Le Concert des Nations - Jordi Savall François Couperin : Les Concerts Royaux (Intégrale)

François Couperin : Les Concerts Royaux (Intégrale)

Le Concert des Nations - Jordi Savall

Erschienen am 1. Januar 2004 bei Alia Vox

Künstler: Jordi Savall

Genre: Klassik > Kammermusik

Auszeichnungen: 5 de Diapason (März 2005) - 10 de Classica-Répertoire (März 2005)

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Album : 1 Disc - 25 Tracks Gesamte Laufzeit : 01:02:43

    Les Concerts Royaux (François Couperin)
  1. 1 Premier Concert : Prélude - Gravement

    Le Concert des Nations - Jordi Savall, conductor - François Couperin, compositeur Copyright : (P) 2004 Alia Vox

  2. 2 Premier Concert: Allemande - Légèrement

    Le Concert des Nations - Jordi Savall, conductor - François Couperin, compositeur Copyright : (P) 2004 Alia Vox

  3. 3 Premier Concert: Sarabande - Mesuré

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  4. 4 Premier Concert: Gavotte - Notes Égales Et Coulées

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  5. 5 Premier Concert: Gigue - Légèrement

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  6. 6 Premier Concert: Menuet En Trio

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  7. 7 Second Concert: Prélude - Gracieusement

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  8. 8 Second Concert: Allemande Fuguée - Gayement

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  9. 9 Second Concert: Air Tendre

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  10. 10 Second Concert: Air Contre Fugué - Vivement

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  11. 11 Second Concert: Echos - Tendrement

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  12. 12 Troisième Concert: Prélude - Lentement

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  13. 13 Troisième Concert: Allemande - Légèrement

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  14. 14 Troisième Concert: Courante

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  15. 15 Troisième Concert: Sarabande - Grave

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  16. 16 Troisième Concert: Gavotte

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  17. 17 Troisième Concert: Muzette - Naïvement

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  18. 18 Troisième Concert: Chaconne Légère

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  19. 19 Quatrième Concert: Prélude - Gravement

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  20. 20 Quatrième Concert: Allemande - Légèrement

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  21. 21 Quatrième Concert: Courante Françoise

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  22. 22 Quatrième Concert: Courante À L'Italiene

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  23. 23 Quatrième Concert: Sarabande - Très Tendrement

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  24. 24 Quatrième Concert: Rigaudon - Légèrement Et Marqué

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  25. 25 Quatrième Concert: Forlane. Rondeau - Gayement

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Über das Album

Infos zur ersten Aufzeichnung:

62:54 - Enregistré en septembre 2004 en l’Abbaye de Saint-Michel en Thiérache (Aisne, France) - Notes en français, anglais, italien, allemand, castillan, catalan
François Couperin (1668-1733)

Premier Concert
Prélude (Gravement) - Allemande (Légèrement) - Sarabande (Mesuré) - Gavotte (Notes égales et coulées) - Gigue (Légèrement) - Menuet en trio
Second Concert
Prélude (Gracieusement) - Allemande fuguée (Gayement) - Air tendre - Air contre fugué (Vivement) - Echos (Tendrement)
Troisième Concert
Prélude (Lentement) - Allemande (Légèrement) - Courante - Sarabande (Grave) - Gavotte - Muzette (Naïvement) - Chaconne lègere
Quatrième Concert
Prélude (Gravement) - Allemande (Légèrement) - Courante françoise - Courante à l’italiene - Sarabande (Très tendrement) - Rigaudon (Légèrement et marqué) - Forlane (Rondeau Gayement)

Le Concert des Nations
(Manfredo Kraemer, violon - Bruno Cocset, basse de violon
Marc Hantaï, flûte traversière - Alfredo Bernardini, hautbois
Josep Borràs, basson - Xavier Díaz-Latorre, théorbe - Guido Morini, clavecin)
Direction (& basse de viole) Jordi Savall
Considéré comme l'un des plus grands compositeurs français de son temps, François Couperin (1668-1733) reçoit en héritage à la mort de son père la charge d’organiste de l’Eglise de Saint-Gervais ; il a alors 11 ans. Il n’occupera le poste qu’en 1685, l’orgue étant tenu dans l’intérim par Michel Richard de Lalande. Il est ensuite nommé organiste de la Chapelle Royale en 1693 et reçoit le titre d’organiste du Roi Louis XIV, puis celui de claveciniste de la chambre du roi. Professeur de musique de nombreux membres de la famille royale – dont le Dauphin (le Duc de Bourgogne) –, il jouit des faveurs du roi pendant de nombreuses années.
    Ses Concerts Royaux, composés en 1714-1715 (et publiés en 1722) pour le Roi Soleil au crépuscule de sa vie, sont donnés le dimanche dans les appartements royaux. En ce début de 18e siècle, la France se situe de plain-pied dans le Grand Siècle déclinant ; le peuple souffre, la Cour de Louis XIV cherche à retarder une décadence qui se profile à l’horizon. La grande période des Molière, Lully, Charpentier, Marais est en train de disparaître et une nouvelle génération se dessine, celle des Lalande et Couperin. Comme il l’indique lui-même dans la préface : « ces pièces conviennent au clavecin, mais aussi au violon, à la flûte, au hautbois, à la viole et au basson. Je les avais faites pour les petits concerts de chambre ou Louis quatorze me faisait venir presque tous les dimanches de l’année. (…) Si elles sont autant du goût du public qu’elles ont été approuvées du feu-Roy, j’en ai suffisamment pour en donner dans la suite quelques volumes complets. » (traduit en français moderne). Ce sera chose faite puisque après ces quatre Concert Royaux, Couperin publiera en 1724 les Goûts Réunis, qui complèteront ces quatre premières suites.
    Couperin laisse donc libre l’instrumentation relative à chaque pièce. Pour chacun des quatre Concerts, Jordi Savall fait un choix d’instruments différenciés qui apportent la meilleure expressivité et une plus grande définition de leur caractère musical propre. François Couperin délaisse ici le goût italien de ses débuts pour revenir à un style plus français. Musicien-poète par excellence, Couperin use d’un langage musical fait d’éléments toujours subtils, d’un amour du détail et de la précision, de l’obsession pour l’exactitude des nuances.
    Jordi Savall et les musiciens du Concert des Nations rendent parfaitement l’intimité de cette musique et sa profonde dimension poétique.

Le Musicien Poète


    Après avoir abordé les « Pièces de Viole » (1728), « Les Nations » (1726) et « Les Apothéoses » (1724) de François Couperin, que nous avions enregistrées en 1976, 1985 et 1986 respectivement, nous présentons ici l’interprétation de ces « Concerts Royaux » pleinement conscients des responsabilités dont le compositeur fait de l’interprète le dépositaire. S’il est vrai qu’il nous précise que ces pièces « sont d’une autre Espèce que celles que J’ay données jusqu'à présent » et s’il ajoute qu’ « Elles conviennent non seulement au Clavecin ; mais aussy au violon, a la flute, au hautbois, a la viole, et au basson », il laisse complètement ouverte l’instrumentation relative à chaque pièce ou Concert. Couperin nous dit : « Ces pièces étaient exécutées par Messieurs Duval, Philidor, Alarius, et Dubois : j’y touchois le Clavecin ». Il serait vain d’imaginer qu’on puisse retrouver davantage de précisions que celles concernant les instruments indiqués dans sa préface, outre les fonctions des musiciens cités par Couperin lui-même. C’est dans cette perspective que nous avons repensé l’instrumentation de chaque Concert, avec un choix d’instruments différencié les rendant capables d’apporter la meilleure expressivité et la plus grande définition de leur caractère musical :
    PREMIER CONCERT (en Sol majeur et mineur) : avec le Hautbois et le Basson, le Violon, la Basse de viole et la Basse de violon
    SECOND CONCERT (en Ré majeur et mineur) : avec la Basse de viole, le Violon et la Basse de violon
    TROISIÈME CONCERT (en La majeur et mineur) : Flûte, Violon, Basse de viole et Basse de violon
    QUATRIÈME CONCERT (en Mi majeur et mineur) : avec tous les instruments réunis pour le Prélude, le Rigaudon et la Forlane, et séparés pour les différentes danses : Hautbois et Basson (Allemande), Flûte et Basse de viole (Courante Françoise), Violon, Basse de viole et Basse de violon (Courante à l’italiene), Flûte et Violon, avec la Basse de viole et la Basse de violon (Sarabande)
    Le continuo est toujours réalisé par le Clavecin, le Théorbe ou la Guitare, ensemble ou séparément.     Les années 1714 et 1715, où Couperin composa les « Concerts Royaux », se situent de plain-pied dans ce « Grand Siècle » qui entre en crise et peu à peu se décompose. Molière, Lully, Charpentier sont morts, le peuple souffre d’une misère affreuse, et dans la plus grande indifférence, la Cour de Louis XIV cherche à retarder une décadence qui se devine et se propage. Racine, La Fontaine, Bossuet, La Bruyère, Marais montrent leurs derniers feux, tandis que s’installent les nouveaux grands de cette période ; La Lande, Girardon, Le Sage et Couperin lui-même, qui abandonne le poste d’organiste à la Chapelle du Roy en 1715, à la mort de Louis XIV.     Malgré son grand prestige, que savons-nous de l’homme Couperin ? Son visage carré, au regard lucide, son expression presque sévère, ne nous disent pas beaucoup sur son caractère ; restent seulement sa musique toujours sublime et ses écrits qui montrent un langage littéraire un peu limité, mais toujours une pensée intelligente et d’une grande finesse d’esprit : « Je demande grâce à Messieurs les puristes et grammairiens pour le style de mes préfaces : j’y parle de mon art, et si je m’assujettissais à imiter la sublimité du leur, peut-être parlerais-je moins bien du mien ».     Couperin est le musicien-poète par excellence, qui croit en la capacité de la Musique à s’exprimer avec « sa prose et ses vers ». Son amour du détail et de la précision, l’obsession pour l’exactitude des nuances, vont de pair avec son refus de l’Opéra, ou des grandes masses orchestrales. Son langage est néanmoins fait d’éléments toujours très subtils et grandement subjectifs malgré leur précision, ce qui lui fait dire : « Il y a, selon moi, dans notre façon d’écrire la musique, des défauts qui se rapportent à la manière d’écrire notre langue ; c’est que nous écrivons différemment de ce que nous exécutons ». Ce qui explique aussi la légende « d’œuvres de circonstance », qui a marqué ces « Concerts Royaux », puisqu’ils furent composés pour le Roy Soleil au crépuscule de sa vie. Mais au contraire, si on entre dans sa profonde dimension poétique, on découvre qu’ils sont porteurs d’une grâce qui est, « plus belle encore que la beauté... ». La beauté, comme dit La Fontaine, force à l’admiration, alors que la grâce s’insinue dans l’âme pour la faire vibrer pleinement. C’est bien aussi l’essence de la pensée de Couperin qui se résume en cette phrase : « J’avouerai de bonne foi que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend. »

Jordi Savall
© Alia Vox 2005 – Reproduction interdite


Les Concerts Royaux


    Couperin nous apprend dans la Préface pourquoi il a composé ces petits Concerts, et la raison de leur titre. Ils font suite au Troisième livre de pièces de clavecin, publié en 1722. « Ces pièces, dit-il, conviennent non seulement au Clavecin, mais aussy au Violon, a la Flute, au Hautbois, a la Viole et au Basson. Je les avois faites pour les petits Concerts de chambre où Louis quatorze me faisoit venir presque tous les dimanches de l’année. Ces pièces étoient executées par Messieurs Duval, Philidor, Alarius et Dubois : j’y touchois le Clavecin. Si elles sont autant du goût du public qu’elles ont été aprouvées du feu-Roy, J’en ay suffisament pour en donner dans la suite quelques volumes complets. »     Du Val était violoniste et membre des Vingt-quatre violons du Roi. Philidor est le fameux bibliothécaire musical de Louis XIV, hautboïste et bassoniste. Hilaire Verloge, dit Alarius, était violiste, et Dubois, basson. C’est donc avec ce petit ensemble – auxquels se joignirent peut-être d’autres musiciens à l’occasion – que Couperin créa les Concerts Royaux, et sans doute aussi tout ou partie des Goûts réunis. Il faut donc les imaginer joués dans l’intimité du vieux Roi Soleil, en présence de Mme. De Maintenon et de quelques rares courtisans, et Louis XIV devait aimer retrouver dans une courante ou un menuet ce qui avait été le plaisir essentiel de sa jeunesse. Mais Couperin délaisse le goût italien de ses premières sonates (il dit sonades) pour le ton plus français de la suite : déjà, ce sont bien « les goûts réunis ».
Premier ConcertPrélude
    Les préludes de chacun des quatorze concerts seront parmi les pièces les plus remarquables de tout l’ensemble. Couperin y est libre de la pulsation rythmique qui, dans chaque danse, veut imposer sa loi. Il trouvera un ton inimitable, fait à la fois d’une suprême élégance, d’une exquise ornementation et d’une très légère mélancolie voilée de tulle, avec des tons très doux de gris et de rose pêche.
    Tout cela se trouve déjà dans ce petit prélude, encore modeste.
Allemande (Légèrement)
    Couperin va utiliser dans ces Concerts un type d’Allemande dont il faut peu usage au clavecin : on l’appelle Allemande Légère par opposition à l’Allemande grave. Celle-ci est amusante et gaie, avec cette basse infaillible, ses jeux pincés sur des notes répétées.
Sarabande (Mesurée)
    La Sarabande, en mineur, est simple et gracieuse ; le thème de la seconde partie, avec sa chute de septième sur le second temps, annonce une figure de Sarabande qui sera très familière à Couperin.
Gavotte (Notes égales et coulées)
    Aimable et sans façon.
Gigue (Légèrement)
    Ce dernier mot s’entend de l’interprétation, non du tempo, qui est modéré. Jeux spirituels de notes répétées et de doublés.
Menuet en trio
    On aimera, dans la seconde partie, les montées et descentes de trois instruments, en opposition.
Deuxième Concert
    Une douce mélancolie baigne presque toutes les pièces en ré majeur et mineur. Prélude (Gracieusement)
    Le thème est plus ample que celui du premier Concert, gracieux, avec un thème délicatement mélancolique.
Allemande fuguée (Gayement)
    Son petit thème pimpant donne lieu à un développement polyphonique plus sérieux qu’il n’y paraît.
Air tendre
    Un joli air de cour, avec de temps en temps le dialogue de dessus et de la basse qui se resserre en forme de canon.
Air contrefugue (Vivement)
    Ce que Couperin entend par style fugué n’est en fait qu’un début de fugue, suivi de l’exploitation du matériel thématique, en imitation ou non. On a ici une très amusante pièce, avec un joli thème et un développement assez serré à partir d’éléments qui lui sont empruntés.
Echos (Tendrement)
    Les jeux d’échos sont un des plus appréciés du Baroque. Ils triomphent à l’orgue. L’opéra ne les néglige pas. La Cour en raffole. Mais Couperin utilise ici ce qui n’est somme toute qu’un procédé avec infiniment de subtilité.
Troisième Concert
    Un nouveau degré, par rapport au Second Concert : celui-ci sera plus large, plus sérieux aussi, avec une page admirable en son centre – la Sarabande – et une contrepartie pour la viole. Prélude (Lentement)
    Contrepartie pour la viole si l’on veut. Cette partie peut servir également pour le violon ou la flûte traversière, le hautbois, etc.
    La texture polyphonique est beaucoup plus serrée que dans les préludes précédents. L’ornementation également plus fournie, sur un développement mélodique plus riche : on a l’impression, par rapport aux deux premiers Concerts, d’une pâte qui lève et se gonfle de toute part.
Allemande (Légèrement)
    Elle aussi a plus d’étoffe ; quoique marquée légèrement, ce n’est pas exactement une « Allemande légère » et se rapproche des Allemandes pour clavecins, avec en particulier sa basse mélodique et ses larges mouvements de doubles croches.
Courante
    Écrite à 3/2, mais presque continûment à 6/4, avec des passages de l’un à l’autre qui apportent une incertitude rythmique très séduisante.
Sarabande grave
    Voici le premier chef-d’œuvre de la série des Concerts, avec cette rythmique cérémonielle, ses noires et blanches pointées, suivies d’une brusque révérence en double croche.
Gavotte
    Sans prétention, légère et avenante après la gravité de la pièce précédente, mais toujours avec un léger voile de mélancolie.
Muzette
    Elle mêle la saveur d’une mélodie presque populaire à l’élégance la plus aristocratique.
Chaconne legere
    Un thème bien franc pour cette chaconne française en Rondeau. On y trouvera, à nouveau, des jeux d’écho.
Quatrième Concert
Il a moins d’ampleur que le Troisième mais il a aussi un plus juste équilibre. On se rappellera que mi mineur est l’une des tonalités favorites de François Couperin.Prélude (Gravement)
    D’une suprême élégance, mais aussi mélodiquement et harmoniquement très riche, ce prélude hausse à nouveau d’un degré le niveau esthétique et sensible du Prélude instrumental de Couperin.
Allemande (Légèrement)
    Plus encore que celle du Troisième Concert, elle élargit son discours, à partir d’une belle phrase montant par degrés toute la gamme.
Courante française (Galamment)
Courante italienne (Gayement)
    Voici, dès ce Quatrième Concert, un avant-prélude aux Goûts Réunis : la française, modérée, avec ses artifices rythmiques incessants, et l’italienne, plus crue, plus simple aussi.
Sarabande (Très tendrement)
Contrepartie si l’on veut.
    Le rythme léger à deux temps de cette danse méridionale deviendra à la mode au temps de Rameau.
Forlane Rondeau (Gayement)
    Cette forlane au thème si heureusement joyeux et simple mêle le populaire et l’aristocratique. Mais s’agissant de Couperin, les choses gagnent toujours en subtilité. Quelque chose de chaud et de lumineux baigne toute cette Forlane, à laquelle chaque couplet apporte sa note plus légère.

Philippe Beaussant
© Alia Vox 2005 – Reproduction interdite

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