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Kendrick Lamar

Depuis l’explosion de NWA et de son Straight Outta Compton, le quartier de Compton (plus connue sous le nom de CPT), a été présenté comme la capitale d’une violence et d’une pauvreté sans foi ni loi. Même s'il n’est né qu’une année avant la parution de cet album mythique, Kendrick Lamar a lui aussi vécu en plein cœur du chaos de ce quartier de Los Angeles surmédiatisé…




Signé sur Aftermath, le label d’un ex-NWA justement qui n’est autre que Dr Dre, Kendrick Lamar est devenu, en peu de temps, le visage du mouvement rap des années 2010. Tout ce que le MC touche se transforme en or ! En témoignent ses featurings sélectionnés méticuleusement et très remarqués avec The Game, 50 Cent, Eminem ou encore bien encore Snoop Dogg, qui n’ont fait qu’amplifier le buzz au début de la carrière du prodige de Compton…




C’est à l’âge de 8 ans que Kendrick Lamar fait ses premiers pas dans l’univers du rap en figurant dans le clip de Tupac et Dr Dre California Love. A 13 ans, il commence à composer. Inspiré par le premier album de DMX, il se cherche en écoutant aussi ses idoles Jay-Z, Notorious BIG et Nas, jusqu’à trouver son propre style. Et c’est durant l’été de ses 16 ans qu’il franchit pour la première fois les portes d’un studio d’enregistrement. Loin des gangs, loin de la misère, pour la première fois, le rappeur se sent chez lui…




Une année plus tard, Kendrick compose son premier recueil de chansons intitulé Youngest Head Nigga In Charge. Il décide alors de remettre son projet entre les mains du patron de Top Dawg Entertainment. Il entame d’abord sa carrière sous le pseudo de K.Dot et sort deux mixtapes Training Day et C4, avant d’avoir LA révélation synonyme de tournant dans carrière.




En 2009, Kendrick Lamar sort un premier EP éponyme, porté par les singles P&P et She Needs Me. Et c’est à travers cette sortie qu’il impose son style et sa plume. Il est rapidement suivi par l’EP Overly Dedicated sorti moins d’un an après, avec les singles Michael Jordan et Cut You Off. Il est presque immédiatement devenu l’un des rappeurs préférés de la profession. Il reçoit alors les soutiens de Snoop et Dre et participe à la tant convoitée couverture du numéro spécial Freshmen du magazine XXL. Il enregistre alors en juillet 2011 son premier album, Section 80 très influencé par la musique de 2Pac.




Avec son disque suivant, good kid, m.A.A.d city, certains vont jusqu’à voir en Kendrick Lamar un digne héritier de Langston Hughes, poète et éditorialiste américain du XXe siècle. good kid, m.A.A.d city est de ces albums qui ne font guère douter : et ce dès la première écoute. Ceux qui tombèrent sur ses anciennes mixtapes savaient que son flow comme ses rimes ou ses sons visaient au cœur. La nonchalance propre à certains classiques californiens (Warren G, Snoop Dogg ou les premières productions de Dr Dre…) est bien là sur ce pur chef d’œuvre. Épurée comme jamais, la production joue la carte du subtil. Quant à l’organe de Kendrick, il slalome en douceur, tel un velours vocal.




En réalisant des featurings avec les plus grands du rap US (The Game, Drake, Rick Ross, etc…), il devient en 2012 le premier artiste de sa génération qui a non seulement réussi à changer le point de vue du public sur le hip hop de la côte ouest, mais aussi sur le hip hop en général.




Avec To Pimp A Butterfly qui parait début 2015, le rappeur de Compton monte d’un cran. Ce troisième album au titre clin d’œil au To Kill A Mockingbird de Harper Lee, ne fait que conforter ce roi dans son trône. Un opus d’une densité impressionnante dans le fond comme dans la forme, dans ses productions comme dans ses textes. Un disque à écouter en boucle pour en savourer les centaines de subtilités. Loin d’avoir joué la carte de la facilité en surfant sur le succès de son précédent album, le MC de Compton brasse ici une multitude de styles, parfois même osés. G-funk, jazz, boom bap, nu soul, électro, blaxploitation, funk, P-Funk, dirty South, tout y passé! Le soul train de Kendrick regarde aussi bien dans le rétroviseur de la Great Black Music que droit devant lui ; dans le turfu comme dirait l’autre…




Quant à sa plume, son agilité est elle aussi affolante. Trip introspectif, commentaire sociétal, second degré, parenthèse politique, trait d’humour, prose du bitume ou ego trip, Kendrick Lamar sait et peut tout faire. Côté featurings enfin, c’est là aussi le grand jeu avec des piges du parrain George Clinton, du régional de l’étape Snoop Dogg, de Pharrell ‘Je suis partout’ Williams, de Ronald Isley des Isley Brothers, de Bilal, de la rappeuse Rapsody et même de l’allumé Thundercat ! A se demander si avec cet album, Kendrick Lamar ne livre pas aux années 2010 ce que Nas offrit aux années 90 avec son mythique Illmatic. Ambitieux et déjà historique, To Pimp A Butterfly est déjà… un classique ?




© MD/Qobuz
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