Les albums

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Jazz - Paru le 30 novembre 2018 | Cam Jazz

Distinctions Choc de Classica
« Les interprétations de Gershwin sont innombrables ; elles sont aussi assez souvent décevantes à cause de leur pompiérisme orchestral ou de leur mauvais goût. Le trio formé par le brillant pianiste Enrico Pieranunzi, son frère Gabriele, violoniste tout aussi brillant, et l’agile clarinettiste Gabriele Mirabassi évite avec grâce ces écueils en choisissant l’interprétation chambriste. Un Américain à Paris et la Rhapsody in Blue y acquièrent une fraîcheur et une juvénilité primesautière dont on ne les croyait plus susceptibles. Quatre préludes et une variation complètent le programme, dont chaque moment soigneusement arrangé témoigne d’une musicalité chantante et d’une délicatesse de traitement qui font de cet album l’un des meilleurs, sinon le meilleur, que l’on ait jamais consacré à la musique du magicien de Broadway.» (Classica, décembre 2018 / Jean-Pierre Jackson)
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Piano solo - Paru le 23 novembre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Toujours un brin provocante, la star mondiale du piano chinois Yuja Wang donnait en juin 2018 un récital à la Philharmonie de Berlin, avec un programme aux trois-quarts russe et pour un quart hongrois, mais quoi qu’il en soit, ancré dans le XXe siècle. Rachmaninov, dont les Préludes de l’Op. 23 ouvraient le siècle en 1901, encore dans les poétiques nuages à la Chopin. Scriabine et sa Dixième Sonate de 1913, dont les nuages s’éloignent du poétique pour s’aventurer dans le mystère, l’impalpable, l’inquiétant ; ce qui permet à Yuja Wang de nous démontrer combien elle sait aussi caresser le piano de la manière la plus douce qui soit. Prokofiev ensuite, dont la Huitième Sonate de 1944 est sans doute la moins violente des trois « sonates de guerre », mais suffisamment pour exiger des doigts d’acier, et Wang en a à revendre. L’album s’achève cent ans après les Préludes de Rachmaninov, avec quelques Études de Ligeti dont la dernière fut terminée en 2001. Le compositeur hongrois y allie toutes les caractéristiques développées par les trois compositeurs précédents : un certain romantisme tardif, le mystère, la férocité léonine. Voilà un programme d’une grande originalité que Yuja Wang a défendu avec ardeur. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 23 novembre 2018 | Erato

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month - Choc de Classica
Les trois cantates italiennes ici présentées datent toutes de l’époque italienne de Haendel, 1707 à 1710, lorsqu’il était à la fois en plein apprentissage de toutes les nouveautés de l’art musical italien, et employé de plusieurs puissants mécènes qui avaient décelé tout le potentiel du jeune Saxon. Ce genre de cantates se donnait dans le cadre privé des résidences aristocratiques romaines, puisque les États pontificaux interdisaient aux femmes de chanter sur scène, et que de grandes cantatrices auraient été ainsi privées du droit de s’exprimer. On découvre ici des quasi-opéras, dans l’ampleur et la richesse musicale, même s’il n’était pas a priori question de mise en scène, de chœurs ou de grand orchestre ; mais l’esprit lyrique y apparaît mesure après mesure. Et sans nul doute Haendel tenait-il ses cantates de jeunesse en quelque estime puisqu’il y puisa amplement plus tard, selon le principe baroque du recyclage d’œuvres plus anciennes et oubliées de tous – sauf du compositeur qui se les gardait soigneusement sous le coude ! Le Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm accompagne la soprano Sabine Devieilhe et la mezzo-soprano Léa Desandre, toutes deux particulièrement à l’aise autant dans les vocalises que dans les lignes intensément lyriques de Haendel. © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 23 novembre 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or / Arte - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Cet album marque un double anniversaire, celui des trente années de l’étroite collaboration entre Cecilia Bartoli et le célèbre label anglais Decca, et les 20 ans d’un premier opus vivaldien qui avait fait fureur lors de sa parution. Délaissant cette fois Giovanni Antonini et son ensemble Il Giardino Armonico, Cecilia Bartoli a choisi des musiciens français rompus à la musique de Vivaldi, comme pour montrer, si besoin était, l’universalité de la musique du Prêtre roux. Jean-Christophe Spinosi et son Ensemble Matheus se sont en effet distingués dès leurs débuts dans la musique instrumentale de Vivaldi. Leur collaboration a commencé avec cinq concerts, bien sûr dédiés au compositeur vénitien, à Munich, Prague, Baden-Baden et Versailles. Pour leur premier enregistrement en commun, ils ont choisi une dizaine d’airs extraits d’opéras dont neuf ne figuraient pas sur l’album de 1999. La profusion des opéras de Vivaldi offre un puits sans fond aux récitalistes qui peuvent aisément composer, comme ici, un programme extrêmement vivant et qui réunit les plus belles perles d’un compositeur d’une extraordinaire prolixité, dont la verve mélodique est un constant sujet d’émerveillement. Une parution qui est aussi un bel objet (consultable sur votre Qobuz), avec un cahier de photos contenant de beaux portraits de Cecilia Bartoli réalisés par la photographe romaine Vivianne Purdom, qui a voué sa vie à photographier avec talent les grands musiciens de la planète classique. Joyeux anniversaire ! © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 2 novembre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
Cet album présente les deux ultimes grandes œuvres chorales-orchestrales d’Elgar : The Music Makers de 1912 et The Spirit of England de 1917. Quel parcours depuis son premier grand ouvrage choral qu’était The Dream of Gerontius de 1899, qui est pourtant un immense chef-d’œuvre ! Mais entre-temps, il avait écrit ses deux symphonies, la plupart de ses marches Pomp and Circumstance, son Concerto pour violon, un richissime terreau d’expérimentation orchestrale qui lui donnerait encore bien des outils pour ces deux ouvrages. Des outils et du matériau, car Elgar n’hésite pas à se citer lui-même, certes de manière très détournée et subtile. The Music Makers fait la part belle au chœur, véritable soliste, au même plan que la mezzo-soprano – ici la somptueuse Sarah Connolly. Plus tardif encore, The Spirit of England boucle la boucle avec Gerontius puisque là encore, le compositeur se cite lui-même à certains moments. L’ouvrage est clairement conçu comme un monument aux morts de la Guerre, les morts déjà tombés et hélas ceux qui allaient tomber encore. Bien sûr, l’aspect patriotique et un peu solennel de l’ouvrage n’échappera à personne, mais c’est malgré tout une œuvre de la grande maturité du compositeur, qui sait doser ses effets et colorer son orchestration de mille facettes. Ici encore, le chœur est l’égal du ténor solo – Andrew Staples, pour cet enregistrement. Ces deux œuvres, rarement données en dehors de la sphère britannique, mériteraient cent fois d’être aussi jouées de ce côté de la Manche. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 2 novembre 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Les Concertos Op. 6 de Corelli furent sa dernière œuvre publiée (1714, en l’occurrence), ce qui ne signifie pas nécessairement que les douze concertos constituant le recueil soient tous de la dernière maturité du compositeur – en ce temps, on rassemblait parfois des œuvres de très diverses époques. Voici présentés six des douze concertos du recueil, précédés de la Sinfonia pour Santa Beatrice d'Este ; le choix s’est porté surtout sur les concertos « d’église », lent-rapide-lent-rapide, qui diffèrent des concertos « de chambre » dont le format reprend plutôt celui des suites de danse. Pour mémoire, l’Op. 6 comporte huit des premiers (dont le célèbre Concerto pour la nuit de Noël, qui n’est pas donné ici) et quatre des seconds. Le présent enregistrement signé du Freiburger Barockorchester, mené par Gottfried von der Goltz, diffère radicalement de bien des enregistrements précédents sur un point fondamental : oui, la partition éditée ne fait mention que de cordes, mais on sait qu’à l’époque de Corelli, il était d’usage d’étoffer les orchestres de divers vents et continuos. Les listes d’effectifs, les feuilles de paye même, qui nous sont parvenus de ce début du XVIIIe siècle attestent qu’on rajoutait des hautbois, des bassons, des cuivres même, et c’est précisément ce qui est ici reproduit. La sonorité d’ensemble y gagne bien sûr en richesse ; par contre, il est évident que le concertino, autrement dit les trois solistes, restent uniquement deux violons et violoncelle. C’est l’orchestre seul qui se symphonise ! De bien troublantes sonorités pour qui était habitué à des enregistrements plus traditionnels, y compris dans la sphère baroque. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 2 novembre 2018 | ECM New Series

Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Ainsi que l’indique le titre, « En concert », ces deux grands ouvrages ont été enregistrés en concert public. Mais pas le même concert, puisque la première Année de pèlerinage – Suisse de Liszt proviennent d’un concert de 2002 dans la grande salle du Musikverein de Vienne, la 32e Sonate de Beethoven dans la magnifique salle d’un somptueux collège des arts sis dans le tout petit village de Middlebury au fin fond du Vermont. D’où bien sûr une considérable différence dans la prise de son entre les deux salles et les deux pianos, mais qu’importe le flacon… Le pianiste autrichien Till Fellner (né en 1972), disciple entre autres d’Alfred Brendel, remporta en 1993 le Prix Clara Haskil de Vevey en Suisse ; cet enregistrement de la dernière sonate de Beethoven, d’ailleurs, représente le couronnement d’une tournée mondiale au cours de laquelle il avait donné toutes les sonates du compositeur dans une série de sept récitals, étalés sur trois ans : on est loin des intégrales-marathon dans lesquelles se hasardent les uns et les autres, et chez Fellner, c’est plutôt une sorte de plongeon de quelques années dans un monde qu’il explore jusqu’au bout des doigts. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 2 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Considérant qu’il a écrit quelque 115 opéras (dont au moins 70 nous sont parvenus), quelque 800 cantates en tout genre, des symphonies et des sérénades à la pelle, des dizaines d’œuvres liturgiques diverses et variées, Alessandro Scarlatti reste très peu joué de nos jours : c’est presque un célèbre inconnu, si l’on veut. L’album se penche sur quelques-unes de ces innombrables cantates, presque toutes conservées à l’état de manuscrit, et dont une partie non négligeable appartient au genre arcadien, c’est-à-dire que les sujets touchent cette aimable mythologie bucolique développée à la Renaissance, celle des nymphes et des bergers d’Arcadie – une région du centre du Péloponnèse, en Grèce. Amours, trahisons, retrouvailles sont ici décrits à travers des cantates solo pour les unes – soprano ou baryton – mais aussi quelques cantates en dialogue pour les deux voix. Les accompagnements font appel au seul continuo pour certaines, à deux violons et continuo pour les autres… Tout porte à croire qu’à l’époque de leur composition, ces pièces contemporaines étaient destinées à la récréation de la noblesse qui les jouait dans ses palais, surtout pendant les nombreuses périodes de l’année où l’Eglise interdisait toute sorte de représentation en public. Et sans doute étaient-elles jouées une ou deux fois puis oubliées… Les voici sorties de l’oubli, par la soprano Deborah Cachet et le baryton Nicolas Achten qui, en plus de chanter, mène son ensemble Scherzi Musicali et joue du théorbe, de la harpe triple et de l’orgue. © SM/Qobuz « Fallait-il la personnalité hors normes de Nicolas Achten pour rendre vie de manière convaincante aux cantates d’Alessandro Scarlatti ? Cet album expose avec brio l’intérêt d’avoir les mains dans le cambouis du continuo pour donner tout son sens à cette musique. [...] Son baryton a des lumières de ténor, et des graves peu étoffés. On s’y habitue vite, l’oreille étant saisie par l’animation des mots et la mobilité des notes. » (Diapason, janvier 2019 / Loïc Chahine)    
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Piano solo - Paru le 26 octobre 2018 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Si les Tableaux d’une exposition de Moussorgski n’ont guère besoin d’être présentés au public – c’est bien sûr ici la version originale pour piano seul que nous propose Jean-Philippe Collard – il en va autrement des Six Moments musicaux de Rachmaninov, finalement moins courus. Rachmaninov n’a que vingt-trois ans lorsqu’il les compose en 1896, peu après le cuisant échec de sa Première Symphonie qui l’avait plongé dans quatre ans d’une profonde dépression ; sans doute peut-on les considérer comme son dernier ouvrage de jeunesse ou de formation, puisque l’œuvre principale qui allait suivre n’est autre que le célébrissime Deuxième Concerto pour piano de 1900, avec le triomphe que l’on sait. Pendant ces quatre ans de quasi-silence, le compositeur aura mûri sa nouvelle écriture, sans doute, mais le langage des Moments musicaux reflète pourtant le style de Rachmaninov de la première à la dernière note. Quant aux Tableaux, ils bénéficient grandement du somptueux Steinway et de l’acoustique de la Grande Salle de l’Arsenal de Metz, très sonore, qui évoque aisément les éclats d’un orchestre symphonique. Et on précise enfin que c’est là un enregistrement tout récent, bien sûr. © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 26 octobre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Des duos d’amour, rien que des duos d’amour signés Puccini, voilà ce que nous offrent la soprano polonaise Aleksandra Kurzak et le ténor Roberto Alagna, tous deux des habitués des plus grandes scènes planétaires, habitués aussi à ce répertoire pour lequel leurs voix sont taillées comme sur mesure. Chose singulière, là où les héroïnes – Mimì, Minnie, Tosca, Giorgetta, Butterfly, Manon – représentent la femme absolue, celle qui fascine le compositeur, l’attire, l’inspire, le rend amoureux. Et sans doute ses personnages masculins sont-ils le reflet de sa propre personnalité. Rodolfo, Mario, Calaf aussi, tellement épris de Turandot qu’il en risque sa vie : l’homme, l’amant, le séducteur, le vil, le fourbe, le goujat, le poète, l’artiste, le chevalier, le soupçonneux, le traître... Et sans nul doute Roberto Alagna lui-même se retrouve-t-il dans ces personnages, à la fois si semblables d’un opéra à l’autre, mais pour lesquels Puccini sut, à chaque fois, distiller un idiome vocal si unique. © SM/Qobuz « [...] Vocalement bien appariés, les deux chanteurs savent aussi bien murmurer les tendres épanchements que se lancer dans les grandes envolées lyriques culminant sur des aigus éclatants. Dans une forme superlative, Aleksandra Kurzak fait entendre une voix large, d’une splendide homogénéité et dont les ressources quasi infinies lui permettent de triompher sans difficulté apparente des passages les plus meurtriers dont Puccini est prodigue. Si les Rodolfo, Cavaradossi ou Ruggero (La Rondine) de Roberto Alagna sont célèbres à juste titre, le ténor ose aborder ici Luigi (Il tabarro) et Dick Johnson (La fanciulla del West), qu’il ne chantera sans doute jamais sur scène. À la tête du Sinfonia Varsovia, Riccardo Frizza cisèle avec un merveilleux souci du détail l’orchestration luxuriante et sensuelle de Puccini [...] » (Classica, novembre 2018 / Louis Bilodeau)
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Musique vocale sacrée - Paru le 26 octobre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour son premier album en tant que soliste, le contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński a choisi d’explorer des répertoires parmi les plus rares, à telle enseigne que plusieurs des pièces ici présentées le sont en première discographique mondiale. C’est ainsi qu’on pourra faire connaissance de compositeurs quasiment inconnus de nos jours : Gaetano Schiassi (1698-1754), Domènec Terradellas (1711-1751), Nicola Fago (1677-1745), épaulés par quelques autres toujours célèbres aujourd’hui comme Hasse, Zelenka ou Durante. Comme on le voit, Orliński (aidé par le musicologue Yannis François) ratisse large, de la fin du XVIIe siècle au dernier tiers du XVIIIe, mais exclusivement dans le domaine spirituel, que ce soient des messes, des Dixit Dominus ou des oratorios sacrés. Cela dit, l’écriture vocale et instrumentale emprunte au monde lyrique baroque, avec ses vocalises, ses fioritures, ses éclats ; et l’ensemble il pomo d’oro se prête au jeu avec grande conviction. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 26 octobre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
Au cours d’une ample carrière qui lui a valu le surnom de « prince des violinistes baroques », Giuliano Carmignola a développé une remarquable conception des œuvres pour violon solo de Bach. Carmignola, disciple de Szeryng et Milstein, joue ce répertoire en le comprenant de l’intérieur, créant un sentiment d’improvisation et de spontanéité tout en restant fidèle à la lettre de Bach, bien sûr. Il emploie un vibrato discret mais bel et bien présent (loin de certains baroqueux qui s’en affranchissent beaucoup plus) et favorise une approche libre du rythme à la faveur d’une expressivité mettant en valeur toutes les couleurs et les subtilités des phrases de Bach. Son jeu est à la fois influencé par les pratiques historiques d’exécution telles qu’énoncées par la musicologie moderne, mais aussi profondément original, lyrique et émouvant. Pour mémoire, les trois Sonates et trois Partitas datent des années 1720, l’époque des grands chefs-d’œuvre instrumentaux que sont les Brandebourgeois, le Premier Livre du Clavier bien tempéré ou les Suites pour violoncelle. La forme des sonates est celle des sonates d’église – quatre mouvements, lent-rapide-lent-rapide –, celle des partitas emprunte à la suite de danses à l’ancienne en cinq, six, voire huit mouvements. © SM/Qobuz
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Jazz - Paru le 19 octobre 2018 | Cristal Publishing

Hi-Res Livret Distinctions Choc Jazz Magazine - Choc de Classica
Quatre ans après My Chet My Song, hommage intense à Chet Baker dont il fut l’un des derniers contrebassistes, Riccardo del Fra signe un superbe album ouvert sur le monde. Conçu en compagnie du guitariste Kurt Rosenwinkel, des saxophonistes Jan Prax et Rémi Fox, du trompettiste Tomasz Dabrowski, du pianiste Carl-Henri Morisset et du batteur Jason Brown, Moving People évoque aussi bien la crise actuelle des migrants aux quatre coins du monde que tout ce que les êtres humains doivent endurer, ne serait-ce que pour vivre. Parfois, les titres de ses compositions sont on ne peut plus explicites (Moving People, Children Walking (Through a Minefield), The Sea Behind) et les improvisations qu’il déroule avec ses complices d’un jour prennent soudainement une coloration intense. Elles montrent surtout l’exigence d’écriture d’un Riccardo del Fra plus inspiré que jamais et aussi impérial dans les instants lyriques que dans les escapades plus libertaires. Un très beau disque. © Max Dembo/Qobuz « "J’ai conçu ce morceau comme si c’était la musique d’un dessin animé imaginaire, où l’on pourrait visualiser des enfants, leurs jeux dans un champ, leurs échanges et leurs cris. Jusqu’à une explosion." » C’est ainsi que le grand contrebassiste Riccardo Del Fra présente Children Walking (Through a Minefield), l’une des dix compositions formant une suite de son nouvel album. Et de fait, sa musique balance constamment entre la joie du mouvement de la vie et les dangers du ressac ou feu. Son sextet, augmenté du guitariste Kurt Rosenwinkel et composé uniquement de musiciens peu connus, est d’une homogénéité et d’une souplesse autorisant tous les climats et toutes les senteurs musicales. Riccardo, qui fut assez longtemps compagnon de Chet Baker, démontre une fois de plus la variété de son univers musical et la haute classe de ses capacités de compositeur.» (Classica, novembre 2018 / Jean-Pierre Jackson)
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Musique de chambre - Paru le 19 octobre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 étoiles de Classica
Fidèle à lui-même, le claveciniste Jean Rondeau nous offre encore un brûlot musical. De sa lecture de cette quinzaine de Sonates de Scarlatti se dégage une sauvagerie de tous les instants, sauvagerie poétique, comme s’il venait de les inventer en même temps qu’il les enregistrait – or, non, non, ce sont bien les exactes sonates de l’exact Scarlatti ! Par contre, ce qui est facétieusement apocryphe, c’est – dans le livret d’accompagnement – la lettre de Domenico à la reine doña Marie-Barbara de Bragança, qui fut son élève dès 1720 et qu’il suivit lors de son mariage royal à la cour espagnole ; c’est, semble-t-il, pour elle qu’il écrivit ses quelque cinq-cent-cinquante-cinq sonates, c’est dire qu’il avait trouvé une élève digne de son génie. Apocryphe aussi la farce de la neuvième piste, que Rondeau propose au titre de respiration entre les deux « parties » de son programme : c’est là une rigolote petite improvisation de fausses notes, de clusters, bref, de quoi nettoyer les oreilles entre deux scarlattismes. L’instrument lui-même qu’il utilise ne manquera pas d’étonner ; il s’agit d’un clavecin « d’après des modèles allemands », sans plus de précision, construit en 2006 par Jonte Knif & Arno Pelto ; sonorité richissime, d’une couleur assez inhabituelle, qui donne à penser qu’il ne suffit pas simplement d’appuyer sur les touches d’un clavecin pour les faire sonner. Et Rondeau, avec sa technique si personnelle, rend son clavecin réellement unique, tout en donnant la sensation que c’est là de la musique hyper-moderne d’un compositeur qui se serait amusé à fabriquer du faux baroque ! © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 12 octobre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
L’impatience nous gagnait après leur très belle version des célébrissimes Variations Paganini du même Rachmaninov, pour le même éditeur. Les noces entre Rachmaninov et Daniil Trifonov avec Yannick Nézet-Seguin et le Philadelphia Orchestra s’avèrent somptueuses. Leur version du 2e Concerto renouvelle le miracle de versions mythiques comme celles de Rachmaninov himself, de Horowitz ou de Earl Wild. « Destination Rachmaninov » dit l’album en guise de titre. Le problème c’est que l’on n’a pas envie de descendre du train dans lequel le jeune pianiste russe est bien installé en regardant le paysage défiler… Et quels paysages…car Trifonov et Nézet-Seguin ont une vue aussi large que les grands espaces russes ; le piano volubile, liquide, électrique, aérien, mais aussi puissant de Trifonov répond à l’opulence de l’orchestre. Une pâte sonore jamais pesante mais, au contraire, toujours en mouvement avec une souplesse épousant tous les mélismes et les humeurs d’une partition qui fêtait le retour à la vie d’un compositeur atteint d’une grave dépression. La grande surprise de ce disque provient pourtant du 4e Concerto, le mal-aimé de la série, qui prend ici les teintes de la mélancolie et s’inscrit dans la suite logique des trois autres avec la même puissance expressive grâce à ces interprètes d’exception. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, saluons une prise de son superlative « à l’ancienne » rendant parfaitement justice à la largeur des phrasés, à l’épaisseur des cordes et aux séduisantes couleurs des cuivres et de la petite harmonie du célèbre orchestre américain. En prime et sous la forme de formidables bis discographiques, quelques extraits de la Troisième Partita pour violon solo de Bach dans une transcription virtuose de Rachmaninov. A écouter d’urgence ! © François Hudry/Qobuz