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Peter Herresthal - Kaija Saariaho: Circle Map, Graal théâtre, Vers toi qui es si loin & Neiges

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Kaija Saariaho: Circle Map, Graal théâtre, Vers toi qui es si loin & Neiges

Peter Herresthal, Clément Mao-Takacs, Oslo Philharmonic Orchestra

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Les modélisations mathématiques de la réalité peuvent être transposées en paramètres sonores. De la même façon, Kaija Saariaho ordonne son imaginaire musical en une cohérence qui célèbre notre appartenance à l’univers. Cet album présente plusieurs pièces pour violon solo (ici Peter Herresthal) et orchestre qui sont autant de bijoux d’orchestration. Toutes proposent une manière réconciliée d’être au monde par le truchement du soliste et de son rapport à l’orchestre.
Vers toi qui es si loin (2018) est la transcription pour violon et orchestre du dernier air de l’opéra L’Amour de loin. Le soliste évolue dans une texture orchestrale très enveloppante dont émerge de temps à autre des réponses à la flûte et des scansions de harpe. Ce dialogue amoureux fait de sonorités fondues – les harmoniques du violon faisant écho à celles, plus résonantes, de la harpe – a la beauté des relais de timbres qui dessinent la fragile trajectoire du moi vers l’autre.
Le discours se densifie avec Circle map (2012) dont la partie électronique égrène des poèmes persans. Le chef Clément Mao-Takacs dirige intelligemment mais aussi avec sensibilité la partie acoustique de l’œuvre comme il dirigerait une œuvre symphonique. Certes, le titre énigmatique de cette partition vient des modélisations mathématiques du réel. Mais l’« application du cercle » (circle map en anglais), qui s’attache à décrire les évolutions de systèmes dynamiques en interaction, devient ici pure musique : les systèmes dynamiques n’étant autres que la voix et l’orchestre, et au sein de l’orchestre lui-même, le violon solo et la flûte. Comme de nombreux compositeurs de sa génération passés par l’IRCAM, Kaija Saariaho s’appuie explicitement sur des modèles scientifiques (on pense à Dérive de Boulez ou encore aux Transitoires de Grisey, dont elle est plus proche).
L’engagement des musiciens est total dans cet enregistrement. La restitution de Vers toi qui es si loin avec ses irisations et sa pâte orchestrale voluptueuse est une réussite. En revanche on n’est moins conquis par Circle map, un peu à l’étroit au disque. Neiges (1998), qui nous plonge dans l’immense caisse de résonance de ses 12 violoncelles, est ici froidement exécutée et tient plus de la dissection que de l’interprétation. Mais on est embarqué par le souffle de la dernière pièce, Graal théâtre (1994), où le violon solo et l’orchestre, conformément au genre du concerto, parviennent à inventer au terme d’une lutte épique la langue commune d’un univers musical partagé. Une communion immersive qu’il faut à tout prix vivre et prolonger en concert ! © Elsa Siffert/Qobuz

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Kaija Saariaho: Circle Map, Graal théâtre, Vers toi qui es si loin & Neiges

Peter Herresthal

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Vers toi qui es si loin (2000/2018) (Kaija Saariaho)

1
Vers toi qui es si loin 00:06:50

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor - Peter Herresthal, Artist, MainArtist

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

Circle Map (2012) (Kaija Saariaho)

2
Circle Map: I. Morning Wind 00:04:36

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

3
Circle Map: II. Walls Closing 00:04:12

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

4
Circle Map: III. Circles 00:05:43

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

5
Circle Map: IV. Days Are Sieves 00:04:41

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

6
Circle Map: V. Dialogue 00:06:11

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

7
Circle Map: VI. Day and Night Music 00:04:59

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

Neiges (version for 12 celli; 1998) (Kaija Saariaho)

8
Neiges (Version for 12 Cellos): I. Nuages de neige 00:05:35

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

9
Neiges (Version for 12 Cellos): II. Étoile de neige I 00:01:32

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

10
Neiges (Version for 12 Cellos): III. Étoile de neige II 00:02:43

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

11
Neiges (Version for 12 Cellos): IV. Aiguilles de glace 00:04:48

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

12
Neiges (Version for 12 Cellos): V. Fleurs de neige 00:03:58

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra, MainArtist - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

Graal théâtre (Version for Violin & Orchestra): (Kaija Saariaho)

13
I. — 00:18:56

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor - Peter Herresthal, Artist, MainArtist

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

14
II. — 00:12:21

Oslo Philharmonic Orchestra, Orchestra - Kaija Saariaho, Composer - Clément Mao-Takacs, Conductor - Peter Herresthal, Artist, MainArtist

(C) 2019 BIS (P) 2019 BIS

Descriptif de l'album

Les modélisations mathématiques de la réalité peuvent être transposées en paramètres sonores. De la même façon, Kaija Saariaho ordonne son imaginaire musical en une cohérence qui célèbre notre appartenance à l’univers. Cet album présente plusieurs pièces pour violon solo (ici Peter Herresthal) et orchestre qui sont autant de bijoux d’orchestration. Toutes proposent une manière réconciliée d’être au monde par le truchement du soliste et de son rapport à l’orchestre.
Vers toi qui es si loin (2018) est la transcription pour violon et orchestre du dernier air de l’opéra L’Amour de loin. Le soliste évolue dans une texture orchestrale très enveloppante dont émerge de temps à autre des réponses à la flûte et des scansions de harpe. Ce dialogue amoureux fait de sonorités fondues – les harmoniques du violon faisant écho à celles, plus résonantes, de la harpe – a la beauté des relais de timbres qui dessinent la fragile trajectoire du moi vers l’autre.
Le discours se densifie avec Circle map (2012) dont la partie électronique égrène des poèmes persans. Le chef Clément Mao-Takacs dirige intelligemment mais aussi avec sensibilité la partie acoustique de l’œuvre comme il dirigerait une œuvre symphonique. Certes, le titre énigmatique de cette partition vient des modélisations mathématiques du réel. Mais l’« application du cercle » (circle map en anglais), qui s’attache à décrire les évolutions de systèmes dynamiques en interaction, devient ici pure musique : les systèmes dynamiques n’étant autres que la voix et l’orchestre, et au sein de l’orchestre lui-même, le violon solo et la flûte. Comme de nombreux compositeurs de sa génération passés par l’IRCAM, Kaija Saariaho s’appuie explicitement sur des modèles scientifiques (on pense à Dérive de Boulez ou encore aux Transitoires de Grisey, dont elle est plus proche).
L’engagement des musiciens est total dans cet enregistrement. La restitution de Vers toi qui es si loin avec ses irisations et sa pâte orchestrale voluptueuse est une réussite. En revanche on n’est moins conquis par Circle map, un peu à l’étroit au disque. Neiges (1998), qui nous plonge dans l’immense caisse de résonance de ses 12 violoncelles, est ici froidement exécutée et tient plus de la dissection que de l’interprétation. Mais on est embarqué par le souffle de la dernière pièce, Graal théâtre (1994), où le violon solo et l’orchestre, conformément au genre du concerto, parviennent à inventer au terme d’une lutte épique la langue commune d’un univers musical partagé. Une communion immersive qu’il faut à tout prix vivre et prolonger en concert ! © Elsa Siffert/Qobuz

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