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Eric Le Sage


Passionné de musique de chambre qu’il pratique au plus haut niveau avec ses amis, Eric Le Sage, comme un Cortot ou un Nat autrefois, est un fervent admirateur et excellent interprète de Robert Schumann, dont il se sent si proche par cette alliance qu’il qualifie lui-même de « spinozienne », cette manière qu’a le compositeur allemand « d’atteindre à l’universel en parlant à la première personne, en mélangeant son côté charnel et intellectuel ». S’il commence à jouer en essayant d’abord d’apprivoiser tout seul le vieux piano droit qui trône dans le salon du domicile familial à Aix-en-Provence, il découvre vraiment ce qu’est la musique en apprenant l’instrument avec une prof germanophile qui oriente immédiatement ses goûts.

C’est au Conservatoire de Paris (CNSM) qu’il termine plus tard son cursus dans la classe de Pierre Sancan, avant d’aller se frotter au style de Schnabel (toujours le germanisme) à travers l’enseignement de la grande Maria Curcio qui fut la disciple du vieux maître. C’est auprès d’elle qu’il trouve le type de son et le chant intérieur dont il rêvait et qu’il cherchait dans la douleur du doute. Vers l’âge de 20 ans, Eric Le Sage a la révélation de la musique de Schumann et commence à s’investir dans l’œuvre entier du compositeur. Petit à petit, il va tout jouer, le piano seul, la musique de chambre et enregistrer la totalité des œuvres de Schumann pour le label ALPHA (OUTHERE). Une intégrale commencée en 2006 et qui est bien vite saluée par la critique pour sa qualité musicale et aussi pour les œuvres rares qu’on y découvre. Cette série d’enregistrements est couronnée par le Prix de la critique allemande, un véritable adoubement pour le pianiste français qui enseigne par ailleurs actuellement à la Hochschule für Musik de Freiburg.

Une autre intégrale discographique va occuper Eric Le Sage, celle de la musique de chambre de Francis Poulenc qu’il enregistre pour RCA Victor et qui obtient le grand prix de l’Académie Charles-Cros et une Victoire de la musique classique en France, le prix Caecilia en Belgique et le Disque de l’année au Japon. Dans la foulée, il enregistre pour le même éditeur une superbe version du Concerto pour deux pianos du même Poulenc avec Frank Braley et l’Orchestre Philharmonique de Liège dirigé par Stéphane Denève (RCA Victor-Sony). Cet enregistrement recevra la référence de la Tribune des critiques de disques de France Musique et de nombreux éloges mérités. Avec ses amis, le flûtiste Emmanuel Pahud et le clarinettiste Paul Meyer, il fonde, en 1993, Musique à l’Empéri, un festival de musique qui se tient chaque été à Salon-de-Provence et qui réunit autour d’eux la fine fleur des jeunes musiciens de leur génération, présentant des programmes particulièrement attrayants, mélangeant les formations instrumentales et les époques dans un grand professionnalisme et une joyeuse allégresse.

Le troisième pôle d’attraction d’Eric Le Sage est constitué par la musique de Gabriel Fauré, dont il grave là aussi l’intégrale pour piano, comme la riche musique de chambre. On y retrouve ses partenaires habituels pour des enregistrements pleins de fraîcheur et de feu, faisant démentir l’aspect « salonnard » que l’on donne souvent, et bien à tort, à cette musique. Ce musicien discret possède un répertoire immense qu’il présente dans de nombreux pays, aimant aussi débusquer des œuvres rares ou négligées. Son enregistrement de The Shining One (Chandos), le concerto pour piano écrit par Guillaume Connesson en 2009, avec l’Orchestre national royal d’Ecosse, a été récompensé par quatre prix. © FH/Qobuz

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Discographie

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