Qobuz Store wallpaper
Catégories :
Panier 0

Votre panier est vide

Kenneth Weiss|J.S. Bach: The Art of Fugue, BWV 1080

J.S. Bach: The Art of Fugue, BWV 1080

Kenneth Weiss

Livret numérique

Disponible en
logo Hi-Res
24-Bit 96.0 kHz - Stereo

Musique illimitée

Écoutez cet album en haute-qualité dès maintenant dans nos applications

Démarrer ma période d'essai et lancer l'écoute de cet album

Profitez de cet album sur les apps Qobuz grâce à votre abonnement

Souscrire

Profitez de cet album sur les apps Qobuz grâce à votre abonnement

Téléchargement digital

Téléchargez cet album dans la qualité de votre choix

Composée au cours des dix dernières années de la vie de Johann Sebastian Bach, L’Art de la fugue est constituée de quatorze fugues (ou contrepoints) et de quatre canons sur un seul et même sujet. Ce sera la dernière et la plus accomplie des explorations du Cantor dans le champ de la composition contrapuntique. Bien que déjà considéré par ses contemporains comme un maître de la fugue, Bach a cherché à repousser les limites de sa maîtrise en employant un sujet unique, en ré mineur pour réaliser une apothéose contrapuntique. Chaque fugue se complexifie progressivement et le sujet principal subissant de nombreuses transformations tend à démontrer toutes les possibilités de la composition contrapuntique – inversion du thème, altération rythmique, composition en miroir, de nombreux styles nationaux, augmentation et diminution. De nombreux thèmes sont introduits dans la seconde partie de l’œuvre, tous dérivant du sujet original.

La dernière fugue que Bach a jamais écrite et celle qui termine donc L’Art de la fugue, le Contrapunctus XIV, est incomplète. Le troisième sujet qu’il y introduit est son propre nom B-A-C-H qui correspond aux notes si bémol, la (bécarre), do (bécarre) et si bécarre (H en allemand). Tel un peintre signant son chef-d’œuvre, c’est ici la signature musicale de Bach. Bien que sa santé défaillante ait figuré parmi les raisons expliquant son inachèvement, un certain nombre d’éminents chercheurs pensent à présent que la fin de cette œuvre a été perdue ou alors qu’elle n’a jamais censée être achevée, comme si Bach lançait un défi à résoudre à l’exécutant. Pourtant, figure ici une puissante métaphore dans cette rupture captivante, après quatre-vingt minutes d’un accomplissement sans précédent d’une beauté et d’une complexité divine, brusquement, tout est terminé, l’œuvre finale de Bach, comme la vie, se termine sans résolution.

Bach a écrit cette pièce sur quatre portées plutôt que deux utilisées habituellement pour ses œuvres pour clavier. Il n’indique pas expressément que cette œuvre est destinée au clavier (bien que ce soit précisé par son fils Carl Philipp Emanuel Bach qui publie la première édition de l’œuvre un an après la mort de son père). Il existait également une solide tradition séculaire consistant à écrire un contrepoint pour clavier sous forme de conducteur pour des raisons de lisibilité, néanmoins certains érudits pensent que L’Art de la fugue était censée laisser ouvertes plusieurs options d’orchestration.

Bien que j’adhère à l’opinion de mon maître Gustav Leonhardt, qu’il s’agit bien ici d’une œuvre pour clavier, les œuvres de Bach en général, et plus que celles de tout autre compositeur, peuvent presque toujours être transcrites avec succès grâce à leur intégrité et leur universalité. Un quatuor à cordes, un piano moderne ou tout autre combinaison d’instruments solistes peuvent leur rendre justice d’une manière très convaincante. Tous les instruments possèdent leur propre qualité, et la manière par laquelle chacun accentue les complexités de l’écriture polyphonique diffère. Là où un pianiste ou un violoniste peut simplement jouer le thème d’une voix en particulier plus fort pour le mettre en valeur, le clavecin, incapable de le faire, utilise l’articulation, le touché, le tempo et le rythme pour créer une profondeur dimensionnelle. Bien que plus difficile à atteindre, cette « magnifique contrainte », le déploiement de ces techniques afin d’explorer expressivité et nuance, est tout. © Kenneth Weiss, Montauk, New York, Juin 2021/Paraty

Plus d'informations

J.S. Bach: The Art of Fugue, BWV 1080

Kenneth Weiss

launch qobuz app J'ai déjà téléchargé Qobuz pour Mac OS Ouvrir

download qobuz app Je n'ai pas encore téléchargé Qobuz pour Mac OS Télécharger l'app

Vous êtes actuellement en train d’écouter des extraits.

Écoutez plus de 90 millions de titres avec votre abonnement illimité.

Écoutez cette playlist et plus de 90 millions de titres avec votre abonnement illimité.

À partir de 12,50€/mois

1
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus I
00:03:37

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

2
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus II
00:02:41

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

3
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus III
00:03:04

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

4
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus IV
00:03:42

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

5
The Art of Fugue, BWV 1080: Canon per augmentationem in contrario motu
00:04:03

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

6
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus V
00:04:11

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

7
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus VI
00:03:57

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

8
The Art of Fugue, BWV 1080: Canon alla duodecima in contrapunto alla quinta
00:02:02

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

9
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus VII
00:04:27

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

10
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus VIII
00:06:07

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

11
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus IX
00:02:54

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

12
The Art of Fugue, BWV 1080: Canon alla ottava
00:02:24

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

13
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus X
00:04:56

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

14
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus XI
00:07:13

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

15
The Art of Fugue, BWV 1080: Canon alla decima in contrapunto alla terza
00:04:24

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

16
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus XII
00:05:21

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

17
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus XIII
00:04:42

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

18
The Art of Fugue, BWV 1080: Contrapunctus XIV
00:08:37

Johann Sebastian Bach, Composer - Kenneth Weiss, Harpsichord, MainArtist

2021 Paraty 2021 Paraty

Descriptif de l'album

Composée au cours des dix dernières années de la vie de Johann Sebastian Bach, L’Art de la fugue est constituée de quatorze fugues (ou contrepoints) et de quatre canons sur un seul et même sujet. Ce sera la dernière et la plus accomplie des explorations du Cantor dans le champ de la composition contrapuntique. Bien que déjà considéré par ses contemporains comme un maître de la fugue, Bach a cherché à repousser les limites de sa maîtrise en employant un sujet unique, en ré mineur pour réaliser une apothéose contrapuntique. Chaque fugue se complexifie progressivement et le sujet principal subissant de nombreuses transformations tend à démontrer toutes les possibilités de la composition contrapuntique – inversion du thème, altération rythmique, composition en miroir, de nombreux styles nationaux, augmentation et diminution. De nombreux thèmes sont introduits dans la seconde partie de l’œuvre, tous dérivant du sujet original.

La dernière fugue que Bach a jamais écrite et celle qui termine donc L’Art de la fugue, le Contrapunctus XIV, est incomplète. Le troisième sujet qu’il y introduit est son propre nom B-A-C-H qui correspond aux notes si bémol, la (bécarre), do (bécarre) et si bécarre (H en allemand). Tel un peintre signant son chef-d’œuvre, c’est ici la signature musicale de Bach. Bien que sa santé défaillante ait figuré parmi les raisons expliquant son inachèvement, un certain nombre d’éminents chercheurs pensent à présent que la fin de cette œuvre a été perdue ou alors qu’elle n’a jamais censée être achevée, comme si Bach lançait un défi à résoudre à l’exécutant. Pourtant, figure ici une puissante métaphore dans cette rupture captivante, après quatre-vingt minutes d’un accomplissement sans précédent d’une beauté et d’une complexité divine, brusquement, tout est terminé, l’œuvre finale de Bach, comme la vie, se termine sans résolution.

Bach a écrit cette pièce sur quatre portées plutôt que deux utilisées habituellement pour ses œuvres pour clavier. Il n’indique pas expressément que cette œuvre est destinée au clavier (bien que ce soit précisé par son fils Carl Philipp Emanuel Bach qui publie la première édition de l’œuvre un an après la mort de son père). Il existait également une solide tradition séculaire consistant à écrire un contrepoint pour clavier sous forme de conducteur pour des raisons de lisibilité, néanmoins certains érudits pensent que L’Art de la fugue était censée laisser ouvertes plusieurs options d’orchestration.

Bien que j’adhère à l’opinion de mon maître Gustav Leonhardt, qu’il s’agit bien ici d’une œuvre pour clavier, les œuvres de Bach en général, et plus que celles de tout autre compositeur, peuvent presque toujours être transcrites avec succès grâce à leur intégrité et leur universalité. Un quatuor à cordes, un piano moderne ou tout autre combinaison d’instruments solistes peuvent leur rendre justice d’une manière très convaincante. Tous les instruments possèdent leur propre qualité, et la manière par laquelle chacun accentue les complexités de l’écriture polyphonique diffère. Là où un pianiste ou un violoniste peut simplement jouer le thème d’une voix en particulier plus fort pour le mettre en valeur, le clavecin, incapable de le faire, utilise l’articulation, le touché, le tempo et le rythme pour créer une profondeur dimensionnelle. Bien que plus difficile à atteindre, cette « magnifique contrainte », le déploiement de ces techniques afin d’explorer expressivité et nuance, est tout. © Kenneth Weiss, Montauk, New York, Juin 2021/Paraty

À propos

Améliorer les informations de l'album

Qobuz logo Pourquoi acheter sur Qobuz ?

Les promotions du moment...

John Williams in Vienna

John Williams

John Williams in Vienna John Williams

Orff: Carmina Burana

Gundula Janowitz

Orff: Carmina Burana Gundula Janowitz

Sleep

Max Richter

Sleep Max Richter

The Dark Side Of The Moon

Pink Floyd

À découvrir également
Par Kenneth Weiss

J. S. Bach: 6 Partitas

Kenneth Weiss

J. S. Bach: 6 Partitas Kenneth Weiss

Bach: Goldberg Variations

Kenneth Weiss

Variations Goldberg

Kenneth Weiss

Variations Goldberg Kenneth Weiss

Essercizi Per Gravicembalo

Kenneth Weiss

Heaven & Earth

Kenneth Weiss

Heaven & Earth Kenneth Weiss

Playlists

Dans la même thématique...

Wagner: Das Rheingold

Wiener Philharmonic Orchestra

Wagner: Das Rheingold Wiener Philharmonic Orchestra

John Williams: The Berlin Concert

John Williams

Sibelius: Complete Symphonies

Klaus Mäkelä

Nightscapes

Magdalena Hoffmann

Nightscapes Magdalena Hoffmann

LETTER

Sofiane Pamart

LETTER Sofiane Pamart
Les Grands Angles...
L’Oratorio de Noël de Bach

Encore lui ! Chaque fin d’année, c’est simple : l’“Oratorio de Noël” (BWV 248) de J. S. Bach est indétrônable. Au vu du nombre de concerts et d’enregistrements, aucune autre œuvre sacrée n’a atteint un tel niveau de popularité et de diffusion. Trois cents ans après, Qobuz revient sur la genèse d’une des œuvres les plus connues du compositeur allemand.

8 femmes qui ont marqué la musique électronique

Des pionnières de la musique concrète aux vedettes du clubbing du XXIe siècle, Qobuz revient sur le parcours de huit femmes qui ont marqué, chacune à leur manière, la musique électronique des cinquante dernières années.

Nils Frahm, le piano debout

Salué par les critiques de la musique classique comme par les amateurs d’expériences électroniques, le talent de Nils Frahm a mis tout le monde d’accord ces dix dernières années. Qu’il utilise un orgue d’église ou un synthétiseur flanqué de pédales d’effet, le pianiste allemand regarde toujours vers l’avant et c’est pour ça qu’il semble si séduisant.

Dans l'actualité...