Bernard Kruysen - Francis Poulenc - Jean-Charles Richard Claude Debussy : Les mélodies

Claude Debussy : Les mélodies

Bernard Kruysen - Francis Poulenc - Jean-Charles Richard

Paru le 15 juin 2015 chez INA Mémoire vive

Artiste principal : Bernard Kruysen

Genre : Classique > Mélodies & Lieder > Mélodies (France)

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Album : 1 disque - 26 pistes Durée totale : 01:00:36

    Le Son du cor (Claude Debussy)
  1. 1 Le Son du cor

    Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc, piano

  2. L'échelonnement des haies
  3. 2 L'échelonnement des haies

    Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc, piano

  4. Trois chansons de France
  5. 3 Rondel 1 : Le temps a laissié son manteau

    Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc, piano

  6. 4 La grotte

    Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc, piano

  7. 5 Rondel 2 : Pour ce que Plaisance est morte

    Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc, piano

  8. Fêtes galantes (Livre I)
  9. 6 En sourdine

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  10. 7 Fantoches

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  11. 8 Clair de lune

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  12. Fêtes galantes (Livre II)
  13. 9 Les ingénus

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  14. 10 Le Faune

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  15. 11 Colloque sentimental

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  16. Trois poèmes de Mallarmé
  17. 12 Soupir

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  18. 13 Placet futile

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  19. 14 Eventail

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  20. Le Promenoir des deux amants
  21. 15 La grotte

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  22. 16 Crois mon conseil, chère Climène

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  23. 17 Je tremble en voyant ton visage

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  24. Trois poèmes de Mallarmé
  25. 18 Soupir

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  26. 19 Placet futile

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  27. 20 Eventail

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  28. Trois ballades de Villon
  29. 21 Ballade de Villon à s'amye

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  30. 22 Ballade que villon feit à la requeste de sa mère

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  31. 23 Ballade des femmes de Paris

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  32. Trois chansons de France
  33. 24 Rondel 1 : Le temps a laissié son manteau

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  34. 25 La grotte

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

  35. 26 Rondel 2 : Pour ce que Plaisance est morte

    Bernard Kruysen, baryton - Jean-Charles Richard, piano

À propos

Le Son du cor, L'échelonnement des haies, Trois chansons de France, Fêtes galantes, Trois poèmes de Mallarmé, Le promenoir de deux amants, Trois ballades de François Villon / Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc & Jean-Charles Richard, piano (Enr. 1962/1975)

Détails de l'enregistrement original :

ADD (mono) - 60:37 - Enregistrements effectués en public et en studio par la Radiodiffusion française, au Festival de Menton, à la Salle Gaveau, à la Maison de la Radio, à Dieppe (Livre d'Or - Guy Erisman) entre 1962 et 1965

Le Son du cor - L'échelonnement des haies - Trois chansons de France - Fêtes galantes (1er & 2e recueils) - Trois poèmes de Mallarmé - Le promenoir de deux amants - Trois ballades de François Villon (1965)

Bernard Kruysen, baryton - Francis Poulenc & Jean-Charles Richard, piano

Bernard Kruysen est décédé le 30 octobre 2000 chez lui aux Pays-Bas. Pour beaucoup, l'élève néerlandais, mais si francophone, de Pierre Bernac, était un modèle absolu dans le domaine de la mélodie française.

"Il est peu de voix aussi intelligemment émouvantes que celle du baryton hollandais.."

- Bernard Gavoty

Bernard Kruysen, à propos de la publication de ces enregistrements en 1993...

"J'ai été très étonné de redécouvrir ces concerts que j'avais totalement oubliés, et notamment celui où Francis Poulenc m'accompagne, à Menton, en 1962, quelques mois avant sa mort. Ce sont évidemment des témoignages précieux. Je trouve très intéressant de rédécouvrir ma voix telle qu'elle était alors, et même d'entendre une manière de chanter qui n'est plus tout à fait la mienne aujourd'hui. Je crois que je prends plus de risques, que j'interprète davantage. Cependant, tout n'était pas "parfait" : c'étaient les conditions du direct et du concert, très différentes du studio. Mais j'aime cet imparfait, qui est si sensible, si vivant, d'autant que j'y décèle une qualité que j'espère ne pas avoir perdue : peindre avec les couleurs de la musique. Chez Debussy, le sens de la coloration est primordial ! Enfin, je suis particulièrement heureux de retrouver parmi ces enregistrements le premier recueil des Fêtes galantes, que je n'ai plus jamais chanté par la suite, car ce n'est vraiment pas ma tessiture. Pour toutes ces raisons, j'adore ces archives, si vivantes !"


Le baryton hollandais Bernard Kruysen est mort subitement, le 30 octobre, à son domicile de Ryswyk, en Hollande. Il avait 67 ans. Depuis quelques temps, il avait dû ralentir les activités de chasse sous-marine auxquelles il tenait tant, à part presqu'égale avec la musique. Cet été, il s'était rendu comme de coutume à Ibiza, son bateau remorqué à son automobile, mais n'avait pas plongé, afin de ménager sa santé. Vainqueur de nombreux championnats, il adorait la plongée sous-marine au point de réaliser des films subaquatiques et de construire lui-même ses équipements. Il avait décidé d'ailleurs d'illustrer la pochette d'un de ses disques consacrés à Jean-Sébastien Bach par une photo de lui-même en tenue de plongée !
Né le 28 mars 1933 à Montreux, Bernard Kruysen a passé une partie de sa jeunesse dans le sud de la France. De ces années il devait garder une connaissance intime de la langue française, qu'il adorait, parlait couramment et chantait sans le moindre accent, ainsi qu'en témoignent ses nombreux disques consacrés à la mélodie française.
Même s'il a chanté à l'opéra, sa réputation tenait surtout à ses concerts d'oratorio (en Hollande il était reconnu comme un grand Christ des Passions de Bach) et à ses récitals. Dans ce dernier domaine, s'il chanta et enregistra aussi bien Schubert, Schumann que Moussorgsky, Bernard Kruysen demeure identifié au répertoire français qu'il plaçait au dessus de tout. (Rien ne lui faisait davantage plaisir que de prononcer son nom à la française (" Kruisen " plutôt que " Kreuisen ") et que d'être assimilé à un chanteur français.)

Après avoir étudié les arts graphiques (il était fils et petit-fils d'artistes-peintres et l'un de ses fils est sculpteur), Kruysen fait son apprentissage vocal en Hollande. Grâce à une bourse, ll vient à Paris travailler avec Pierre Bernac, le créateur de tant de mélodies de Francis Poulenc. Poulenc le considérera rapidement comme l'un des successeurs de Bernac, qui s'était alors retiré de l'estrade de concert, et accompagnera le jeune chanteur en récital, notamment au Festival de Menton, le 31 juillet 1962, dans des mélodies de Claude Debussy -concert enregistré alors par la radio nationale et dont une partie a été retranscrite sur disque compact. Kruysen sera aussi l'élève de Noémie Perugia, une interprète aujourd'hui oubliée, mais qui était fameuse en Hollande pour des concerts donnés en compagnie de la pianiste et compositrice Henriëtte Bosmans (1895-1952), laquelle a d'ailleurs écrit de nombreuses mélodies en français qu'a souvent chantées Kruysen.
En 1961, il remporte le Grand Prix du disque de l'Académie du disque français pour un enregistrement de mélodies de Claude Debussy, gravées en compagnie du pianiste Jean-Charles Richard. Beaucoup saluent chez le Hollandais la simplicité d'approche de ce répertoire, lontemps chanté de manière affectée et salonarde. Ces mêmes qualités s'appliqueront bientôt à un disque de mélodies de Francis Poulenc qu'Erato n'a malheureusement pas réédité sur disque compact, pas plus que l'album Debussy.

Au cours des années suivantes, avec le pianiste Noel Lee, Kruysen enregistrera de nombreux disques pour Valois, le label de Michel Bernstein : Monteverdi, Schumann, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy de nouveau et surtout une mythique intégrale des mélodies de Henri Duparc. Commentant dans Le Figaro un récital donné à Aix-en-Provence pendant l'été 1975, Bernard Gavoty rappelait : " Il est peu de voix aussi intelligemment émouvantes que celle du baryton hollandais. Son enregistrement des treize Mélodies de Duparc est une pièce de collection. Jamais au monde je n'ai entendu Extase comme par lui. Ni très puissante, ni très étendue, sa voix est parfois victime de défaillances imprévues ; il arrive qu'elle s'évanouisse pour renaître, l'instant d'après."
Ces défaillances sont probablement dues au caractère entier, généreux et passionné de Kruysen, lequel ne s'" économisait " en rien ; très vite la voix perdra un peu de l'extraordinaire qualité de ses débuts : l'aigu sera moins assuré et l'émission aura tendance à être parfois un peu basse sur les nuances piano. Mais le timbre extraordinaire, le moelleux de la voix, la virilité du ton, la précision naturelle de la diction et l'émotion pudique de l'interprétation resteront pour beaucoup un modèle absolu dans le domaine de la mélodie française.

Renaud Machart

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