain film… Et voici donc cet album tant attendu, produit par El Guincho, un Espagnol signé sur le label anglais Young Turks, qui a pour lubie de sampler des beats tropicaux et qui se régale ici à couper-coller des claquements de main et de doigts, et parfois la voix de Rosalía comme sur De Aqui No Sales, qui rappelle le travail de Björk. Si le mix R&B et flamenco prend plutôt bien sur Bagdad, la tendance électro est un poil plus appuyée sur Que No Salga La Luna. Privilégiant la mélodie à l’expérimentation, l’Espagnole reste globalement dans le cadre sur ce disque, dévoilant tout de même dans les coins d’intrigants chemins de traverse, vers lesquels on verrait bien un guide plus aventurier mener cette voix phénoménale. © Smaël Bouaici/Qobuz