Isabelle Faust - Christoph Poppen Joseph Haydn: Violin Concertos

Joseph Haydn: Violin Concertos

Isabelle Faust - Christoph Poppen

Paru le 26 mars 2007 chez Pan Classics

Artiste principal : Isabelle Faust

Genre : Classique > Musique concertante > Concertos pour violon

Distinctions : 5 de Diapason (juillet 1998) - 9 de Répertoire (juillet 1998)

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Album : 1 disque - 9 pistes Durée totale : 01:01:37

    Violin Concerto in C Major, Hob.VIIa:1 (Joseph Haydn)
  1. 1 I. Allegro moderato

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  2. 2 II. Adagio

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  3. 3 III. Finale: Presto

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  4. Violin Concerto in A Major, Hob.VIIa:3
  5. 4 I. Moderato

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  6. 5 II. Adagio

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  7. 6 III. Finale: Allegro

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  8. Violin Concerto in G Major, Hob.VIIa:4
  9. 7 I. Allegro moderato

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  10. 8 II. Adagio

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

  11. 9 III. Finale: Allegro

    Isabelle Faust, Violin - Munich Chamber Orchestra - Christoph Poppen, Conductor

À propos

Concertos pour violon et orchestre n° 1 Hob. Vlla:1, n° 3 Hob. Vlla:3, n° 4 Hob. Vlla:4 / Isabelle Faust, violon - Münchener Kammerorchester, dir. Christoph Poppen

Détails de l'enregistrement original :

61:40 - DDD - Enregistré en avril 1997 à Schloss Elmau (Grande Salle) - Notes en français, anglais, allemand

Joseph Haydn (1732-1809)
Concertos pour violon et orchestre
N° 1 en ut majeur "per il Luigi", Hob. Vlla:1 (1769) - N° 3 en la majeur "de Melk", Hob. Vlla:3 (av. 1771) - N° 4 en sol majeur, Hob. Vlla:4 (av. 1774)
Cadences de Franz Beyer

Isabelle Faust, violon
Münchener Kammerorchester
Direction Christoph Poppen

Isabelle Faust offre une interprétation imaginative et stylistiquement pure des concertos pour violon de Joseph Haydn.

ISABELLE FAUST

C’est à l’âge de cinq ans qu’Isabelle Faust reçoit ses premières leçons de violon. Ses principaux maîtres se nomment Dénes Zsigmondy et Christoph Poppen. Très tôt, l’artiste est récompensée par des prix : lauréate du concours «Jugend musiziert» en 1987, elle obtient, à l’âge de 15 ans, le premier prix du «Concours International Leopold Mozart» à Augsburg. En 1990, la ville de Rovigo lui attribue le prix culturel «Premio Quadrivio» en récompense de ses prestations musicales exceptionnelles, après quoi elle est la première ressortissante allemande à gagner le «Premio Paganini» à Gênes en 1993.

Isabelle Faust a déjà eu l’occasion de se produire en soliste avec de nombreuses formations de renom, dont l’Orchestre Philharmonique de Hambourg sous la direction de Sir Yehudi Menuhin, l’Orchestre Symphonique RIAS, les Orchestres Symphoniques des Radios de Stuttgart, Cologne et Leipzig, les Orchestres de Chambre de Munich et de Stuttgart, le «Württembergisches Kammerorchester Heilbronn», la «Deutsche Kammerphilharmonie Bremen», le Sinfonietta de Stockholm, le «Royal Liverpool Orchestra» et l’«Orchestra di Padova e del Veneto». Ses tournées de concerts ont conduit Isabelle Faust dans différents pays d’Europe, mais aussi en Israël, au Japon et en Asie. Début 1995, elle a fait sa première apparition aux États-Unis, où elle était accompagnée par le Utah Symphony Orchestra sous la baguette de Joseph Silverstein. Ses interprétations du 1er concerto de Paganini, notamment, ont suscité l’enthousiasme unanime aussi bien du public que de la critique.

Outre son activité de soliste, Isabelle Faust se consacre intensément à la musique de chambre. À ce titre, elle est l’hôte régulière de nombreux festivals internationaux tels que ceux de Bad Kissingen, Berlin, Schleswig-Holstein, Leipzig (MDR Musiksommer), Colmar, Lyon, Salon, Sarasota/Florida (La Musica) et Lanaudière (Canada). Parmi ses partenaires de musique de chambre, on peut citer Bruno Giuranna, Ewa Kupiec, Eric Le Sage, Salvatore Accardo, Natalia Gutman, Boris Pergamenchikov, Norbert Brainin, Johannes Goritzki, Leonard Hokanson, Philipp Hirschhorn, Paul Meyer et Joseph Silverstein. Enfin, la violoniste s'est vu décerner, en octobre 1997, le prestigieux prix discographique «Gramophone – Young Artist of the year».

Isabelle Faust joue le célèbre Stradivarius dit «La Belle au bois dormant» construit en 1704. L’instrument est prêté par la Landeskreditbank Baden-Württemberg.



HAYDN CHEZ LES ESTERHAZY


« Aujourd’hui, à la date indiquée ci-dessous, Joseph Heyden, natif de Rohrau en Autriche, est accepté et engagé au service de son Altesse Sérénissime Paul Anton v. Esterhazy et Galantha, prince du Saint-Empire romain, comme vice maître de chapelle. »
Ces lignes placées en tête du contrat signé le 1er mai 1761 marquèrent un tournant décisif dans la carrière du jeune Haydn, puisque les princes Esterhazy lui offrirent le poste de chef d’orchestre suppléant assorti de la promesse d’être promu maître de chapelle «lorsque la place serait vacante». En ce qui concerne la position du nouvel adjoint, les princes la situèrent dans la catégorie moyenne des gens de la cour, «Monsieur Heyden» étant, aux termes du contrat, intégré au groupe des «officiers» (personnel mangeant à l’«office») et rétribué en conséquence. Le document d’engagement comporte, par ailleurs, de nombreux paragraphes réglant en détail les devoirs d’un «officier honorable au service d’une cour princière», et notamment des consignes quant au traitement des subordonnés, autrement dit des musiciens placés sous la conduite du «Vizekapell-meister». Pour le jeune Haydn, alors âgé de 29 ans, ce poste représenta une chance exceptionnelle du fait que ses employeurs hongrois comptèrent parmi les seigneurs les plus puissants de l’empire des Habsbourg.

En un lieu qui suggère aujourd’hui la présence d’une cour charmante sans grand relief s’érigeait alors un centre seigneurial au rayonnement impérial. Ce fut plus particulièrement avec l’avènement du prince Nicolas Esterhazy en 1762 que tous les regards de l’Europe se mirent à converger vers la Pannonie. Surnommé à juste titre le «Magnifique», Nicolas fit construire, au Sud-Est du lac de Neusiedler, un palais de rêve à l’échelle de Versailles. Aux somptueux édifices s’ajoutèrent un parc luxueux et un théâtre. À leur fastueuse mise en scène, les souverains associèrent tout naturellement la musique, qui jouait un rôle immense non seulement en raison de sa longue tradition courtoise, mais aussi du fait que les princes étaient eux-mêmes des musiciens de grand talent. Somme toute, les conditions de travail à Esterhaza étaient extrêmement favorables pour Joseph Haydn. L’orchestre, quoique petit – 15 musiciens environ en 1762 – était de première qualité. En offrant des salaires supérieurs à ceux de la Chapelle de la cour impériale, les Esterhazy attirèrent dans leur château de la plaine hongroise des instrumentistes de haute renommée. Parmi eux se trouvait notamment le jeune violoniste Luigi Tomasini, natif de Pesaro. Le prince Nicolas avait rencontré le jeune artiste lors d’un voyage en Italie et l’avait emmené à sa cour comme laquais. Deux ans plus tard, lorsque Tomasini eut atteint l’âge de 18 ans, le prince l’envoya à Venise compléter sa formation violonistique. Son retour au service du prince Esterhazy, cette fois comme premier violon solo de l’Orchestre de la cour et directeur de la musique de chambre, coïncide à peu près avec l’arrivée de Joseph Haydn, qui confia au talentueux artiste un rôle de choix dans ses quatuors et favorisa son épanouissement solistique grâce à ses concertos pour violon.

Un des trois concertos conservés est d’ailleurs expressément dédié à l’ami violoniste puisque, dans le «Entwurfkatalog» établi de sa propre main, Haydn nota, à propos du concerto pour violon en ut majeur (Hob. VIIa : 1), qu’il était «fatto per il Luigi». Quant à savoir si les deux autres œuvres du genre furent également composées pour «Luigi», la question divise les musicologues spécialistes. Si l’hypothèse paraît vraisemblable en ce qui concerne le concerto en la majeur, qui fut retrouvé en 1950 seulement, le cas de celui en sol majeur (Hob. VIIa : 4) reste plus problématique. Bien que cette pièce se soit trouvée, selon un catalogue d’éditeur de 1769, couplée avec le concerto en ut majeur (Hob. VIIa : 1), les grands experts tels que Karl Geiringer ou H.C. Robbins Landon tendent à l’attribuer à une période de création antérieure du compositeur.

Il ne fait pas de doute, en effet, que parmi les trois concertos, celui en sol majeur est tout particulièrement enraciné dans la tradition concertante baroque. À l’instar de Vivaldi, Haydn y appuie ses deux mouvements rapides sur une formule de ritournelles d’orchestre. Exposés d’emblée par la masse orchestrale, les thèmes ponctuent le discours tout au long des mouvements, tandis que les passages solistiques en proposent toutes sortes de développements ingénieux. Dans le mouvement lent, en revanche, l’instrument soliste domine par une magnifique cantilène librement déclamée, alors que l’orchestre se contente de le soutenir discrètement sans prendre de grandes envolées thématiques.

Il est vrai que cette analyse peut s’appliquer également, dans les grandes lignes, aux deux autres concertos pour violon de Haydn, encore largement tributaires de schémas conventionnels baroques. Le contraste par «blocs» entre les tutti et le solo, le développement du matériau musical par séquences et remodelages successifs : tout cela paraît assez éloigné d’un Haydn qui, à cette époque, avait déjà évolué, dans ses symphonies et ses quatuors, vers un style résolument nouveau, frappant par son intensité dramatique, ses contrastes exacerbés et un travail thématique hautement élaboré, style qui culmina dans la forme sonate moderne. N’oublions pas, cependant, que si les termes de «progression» et de «régression» sont toujours sujets à caution, ils le sont à plus forte raison dans le cas d’un créateur de la carrure de Haydn. Car il est évident que ce n’est pas tant le modèle formel en soi qui compte, mais bien davantage l’art avec lequel le compositeur sait l’animer dans le cas concret. Or le génie de Haydn éclate à travers mille détails inattendus, comme en témoigne le merveilleux adagio du concerto en ut majeur où, partant d’une formule mélodique élémentaire, à savoir une simple gamme, se déploie un des mouvements de sérénade les plus touchants de toute la littérature concertante. Partout, d’ailleurs, Haydn nous surprend par ce talent exceptionnel qui lui permet de produire des effets saisissants avec des moyens d’une extrême simplicité. Peu attiré par l’écriture virtuose, acrobatique et tortueuse, le compositeur réussit pourtant à animer ses concertos, et notamment ses finals, d’un élan et d’une joie de vivre irrésistibles qui nous renvoient tout naturellement aux origines italiennes de Luigi Tomasini. À l’évidence, en effet, la vie musicale de la cour des Esterhazy était largement tournée vers l’hémisphère méridional.

Dr. Joachim Reiber
Traduction : Catherine de Siebenthal



L’ORCHESTRE DE CHAMBRE DE MUNICH

En août 1995, l’Orchestre de Chambre de Munich s’est doté d’un nouveau directeur artistique en la personne de Christoph Poppen. L’arrivée de ce grand musicien a donné à l’ensemble une orientation artistique radicalement nouvelle. Pour ces prochaines années, un concept dramaturgique original a en effet été mis sur pied, qui consiste à placer, à chaque saison, un grand compositeur classique au centre du programme et d’opposer à ses œuvres différents courants du 20e siècle, la priorité étant donnée à l’ouverture sur la composition contemporaine. En établissant son activité selon ces principes, l’Orchestre s’est donné pour mission d’attirer l’attention sur l’interaction entre styles musicaux différents, d’élargir les horizons et de mettre en évidence les affinités qui relient les époques.

Composé de musiciens jeunes et passionnés, le groupe s’est rapidement attiré l’adhésion enthousiaste du public comme de la presse. Plus de 60 concerts annuels ont permis à l’Orchestre restructuré de partir en tournée à travers l’Allemagne, l’Europe (Suisse, Italie, France, Belgique, Tchéquie, Hongrie, Autriche) et le Japon. En automne 1997, il s’est également produit en Europe de l’Est en collaboration avec le Goethe-Institut, aux Etats-Unis et en Chine, cette dernière tournée étant organisée sur initiative du gouvernement bavarois. Par ailleurs, l’Orchestre est l’hôte régulier du Festival de Musique du Rheingau, du «Musikfest» international de Kreuth, de même que du «Braunschweiger Kammermusikpodium».

Depuis sa réorganisation en 1995, l’Orchestre de Chambre de Munich a gagné deux fois le prix de la Fondation Ernst von Siemens. Il a également obtenu la distinction «Stern der Woche» de la Münchener Abendzeitung, de même que les «Rosen» du quotidien TZ München 1996 pour la meilleure programmation de concerts parmi les ensembles munichois et pour la création mondiale de «Marco Polo». Enfin, l’Orchestre a été nominé pour le Prix européen de la Culture 1998.


CHRISTOPH POPPEN

Transmettre, à travers la musique, des messages que la parole est impossible d’exprimer, éveiller des sentiments et les rendre accessibles à la conscience : voilà l’idéal que poursuit Christoph Poppen, l’un des musiciens les plus originaux et les plus polyvalents de la scène européenne.

Né en 1956 à Münster, Christoph Poppen, violoniste et chef d’orchestre, considère la musique comme un des contenus de vie les plus élevés qui soient. Ce qui l’intéresse par-dessus tout, ce sont les zones d’interférence entre la vie et l’art des sons. L’élément essentiel est celui de la communication, de la fusion magique qui s’opère au moment du concert aussi bien avec les musiciens sur scène qu’avec le public dans la salle.

Depuis le 1er septembre 1995, Christoph Poppen assure la direction artistique de l’Orchestre de Chambre de Munich, phalange de haute tradition. Familier du quatuor à cordes depuis de longues années, puisqu’il fonctionne comme premier violon du quatuor Cherubini de renommée internationale, Christoph Poppen pratique une approche idéale de l’orchestre de chambre, sachant qu’il convient de le traiter davantage comme un quatuor à cordes élargi que comme un orchestre symphonique réduit. La diffusion de la musique du 20e siècle est une de ses priorités. Loin de vouloir se spécialiser simplement dans l’exécution d’œuvres modernes, il a plutôt le souci d’établir une sorte de lien dramaturgique entre l’art ancien et l’art nouveau, étant convaincu que la musique de notre siècle acquiert un sens nouveau dans la mesure où elle est mise en relation avec la tradition historique.

© PAN CLASSICS 2002 – Reproduction interdite.

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