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Björk

Avant de sortir un disque d’or à seulement 11 ans, Björk Gudmundsdottir a vécu un temps avec sa mère dans une communauté hippie qui réunissait des artistes et des musiciens. Un premier pas particulier mais très formateur, qui laisse cependant place à une école de musique classique, enseignement que l’islandaise rejettera et contre lequel elle se rebellera. Dans son premier album éponyme, Björk interprète des comptines islandaises et n’hésite pas à reprendre les Beatles et Stevie Wonder en suédois. Suite à ce premier succès, la chanteuse participe à plusieurs petits groupes différents comme le groupe punk Spit and Snot, puis Exodus, Tappi Tirikass, ou encore Kukl en 1983, qui mélange punk, jazz, rock et rythmes tribaux. C’est là que commence le succès, quelque peu enrichi avec les Sugarcubes de 1987 à 1990. La jeune artiste sort Gling-glo, un recueil de jazz, puis Post en 1995, un opus inspiré des clubs londoniens et tourné vers la techno et la drum’n’bass.


Mais la carrière solo de Björk ne décolle vraiment qu’à la fin des années 1990 avec Homogenic, un enregistrement extraverti produit par Mark Bell (fondateur du groupe électro LFO). C’est alors que son style musical prend un tournant (sachant qu’on ne pourra jamais vraiment le définir), en intégrant un orchestre à cordes et un chœur sur Vespertine, pour une ambiance plutôt froide, calme et intimiste. Björk poursuit en se lançant à elle-même des défis musicaux, comme c’est le cas avec Medúlla en 2004, un album « tabou » selon elle car entièrement a capella ; la chanteuse sentait en effet qu’elle devait accomplir cette mission, comme un devoir en tant qu’artiste, bien que cela lui convienne peu au départ. Il en sera de même avec Volta ; « Je m’en suis prise à ce qu’il y avait de pire pour moi, une musique avec un discours féministe », opus qui contient musicalement beaucoup de cuivres et de percussions.


En 2015 paraît son septième album solo, Biophilia, un réel projet multimédia qui associe 10 chansons à des applications. Sur le plan conceptuel, il s’agit probablement de son œuvre la plus aboutie et la plus complexe ; chaque titre de chanson est inspirée de la lecture d’ouvrages musicologiques et de sa propre perception de la nature. Un recueil de compositions sur fond scientifique, en somme : « C’était tout aussi important de réunir le scientifique et l’émotionnel pour prouver justement que les scientifiques ont parfois tort. J’ai donc essayé de faire en sorte que chaque chanson suscite une émotion différente ». Biophilia propose en effet une collection de titres volontairement dépouillés et intimistes. L’islandaise s’est entourée pour l’occasion de l’espagnol Pablo Díaz-Reixa, un expert en collages sonores, de Zeena Parkins, une figure de la scène jazz/rock expérimentale new-yorkaise, d’une chorale de 24 islandaises mais aussi de Damian Taylor, programmateur des séquences informatiques et des logiciels. Une équipe personnalisée pour un concept précis, qui est même allé jusqu’à utiliser des instruments inventés spécifiquement pour Biophilia : un orgue sur mesure à commande numérique, un gameleste (mélange d’un gamelan et d’un célesta), une basse reliée à un résonateur Teslacoil, ou encore des pendules-harpes en bois de 2 mètres. On retrouve un style entre l’électro, la pop et les envolées lyriques, assez difficile à délimiter. Un projet impressionnant, qui a de quoi surprendre les enfants avec qui elle travaille de façon ludique, afin de trouver une alternative à l’éducation musicale que les enfants reçoivent dans certains conservatoires. © HR/Qobuz
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