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Robin McKelle

Plonger dans l’univers musical de Robin McKelle, c’est plonger dans une certaine tradition, qu’elle soit jazz ou soul. Née en 1976, à une époque où le jazz se tourne vers les musiques du monde, McKelle penche plutôt pour le classicisme des orchestres des années 40, et les grandes voix de la soul des années 60. Passionnée de musique, la New-yorkaise pratique dès son plus jeune âge le chant et le piano, qu’elle étudiera quelques années plus tard au prestigieux Berklee College of Music, où elle aura l’occasion de se produire auprès de David Bowie et Wayne Shorter. Elle obtient en 2004 le troisième prix du Concours Thelonious Monk, et chante par la suite pour diverses formations. Ce n’est qu’en 2006 qu’elle commence réellement sa carrière solo, avec la sortie de son premier album Introducing Robin McKelle. Le public découvre alors sa voix magique, sublimée par des compositions et reprises de haut vol, interprétées par un big band. Le tout est d’une classe folle et lui permet de se faire un nom et de commencer à tourner.

Les mêmes ingrédients se retrouvent sur son second opus, Modern Antique, paru en 2008. Ce n’est qu’avec l’album suivant, Mess Around, que Robin McKelle s’affirmera au travers d’un autre style : la soul. Elle confirme son intérêt et son talent pour ce genre musical en 2012 avec la sortie de Soul Flower. Avec The Heart Of Memphis qui parait début 2014, elle enfonce un peu plus le clou avec un disque enregistré dans la mythique ville américaine. Elle s’y imprègne de cette atmosphère unique, qui a vu vivre la soul au travers de ses acteurs majeurs, notamment ceux du label Stax.


En 2016, pour son sixième album, The Looking Glass, l’Américaine a encore puisé dans la source infinie de ses influences soul, jazz, pop ou encore blues pour former un ensemble très cohérent. Elle éblouit une nouvelle fois lorsqu’elle pousse sa voix alto dans ses retranchements, venant soupirer des airs de Janis Joplin à l’oreille du public. Eraillée au possible, sa voix n’est pourtant jamais prise à défaut. Le piano, son instrument de prédilection, se fait omniprésent tout au long de ce superbe disque. McKelle a pourtant fait appel à des musiciens expérimentés (ayant travaillé avec Kanye West, les Roots, Lenny Kravitz ou Prince) pour rendre un opus sans fausse note. Et puis, grande première, elle a composé intégralement The Looking Glass, prouvant à travers des textes très intimistes sa qualité d'auteur.


En 2018, Melodic Canvas avance sur des brisées ouvertement jazz. « J’ai été sollicité par le pianiste Danilo Perez pour être la voix d’un groupe où figuraient aussi Ben Street à la basse, Avishai Cohen à la trompette et Chris Potter au saxophone. C’était inattendu, je n’avais plus chanté dans cet environnement depuis longtemps. J’ai retrouvé le plaisir du risque, de l’improvisation. Ces musiciens vous poussent à repousser vos limites... Je suis sortie de cette expérience avec plein d’idées, l’impression de ne pas avoir exploité tout mon potentiel. » Ce retour au jazz s’opère sans délaisser ce groove qui la caractérise : les thèmes choisis ou écris de sa main, mettent en valeur la chanteuse dont on découvre de nouvelles facettes, une sensibilité au service de la mélodie et une musicalité qui lui permet d’interagir avec ses partenaires, comme une instrumentiste. A noter que pour la première fois, Robin McKelle s’essaye au français sur le Il est mort le soleil d’Hubert Giraud et Pierre Delanoé, en version anglaise (The Sun Died) et en V.F., après Nicoletta et Ray Charles. Comme quoi Robin McKelle n'a une fois de plus pas fini de surprendre ses fans... © Clotilde Maréchal/Qobuz

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Discographie

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