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Pop - Paru le 23 janvier 2006 | Rhino Atlantic

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio
Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis le précédent album de Crosby. Une eau qui entoure les îles Marquises, refuge d'un Jacques Brel malade avant d'être la destination de Stephen Stills, accompagné des frères Curtis dans « Southern Cross », voyage introspectif qui mène certes à « la mort des rêves » mais assurera à Daylight again sa renommée avec le succès de ce premier extrait. Graham Nash plonge aussi dans le grand bain grâce au magnifique « Wasted On The Way », ode à l'union, regard profond sur le temps qui a passé, en attendant la dernière vague qui emportera tout sur son passage: « So much water moving/Underneath the bridge/Let the water come and carry us away ».David Crosby s'empare à son tour de la métaphore marine et propose un « Delta » (écrit chez Warren Zevon et encouragé par Jackson Browne et enregistré en 80) dans lequel se mêlent deux furieuses rivières, celle de la chance et celle du choix. Et l'auteur sait de quoi il parle, lui qui n'a pas achevé sa traversée du désert, marqué par sa dépendance aux drogues. Le temps de fournir un « Might As Well Have A Good Time » et l'affaire est dans le sac, sa participation à l'effort collectif s'arrêtant là, le but recherché cette année là étant simplement de sortir un album de Crosby, Stills et Nash et non pas un disque d'un duo Stills-Nash jugé moins porteur par les producteurs. Ces deux là mettent donc les bouchées doubles et font appel à quelques invités de choix pour pallier l'absence de leur compagnon : Art Garfunkel est ainsi convié sur « Daylight Again », assemblage qui comprend « Find The Cost Of Freedom », ancienne face B du très politique « Ohio », sorti à l'heure de la contestation de la fin des années soixante-dix, tandis que tout au long de l'album, on entend Timothy B. Schmit en vacance des Eagles, ou Michael Finnegan. Une  rupture avec la pratique qui voyait les trois musiciens assurer eux-mêmes l'essentiel du travail.Malgré sa sortie le 21 juin 1982, ce n'est donc pas vraiment la fête de la musique sur ce disque, les compositions semblant égarées dans une décennie qui n'est plus la leur, évitant malgré tout l'écueil de la surproduction sur lequel beaucoup de musiciens de cette époque ont échoué. On retrouve ainsi un Stephen Stills hargneux sur des titres comme «Turn Your Back On Love », «Too Much Love To Hide » ou «Since I Met You » même s'il semble légèrement monomaniaque dans ses thèmes. Son «You Are Alive » martèle une vérité qu'il semble découvrir : l'homme a besoin d'être entouré, thème que Nash s'empresse de développer dans «Song For Susan», la Susan en question étant tout simplement son épouse. L'ambiance est éthérée et la mélancolie pointe même à l'écoute d'une autre composition de Nash, « Into the Darkness », au rythme pourtant enlevé.Surprenant disque en retard sur son époque, introspection sans faiblesse sur l'aventure collective du groupe et l'histoire individuelle de ses membres, humble îlot au milieu d'une nouvelle vague de synthétiseur sur lequel résonnent encore les guitares impeccables de Stephen Stills, toujours aussi inspiré, et les voix de ses compères Nash et Crosby, même si l'introduction d'autres chanteurs annonce une ouverture nécessaire au vu des défaillances de David Crosby, mais guère opportune à l'écoute des disques moyens qui jalonneront le reste de cette décennie et de la suivante. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2020
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Rock - Paru le 29 mai 1969 | Rhino Atlantic

Hi-Res
Album symbolique de l'époque hippie, le premier opus de Crosby, Stills and Nash fait découvrir au monde entier un nouveau son, le folk-rock, porté ici à son apogée grâce aux voix extraordinaires des trois musiciens. Assemblage de talents individuels énormes, le groupe transforme tout ce qu'il touche en or, les riches compositions personnelles de chacun devenant joyaux dans la bouche des autres, impressionnant travail d'orfèvre collectif sur des morceaux aux harmonies ciselées et gracieuses. Il est enregistré à Los Angeles dans le plus grand secret (au fameux studio 3 chez Wally Heider dans Selma Avenue), le groupe s'imposant l'absence de visiteurs alors fréquents à l'époque dans les studios. La combinaison harmonique à trois voix sur des chansons de Stephen Stills comme « Helplessly Hoping » et «You Don't Have To Cry » (dont il existe une version électrique enregistrée à New York trois mois plus tard, parue en 1991) y transcende des propos assez mièvres. David Crosby nous fait revivre l'amour raffiné sur son mélancolique et très médiéval « Guinnevere » : les harmonies de Nash et Crosby, et le croisement entre la guitare sèche Martin D45 et la Guild douze cordes électrique de ce dernier sont une pure beauté. Tandis que Graham Nash, dans les mêmes dispositions d'esprit, nous narre l’histoire de sa « Lady Of The Island » (écrit à l'origine pour les Hollies). Ces deux-là sont dans leur registre et il faut un Stephen Stills surpuissant pour hausser un peu le ton: « 49 bye-byes »  et « Suite: Judy Blue Eyes » (un hymne romantique complexe adressé à son amie Judy Collins, dans lequel il joue de tous les instruments. Les voix sont enregistrés à l'aide d'un seul micro suspendu au-dessus des trois, contrairement à l'habitude de studio où les chanteurs sont isolés chacun dans une cabine). Ces chansons confirment que c'est bien lui qui tient les commandes, l'homme œuvrant à la fois comme guitariste, chanteur, bassiste et pianiste, délaissant uniquement la batterie au profit de Dallas Taylor, seul corps étranger à l'ensemble (avec l'autre batteur Jim Gordon sur « Marrakesh Express », non crédité sur l'album). Les artistes sont tout aussi à l’aise avec les propos plus allègres de ce « Marrakesh Express »  lancé à fond de train où l'imagerie du chemin de fer donne à plein, illustrée par force souffles de locomotives des chanteurs qui accompagnent Nash dans cette composition qui portera l'album vers les sommets. Nash l'a d'ailleurs écrit en 66 dans le train reliant Casablanca à Marrakesh. Il y double sa propre voix avec une précision que seule son expérience au sein de Hollies lui permet, et Stills pose un solo fameux (sur Gibson Les Paul) sur trois pistes différentes, et qu'il a écrit comme une partition pour cuivres. L'épique « Wooden Ships » est aussi une des clefs du succès immédiat que rencontre le disque à sa sortie : cette chanson, fruit du premier travail en commun de Stills et de Crosby, complétés par Paul Kantner du Jefferson Airplane (qui l'inclut aussi dans Volunteers), est en phase complète avec les idées politiques de l'époque, tout comme le très électrique « Long Time Gone » de David Crosby écrit le soir de l'assassinat de Robert Kennedy, dans laquelle des lendemains qui chantent sont attendus malgré le silence qui entoure la contestation de la jeunesse américaine. L'heure est grave et on aurait tort de réduire ce premier disque en commun à une suite de morceaux innocents car malgré certaines naïvetés dans l'écriture (« Pre-Road Downs » qui débute par « I have kissed you/So I'll miss you/On the road I'll be wantin' you/But I have you etc…») et un évident besoin de véhiculer un message pacifiste, le groupe saura en découdre sur scène où il fera feu de tous bois sur des « Long Time Gone » transcendé ou des « 49 bye-byes » qui déclencheront un enthousiasme à la hauteur de l'énergie qui passe alors entre ses membres. Album premier d'un groupe unique en son genre, Crosby, Stills and Nash est avant tout le disque de trois talents au service d'une cause commune : refléter musicalement l'esprit d'une époque tourmentée par de vieux démons à qui la jeunesse voudrait bien faire la peau, contestation qui s'incarnera littéralement dans les chansons du groupe le portant au sommet du monde musical. L'entrée du cheval de Troie que constituera l'arrivée au sein du groupe du guitariste canadien Neil Young dès l'année suivante portera un coup presque fatal aux projets ambitieux du trio mais les chansons de cet album restent encore bien vivantes, portées qu'elles sont par les voix encore fraîches de leurs auteurs qui continuent d'œuvrer en concert pour leurs éternels idéaux. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2016
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CSN

Pop - Paru le 9 octobre 2012 | Rhino Atlantic

Hi-Res
1977, année du punk, est paradoxalement aussi celle des derniers succès du courant musical de la côte ouest. The Eagles passent à la banque avec leur « Hotel California », le de Rumours de Fleetwood Mac connait un succès planétaire, suivi par CSN, de Crosby, Stills et Nash. Le foldk-rock semble avoir vécu, débordé par le punk et le disco, et livre ses dernières pépites, que le public ne boude d'ailleurs pas. C'est donc 8 ans après le premier et unique album studio que l'on retrouve le triumvirat : une fois refermée la parenthèse Neil Young, les trois se doivent d'ouvrir leur univers aux changements qui se profilent et par la même occasion jeter un regard honnête sur leur histoire commune. Ainsi, « Run For Tears » et le hit latin « Dark Star » de Stephen Stills ont pour même thème les relations humaines, qu'elles soient maritales ou amicales, vieux sujet d'inspiration pour leur auteur qui y porte désormais un regard plus mature, marqué qu'il est par des années qui ont pesé lourd. On retrouve la même qualité sur « See The Changes » ou Stills démontre encore son talent de compositeur hors-pair allié à une humilité rare, seul à la guitare et tous trois aux vocaux: « It ain't easy rearranging/ And it gets harder as you get older/Farther away as you get closer», alors que «I Give You Give Blind » nous rappelle qu'on a affaire là à un guitariste brillant. Il existe une version de « See The Changes » enregistrée quatre ans plus tôt dans le ranch de Neil Young, plus étoffée instrumentalement, lors d'une réunion avortée de CSN&Y. Cependant, c'est la composition de Graham Nash, écrite en quinze minutes et résultat d'un pari avec son chauffeur qui l'emmenait à l'aéroport à Hawaii,« Just A Song Before I Go » qui enlèvera le morceau en atteignant les sommets des charts, preuve que les oreilles de cette année n'étaient pas encore prêtes aux larsens punks, leur préférant cette ultime ballade acoustique dont son auteur est un des rares à avoir le secret. C'est le même mais dans un tout autre registre qui écrit à l'occasion de ce disque un morceau qui deviendra un des classiques du groupe, le bizarroïde et anti-religieux « Cathedral » où l'auteur nous fait partager ses visions gothiques avant de nous perdre dans un cimetière aux correspondances macabres. Son « Cold Rain » revient à des thèmes plus quotidiens puisque son héros semble étranger au monde qui l'entoure, individu isolé au milieu de la foule, probable métaphore de la situation de l'artiste objet de toutes les attentions. Reste David Crosby qui, non content de prêter main et même voix fortes aux compositions de ses camarades, aligne trois chansons à l’image d'un solide « Shadow Captain », déclinaison de l'éternel thème marin qui hante son auteur, écrit à 4h du matin dans son voilier à 200 milles de la côte. On aura compris que le trio n'entend pas abandonner ses thèmes de prédilection pour d'hasardeuses expériences musicales (ce qu'il ne fera toujours pas pour l'album suivant, Daylight Again, de 1982) et personne ne lui en donnera tort: les trois musiciens excellent ici une nouvelle fois dans cette unique combinaison de leurs trois voix, magnifique envol harmonique qui propulse leurs compositions à une hauteur vertigineuse et plus prosaïquement, vers le succès. Ainsi, la douceur recherchée des chansons est-elle accentuée par l'adjonction d'une section de cordes tandis que les musiciens s'entourent pour l'occasion des habituels compagnons de route Tim Drummond, Russ Kunkel et Joe Vitale, avec une mention spéciale pour la présence du percussionniste Ray Barretto.Dernier opus hippie d'avant le déluge punk, ultime collaboration réussie (les disques suivants se révéleront souvent décevants), osmose finale de trois compositeurs dont le talent commun dépasse la simple addition de leur don individuel, CSN est un repère aussi dans l'histoire du rock, la qualité rarement égalée des arrangements vocaux en étant la principale raison. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2016
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Pop - Paru le 14 mars 2005 | Rhino

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Pop - Paru le 23 janvier 2006 | Rhino Atlantic

Album symbolique de l'époque hippie, le premier opus de Crosby, Stills and Nash fait découvrir au monde entier un nouveau son, le folk-rock, porté ici à son apogée grâce aux voix extraordinaires des trois musiciens. Assemblage de talents individuels énormes, le groupe transforme tout ce qu'il touche en or, les riches compositions personnelles de chacun devenant joyaux dans la bouche des autres, impressionnant travail d'orfèvre collectif sur des morceaux aux harmonies ciselées et gracieuses. Il est enregistré à Los Angeles dans le plus grand secret (au fameux studio 3 chez Wally Heider dans Selma Avenue), le groupe s'imposant l'absence de visiteurs alors fréquents à l'époque dans les studios. La combinaison harmonique à trois voix sur des chansons de Stephen Stills comme « Helplessly Hoping » et «You Don't Have To Cry » (dont il existe une version électrique enregistrée à New York trois mois plus tard, parue en 1991) y transcende des propos assez mièvres. David Crosby nous fait revivre l'amour raffiné sur son mélancolique et très médiéval « Guinnevere » : les harmonies de Nash et Crosby, et le croisement entre la guitare sèche Martin D45 et la Guild douze cordes électrique de ce dernier sont une pure beauté. Tandis que Graham Nash, dans les mêmes dispositions d'esprit, nous narre l’histoire de sa « Lady Of The Island » (écrit à l'origine pour les Hollies). Ces deux-là sont dans leur registre et il faut un Stephen Stills surpuissant pour hausser un peu le ton: « 49 bye-byes »  et « Suite: Judy Blue Eyes » (un hymne romantique complexe adressé à son amie Judy Collins, dans lequel il joue de tous les instruments. Les voix sont enregistrés à l'aide d'un seul micro suspendu au-dessus des trois, contrairement à l'habitude de studio où les chanteurs sont isolés chacun dans une cabine). Ces chansons confirment que c'est bien lui qui tient les commandes, l'homme œuvrant à la fois comme guitariste, chanteur, bassiste et pianiste, délaissant uniquement la batterie au profit de Dallas Taylor, seul corps étranger à l'ensemble (avec l'autre batteur Jim Gordon sur « Marrakesh Express », non crédité sur l'album). Les artistes sont tout aussi à l’aise avec les propos plus allègres de ce « Marrakesh Express »  lancé à fond de train où l'imagerie du chemin de fer donne à plein, illustrée par force souffles de locomotives des chanteurs qui accompagnent Nash dans cette composition qui portera l'album vers les sommets. Nash l'a d'ailleurs écrit en 66 dans le train reliant Casablanca à Marrakesh. Il y double sa propre voix avec une précision que seule son expérience au sein de Hollies lui permet, et Stills pose un solo fameux (sur Gibson Les Paul) sur trois pistes différentes, et qu'il a écrit comme une partition pour cuivres. L'épique « Wooden Ships » est aussi une des clefs du succès immédiat que rencontre le disque à sa sortie : cette chanson, fruit du premier travail en commun de Stills et de Crosby, complétés par Paul Kantner du Jefferson Airplane (qui l'inclut aussi dans Volunteers), est en phase complète avec les idées politiques de l'époque, tout comme le très électrique « Long Time Gone » de David Crosby écrit le soir de l'assassinat de Robert Kennedy, dans laquelle des lendemains qui chantent sont attendus malgré le silence qui entoure la contestation de la jeunesse américaine. L'heure est grave et on aurait tort de réduire ce premier disque en commun à une suite de morceaux innocents car malgré certaines naïvetés dans l'écriture (« Pre-Road Downs » qui débute par « I have kissed you/So I'll miss you/On the road I'll be wantin' you/But I have you etc…») et un évident besoin de véhiculer un message pacifiste, le groupe saura en découdre sur scène où il fera feu de tous bois sur des « Long Time Gone » transcendé ou des « 49 bye-byes » qui déclencheront un enthousiasme à la hauteur de l'énergie qui passe alors entre ses membres. Album premier d'un groupe unique en son genre, Crosby, Stills and Nash est avant tout le disque de trois talents au service d'une cause commune : refléter musicalement l'esprit d'une époque tourmentée par de vieux démons à qui la jeunesse voudrait bien faire la peau, contestation qui s'incarnera littéralement dans les chansons du groupe le portant au sommet du monde musical. L'entrée du cheval de Troie que constituera l'arrivée au sein du groupe du guitariste canadien Neil Young dès l'année suivante portera un coup presque fatal aux projets ambitieux du trio mais les chansons de cet album restent encore bien vivantes, portées qu'elles sont par les voix encore fraîches de leurs auteurs qui continuent d'œuvrer en concert pour leurs éternels idéaux. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2016
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Pop - Paru le 23 janvier 2006 | Rhino Atlantic

Album symbolique de l'époque hippie, le premier opus de Crosby, Stills and Nash fait découvrir au monde entier un nouveau son, le folk-rock, porté ici à son apogée grâce aux voix extraordinaires des trois musiciens. Assemblage de talents individuels énormes, le groupe transforme tout ce qu'il touche en or, les riches compositions personnelles de chacun devenant joyaux dans la bouche des autres, impressionnant travail d'orfèvre collectif sur des morceaux aux harmonies ciselées et gracieuses. Il est enregistré à Los Angeles dans le plus grand secret (au fameux studio 3 chez Wally Heider dans Selma Avenue), le groupe s'imposant l'absence de visiteurs alors fréquents à l'époque dans les studios. La combinaison harmonique à trois voix sur des chansons de Stephen Stills comme « Helplessly Hoping » et «You Don't Have To Cry » (dont il existe une version électrique enregistrée à New York trois mois plus tard, parue en 1991) y transcende des propos assez mièvres. David Crosby nous fait revivre l'amour raffiné sur son mélancolique et très médiéval « Guinnevere » : les harmonies de Nash et Crosby, et le croisement entre la guitare sèche Martin D45 et la Guild douze cordes électrique de ce dernier sont une pure beauté. Tandis que Graham Nash, dans les mêmes dispositions d'esprit, nous narre l’histoire de sa « Lady Of The Island » (écrit à l'origine pour les Hollies). Ces deux-là sont dans leur registre et il faut un Stephen Stills surpuissant pour hausser un peu le ton: « 49 bye-byes »  et « Suite: Judy Blue Eyes » (un hymne romantique complexe adressé à son amie Judy Collins, dans lequel il joue de tous les instruments. Les voix sont enregistrés à l'aide d'un seul micro suspendu au-dessus des trois, contrairement à l'habitude de studio où les chanteurs sont isolés chacun dans une cabine). Ces chansons confirment que c'est bien lui qui tient les commandes, l'homme œuvrant à la fois comme guitariste, chanteur, bassiste et pianiste, délaissant uniquement la batterie au profit de Dallas Taylor, seul corps étranger à l'ensemble (avec l'autre batteur Jim Gordon sur « Marrakesh Express », non crédité sur l'album). Les artistes sont tout aussi à l’aise avec les propos plus allègres de ce « Marrakesh Express »  lancé à fond de train où l'imagerie du chemin de fer donne à plein, illustrée par force souffles de locomotives des chanteurs qui accompagnent Nash dans cette composition qui portera l'album vers les sommets. Nash l'a d'ailleurs écrit en 66 dans le train reliant Casablanca à Marrakesh. Il y double sa propre voix avec une précision que seule son expérience au sein de Hollies lui permet, et Stills pose un solo fameux (sur Gibson Les Paul) sur trois pistes différentes, et qu'il a écrit comme une partition pour cuivres. L'épique « Wooden Ships » est aussi une des clefs du succès immédiat que rencontre le disque à sa sortie : cette chanson, fruit du premier travail en commun de Stills et de Crosby, complétés par Paul Kantner du Jefferson Airplane (qui l'inclut aussi dans Volunteers), est en phase complète avec les idées politiques de l'époque, tout comme le très électrique « Long Time Gone » de David Crosby écrit le soir de l'assassinat de Robert Kennedy, dans laquelle des lendemains qui chantent sont attendus malgré le silence qui entoure la contestation de la jeunesse américaine. L'heure est grave et on aurait tort de réduire ce premier disque en commun à une suite de morceaux innocents car malgré certaines naïvetés dans l'écriture (« Pre-Road Downs » qui débute par « I have kissed you/So I'll miss you/On the road I'll be wantin' you/But I have you etc…») et un évident besoin de véhiculer un message pacifiste, le groupe saura en découdre sur scène où il fera feu de tous bois sur des « Long Time Gone » transcendé ou des « 49 bye-byes » qui déclencheront un enthousiasme à la hauteur de l'énergie qui passe alors entre ses membres. Album premier d'un groupe unique en son genre, Crosby, Stills and Nash est avant tout le disque de trois talents au service d'une cause commune : refléter musicalement l'esprit d'une époque tourmentée par de vieux démons à qui la jeunesse voudrait bien faire la peau, contestation qui s'incarnera littéralement dans les chansons du groupe le portant au sommet du monde musical. L'entrée du cheval de Troie que constituera l'arrivée au sein du groupe du guitariste canadien Neil Young dès l'année suivante portera un coup presque fatal aux projets ambitieux du trio mais les chansons de cet album restent encore bien vivantes, portées qu'elles sont par les voix encore fraîches de leurs auteurs qui continuent d'œuvrer en concert pour leurs éternels idéaux. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2016
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Pop - Paru le 23 janvier 2006 | Rhino Atlantic

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Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis le précédent album de Crosby. Une eau qui entoure les îles Marquises, refuge d'un Jacques Brel malade avant d'être la destination de Stephen Stills, accompagné des frères Curtis dans « Southern Cross », voyage introspectif qui mène certes à « la mort des rêves » mais assurera à Daylight again sa renommée avec le succès de ce premier extrait. Graham Nash plonge aussi dans le grand bain grâce au magnifique « Wasted On The Way », ode à l'union, regard profond sur le temps qui a passé, en attendant la dernière vague qui emportera tout sur son passage: « So much water moving/Underneath the bridge/Let the water come and carry us away ».David Crosby s'empare à son tour de la métaphore marine et propose un « Delta » (écrit chez Warren Zevon et encouragé par Jackson Browne et enregistré en 80) dans lequel se mêlent deux furieuses rivières, celle de la chance et celle du choix. Et l'auteur sait de quoi il parle, lui qui n'a pas achevé sa traversée du désert, marqué par sa dépendance aux drogues. Le temps de fournir un « Might As Well Have A Good Time » et l'affaire est dans le sac, sa participation à l'effort collectif s'arrêtant là, le but recherché cette année là étant simplement de sortir un album de Crosby, Stills et Nash et non pas un disque d'un duo Stills-Nash jugé moins porteur par les producteurs. Ces deux là mettent donc les bouchées doubles et font appel à quelques invités de choix pour pallier l'absence de leur compagnon : Art Garfunkel est ainsi convié sur « Daylight Again », assemblage qui comprend « Find The Cost Of Freedom », ancienne face B du très politique « Ohio », sorti à l'heure de la contestation de la fin des années soixante-dix, tandis que tout au long de l'album, on entend Timothy B. Schmit en vacance des Eagles, ou Michael Finnegan. Une  rupture avec la pratique qui voyait les trois musiciens assurer eux-mêmes l'essentiel du travail.Malgré sa sortie le 21 juin 1982, ce n'est donc pas vraiment la fête de la musique sur ce disque, les compositions semblant égarées dans une décennie qui n'est plus la leur, évitant malgré tout l'écueil de la surproduction sur lequel beaucoup de musiciens de cette époque ont échoué. On retrouve ainsi un Stephen Stills hargneux sur des titres comme «Turn Your Back On Love », «Too Much Love To Hide » ou «Since I Met You » même s'il semble légèrement monomaniaque dans ses thèmes. Son «You Are Alive » martèle une vérité qu'il semble découvrir : l'homme a besoin d'être entouré, thème que Nash s'empresse de développer dans «Song For Susan», la Susan en question étant tout simplement son épouse. L'ambiance est éthérée et la mélancolie pointe même à l'écoute d'une autre composition de Nash, « Into the Darkness », au rythme pourtant enlevé.Surprenant disque en retard sur son époque, introspection sans faiblesse sur l'aventure collective du groupe et l'histoire individuelle de ses membres, humble îlot au milieu d'une nouvelle vague de synthétiseur sur lequel résonnent encore les guitares impeccables de Stephen Stills, toujours aussi inspiré, et les voix de ses compères Nash et Crosby, même si l'introduction d'autres chanteurs annonce une ouverture nécessaire au vu des défaillances de David Crosby, mais guère opportune à l'écoute des disques moyens qui jalonneront le reste de cette décennie et de la suivante. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2020
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Rock - Paru le 10 juillet 2012 | CSN Records

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CSN

Rock - Paru le 6 septembre 1994 | Atlantic Records

1977, année du punk, est paradoxalement aussi celle des derniers succès du courant musical de la côte ouest. The Eagles passent à la banque avec leur « Hotel California », le de Rumours de Fleetwood Mac connait un succès planétaire, suivi par CSN, de Crosby, Stills et Nash. Le foldk-rock semble avoir vécu, débordé par le punk et le disco, et livre ses dernières pépites, que le public ne boude d'ailleurs pas. C'est donc 8 ans après le premier et unique album studio que l'on retrouve le triumvirat : une fois refermée la parenthèse Neil Young, les trois se doivent d'ouvrir leur univers aux changements qui se profilent et par la même occasion jeter un regard honnête sur leur histoire commune. Ainsi, « Run For Tears » et le hit latin « Dark Star » de Stephen Stills ont pour même thème les relations humaines, qu'elles soient maritales ou amicales, vieux sujet d'inspiration pour leur auteur qui y porte désormais un regard plus mature, marqué qu'il est par des années qui ont pesé lourd. On retrouve la même qualité sur « See The Changes » ou Stills démontre encore son talent de compositeur hors-pair allié à une humilité rare, seul à la guitare et tous trois aux vocaux: « It ain't easy rearranging/ And it gets harder as you get older/Farther away as you get closer», alors que «I Give You Give Blind » nous rappelle qu'on a affaire là à un guitariste brillant. Il existe une version de « See The Changes » enregistrée quatre ans plus tôt dans le ranch de Neil Young, plus étoffée instrumentalement, lors d'une réunion avortée de CSN&Y. Cependant, c'est la composition de Graham Nash, écrite en quinze minutes et résultat d'un pari avec son chauffeur qui l'emmenait à l'aéroport à Hawaii,« Just A Song Before I Go » qui enlèvera le morceau en atteignant les sommets des charts, preuve que les oreilles de cette année n'étaient pas encore prêtes aux larsens punks, leur préférant cette ultime ballade acoustique dont son auteur est un des rares à avoir le secret. C'est le même mais dans un tout autre registre qui écrit à l'occasion de ce disque un morceau qui deviendra un des classiques du groupe, le bizarroïde et anti-religieux « Cathedral » où l'auteur nous fait partager ses visions gothiques avant de nous perdre dans un cimetière aux correspondances macabres. Son « Cold Rain » revient à des thèmes plus quotidiens puisque son héros semble étranger au monde qui l'entoure, individu isolé au milieu de la foule, probable métaphore de la situation de l'artiste objet de toutes les attentions. Reste David Crosby qui, non content de prêter main et même voix fortes aux compositions de ses camarades, aligne trois chansons à l’image d'un solide « Shadow Captain », déclinaison de l'éternel thème marin qui hante son auteur, écrit à 4h du matin dans son voilier à 200 milles de la côte. On aura compris que le trio n'entend pas abandonner ses thèmes de prédilection pour d'hasardeuses expériences musicales (ce qu'il ne fera toujours pas pour l'album suivant, Daylight Again, de 1982) et personne ne lui en donnera tort: les trois musiciens excellent ici une nouvelle fois dans cette unique combinaison de leurs trois voix, magnifique envol harmonique qui propulse leurs compositions à une hauteur vertigineuse et plus prosaïquement, vers le succès. Ainsi, la douceur recherchée des chansons est-elle accentuée par l'adjonction d'une section de cordes tandis que les musiciens s'entourent pour l'occasion des habituels compagnons de route Tim Drummond, Russ Kunkel et Joe Vitale, avec une mention spéciale pour la présence du percussionniste Ray Barretto.Dernier opus hippie d'avant le déluge punk, ultime collaboration réussie (les disques suivants se révéleront souvent décevants), osmose finale de trois compositeurs dont le talent commun dépasse la simple addition de leur don individuel, CSN est un repère aussi dans l'histoire du rock, la qualité rarement égalée des arrangements vocaux en étant la principale raison. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2016
A partir de :
HI-RES24,99 CHF
CD21,49 CHF

Pop - Paru le 1 juin 2009 | Rhino Atlantic

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Pop - Paru le 23 janvier 2006 | Rhino Atlantic

Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis le précédent album de Crosby. Une eau qui entoure les îles Marquises, refuge d'un Jacques Brel malade avant d'être la destination de Stephen Stills, accompagné des frères Curtis dans « Southern Cross », voyage introspectif qui mène certes à « la mort des rêves » mais assurera à Daylight again sa renommée avec le succès de ce premier extrait. Graham Nash plonge aussi dans le grand bain grâce au magnifique « Wasted On The Way », ode à l'union, regard profond sur le temps qui a passé, en attendant la dernière vague qui emportera tout sur son passage: « So much water moving/Underneath the bridge/Let the water come and carry us away ».David Crosby s'empare à son tour de la métaphore marine et propose un « Delta » (écrit chez Warren Zevon et encouragé par Jackson Browne et enregistré en 80) dans lequel se mêlent deux furieuses rivières, celle de la chance et celle du choix. Et l'auteur sait de quoi il parle, lui qui n'a pas achevé sa traversée du désert, marqué par sa dépendance aux drogues. Le temps de fournir un « Might As Well Have A Good Time » et l'affaire est dans le sac, sa participation à l'effort collectif s'arrêtant là, le but recherché cette année là étant simplement de sortir un album de Crosby, Stills et Nash et non pas un disque d'un duo Stills-Nash jugé moins porteur par les producteurs. Ces deux là mettent donc les bouchées doubles et font appel à quelques invités de choix pour pallier l'absence de leur compagnon : Art Garfunkel est ainsi convié sur « Daylight Again », assemblage qui comprend « Find The Cost Of Freedom », ancienne face B du très politique « Ohio », sorti à l'heure de la contestation de la fin des années soixante-dix, tandis que tout au long de l'album, on entend Timothy B. Schmit en vacance des Eagles, ou Michael Finnegan. Une  rupture avec la pratique qui voyait les trois musiciens assurer eux-mêmes l'essentiel du travail.Malgré sa sortie le 21 juin 1982, ce n'est donc pas vraiment la fête de la musique sur ce disque, les compositions semblant égarées dans une décennie qui n'est plus la leur, évitant malgré tout l'écueil de la surproduction sur lequel beaucoup de musiciens de cette époque ont échoué. On retrouve ainsi un Stephen Stills hargneux sur des titres comme «Turn Your Back On Love », «Too Much Love To Hide » ou «Since I Met You » même s'il semble légèrement monomaniaque dans ses thèmes. Son «You Are Alive » martèle une vérité qu'il semble découvrir : l'homme a besoin d'être entouré, thème que Nash s'empresse de développer dans «Song For Susan», la Susan en question étant tout simplement son épouse. L'ambiance est éthérée et la mélancolie pointe même à l'écoute d'une autre composition de Nash, « Into the Darkness », au rythme pourtant enlevé.Surprenant disque en retard sur son époque, introspection sans faiblesse sur l'aventure collective du groupe et l'histoire individuelle de ses membres, humble îlot au milieu d'une nouvelle vague de synthétiseur sur lequel résonnent encore les guitares impeccables de Stephen Stills, toujours aussi inspiré, et les voix de ses compères Nash et Crosby, même si l'introduction d'autres chanteurs annonce une ouverture nécessaire au vu des défaillances de David Crosby, mais guère opportune à l'écoute des disques moyens qui jalonneront le reste de cette décennie et de la suivante. © ©Copyright Music Story Thierry Gaydon 2020
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Rock - Paru le 26 avril 2021 | The Band Aid Trust

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Pop - Paru le 19 décembre 2006 | Rhino Atlantic

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Pop - Paru le 31 décembre 2010 | Rhino Atlantic

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Pop - Paru le 22 juin 1990 | Rhino Atlantic

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Rock - Paru le 10 juillet 2012 | CSN Records

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Pop - Paru le 31 décembre 2010 | Rhino Atlantic

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Rock - Paru le 10 juillet 2019 | Staten Island

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Pop - Paru le 29 mai 2009 | Rhino Atlantic

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Rock - Paru le 22 juin 2018 | Shady Grove

L'interprète

Crosby, Stills & Nash dans le magazine