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Les albums

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Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2009 | Capitol Latin

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Amérique latine - Paru le 3 mai 2019 | Columbia

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Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2006 | Narada

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Musiques du monde - Paru le 18 octobre 2011 | Columbia

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Jazz - Paru le 3 juillet 2001 | Capitol Records

CD19,49 CHF

Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2004 | Narada

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Musiques du monde - Paru le 24 mars 2015 | RCA Records Label

CD19,49 CHF

Musiques du monde - Paru le 1 janvier 1999 | Narada

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Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2010 | Cloud People Music

CD21,99 CHF

Amérique latine - Paru le 13 mars 2020 | Sony Music México

CD25,99 CHF

Amérique latine - Paru le 1 avril 2014 | RCA Records Label

CD25,99 CHF

Musiques du monde - Paru le 25 juin 2012 | Columbia

CD17,99 CHF

Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2008 | Manhattan Records

Les photos du livret peuvent crisper : la beauté et le talent, lorsqu’ils sont réunis, énervent souvent. La courte (elle est née en 1968) biographie de Lila Downs peut en fait rassembler tous les tenants des croisements ethniques. Après une enfance passée à Mexico et le divorce de ses parents (un père américain et professeur d’université, une mère indienne mixtèque), elle s’installe aux Etats-Unis, débute timidement des études de musique classique, puis, en pleine crise existentielle, suit le pandémonium du Grateful Dead en tournée. Moins par goût de la musique des Californiens déjà écroulés, que séduite par l’exubérance de leur style de vie. Elle fabrique et vend des bijoux, suit des cours d’anthropologie, et assume enfin son héritage mexicain, s’installant à Oaxaca, ville natale de sa mère.  Là, elle y rencontre le pianiste de jazz philadelphien Paul Cohen (toujours présent dans Shake Away, mais au saxophone ténor, et à la clarinette), et développe en sa compagnie une expression où se mêlent son héritage ancestral, diverses influences latines, et une pulsion plus urbaine. Au départ totalement inconnue outre-Atlantique, davantage célébrée en Europe ou au Mexique, on commence à évoquer à son sujet les icônes du genre, Mercedes Sosa et Susana Baca (pour la dignité farouche) ou, pourquoi pas, Cesaria Evora (pour le chant languide). Elle lorgne même parfois ici (« Justicia ») vers l’engagement gracile d’une Joan Baez, et on la sent tout à fait susceptible d’endosser la défroque d’une nouvelle passionnaria tiers-mondiste. Les seize chansons de ce sixième album rendent parfaitement hommage à sa démarche. Toujours en compagnie du fidèle trompettiste hard bopper Brian Lynch, et entourée d’une brigade internationale qui rassemblent Vénézuélien, Colombien, Chilien, et jusqu’au p’tit gars de Brooklyn le bassiste Booker King, la chanteuse propose une rencontre multiple, désormais coutumière dans son art, de cumbia, rock, et autres chansons traditionnelles. De même, elle n’hésite pas à faire le grand saut vers la musique pop, en réinterprétant le « I Would Never » des Écossais de Blue Nile, ou en proposant deux versions (espagnole et anglaise) d’un « I Envy The Wind » signé par la Louisianaise Lucinda Williams. Et il convient de ne pas passer sous silence le magnifique duo entre Downs et l’emblématique Mercedes Sosa (« Tierra De Luz »), ainsi qu’une belle version d’un « Black Magic Woman » (composé par le guitariste de Fleetwood Mac Peter Green), qui fit les beaux jours du répertoire de Santana. Mais ce qui pourrait n’être qu’une aimable et politiquement correcte démarche d’ethnologie humaniste – certes, sans compromis -, évoquant en jolis refrains et couplets seyants les damnés de la terre (ici, l’histoire, toutes détresses dehors, de ces immigrés qui espèrent que, de l’autre côté de la frontière, l’herbe est définitivement plus verte), reste illuminé par un cadeau munificent : sa voix. A accorder au pluriel, tant Lila Downs offre une palette protéiforme de chants, jouant de sa tessiture comme d’une succession de paysages. Elle sera plus souvent artiste de cabaret que chanteuse traditionnelle, interprétant les refrains comme autant de scènes de genre, gutturale ou enfantine, diva jazz ou latine mutine. Ce n’est pas un mince exploit que, lorsqu’elle nous propose cette déambulation dans les pays inventés de son art, on se sente tout prêt à la suivre. Shake Away parviendra en troisième position des classements américains de musiques du monde, ce qui n’est que justice, puisqu’il s’agit tout simplement du meilleur album de la jeune femme.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017
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Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2008 | Manhattan Records

Les photos du livret peuvent crisper : la beauté et le talent, lorsqu’ils sont réunis, énervent souvent. La courte (elle est née en 1968) biographie de Lila Downs peut en fait rassembler tous les tenants des croisements ethniques. Après une enfance passée à Mexico et le divorce de ses parents (un père américain et professeur d’université, une mère indienne mixtèque), elle s’installe aux Etats-Unis, débute timidement des études de musique classique, puis, en pleine crise existentielle, suit le pandémonium du Grateful Dead en tournée. Moins par goût de la musique des Californiens déjà écroulés, que séduite par l’exubérance de leur style de vie. Elle fabrique et vend des bijoux, suit des cours d’anthropologie, et assume enfin son héritage mexicain, s’installant à Oaxaca, ville natale de sa mère.  Là, elle y rencontre le pianiste de jazz philadelphien Paul Cohen (toujours présent dans Shake Away, mais au saxophone ténor, et à la clarinette), et développe en sa compagnie une expression où se mêlent son héritage ancestral, diverses influences latines, et une pulsion plus urbaine. Au départ totalement inconnue outre-Atlantique, davantage célébrée en Europe ou au Mexique, on commence à évoquer à son sujet les icônes du genre, Mercedes Sosa et Susana Baca (pour la dignité farouche) ou, pourquoi pas, Cesaria Evora (pour le chant languide). Elle lorgne même parfois ici (« Justicia ») vers l’engagement gracile d’une Joan Baez, et on la sent tout à fait susceptible d’endosser la défroque d’une nouvelle passionnaria tiers-mondiste. Les seize chansons de ce sixième album rendent parfaitement hommage à sa démarche. Toujours en compagnie du fidèle trompettiste hard bopper Brian Lynch, et entourée d’une brigade internationale qui rassemblent Vénézuélien, Colombien, Chilien, et jusqu’au p’tit gars de Brooklyn le bassiste Booker King, la chanteuse propose une rencontre multiple, désormais coutumière dans son art, de cumbia, rock, et autres chansons traditionnelles. De même, elle n’hésite pas à faire le grand saut vers la musique pop, en réinterprétant le « I Would Never » des Écossais de Blue Nile, ou en proposant deux versions (espagnole et anglaise) d’un « I Envy The Wind » signé par la Louisianaise Lucinda Williams. Et il convient de ne pas passer sous silence le magnifique duo entre Downs et l’emblématique Mercedes Sosa (« Tierra De Luz »), ainsi qu’une belle version d’un « Black Magic Woman » (composé par le guitariste de Fleetwood Mac Peter Green), qui fit les beaux jours du répertoire de Santana. Mais ce qui pourrait n’être qu’une aimable et politiquement correcte démarche d’ethnologie humaniste – certes, sans compromis -, évoquant en jolis refrains et couplets seyants les damnés de la terre (ici, l’histoire, toutes détresses dehors, de ces immigrés qui espèrent que, de l’autre côté de la frontière, l’herbe est définitivement plus verte), reste illuminé par un cadeau munificent : sa voix. A accorder au pluriel, tant Lila Downs offre une palette protéiforme de chants, jouant de sa tessiture comme d’une succession de paysages. Elle sera plus souvent artiste de cabaret que chanteuse traditionnelle, interprétant les refrains comme autant de scènes de genre, gutturale ou enfantine, diva jazz ou latine mutine. Ce n’est pas un mince exploit que, lorsqu’elle nous propose cette déambulation dans les pays inventés de son art, on se sente tout prêt à la suivre. Shake Away parviendra en troisième position des classements américains de musiques du monde, ce qui n’est que justice, puisqu’il s’agit tout simplement du meilleur album de la jeune femme.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017
CD6,49 CHF

Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2006 | Narada

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Amérique latine - Paru le 6 mars 2020 | Sony Music México

Hi-Res
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Musiques du monde - Paru le 15 mai 2020 | Sony Music México

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Amérique latine - Paru le 10 mai 2019 | Columbia

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Musiques du monde - Paru le 21 octobre 2016 | Columbia

L'interprète

Lila Downs dans le magazine