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Andrea Marcon

En 1992 paraissait une énième version des Quattro Stagioni (Les Quatre Saisons) de Vivaldi chez Divox, un petit label indépendant suisse. Un violoniste alors inconnu, Giuliano Carmignola, était le partenaire d’un ensemble au nom exotique : I Sonatori de la Gioiosa Marca, littéralement les « sonneurs de la Joyeuse Marche », cette région de Vénétie aux confins de l’Italie et du Tyrol, dans la région de Trévise, patrie du tiramisu et du prosecco, cet excellent vin pétillant qui réjouit les papilles et délie les langues. C’est cette effervescence que l’on trouvait dans cette version vivaldienne enregistrée dans une chapelle romane de Vénétie sous la direction d’Andrea Marcon, animant du clavecin et de l’orgue l’ensemble qu’il avait créé quelques années plus tôt. Un Vivaldi gorgée de sève et de poésie, sans les outrances entendues ici et là avec d’autres ensembles transalpins qui voulaient casser la baraque baroque. Semblable au pinceau de Tiepolo, l’archet de Carmignola faisait déjà des miracles, les improvisations du continuo de Marcon inventaient des broderies et la franche attaque des cordes donnait à l’ensemble une solide assise rythmique.

Le succès ne s’est pas fait attendre. Des disques suivront l’ascension des deux compères. Dans la foulée, Andrea Marcon fonde en 1997 un nouvel ensemble, l’Orchestre baroque de Venise, avec lequel il réenregistre les Quatre Saisons pour Sony Classical , son nouvel éditeur. L’impact est international et d’autres concertos de Vivaldi, certains inédits, suivront avec la découverte de perles rares, montrant le Prêtre roux sous un jour nouveau, moins répétitif et plus grave. Claveciniste et organiste, Andrea Marcon enregistre des œuvres de Frescobaldi (il a été l’élève de Luigi Ferdinando Tagliavini, le spécialiste de cette musique), de Scarlatti et de nombreuses musiques italiennes pour clavier. Avec Carmignola toujours, il grave les sonates pour violon et continuo de Bach, puis passe chez DG/Archiv Produktion en étoffant sa discographie avec les grands noms d’aujourd’hui, Patricia Petibon, Magdalena Kožená, Cecilia Bartoli, Anna Netrebko, Andreas Scholl, Philippe Jaroussky, Viktoria Mullova. Il enregistre en première mondiale La Concordia de’ pianeti, un opéra inconnu d’Antonio Caldara.

Andrea Marcon poursuit aujourd’hui sa croisade pour la musique baroque italienne à la tête d’orchestres modernes, n’hésitant pas à diriger un programme complètement consacré à Vivaldi avec… l’Orchestre philharmonique de Berlin. Tenté comme beaucoup de ses confrères par le répertoire suivant logiquement la période baroque, il dirige Haydn, Mozart, Beethoven et Schubert, allant jusqu’aux premiers opéras de Rossini. Il est invité au Festival de Salzbourg et pour des productions d’opéras à Francfort, Amsterdam ou Bordeaux. Certains de ses disques sont devenus fameux, comme l’album Nouveau Monde avec Patricia Petibon ou Jaroussky-Farinelli qui fait revivre l’art du divin castrat. Andrea Marcon est professeur d’orgue, de clavecin et d’interprétation à la Schola Cantorum de Bâle et directeur artistique du Festival international d’orgue Città di Treviso e della Marca Trevigiana, de l’Orchestre Ciudad de Grenade et du Cetra Barockorchester Basel, une émanation de la Schola Cantorum en étroite collaboration avec le Théâtre de Bâle. Sous sa direction, l’orchestre a vite creusé son sillon en devenant un ensemble de premier plan international. © François Hudry/QOBUZ

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Discographie

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