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Oum Kalthoum

« En Orient, une journée sans Oum Kalsoum n’aurait plus de couleur ». Cette phrase signée Omar Sharif est à l’image du monument Oum Kalsoum. Comment aborder et écouter celle que certains baptisèrent la Quatrième pyramide ? Quatre décennies après sa disparition le 3 février 1975 au Caire, la liste des sobriquets plus hallucinants les uns que les autres semblent être sans fin : l’Astre de l’Orient, la Voix des Arabes, la Diva du Monde Arabe, le Visage de l’Egypte, etc.




Pourtant, lorsqu’elle voit le jour à Tmaïe El Zahayira (en 1898, 1902, 1904 ou 1908, l’année fait toujours débat), dans une famille plus que modeste, Oum Kalsoum Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui n’imagine guère le destin qui l’attend… La passion pour la musique et la voix lui vient de son père, imam, qui chante régulièrement des chants religieux lors de mariages ou de diverses cérémonies dans son village. Conscient des capacités de sa fille, il l’intègre dans sa petite troupe mais déguisée en garçon, mœurs religieuses oblige… Vers 16 ans, Oum Kalsoum est remarquée par le célèbre chanteur Cheikh Abou El Ala Mohamed et par Zakaria Ahmed, grand maître du luth, qui l’invitent à les accompagner au Caire. Mais c’est la rencontre avec l’immense poète et traducteur (de Shakespeare notamment) Ahmed Rami (qui lui écrira plus de 137 chansons !) et le grand maître du luth Mohamed El Qasabji, qui établiront la renommée internationale de la dame.




En 1932, Oum Kalsoum chante dans tout l’Orient, de Beyrouth à Damas, en passant par Bagdad et Tripoli. Cette renommée lui fait surtout rencontrer Nasser en 1948, le charismatique leader ne cachant guère son admiration pour celle qu’il considère comme une figure majeure de la nation égyptienne… De sa voix puissante et limpide, Oum Kalsoum chantera comme nulle autre la religion musulmane et l’amour de sa patrie. Et malgré son statut de diva, elle conservera une vraie modestie héritée de ses origines. Le peuple égyptien qui voit en elle SA cantatrice la chérira avec un fanatisme sans faille. Sans faille comme l’organe de la chanteuse. Difficile de comparer cette petite musique inouïe. Le timbre unique, l’éventail de ses capacités, le registre à part auquel elle s’attaque et dont elle a puisé la moelle dans les longs chants coraniques de son enfance.




Finalement, la voix d’Oum Kalsoum est un cœur, au sens physique du terme. Avec ses pulsations régulières. Ses épilepsies émotionnelles. Et ses ralentissements paisibles. Et comme un cœur, il ne s’arrête qu’au bout du chemin. Pour Oum Kalsoum, cette fin eu lieu en 1975. Depuis 1967, elle souffre de néphrite aiguë. En janvier 1973, elle donne son dernier concert au Palais du Nil et les examens qu'elle pratique à Londres montrent qu'elle est inopérable. Aux États-Unis, où son mari la conduit, Oum Kalsoum bénéficie un temps des avancées pharmaceutiques mais en 1975, de retour en Egypte, une crise aigüe la contraint à l'hospitalisation. La population de son village natal du delta psalmodie toute la journée le Coran. Le 3 février 1975, à l'aube, elle s’éteint. Après celles de Nasser, ses funérailles seront le second rassemblement le plus important de l’histoire de l’Egypte moderne. Aujourd’hui encore, l’aura du nom Oum Kalsoum demeure intact et sa personnalité reste un modèle pour les jeunes générations…




© MZ/Qobuz
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