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Classique - Paru le 27 mars 2015 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ah non, vraiment, on n’attendait pas le très avant-gardiste Wolfgang Rihm dans ce genre de langage. Imaginez un ensemble vocal venu du fin fond de la Renaissance, voire du Moyen Âge, accompagné par un quatuor à cordes hypermoderniste ; voilà ce qu’a développé Rihm dans son Et Lux, un ouvrage à consonance spirituelle d’une durée d’une heure, compact et profondément émouvant, et d’un style inclassable, achevé en octobre 2009 et créé un mois plus tard à Cologne par le Hilliard Ensemble et le Quatuor Arditti. Naturellement, l’ensemble ancien et le quatuor moderne échangent parfois les vêtements, dans diverses combinaisons et confusions de genre tout à fait délibérées et fort troublantes. Le Quatuor Minguet et l’ensemble de musique ancienne Huelgas mêlent leurs accents pour laisser éclore ce superbe opus, une méditation moderne sur une messe – des fragments du Requiem traditionnel, en majorité – venue du fin fond de l’époque médiévale. On n’ira pas affirmer que cela s’écoute d’une oreille distraite, mais même les auditeurs les plus rétifs à l’avant-garde ne pourront qu’être subjugués par tant de beauté intérieure. « [...] La création avait profondément impressionné malgré une certaine monotonie lisse. Cette interprétation nettement plus habitée, tant par les (huit) chanteurs de Huelgas, qui ont eu le temps de s'imprégner des suggestions de la partition, que par le quatuor à cordes, dissipe nos réserves et inscrit Et Lux dans la lignée des chefs-d'œuvre à mi-chemin entre profane et sacré, comme le Deutsches Requiem de Brahms. L'exclusion des mots "Deus" et "Dominus" marque une volonté de dépasser la diversité des croyances pour offrir à l'auditeur une méditation sur la Mort, cette grande interrogation de l'existence, et un accès vers une sérénité lumineuse.» (Diapason, juillet 2015 / Gérard Condé)
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Musique vocale profane - Paru le 25 avril 2014 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - 4 étoiles de Classica
Entre Claude Le Jeune et Roland de Lassus, les points communs ne manquent pas : ils sont quasiment contemporains l’un de l’autre (1530-1600 pour l’un, 1532-1594 pour l’autre) ; l’un est né à Mons, l’autre à peine dix lieues de là à Valenciennes. Les deux connaissaient et appréciaient les œuvres de leur collègue. Non, la différence principale réside dans leur arrière-plan religieux : Mons était catholique, Valenciennes un bastion des Huguenots. De là l’orientation fort différente des œuvres de nos deux compères. C’est ici Le Jeune qui est à l’honneur, avec un florilège de motets sacrés et de chansons profanes, un genre dans lequel non seulement il excellait, mais qui lui servit de support à bien des expérimentations et des nouveautés harmoniques, rythmiques et mélodiques. Hélas pour Le Jeune, les difficultés auxquelles était confronté le protestantisme en France l’empêchèrent de sérieusement diffuser ses œuvres, de sorte que sa renommée resta quelque peu confinée dans les régions d’Europe plus tolérantes. Ajoutons qu’à cette époque les modes italiennes commençaient à se répandre un peu partout – Lassus en profita pleinement, d’ailleurs – mais Le Jeune ne les embrassa que dans une moindre mesure, de sorte que sa musique pouvait alors sembler moins « moderne », malgré ses considérables hardiesses. Bien sûr, de nos jours, toutes ces considérations n’ont plus cours et nous pouvons écouter cette musique sublime, magnifiquement chantée par le Huelgas Ensemble. © SM/Qobuz
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 19 juin 2009 | deutsche harmonia mundi

Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
Michelangelo Rossi (1601-1656) connaissait-il les madrigaux de Gesualdo ? On peut légitimement se demander combien le célèbre compositeur-meurtrier a pu influencer Rossi qui, lui aussi, usa jusqu’aux extrêmes les plus extravagants de chromatisme, de dissonance, de modulations délirantes, une sorte de maniérisme musical dont on pourrait presque croire qu’il est le fruit d’un compositeur du XXIe siècle qui voudrait faire du madrigal à l’ancienne avec des techniques de composition d’avant-garde. Toujours est-il que le Huelgas Ensemble nous livre ici une belle poignée de ces madrigaux d’exception, enregistrés en concert public – c’est dire le niveau d’excellence de l’ensemble, car on n’entend ni couac, ni fausse note, un vrai régal –, peut-être choisis parmi les plus excessifs en termes d’harmonies déviantes, de dissonances hors-la-loi, d’incongruités toutes plus délicieuses et stupéfiantes les unes que les autres. Franchement, il n’est pas vain de dire que Rossi est le digne successeur et l’égal de Gesualdo. Attention, ne pas confondre ce Rossi avec Salomone Rossi et Luigi Rossi, tous deux de cette même époque baroque, et on ne vous parle (surtout) pas d’un certain Tino… © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 avril 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
Firmin Caron (Fl. 1460–1475) ch'étot un compositeu picard et pi un canteu édch Moïen Âche éd l' Arnaissance. Caron il o foait des musiques sacrées et pi profanes. O connoait chonq messes et pi granmin d'canchons profanes. Ouf… Et le présent enregistrement propose divers moments de ces cinq messes, autant que plusieurs canchons profanes, conservées dans des manuscrits au Vatican ; des chansons pourtant, pour certaines, paillardes voire obscènes (« ramboure luy son bas, foullès cul espuisé, coullies de fer et vit de plomb, et con d’acier… », d’autres empreintes d’amour courtois. De Caron l’on ne sait pratiquement rien, ni lieu ni date de naissance et de mort ; en 1469 il était « maître des petites écoles » d’Amiens, l’année suivante Primus musicus à la cathédrale de la ville, puis magister in artibus en 1472. Nombre de ses illustres contemporains le citent, le louent et le « parodient » (c’est-à-dire qu’ils empruntent certaines de ses mélodies pour en faire des cantus firmus ou les retravailler de diverses manières), parmi lesquels rien moins que Agricola, Tinctoris ou Compère. On perd sa trace après 1475, peut-être en Italie à en juger par le grand corpus de manuscrits italiens comportant telle ou telle de ses œuvres. Les voix du Huelgas Ensemble, basé en Belgique malgré le nom à consonance ibérique, prêtent vie à cette musique venue du fond de la fin du Moïen Âche et du début de l’Arnaissance, comme le diraient les Picards, dont Caron fut l’un des plus illustres musiciens de l’époque. © SM/Qobuz « [...] À partir des cinq messes et de la vingtaine de chansons qui composent son œuvre, Van Nevel a bâti un beau panorama, bien qu’un peu court : une section de chacune des messes, puis trois rondeaux, et une chanson combinatoire (au texte particulièrement salé), interprétés dans diverses versions et configurations vocales qui magnifient le détail de ce contrepoint richement orné, aux phrases interminables. La plénitude des extraits de messe, l’incroyable tapis de sons flûtés pianissimo de la chanson Le despourveu, prouvent que le Huelgas n’a rien perdu de son exigence et de son inspiration.» (Diapason, juin 2016 / David Fiala)
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Classique - Paru le 28 juillet 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le massacre de la Saint-Barthélémy en août 1572 ne fit pas que des morts et des malheureux : le 5 septembre de cette sombre année, le pape Grégoire XIII faisait célébrer la Saint-Barthélemy comme libératrice du royaume de France et fit chanter un Te Deum pour remercier Dieu d’avoir sauvé le Roi Très Chrétien des hérétiques. L’ensemble Huelgas a donc décidé de se pencher sur la musique protestante de cette époque (dont celle de Jacques Goudimel qui fut l’une des victimes des tueries, à Lyon en l’occurrence puisque partie de Paris, la frénésie meurtrière se répandit à travers le royaume pendant un bon mois encore), mais aussi celle des catholiques qui pouvaient faire l’objet de réjouissances anti-huguenottes. Trois volets composent ce superbe tour d’horizon du XVIe siècle : des psaumes mis en musique par plusieurs musiciens huguenots (reprenant les textes du célèbre Psautier de Genève publié par Calvin avec des textes de Clément Marot et Théodore de Bèze), lesdites réjouissances papales dont un Palestrina, et enfin le profane et le sacré dans le milieu huguenot. Les Huelgas nous offrent vraiment un grand tour d’horizon, vocal et instrumental, des deux côtés de la Réforme en cette époque troublée. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 28 août 2015 | Cypres

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
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Classique - Paru le 19 janvier 2015 | harmonia mundi

Distinctions Choc de Classica
" En 2002, Erik Van Nevel avait ressuscité 32 Variations (parmi les 125) sur un thème, La Spagna, de Costanzo Festa. Belle découverte d'alors, magnifique de justesse et de beautés sonores." (Classica, mai 2015)
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Classique - Paru le 14 juillet 2014 | harmonia mundi

Distinctions Choc de Classica
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Classique - Paru le 16 mars 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret
Francesca Caccini fut l’une des principales personnalités artistiques à la cour des Médicis au cours de la première moitié du XVIIe siècle. De nos jours encore, il reste inhabituel pour une femme d’être aussi reconnue comme chanteuse professionnelle, compositrice publiée, et professeur de chant. La liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina était l’objet d’une commande de Marie-Madeleine d’Autriche, qui avait épousé le grand-duc Cosme II de Médicis en 1608 ; il s’agissait de célébrer la visite du prince héritier de Pologne. L’ouvrage ne fut certes donné qu’une seule fois, mais avec un luxe inouï le 3 février 1625, avec en couronnement de spectacle un ballet équestre donné par rien moins que vingt-quatre cavaliers. Comme la majorité des opéras italiens de cette époque, La Liberazione exige de prendre des décisions artistiques délicates, de la part des musiciens d’aujourd’hui. D’une part, l’œuvre comporte deux passages dans lesquels la compositrice exige de la musique… absente de la partition. Les passages manquants ont été complétés par de la musique tirée du Primo libro delle sinfonie e gagliarde de Salomone Rossi, contemporain de Caccini. Une autre décision concerne l’instrumentation. Les documents décrivant la représentation de 1625 comportent nombre de didascalies nous permettant de juger avec une certaine précision de l’effectif disponible – même s’il n’est pas forcément possible de tout suivre à la lettre. Par exemple, on ignore quelques instruments se chargèrent du continuo. Mais au même titre que Caccini attribua une tonalité spécifique à chacun des rôles principaux, l’Ensemble Huelgas a gardé une couleur instrumentale particulière à chaque personnage. Le personne d’Alcina est ainsi accompagné de cordes et virginal, celui de Ruggiero par quatre flûtes à bec, et la ligne de basse doublée d’une lyre de gambe. Neptune se voit allouer un trident de trois trombones, permettant de souligner la force masculine du personnage. La partition de La liberazione di Ruggiero se singularise par de nombreux contrastes entre les récitatifs, très allants et fort diversifiés, et des arias d’une grande qualité mélodique, des passages choraux revigorants sous forme de canzonettas ou encore des madrigaux chantés par des effectifs toujours en mouvement – dames de la cour, démons, arbres enchantés, chevaliers libérés, et dans le madrigal final, toute la petite troupe ; on y trouve aussi des sinfonias, de ritournelles et des intermèdes purement instrumentaux. Enfin, les didascalies de l’époque comportent quelques précisions d’instrumentation, offrant à l’interprète de nos jours la certitude que les récitatifs devaient être réalisés de manière très colorée, richement instrumentée. Quant aux tonalités, elles obéissent à une structure très spécifique, chaque rôle étant pourvu de la sienne propre. Une manière fort moderne de singulariser chacun des personnages. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 16 octobre 2015 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret
De Ockeghem (né en 1410) jusqu’à Cabezón (né exactement un siècle plus tard), voici deux bons siècles d’œuvres créées sur le rondeau « Malheur me bat » dont l’origine se perd quelque part dans le fin fond du XVe siècle, mais dont bien des compositeurs se sont bientôt saisis pour l’intégrer dans leur propre travail. Oh, il faut disposer d’une oreille bien entraînée pour déceler la base du rondeau dans certains de ces ouvrages, car c’était l’habitude alors de paraphraser les mélodies connues jusqu’à ce qu’elles en deviennent plus ou moins méconnaissables, ne gardant parfois que quelques mélismes, quelques enchaînements. D’autres gardent la base quasiment intacte, tout en changeant le mode, mais en rajoutant des voix ou des contrepoints cachés, un véritable jeu de piste dont les musiciens d’alors étaient friands… L’Ensemble Huelgas, d’origine belge même si son nom reprend celui d’un célèbre codex espagnol du XIVe siècle, déploie ses délicates voix pour nous faire redécouvrir la richesse de cette fin du Moyen-Âge se métamorphosant en début de la Renaissance. Un "maître-disque" à n'en pas douter. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 mars 2010 | deutsche harmonia mundi

En jouant ainsi sur les deux noms, celui de Praetorius et celui de Bach, pour former l’amusant hapax PraeBachtorius, l’Ensemble Huelgas nous signifie qu’il entend offrir aux auditeurs ébahis les versions que l’un et l’autre ont réalisées d’une trentaine de chorals sacrés luthériens. Dans certains cas, par exemple Ach Gott, vom Himmel sieh darein, on trouve rien moins que trois versions de chacun, écrites pour être insérées dans diverses œuvres – cantates, chorals d’église, passions etc. Naturellement, le fort siècle qui sépare les deux musiciens (rappelons que Praetorius vécut de 1571 à 1621, Bach de 1685 à 1750) implique une sérieuse différence d’écriture et de conception. D’autant que Praetorius reçut de plein fouet les apports mélodiques et harmoniques venus tout droit d’Italie en général, de Venise en particulier avec son écriture polychorale d’une extravagante richesse. Pour Bach, ce seront les chorals luthériens dont on rappellera qu’il en a écrit au moins quatre cent, destinés à des œuvres de plus grande ampleur pour certains, à un usage liturgique tels quels pour d’autres. Pour mémoire, le choral luthérien à la Bach exige qu’il soit écrit à quatre voix mixtes, que le thème original du choral soit confié à la partie de soprano, et que le texte soit distribué de manière homophonique, c’est à dire que tout le monde chante plus ou moins exactement les mêmes paroles en même temps, rythmiquement parlant. Autrement dit, pas d’imitations, pas de lignes verticalement indépendantes etc. Praetorius, lui, n’hésite pas à s’éloigner vers des genres fort différents, allant de la ligne accompagnée du seul continuo jusqu’à la pièce très élaborée. La confrontation, bien sûr, est fascinante. Rappelons ici que les mélodies originales sont reprises de l’immense fonds luthérien, dont certaines sont de Luther lui-même, d’autres de musiciens des quelques décennies suivant la Réforme, mais aucune ni de Bach ni de Praetorius eux-mêmes ; le principe était, justement, de se servir des fonds anciens et bien connus des ouailles. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 octobre 2018 | Cypres

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Classique - Paru le 21 mai 1993 | Sony Classical

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Classique - Paru le 15 mars 2002 | harmonia mundi

"Un des plus grand compositeurs de notre époque", avait écrit Ronsard à propos de Jean Richafort. On ne sait pas grand chose de ce compositeur franco-flamand de la Renaissance, si ce n'est que le Pape Léon X lui a alloué une rente extraordinaire après avoir entendu ses oeuvres à Bologne. Son admirable Requiem a été composé à la mémoire de son maître, le grand Josquin des Prés. Paul van Nevel et son Ensemble Huelgas en donnent une version pleine de sobre et noire grandeur. Un sublime tremplin à toute méditation. FH
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Classique - Paru le 7 novembre 2014 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret
« Prodigieux mystère » en effet que cette histoire du Christ, personnage historique bien réel selon les uns, fils de Dieu selon d’autres, création de toutes pièces par les premiers Chrétiens d’après d’aucuns, et depuis des siècles on s’entretue allègrement à ces sujets. De son côté, la musique, qui adoucit notoirement les mœurs, a chanté la naissance du Christ pour la période de Noël, et depuis qu’existe la notation musicale existent aussi maintes œuvres de la Nativité. Le prodigieux Huelgas Ensemble – ce n’est pas là un mystère prodigieux mais le fruit d’un intense travail musicologique et musical ! – nous propose un éventail de pièces célébrant Noël, en commençant au bas Moyen Âge des années 1350 jusqu’au début de la Renaissance, avec des œuvres soit anonymes, soit signées Jean Mouton. On poursuit avec un large choix de pièces de la Renaissance elle-même, qu’elle soit flamande, française ou espagnole : Sweelinck, Lésbio, Manchicourt, de Weert. A titre quasi-anecdotique, l’Ensemble Huelgas nous offre aussi quelques incursions néo-médiévales, en l’occurrence du côté de l’organiste et musicien d’église britannique Bertram Luard-Selby et, plus singulier encore, de Peter Cornelius, l’auteur de l’opéra comique Le Barbier de Bagdad et d’incroyables quantités de Lieder, mais aussi d’un recueil de chants de Noël, duquel est tiré le présent Trois rois, là aussi écrit dans un style néo-ancien. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 avril 2013 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 7 décembre 2012 | deutsche harmonia mundi

Le Livre de Chœur d’Eton est une précieuse collection de manuscrits musicaux liturgiques latins compilés à la toute fin du XVe siècle, et l’un des rares documents qui ont survécu aux ravages de la Réforme anglicane. Certes, il ne nous est pas parvenu en entier, mais il y reste malgré tout plusieurs dizaines de pièces dont nombre n’existent que dans ce seul et unique manuscrit. En cette époque, bien sûr, le chœur du collège d’Eton (un établissement ultra-élitiste sis en face du château de Windsor) ne comprenait que des garçons – les élèves, donc sopranistes et altos – ainsi que des hommes pour les voix plus graves, et même de nos jours l’adjonction de voix féminines, extérieures au collège exclusivement masculin, n’intervient que dans de rares occasions. Dans ces conditions, le Huelgas Ensemble a demandé à ses chanteuses – car point de petits garçons dans ce merveilleux ensemble – de reproduire les sonorités légèrement acides, lisses, sans vibrato, des voix de garçons afin de respecter la sonorité d’origine de ces pièces. Réussite totale d’ailleurs, voire plus, puisque ces dames ne courent point le risque de craquage, ni ces petites erreurs de justesse si fréquentes dans les chœurs de garçons, y compris les mieux entraînés. Autrement dit, voilà une magnifique réalisation discographique. On ne peut que regretter que les Huelgas aient dû choisir parmi les quelque soixante œuvres du manuscrit ! Mais le choix lui-même est fort judicieux, puisqu’il propose des pièces à 5, 6, 7 et même 9 voix. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 septembre 2000 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 16 octobre 2015 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res
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Classique - Paru le 18 novembre 2016 | deutsche harmonia mundi

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